Quant à moi l’endroit de publication ne devrait pas changer quoi que ce soit à l’application des lois.
il y a la sandwicherie Italienne Bossa, que je me fais proposer constamment par l’algorithme parce que je suis allé en Italie cet été, bref , leurs sandwichs ont l’air hallucinants et ils ont maintenant 2-3 emplacements dans la région, dont une au Dix30. J’irai sûrement un jour et j’ai même commencé à les suivre.
95% de leurs posts sont en anglais. Ça me dérange pour vrai. Peut-être que j’ai juste à ne pas y aller ou arrêter de les suivre, mais je ne verrais pas d’un mauvais œil que l’OQLF distribue des rappels à l’ordre dans ces cas-là. Même pas besoin d’amende.
Sur les six premières publications de leur compte Instagram, la moitié sont en français. Je connais les propriétaires de Bossa, et pendant la majeure partie de son histoire, cet établissement s’adressait à la population italienne et anglophone de LaSalle. C’est pourquoi ils faisaient leur publicité en anglais.
Je suis 100 % francophone et cela ne me dérange absolument pas que leurs réseaux sociaux soient en anglais. Quand je m’y rends, je peux facilement être servi en français. Essayer de contrôler la langue utilisée sur les réseaux sociaux relève tout simplement du ridicule. Prenons l’exemple d’une entreprise qui dispose d’un compte central avec plusieurs sites au Québec, mais dont le siège social se trouve ailleurs, et d’autres situations similaires. C’est Internet, et le fait qu’il ne puisse pas être réglementé à ce point est fondamentalement la base même de son existence.
Cet article indique donc qu’ils vont se rendre en particulier dans les régions où le pourcentage d’anglophones et d’immigrants est élevé. Je suppose que c’est parce que dans les régions où le pourcentage d’anglophones est élevé, on salue les gens en anglais, comme le ferait un bon employé du service à la clientèle…
C’est bon à savoir que l’OQLF intègre dès le départ des préjugés dans la conception de ses études lol. Quelle organisation peu sérieuse.
Comme j’ai dit j’irais sans problème manger un sandwich là, ça a vraiment l’air malade comme place. Et donc j’en veux pas spécifiquement à cette place. D’ailleurs j’aurais peut-être dû taire le nom, je souhaitais pas nécessairement pointer un commerce en particulier.
Si je fais de la pub sur internet pour un commerce ayant pignon sur rue à Montréal dont ma clientèle sera à 95% locale, je vois pas ça de la même manière que si j’avais une business à vocation internationale.
Nouvelle reprise par CBC
Undercover inspectors will be doing French-language checks in thousands of Quebec stores
Undercover language inspectors are heading back into Quebec stores, bars and restaurants to check if customers are being greeted and served in French.
Quebec’s language watchdog did a similar survey three years ago and this time around, 7,800 businesses can expect a visit.
The Office québécois de la langue française (OQLF) says it is conducting this operation in key areas, with about half the visits being in Montreal.
According to OQLF spokesperson François Laberge, the study is part of the agency’s regular research programming as the Charter of the French Language mandates the office to monitor the evolution of Quebec’s linguistic situation across the province.
[…]
C’est super facile faire une plainte sur le site de l’OQLF. Je pensais jamais devoir le faire, mais j’ai commencé à le faire récemment. C’est toujours la même histoire, on accepte un service ou un produit rendu en parti ou en totalité en anglais, parce qu’on se dit, bof, c’est pas vraiment grave, de toute façon je parle l’anglais, le service ou le produit me convient, etc, etc. Mais dans les faits on accepte un service ou un produit inférieur à ce qu’on a droit.
Dernièrement j’ai fait affaire avec une entreprise de plomberie. Le service était bien (quoique cher, ce qui est dans la nature de ce domaine). Je reçois la facture électronique en anglais. J’ai évidemment compris le tout et j’ai bien sur payé, mais ça m’a fait quand même chier. Je veux dire, c’est une facture électronique, c’est pas difficile de le faire en français, c’est pas respecter sa clientèle au final. J’ai envoyé une plainte tout de suite après.
Au lieu d’impliquer l’entreprise dans un processus administratif et potentiellement juridique fastidieux, pourquoi ne pas simplement lui envoyer un bref courriel disant : « Bonjour, je préférerais recevoir la facture en français. De plus, vous avez beaucoup de clients francophones, vous devriez la fournir dans les deux langues ».
C’est ce que j’ai fait. La grande majorité des entreprises se montreront extrêmement accommodantes et modifieront leurs pratiques, sachant que cela est dans leur intérêt. C’est l’un des problèmes que nous avons au sein de la population francophone, et l’une des raisons pour lesquelles les communautés anglophones et allophones nous vouent tant d’animosité. Au lieu de nous mettre immédiatement en colère et d’utiliser notre pouvoir de majorité pour rendre la vie des autres groupes ou entreprises plus difficile, nous pourrions simplement prendre une grande respiration et dire : « Attendez, nous pouvons résoudre ce problème ensemble, dans l’intérêt de tous ».
Chaque fois que nous envisageons de déposer une plainte auprès d’un organisme gouvernemental pour une question aussi insignifiante qu’une facture électronique, nous perdons complètement de vue l’essentiel.
C’est parce que c’est un droit. Je pourrais arrêter là dans les faits.
Mais pour faire du pouce: l’entreprise en question est 100% francophone, j’ai pas à expliquer à un autre franco qu’il devrait me faire une facture en français, ça devrait aller de soit.
L’approche collaborative, c’est bien, je suis pour, mais honnêtement, il y a trop de contrevenants, on en finirait plus.
Je veux pas entrer dans un autre débat, mais moi je veux faire respecter mes droits. Si certains se sentent lésés parce que je l’exerce, ça en dit long sur leur conception de ce qui constitut un droit.
L’essentiel, c’est quoi? J’ai le droit d’être servi en français, point barre.
Moi ma famille est du Nouveau-Brunswick et là-bas c’est un vrai combat se faire servir en français pour des services aussi essentiel que les services de santé. Pourtant la province est officiellement bilingue. Il n’y a aucun chien de garde là-bas et on s’en fait passer des sapins tout le temps. Alors ça me fait terriblement plaisir d’avoir accès à l’OQLF qui fait respecter mes droits dans cette province-ci; ce qui passe pour «insignifiant» pour l’un est capital pour d’autres.
L’objectif général est de garantir l’accès aux services en français et de veiller à ne pas créer un environnement hostile à la langue française.
Si je vais dans un restaurant et qu’il n’y a pas de menu en français, que personne ne parle français et qu’aucune signalisation n’est en français, cela m’agace beaucoup. Si quelqu’un m’accueille dans une autre langue, mais que j’ai accès à tout le reste dans la langue de mon choix, le simple fait de m’avoir accueilli dans une autre langue ne porte en rien atteinte à mes droits.
Et c’est pourquoi je dis que nous ne voyons pas la forêt qui se cache derrière les arbres. Le but n’est pas d’écraser les autres langues ou de réagir avec une force écrasante chaque fois que quelqu’un ne fait pas immédiatement ce que vous voulez. Bien sûr, pour certains, c’est le but, mais je ne veux pas en faire partie.
Vous ne savez pas si cette entreprise a violé vos droits. Vous ne savez même pas pourquoi elle vous a envoyé une facture en anglais. Peut-être que son système n’était pas configuré correctement, peut-être s’agissait-il d’un accident, peut-être a-t-elle une importante clientèle anglophone et a-t-elle simplement configuré son système en anglais et oublié de le reconfigurer. Mais au lieu de cela, nous avons immédiatement supposé qu’ils n’avaient pas respecté vos droits, alors que nous n’avons aucune idée si telle était leur intention et que vous auriez très bien pu recevoir une facture en français qui aurait respecté vos droits. De plus, je ne vois pas en quoi le fait qu’il s’agisse d’une entreprise francophone a une incidence sur la question. Lorsque nous commençons à attaquer notre communauté, essentiellement pour ne pas être assez fidèle à la cause, nous devons vraiment nous demander quel est l’objectif, car cela explique certainement pourquoi tant de francophones à Montréal en ont assez de ce débat.
Et cela fait partie d’un problème plus large. Nous réagissons avec une force écrasante dans le but de punir la moindre erreur qui n’a aucune incidence réelle sur notre capacité à recevoir des services en français.
Nous devons donc nous livrer à une introspection approfondie et nous demander si notre objectif est vraiment de protéger notre accès aux services en français ou de détruire toute communication dans d’autres langues, car c’est ce que pensent de nombreux anglophones, allophones et même certains francophones. Et si c’est bien ce que nous essayons de faire, je pense que nous devons réfléchir longuement et sérieusement pour déterminer s’il s’agit encore vraiment de protéger la langue française au Québec.
J’utilise Quickbook pour faire des factures pour mes clients , et même si j’ai regler l’application en langue française ca me sort la moitié de la facture en anglais.
Faudrait vraiment que l’OQLF surveillent cela.
Moi l’OQLF je vois ça come le 311:
Je relève un problème, donc je le signale. C’est pas cibler une communauté entière voyons. C’est en identifiant les problématiques qu’on les règles.
Je suis assez certain que c’est le cas de mon plombier aussi. C’est le cas de beaucoup de logiciels de facturation également. C’est très ordinaire comme situation.
J’avais pas ce probleme avant car je faisais mes factures avec excel.
Mais par manque de temps j’ai commencé a utiliser quickbook et disont que la gestion des langues c’est pas fameux.
A moins qu’il existe des applications de facturation du quebec a prix raisonnable je pourrai l’utiliser.
J’ignore si quelqu’un c’est plaint a l’OQTF du probleme des logiciels de facturation.
Mes clients ne m’ont pas fait encore de remarque au sujet de mes factures en franglais.
Un truc qui m’énerve et qui pourtant est simple à faire technologiquement, ce sont les sites web transactionnels qui s’affichent par défaut en anglais alors que mon navigateur est en français.
Un cas flagrant étant Walmart. Le site s’affichait en anglais et l’option française était cachée dans un coin difficile à trouver, alors que le site aurait simplement pu se fier à la langue du navigateur. Ils ont maintenant remonté l’option bien visible en haut de la page mais c’est toujours pas automatique.
Alors que pour des sites comme Apple ou Tesla, c’est reconnu et je peux aisément passer en français.
Quebec’s language watchdog to send undercover inspectors in businesses
For the first time in three years, the Office québécois de la langue française will send its inspectors to 7,800 restaurants, stores, and bars in and around Montreal as well as elsewhere in Quebec to assess the availability of service offered in French.
Après la boulangerie dans Villeray, au tour d’un agent immobilier de se faire rappeler à l’ordre par l’OQLF
A Montreal realtor has spoken out after being contacted by Quebec’s language watchdog over social media posts that were not written entirely in French, the latest in a proliferation of businesses flagged as the Legault government intensifies its enforcement of French-language content online.
Mario Conte sells both residential and commercial properties across Westmount and Montreal. He has done so since 1998, working in three languages, switching between them depending on the client. Last year he sold over 60 properties.
So when a letter landed on his desk a month ago from the Office québécois de la langue française, he said he was surprised. The agency told him it had received a complaint about his Facebook page. An inspection followed, and the conclusion: some of his commercial posts were not written entirely in French.
[…]
Ceci met le doigt sur un désagréement fondemental qu’on a dans ces débats. Pour moi, il y a une différence fondementale entre l’enforcement des droits et la justice.
Il y a un but juste. La normalisation de la langue franĉaise et l’appartenance dans la société québecoise. Ce but est mieux atteint dans la façon SteamiePoolRoom suggère.
La survie du français dépendra largement des investissements en Afrique et de la capacité des pays de la Francophonie à s’imposer dans l’univers du numérique et de l’intelligence artificielle.
Voilà l’une des principales conclusions du rapport La langue française dans le monde 2023-2026 de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), rendu public lundi.
Il s’agit de la sixième édition de ce rapport, préparé par l’Observatoire de la langue française. Il paraît à huit mois du 20e Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Phnom Penh, au Cambodge.
Avec ses 396 millions de locuteurs, le français est la quatrième langue la plus parlée au monde après l’anglais, le mandarin et l’espagnol, or il risque d’être perçu comme un héritage colonial figé si rien n’est fait.
[…]
Aussi quand Marie-Louise Arseneault a demandé au ministre de la Culture quelle était la + grande menace du français au Québec, les GAFAM ou les personnes immigrantes, il a répondu les GAFAM ![]()
Pour écouter l’entrevue : Entrevue avec Mathieu Lacombe | OHdio | Radio-Canada
Le ministre de la Culture du Québec, Mathieu Lacombe, est clair : la plus grande menace envers la culture francophone, ce n’est pas l’immigration mais bien les géants du web.
« La menace à notre culture, ce n’est pas du tout les nouveaux arrivants. Ce n’est pas du tout, non plus, les politiques migratoires. Ce qui est une menace à notre culture, ce sont les GAFAM [Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft] », a-t-il soutenu samedi après-midi à l’émission Tout peut arriver, diffusée sur ICI PREMIÈRE et sur ICI RDI.
« Et c’est la numérisation. C’est le fait que c’est géré [les plateformes numériques] par des algorithmes, qui n’ont pas particulièrement comme priorité de sauver nos cultures nationales », a poursuivi le ministre caquiste.
« Ça, c’est la vraie vraie menace à notre culture », a ajouté M. Lacombe, qui fait une distinction entre langue et culture.
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