Patrimoine en péril

Effectivement, voilà quelque chose qui me semble être assez simple mais qu’on ne voit pas assez souvent, c’est à dire de faire un jeu de briques afin de briser la monotonie d’un immeuble ou la brique est la même partout. Et dans ce cas ci, le ‘‘design’’ des briques est bien réussi et donne une personnalité à l’immeuble. Et ca parait très bien.

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C’était où exactement?

Coin Bellechasse et Christophe-Colomb

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Pas à Montréal, mais ça montre la difficulté de protéger les bâtiments

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Édifice La Patrie en criant besoin d’un locataire… au moins je crois qu’on va avoir des nouvelles œuvres d’arts, ça fais presque bizarre de voir les fenêtres libres


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Quand on pense que des sectes font de la spéculation immobilière à l’abri de l’impôt et en mettant le patrimoine en péril en toute impunité. Quel scandale!

Vivement qu’on mette fin à ces droits insensés.

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C’est la maison qui a brûlé il y a une semaine sur Saint-Christophe

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Les immeubles abandonnés sont un véritable fléau pour les Villes qui ont peu de moyens pour intervenir. Souvent quand ils sont vendus c’est par spéculation pour la valeur du terrain, alors les propriétaires laissent aller en mettant par surcroit potentiellement en danger la vie des résidents des édifices mitoyens. Sans penser que le coup d’assurance dans ce genre de situation devient généralement prohibitif ou même souvent impossible.

On voit bien que dans l’immobilier il y a des règles à améliorer et des recours à donner aux administrations municipales, parce qu’elles sont les plus habilités à intervenir sur leur territoire, puisqu’elles sont des gouvernements de proximité. Alors c’est à Québec d’agir pour que ce secteur de l’économie soit davantage responsabilisé et moins une jungle où le plus fort l’emporte.

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Il faut tout faire pour restaurer le patrimoine restant. Montréal a le mérite d’intégrer le “vieux” avec le neuf.
On continue.

Vieux-Montréal L’avenir de l’emblématique caserne no 1 sous la loupe

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le bâtiment qui abrite la caserne no 1, dans le Vieux-Montréal, est vacant depuis 2018.

Montréal est en réflexion sur l’avenir de la caserne no 1, ce bâtiment emblématique laissé vacant depuis le déménagement du Centre d’histoire de Montréal il y a quelques années. Si la Ville confirme avoir reçu « plusieurs déclarations d’intérêt » sur le bâtiment patrimonial, des voix s’élèvent déjà pour en faire du logement, ou encore pour l’intégrer au musée Pointe-à-Callière, situé tout près.

Publié à 5h00

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Henri Ouellette-Vézina

Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Nous avons reçu plusieurs déclarations d’intérêt pour la caserne no 1 située au 335, rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal. La réflexion sur la forme que prendra le projet a débuté à l’interne, mais il est encore trop tôt pour en dire plus », confirme en effet une porte-parole de la Ville de Montréal, Camille Bégin.

L’administration indique qu’elle « communiquera » sa décision à cet effet « en temps et lieu », au courant des prochaines semaines, voire des prochains mois.

En 2018, le Centre d’histoire de Montréal – qui a logé dans l’ancien poste emblématique de la place D’Youville pendant des années – a déménagé pour s’installer au square Saint-Laurent, en plein cœur du centre-ville. Depuis cette date, le bâtiment est vacant, même si de l’entreposage s’y fait toujours.

Or, voilà, cet édifice ne peut pas être confié à n’importe qui, et pas n’importe comment. Conçu par les architectes Joseph Perreault et Simon Lesage au tournant du XXe siècle, « il est situé dans le site patrimonial du Vieux-Montréal, et est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel », rappelle Mme Bégin.

Un « campus muséal »

Chez Héritage Montréal, le directeur des politiques, Dinu Bumbaru, affirme que « la logique voudrait qu’on connecte d’une façon ou d’une autre la caserne au musée Pointe-à-Callière, afin d’en faire un genre de campus muséal associé ». « Ça donnerait une vue d’ensemble culturelle assez intéressante », dit-il.

« La certitude, c’est qu’au lieu de se débarrasser de ce bâtiment emblématique et municipal, pour ensuite devoir construire autre chose, il faut absolument utiliser ce qui est déjà là. N’abandonnons pas d’aussi vieux bâtiments », implore M. Bumbaru, dont le groupe fait de la protection du patrimoine un cheval de bataille depuis des décennies déjà dans la métropole.

C’est un secteur névralgique où il y a beaucoup d’éléments architecturaux et patrimoniaux, dont les écuries D’Youville et les entrepôts de la rue Saint-Pierre. La réflexion va donc devoir être très large.

Dinu Bumbaru, directeur des politiques chez Héritage Montréal

Jointe par La Presse, la directrice générale du musée Pointe-à-Callière, Marie-Josée Robitaille, confirme justement que son groupe a déposé une demande à la Ville de Montréal dans les dernières semaines pour occuper la caserne. « On a en effet manifesté notre intérêt pour ce joyau patrimonial. Notre demande semble bien cheminer. On a déjà un partenariat avec le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), pour que si la Ville accède à nos demandes, on fasse affaire avec eux, pour bien mettre en valeur le patrimoine. Notre but serait d’en faire un musée préscolaire pour les tout-petits. Mais on n’est pas encore rendus là », poursuit-elle.

Si le projet va de l’avant, le musée Pointe-à-Callière poursuit même l’objectif de « relier la caserne en souterrain » à son site archéologique situé sur un stationnement extérieur entre le bâtiment et la rue McGill, sur la place D’Youville. Des milliers d’artéfacts ont été trouvés sur le site au cours des dernières années, et le musée cherche une façon de mieux les « mettre en valeur ».

Du logement ?

Professeur d’urbanisme à l’Université McGill, David Wachsmuth évoque quant à lui la possibilité de construire des logements dans l’ancien poste.

« Avec la crise du logement abordable, la première question, ça devrait être : est-ce qu’on peut faire des unités résidentielles en maintenant la structure du bâtiment ? Ça impliquerait évidemment des coûts importants et beaucoup de questions, mais je pense qu’on doit démarrer là », soutient l’expert.

« Il faut minimalement évaluer cette possibilité, surtout quand on sait que la Ville dit depuis un moment déjà qu’il devrait y avoir plus de logements dans le Vieux-Port. Jusqu’ici, la Ville est parvenue à créer cette dimension résidentielle beaucoup plus marquée », poursuit M. Wachsmuth.

Ce dernier affirme d’ailleurs à son tour que la situation de la caserne no 1 est « unique » en son genre. « J’ai souvent dit par le passé qu’on devrait collectivement être un peu plus enclins à laisser aller des vieux bâtiments, parce que c’est aussi comme ça que les villes grandissent. Mais dans ce cas-ci, c’est vraiment une situation unique. On ne veut pas que les bâtiments emblématiques restent vides, mais en même temps, ça prend une approche très respectueuse de son histoire », conclut le professeur.

Au coin Parc et Saint-Viateur, ce bel édifice perd son revêtement. Un périmètre de sécurité a dû être mis en place, les piétons doivent passer dans une saillie qui devrait être complètement refaite. J’espère que la ville charge chère l’occupation du domaine public:

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Est-ce un hommage au Pavillon des Pays-Bas de l’Expo 67?

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Sur St-Urbain



Sur St-Laurent

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La CSDM devrait voter ce soir de se départir de cet édifice sur Clark, entre Bernard et Saint-Viateur. On a parlé un peu de cet édifice récemment dans les nouvelles au sujet des hausses de loyer pour les garderies. L’édifice est complètement recouvert de grillage:


Il y a aussi un stationnement qui donne directement sur Saint-Laurent:

Et un autre stationnement plus sympathique, dans la ruelle:

Je ne sais pas ce qui attend cet édifice dans l’avenir, mais c’est une belle construction, et il est dommage de perdre sa vocation sociale. J’espère qu’il sera rénové à sa juste valeur, et pourquoi pas avoir quelque chose de plus intéressant sur Saint-Laurent qu’un stationnement.

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Honnêtement, je souhaite que la CSDM vote pour vendre la bâtiment. En espérant que l’acheteur conservera une vocation social avec rénovation. Car la CSDM n’est pas très exemplaire dans l’occupation de ses bâtiments alors vaut mieux passer à autre chose.

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J’ai pensé la même chose, et franchement je crois que c’est décevant d’avoir ce réflexe. La CSDM et le public en général devrait être sans faille dans l’entretien de ses actifs.

La CSDM avait d’ailleurs tassé la « vocation sociale » depuis un bout dans cet édifice. La garderie devait partir pour une hausse de loyer récemment, mais la CSDM avait déjà imposé des hausses de loyer aux OBNL dans les années précédentes.

Je doute cependant que cette vocation sociale revienne avec un acquéreur privé. L’édifice doit valoir cher, les coûts de rénovation seront grands, et il y a un potentiel de développement intéressant du côté de Saint-Laurent…

Pour la postérité, l’ordre du jour concernant l’édifice: