Parc Jean-Drapeau - Discussion générale

Avancement des travaux des étangs de la Grande Poudrière

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Enfin des travaux qui remettront à niveau ce magnifique site qui tombait littéralement en ruine. C’est un bel exemple de négligence d’entretien qui maintenant coutera beaucoup plus cher à réaménager. Cet endroit est un lieu chargé de souvenirs d’enfance que je fréquentais assidûment tous les mercredis de l’été dans le cadre des piques-niques organisés pour les parcs de la Ville de Montréal dans les années 60s.

Il avait déjà fait l’objet d’embellissement pour l’Expo 67, ensuite pour les Floralies (80), puis plus rien jusqu’à aujourd’hui.

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Du mouvement pour ce bâtiment

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Rendu du projet des étangs de la grande poudrière


Le projet d’aménagement du corridor écologique du mont Boullé


État existant

Étape 1

Étape 2

Année 3

Année 5

Année 10

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I’m so happy that this part of the park is getting refresh! It really needs it.

Back in May 2020, I went for a walk in this area and you’ll see from the photos that is was is disrepair, abandoned, and falling apart.



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Je crois que c’est pour les 150 ans d’existence du parc

Lac des Cygnes

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Le parc Jean-Drapeau souffle ses 150 bougies

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

L’île Sainte-Hélène, au milieu du fleuve Saint-Laurent, à Montréal

Il y a 150 ans, vendredi, la Ville de Montréal a officialisé le droit d’accès de ses habitants à une partie de l’île Sainte-Hélène, créant ainsi son premier grand parc. Retour en quelques dates marquantes sur l’histoire du parc Jean-Drapeau, ce lieu incontournable dans l’histoire de la métropole.

Publié à 0h56 Mis à jour à 5h00

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Vincent Larin
Vincent Larin La Presse

Sa découverte par Champlain

Fréquentée par les Iroquoïens depuis des centaines d’années, l’île Sainte-Hélène est nommée ainsi en 1611 par Samuel de Champlain en l’honneur de sa femme, Hélène Boullé. Elle sera concédée en 1655 à Charles Le Moyne puis rattachée à sa seigneurie de Longueuil. Celui-ci y fait construire les premiers bâtiments : un manoir en pierre, un pressoir à cidre, une bergerie, une étable-écurie et un moulin. Pendant longtemps, l’île servira de résidence d’été à la famille Le Moyne, qui y reçoit des dignitaires.

La période militaire

PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, ARCHIVES LA PRESSE

L’île Sainte-Hélène, en 1963

En 1818, le gouvernement britannique en fait l’acquisition et entreprend aussitôt la construction d’installations pour y loger des militaires. Un fort y est notamment bâti au moment où Montréal est considéré comme vulnérable à une attaque américaine, la guerre anglo-américaine venant à peine de se conclure. Jusqu’à 600 hommes seront notamment logés dans l’arsenal en 1837-1838. L’île conservera en partie un caractère militaire et d’emprisonnement jusqu’aux deux guerres mondiales.

L’inauguration

À la suite de la Confédération, en 1870, l’armée britannique se retire de l’île et la Ville de Montréal entame des discussions avec le gouvernement canadien afin de pouvoir l’utiliser. L’idée est poussée par le maire de l’époque, Aldis Bernard, dont le court mandat (1873-1875) sera consacré à la réalisation de grands parcs publics, d’où son surnom de « maire des parcs ». Le 9 février 1874, l’accès à l’île est officialisé au conseil municipal. Quelques mois plus tard, en juin, pas moins de 6000 Montréalais s’y rendent en bateau à vapeur pour assister à un concert en plein air marquant l’inauguration du parc.

Les grands travaux

PHOTO ROGER ST-JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Le pont Jacques-Cartier et le quartier Centre-Sud de Montréal, vus de l’île Sainte-Hélène, en 1963

La construction du pont du Havre (renommé pont Jacques-Cartier), inauguré en 1930, facilite l’accès à l’île Sainte-Hélène, à pied ou en voiture. L’architecte-paysagiste Frederick Gage Todd élabore alors un premier grand plan d’aménagement qui prévoit la construction de plusieurs installations et le raccordement de l’île Ronde (où est aujourd’hui situé le parc d’attractions du même nom). En 1962, Montréal est choisi pour
accueillir l’exposition universelle de 1967, qui marquera le centenaire du Canada. Les îles du Saint-Laurent sont retenues comme site et le projet d’agrandissement de l’archipel, de Todd, reprend vie avec la création d’une île artificielle, l’île Notre-Dame, grâce au dragage du fleuve et à l’excavation du métro.

PHOTO PIERRE CÔTÉ, ARCHIVES LA PRESSE

Le parc d’attractions La Ronde, en 1977

La consécration

PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE

Foule nombreuse sur le site d’Expo 67, ayant pour thème « Terre des Hommes »

L’Exposition universelle et internationale, appelée communément Expo 67, propulse la métropole sur la scène internationale. L’évènement, ayant pour thème « Terre des Hommes », accueille 62 nations. Plus de 100 pavillons thématiques sont construits et le site reçoit 50 millions de visiteurs en six mois. Quelques années plus tard, un bassin de 2,2 km de long est aménagé sur l’île Notre-Dame pour tenir les compétitions d’aviron et de canoë-kayak à l’occasion des premiers Jeux olympiques organisés au Canada, en 1976. Deux ans plus tard, l’île Notre-Dame accueille à nouveau une compétition de calibre internationale : le Championnat du monde de Formule 1, remporté cette année-là par Gilles Villeneuve.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

L’île Notre-Dame accueille le Championnat du monde de Formule 1.

Une cure de rajeunissement

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE

Le festival Osheaga se tient chaque année depuis 2006 sur l’île Sainte-Hélène.

La tenue de ces deux derniers évènements a toutefois des répercussions sur les pavillons d’Expo 67. De la centaine initiale, il n’en reste que sept, dont celui des États-Unis, renommé Biosphère, en 1968, par le maire Jean Drapeau. Le parc est d’ailleurs également renommé en 1999 du nom de celui qui possède encore le record de longévité à la tête de la Ville. Le parc Jean-Drapeau est devenu depuis le site de nombreux évènements culturels, dont le festival Osheaga, qui s’y tient chaque année depuis 2006. En avril 2021, la Société du parc Jean-Drapeau présente un plan directeur prévoyant des investissements de près de 1 milliard sur 10 ans afin de lui offrir une cure de rajeunissement.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

La Biosphère, sur l’île Sainte-Hélène

Sources : Héritage Montréal, la Ville de Montréal et le parc Jean-Drapeau

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Le parc Jean-Drapeau célèbre cette année son 150e anniversaire.

Parc Jean-Drapeau

9 févr.2024

Le 9 février 1874, le gouvernement canadien accordait à la Ville de Montréal le droit de convertir une partie de l’île Ste-Hélène en espace public pour en faire le premier grand parc public de la métropole. Depuis, ce lieu unique au cœur du fleuve occupe une place importante dans le coeur des Montréalais et des Montréalaises, créant des expériences vibrantes et enrichissantes pour les visiteurs d’ici et d’ailleurs.

En collaboration avec nos partenaires, une programmation festive et diversifiée sera déployée tout au long de l’année, incluant des événements inédits de grande envergure. Ne manquez pas cette occasion de vivre le plein de potentiel du plus grand parc insulaire de Montréal.

Visitez le parcjeandrapeau.com pour joindre les festivités.

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Montréal, le 22 septembre 2022 − Un partenariat entre l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et le Campus de la transition écologique permet de valoriser le parc Jean-Drapeau comme un immense terrain de recherche partenariale pour les chercheuses et chercheurs de l’UQAM qui y mèneront 13 projets sur autant de sujets grâce à un co-financement du programme de subvention de l’organisme MITACS totalisant 800 000$ sur trois ans.

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Plusieurs secteurs en revitalisation




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Restoration du monument dans le cimetière militaire britannique cette été

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Reportage au Téléjournal sur le Fort de l’île Sainte-Hélène

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Excellente idée, il faut que nos édifices historiques participent à la vie urbaine s’ils ne servent pas de musée. En demeurant en activité on pourra par la même occasion entretenir les lieux tout en les mettant en valeur. C’est d’ailleurs une très bonne option d’offrir ce lieu aux organismes sans but lucratifs qui n’ont pas besoin d’être au coeur de la ville et sont les budgets sont très limités. Donc d’une pierre deux coups. :+1:t2:

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Dans une publication de Nip Paysages sur Instagram, on voit le toponyme de mont Champlain sur le petit button entre les piscines et le chemin du tour de l’isle. Je ne le connaissais pas !

En regardant sur une vieille carte, on voit que de nombreux autres toponymes sur l’ile Sainte-Hélène existaient.

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Belle trouvaille, Champlain a donc acheté l’ile et l’a cartographiée 22 ans avant la fondation de Ville-Marie (aujourd’hui Montréal).

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Dans le Devoir

À l’île Sainte-Hélène, des archéologues ont découvert les traces d’une cavité qui pourrait être associée aux retranchements français creusés en 1760 pour défendre Montréal contre les armées britanniques du général Amherst.

Texte complet : Le mystère archéologique de l’île Sainte-Hélène

Le mystère archéologique de l’île Sainte-Hélène


Image: Plan of Canada or the province of Quebec (1761-1763), Bibliothèque et Archives Canada Carte de l’île Sainte-Hélène et de Montréal en 1760.

Dave Noël
9 avril 2024
Société

À l’île Sainte-Hélène, des archéologues ont découvert les traces d’une cavité qui pourrait être associée aux retranchements français creusés en 1760 pour défendre Montréal contre les armées britanniques du général Amherst.

La cavité a été trouvée par hasard lors de la pose de conduites électriques souterraines. « Ça pourrait être [les retranchements], mais on n’a pas la confirmation hors de tout doute, prévient Mathieu Sévigny, de la firme Ethnoscop. On ne s’est pas rendus au fond de la tranchée », ajoute l’archéologue, en rappelant que les fouilles ont été réalisées dans le cadre d’une simple surveillance de chantier.

Une dépression similaire avait également été observée en 2012 sous le chemin du Tour‐de‐l’Isle qui correspond au tracé d’une partie des retranchements français de 1760. « C’est un peu crève-coeur », commente M. Sévigny, « le mystère reste entier ».

Bastion

La fortification de l’île Sainte-Hélène par les troupes du général Lévis est le dernier acte de la guerre de la Conquête qui oppose la France à la Grande-Bretagne pour le contrôle de l’Amérique du Nord. Les travaux commencent en août 1760, près d’un an après la chute de Québec dans la foulée de la bataille des plaines d’Abraham.

Armés de pelles et de pioches, les soldats du bataillon de Béarn et des troupes de la Marine creusent une tranchée en zigzags sur le pourtour de l’île. Les militaires en bras de chemise progressent lentement à travers les vergers et les vignes qui alimentent la cidrerie du baron de Longueuil, dont la résidence d’été se trouvait près de l’actuelle Biosphère.

La terre extraite du fossé est jetée vers l’arrière pour former un parapet à l’abri duquel les soldats français et les miliciens canadiens pourront fusiller le moment venu. Cet ouvrage temporaire est maintenu en place à l’aide de paniers de branchages, que l’on appelle des fascines. « Ça pouvait aussi être des pièces de bois coupées à l’horizontale ou de petits caissons, explique l’historien André Charbonneau dans un entretien avec Le Devoir, j’en ai vu de toutes les sortes. »


Illustration: Collection du Musée national des beaux-arts du Québec, don de Maurice Corbeil.
Le général Lévis brûlant ses drapeaux pour ne pas les remettre aux Britanniques. Henri Julien, «Fors l’honneur», une illustration pour «La légende d’un peuple», 1907 ou 1908.

Le rebord extérieur du fossé est doté d’une palissade, comme l’indique la ligne pointillée que l’on aperçoit sur une carte britannique réalisée après la Conquête. « Il y a une double défense pour empêcher l’approche de l’ennemi, observe Charbonneau, c’était assez élaboré. »

Paradoxalement, les retranchements français de Sainte-Hélène sont défendus par l’artillerie britannique qui a été capturée devant Québec en avril 1760 lors de la bataille de Sainte-Foy. Les canons sont pointés en direction du courant Sainte-Marie qui longe le faubourg du même nom, en aval de Montréal. « L’idée c’était d’essayer de retarder la progression de l’ennemi », explique M. Charbonneau.

Autodafé

Les troupes britanniques parties de Québec, du fleuve Hudson et du lac Ontario convergent vers Montréal au début de septembre 1760. Le déséquilibre des forces amène le gouverneur de la Nouvelle-France, Vaudreuil, à entamer des pourparlers avec le général Amherst. Ce dernier refuse toutefois d’accorder les honneurs de la guerre à la garnison française, ce qui signifie que ses officiers ne pourront plus combattre pour le reste du conflit qui se poursuit en Europe.

Le général Lévis exige la rupture des pourparlers dans un échange houleux avec Vaudreuil. Ce partisan d’une guerre totale va jusqu’à proposer de livrer une ultime bataille à l’île Sainte-Hélène avec les munitions restantes pour faire plier le commandant britannique. « Il serait inouï de se soumettre à des conditions si dures et si humiliantes pour les troupes, sans être canonnés », écrit Lévis dans un mémoire à Vaudreuil, qui est surtout destiné à impressionner les ministres de Versailles à son retour en France.

Face au refus du gouverneur, Lévis brise son épée puis ordonne à ses bataillons de brûler leurs drapeaux pour ne pas avoir à les remettre au conquérant. Cet autodafé textile va marquer l’imaginaire du Canada français. Selon une légende popularisée par le poète Louis Fréchette, la destruction des étendards n’aurait pas eu lieu à Montréal, mais à Sainte-Hélène, à l’endroit même où Lévis, ce héros « noir de poudre, couvert de sang », avait voulu livrer un baroud d’honneur digne de Fort Alamo.

La légende de Sainte-Hélène sera suffisamment évocatrice pour être reconstituée au musée de cire de Montréal. La scène mettant en vedette un mannequin de Lévis recouvert de cheveux humains sera inaugurée à un an de l’Expo 67 qui a entraîné la fusion de l’île Sainte-Hélène avec sa voisine, l’île Ronde, par le déchargement de 28 millions de tonnes de terres et de matériaux dans le fleuve Saint-Laurent.

Vestiges

Des segments des retranchements de 1760 étaient toujours visibles à Sainte-Hélène au début des années 1930, selon un entrefilet du Devoir de l’époque. Les vestiges auraient toutefois été comblés dans les années suivantes lors des travaux d’aménagement paysager de l’île qui avait été ouverte au public dès 1874. Il en ira autrement pour les fortifications britanniques du XIXe siècle, intégrées au parc Jean-Drapeau, qui célèbre cette année son 150e anniversaire.

Pour l’historien André Charbonneau, la fouille des anciens retranchements français de Sainte-Hélène permettrait de comprendre l’ampleur de ces ouvrages oubliés qui devaient retarder de quelques jours la chute de la Nouvelle-France : « Si quelqu’un veut mettre en valeur ces vestiges du patrimoine, tant mieux parce que ça nous aiderait à mieux connaître notre passé. »

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