Ouvrages d'art Antenne Deux-Montagnes - Discussion

Des résidents de Laval réclament un dédommagement


PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Une compensation financière équivalant à 50 % du compte de taxes municipales pendant 5 ans et l’accès gratuit au Réseau express métropolitain (REM) pour la même durée, voilà ce que réclament cinq pétitionnaires en dédommagement pour la perte de qualité de vie due aux travaux du REM dans l’ouest de l’île Jésus.

Publié le 22 novembre 2021 à 13h44
STÉPHANE ST-AMOUR, INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL, COURRIER LAVAL

Cette réclamation, qui profiterait aux propriétaires dont la résidence se trouve dans un rayon de 800 mètres des travaux du REM, vise à la fois le gouvernement du Québec, Ville de Laval et CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec responsable de la planification, du financement, de la construction et de l’exploitation de ce projet d’infrastructure en transport public évalué à sept milliards de dollars.

La pétition mise en ligne le 30 septembre sur le site de l’Assemblée nationale – qui se poursuivra jusqu’à ce mercredi 24 novembre – avait recueilli en date de lundi midi 167 signatures.

Parmi les considérants en appui à cette revendication, on note, entre autres, les « gigantesques montagnes de terre et de roches entreposées à proximité des résidences » avec lesquelles le voisinage doit composer depuis le printemps.

Le texte de la pétition relève également « la poussière en suspension dans l’air […] pouvant causer de graves problèmes de santé comme des lésions pulmonaires et respiratoires » de même que « la pollution sonore et des odeurs 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, causant des troubles de sommeil, du stress, des pertes auditives et des maladies cardiovasculaires » générées par les travaux.

Toujours selon les pétitionnaires du quartier Jolibourg, dans Sainte-Dorothée, ces travaux, et la circulation de véhicules lourds qui en découle, entraînent la fermeture de chemins piétonniers, empêchent un accès sécuritaire aux écoles, garderies et services du secteur, rendent la mobilité active dangereuse et l’accès au quartier et aux parcs difficile en plus de provoquer des bris de service sans préavis, tel l’accès à l’eau potable, au câble et à internet.

Enfin, la coupe de « nombreux arbres matures essentiels à la santé » y est aussi mentionnée.

On se rappellera qu’au printemps 2020, le déboisement en règle en bordure de l’avenue des Bois avait suscité une première pétition signée par 640 personnes, demandant notamment au gouvernement Legault d’évaluer les dégâts environnementaux découlant des mesures d’atténuation pour pallier l’impact des travaux du REM.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Selon le plus récent échéancier rendu public par le bureau de projet du REM, le segment complet jusqu’à Deux-Montagnes serait mis en service à l’automne 2024.

Métro léger de 26 stations sur un parcours de 67 kilomètres reliant le centre-ville, l’aéroport et la région métropolitaine de Montréal, le Réseau express métropolitain est le plus important projet de transport collectif en chantier au Québec depuis le métro de Montréal, inauguré en 1966.

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lol

Imaginez si tout le monde au vivant à 800m d’un chantier de construction dans le grand Montréal devait être dédommagé :joy:

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Omgrotfl

Hey imagine! Je suis à moins de 800 mètres de DEUX chantiers de construction! À moi la richesse!

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Anne est arrivée à bon “port” ! :articulated_lorry: :package:

L’étape du “remontage” peut maintenant commencer aux abords de la 11e avenue à Pierrefonds-Roxboro, avant d’entrer dans sa phase d’“hivernation”. :upside_down_face:

25-11-2021

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En “réaction” à la pétition déposée par les résidents de Sainte-Dorothée plus tôt cette semaine.


Le chantier de la future station du REM à Sainte-Dorothée. (Photo gracieuseté Yanik Hardy)

GARE SAINTE-DOROTHÉE

REM: l’impact des travaux sera moindre en 2022

Courrier Laval | Par Stephane St-Amour | Initiative de journalisme local | Publié le 27 novembre 2021

Bien que le chantier du Réseau express métropolitain (REM) dans l’ouest de l’île Jésus se poursuivra jusqu’en 2024, le porte-parole Jean-Vincent Lacroix rassure les citoyens à l’effet que l’impact des travaux sera moindre dès l’an prochain.

Il réagissait ainsi à la pétition mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale par un groupe de résidents voisinant avec la future station de Sainte-Dorothée.

D’expérience, dit-il, ce sont les 12 à 18 premiers mois où les impacts se font le plus sentir en raison de la nature des travaux liés au pieutage et aux fondations.

«Laval vient de traverser la première année, indique M. Lacroix, rappelant que les travaux de construction ont été lancés en janvier dernier. C’est une année déterminante, mais on met énormément d’effort au niveau de l’équipe de relations avec la communauté pour justement limiter les impacts».

À l’écoute

L’équipe a tenu deux rencontres au printemps et prévoit y revenir dans les prochaines semaines afin de prendre le pouls des riverains et apporter les ajustements nécessaires.

«Nous demeurons ouverts aux préoccupations et propositions des citoyens et nous avons déjà procédé à plusieurs ajustements dans ce secteur, que ce soit pour la circulation routière ou la lumière [éclairage du chantier de nuit]», souligne le Bureau du REM par courriel.

Incidemment, Jean-Vincent Lacroix mentionne qu’à la demande de citoyens, les camions du constructeur NouvLR seront déviés pour ne plus emprunter la rue Hector-Nadon.

Au niveau du bruit et de la poussière, l’ensemble des chantiers du REM est encadré par un décret environnemental et le consortium doit respecter des cibles, ajoute le porte-parole tout en précisant que des suivis sont effectués par des experts en environnement.

Conscient de l’ampleur et des impacts des travaux, il donne cet autre exemple où un plan d’aménagement paysager a été proposé aux propriétaires d’une dizaine de résidences afin d’harmoniser l’intégration du mur de soutènement qui a été élevé à proximité de leur cour arrière.

Mauvais départ

Si le chantier du REM a débuté en 2018 sur la rive-sud et l’île de Montréal, ce n’est qu’en 2021 que les travaux ont démarré à Laval. La raison: il fallait mettre en place des mesures de mitigation en remplacement de la ligne de train de banlieue de Deux-Montagnes.

Or, l’aménagement des voies réservées sur l’avenue des Bois – visant à réduire les temps de parcours des autobus de la STL appelés à faire la navette entre la gare de Sainte-Dorothée et la station de métro Côte-Vertu – avait mené à un déboisement massif sur près de cinq kilomètres au printemps 2020, soulevant un tollé dans l’ouest de Laval.

«Un premier contact avec l’arrivée du REM qui a été plutôt mal accueilli», rappelle M. Lacroix en évoquant ces citoyens déjà en colère neuf mois avant même la mise en chantier des infrastructures du Réseau proprement dit.

Quant à la pétition du groupe de citoyens réclamant un important dédommagement pour la perte de leur qualité de vie, une première depuis le début des travaux, le porte-parole du REM dit en prendre acte. «On est évidemment pas les seuls concernés», fait-il valoir en citant la Ville de Laval et le gouvernement du Québec, ajoutant qu’il entend d’abord en parler avec ses partenaires avant de commenter davantage. L’administration municipale et le ministère des Transports n’ont pas répondu à notre demande.