Nouvelles et lieux culturels

Alerte aux intéressé.e.s.

Le balconfête de NDG est ce fin-de-semaine.

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Journées belges à Montréal La BD et la bière ont rendez-vous dans la métropole

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DU CONSULAT GÉNÉRAL DE BELGIQUE À MONTRÉAL

Des schtroumpfs du dessinateur belge Peyo en « visite » à Montréal en ce mois de mai

Au cours de la deuxième moitié du mois de mai, le Consulat général de la Belgique à Montréal organisera des activités pour faire rayonner la culture belge, souvent éclipsée par une force majeure comme la France.

Pays tampon censé calmer l’appétit des nations européennes impérialistes ? À la base, effectivement. Mais la Belgique a depuis lors évolué et a développé une culture unique, aux croisements des civilisations germanique, romane et anglo-saxonne. En a résulté un cocktail comprenant le surréalisme, la bière trappiste, les délicieuses frites et, bien sûr, la bande dessinée.

La vieille école de la BD bruxelloise (Hergé, Peyo, Franquin, Morris) est connue dans le monde entier, mais les nouvelles pousses tentent de se détacher de cette fixation pour les auteurs classiques, tout en respectant l’immense patrimoine laissé par ces légendes de l’art graphique.

C’est notamment le cas d’Aniss El Hamouri, bédéiste bruxellois qui présentait sa trilogie Ils brûlent – dont le troisième opus reste encore à paraître – dans le cadre de la première activité des Journées belges à Montréal et du Festival BD de Montréal, se tenant le week-end dernier. Il s’exprime sur la scène belge de la bande dessinée aujourd’hui.

« C’est un mouvement qui se développe beaucoup dans les marges, dans les courants alternatifs, et [la scène belge contemporaine de la bande dessinée] est excellente. À mon sens, il y a parmi les meilleurs auteurs et autrices de notre génération qui sont à Bruxelles en ce moment. Je peux penser à Mortis Ghost, je peux penser à Mathilde Van Gheluwe », dit-il, nommant également, de la scène flamande, des noms comme Brecht Evens (ayant signé Les Rigoles), Brecht Vandenbroucke (White Cube, Shady), ou encore le duo Herr Seele et Kamagurka, derrière le très surréaliste et brutal Cowboy Henk, référence du genre depuis les années 1980.

Différentes régions

La Belgique est un pays qui doit composer avec des régions qui diffèrent sur le plan de la langue et de la culture : la Flandre, néerlandophone, la Wallonie, francophone, mais aussi germanophone dans une moindre mesure, et puis la région de Bruxelles-Capitale, officiellement bilingue.

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La proposition culturelle globale devient unique, mais du point de vue intérieur, les régions ont souvent du mal à se rejoindre.

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

Le tome 1 de la série Ils brûlent d’Aniss El Hamour

« Il y a des enjeux économiques et d’orientations politiques aussi qui sont là. C’est très compliqué », lance Aniss El Hamouri. Même la télévision diffère d’une région à l’autre, les Flamands et les Wallons ne partageant pas une chaîne commune. Quelle serait donc la solution pour s’unifier davantage, s’il y en a une ?

Trouver des endroits où on peut discuter, où on peut dialoguer, et où la culture peut se partager, ce serait vraiment super. Rien qu’au niveau de la BD, tu vois une différence. Moi, je connais un petit peu le milieu flamand, parce que j’ai des amis dedans, et je vois bien qu’il est très différent : les influences, les tendances, les inspirations.

Aniss El Hamouri, bédéiste

Après avoir lancé le tome 2 d’Ils brûlent l’année dernière, Aniss El Hamouri travaillera sur le troisième et dernier chapitre de sa trilogie sans s’imposer forcément une date limite de sortie : avec El Hamouri, on prend le temps !

Les Journées belges à Montréal continuent

Ce mardi 19 mai au soir, à l’Université McGill, a lieu un spectacle du pianiste flamand Jef Neve, s’associant à l’entreprise de création numérique Demute, à la fois établie à Bruxelles et à Montréal, qui produira du visuel immersif pendant la performance du musicien de jazz en direct. Les places étant très limitées, il faut se faire inviter directement par le consulat pour assister au spectacle.

D’autres évènements comme un micro ouvert « à la belge » le 21 mai à La Cale, une immersion dans le milieu du chocolat belge, le plus fameux du monde avec le chocolat suisse, le 25 mai à l’Académie du chocolat Callebaut, et des rencontres liées au secteur économique complètent l’offre du consulat cette année.

PHOTO FOURNIE PAR L’ARTISTE

Jef Neve

« On a environ 12 000 Belges ici à Montréal et à Québec. L’idée, ce n’est pas forcément de mobiliser toute la communauté au sens large, mais au moins d’en capter la dynamique », détaille Wilfried Pfeffer, consul de la Belgique à Montréal derrière la programmation de ces évènements printaniers.

Pour finir en beauté, les Journées belges à Montréal se clôtureront par un traditionnel 5 à 7 le 29 mai, où le nectar du pays sera évidemment mis à l’honneur.

« Ça sent la bière, de Londres à Berlin », chantait Jacques Brel d’un côté, tandis que le Grand Jojo, lui, préférait demander au chef « un p’tit verre » pour calmer sa soif.

En Belgique, quand il y a l’occasion de trinquer, ça trinque !

Consultez la programmation de l’événement

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Le Divan Orange revit pour 3 soirs

The legendary Montreal music venue Divan Orange will reopen for three special shows in September.

Plants and Animals are among the bands who’ll be playing at the bar’s original location (4234 St-Laurent Boulevard) during the POP Montreal festival, which runs from Sept. 23 to 27, 2026. POP Montreal announced the news today, along with the lineup for their 25th anniversary edition.
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La mythique salle de spectacle montréalaise le Divan Orange, fermée depuis 2018, rouvrira ses portes pour trois soirs à l’occasion des 25 ans du festival Pop Montréal, qui se tiendra du 23 au 27 septembre. Le groupe Plants and Animals s’y produira notamment à deux reprises.

« Pendant notre session de brainstorming pour le 25e anniversaire, tout le monde avait l’idée que ce serait génial de faire revivre une ancienne salle de Montréal. La première salle à laquelle j’ai pensé, c’est le Divan », explique Dan Seligman, cofondateur et directeur artistique de Pop Montréal.

« C’est une des premières salles qui a accueilli le festival. Pendant plus de 10 ans, le Divan Orange a vraiment été le ground zero de l’underground montréalais, au même titre que la Casa del Popolo ou la Sala Rossa. »
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Une série sur la famille de Céline Dion en cours de développement

La chanteuse Céline Dion est entourée de ses parents Adhémar et Thérèse ainsi que de son mari René Angélil (de gauche à droite) lors de son investiture dans l’Ordre du Canada à Ottawa, le 1er mai 1998. (Archives La Presse Canadienne)

Une série sur la famille de Céline Dion est en cours de développement. Le frère de la diva québécoise, Jacques Dion, a confirmé jeudi l’information, qui a notamment circulé sur le site Deadline.

M. Dion a toutefois tenu à préciser dans un message transmis à La Presse Canadienne que la série ne portait pas seulement sur sa célèbre sœur, mais surtout sur leur mère, Thérèse Tanguay-Dion, qui s’est éteinte en 2020.

L’enfance modeste de Céline Dion à Charlemagne, au nord de Montréal, est bien connue. Thérèse Tanguay et Adhémar Dion ont eu 14 enfants, dont plusieurs ont fait carrière en musique. Céline, Jacques et Thérèse Dion ont écrit ensemble la chanson qui a propulsé sa carrière au Québec: «Ce n’était qu’un rêve».

La série est produite entre autres par M. Dion et inclut également la participation de Jimmy Dion, le neveu de la chanteuse. La scénariste britanno-américaine Zoë Green est aussi impliquée; son agence Curtis Brown mentionne dans sa biographie qu’elle travaille sur une série sur la famille Dion.

Jacques Dion n’a pas pu en dire davantage pour l’instant, notamment sur la date prévue de sortie.

Céline Dion se prépare présentement à retrouver les planches à Paris. La chanteuse, atteinte du syndrome de la personne raide, n’est pas montée sur scène depuis 2020. Elle offrira plusieurs concerts à Paris La Défense Aréna cet automne.

Elle avait fait son grand retour en 2024, pour offrir une prestation marquante de L’hymne à l’amour lors de la cérémonie des Jeux olympiques de Paris.

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ATWATER LIBRARY

The pop-up bookstore in the basement has some of the best selection of English books in Montreal (especially for Montreal history or Canadiana).

The library itself boasts an impressive collection but space is extremely limited and the ceiling is quite short.

On the upper floor, a fascinating exhibition on mayors of Montreal and other past issues facing the city.

Overall, a lovely library beaming with history.

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Ça fourmillait vendredi dernier au 545 de la rue Legendre Ouest à Montréal. L’ancienne « usine de guenilles », toute rénovée et renommée LAB-545, vivra ses premières portes ouvertes. Le Devoir a visité, en primeur, la bâtisse consacrée aux ateliers d’artistes. Ici, on ajustait, grimpé sur un escabeau dans les escaliers, le luminaire du plafond. Là, on préparait l’exposition ; plus loin, la salle de performances. Du 11 au 13 juin, des visites pour tous auront lieu sur les cinq étages, où 70 artistes et quelques chiens vivent, créent et inventent dans un joyeux bordel de peintures, de broderies, de verre soufflé, d’électronique, de bois, et cætera.

Le bâtiment industriel, où on fabriquait du textile, a été acheté et rénové pour 15 millions de dollars par les Ateliers Belleville. Le projet veut garantir des ateliers d’artistes à prix raisonnable dans la métropole. Aujourd’hui, et pour l’avenir.
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La Grèce des héros. Au temps de Troie

La Grèce antique selon Homère

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Vue de l’exposition La Grèce des héros, qui réunit de nombreuses statues et pièces de la Grèce antique

Le musée de la Pointe-à-Callière présente près de 400 objets provenant de 28 musées et sites archéologiques grecs. Pour les restituer dans le temps et dans l’histoire, les commissaires ont eu la bonne idée de nous faire le récit de L’Iliade, du poète Homère, qui raconte un épisode tragique de la guerre de Troie.

Cet épisode met en scène le guerrier grec Achille, qui refuse de se battre parce que son chef Agamemnon l’a insulté. Privés de leur meilleur élément, les Grecs se font massacrer par les Troyens. Une des victimes est le meilleur ami d’Achille, un certain Patrocle. Furieux, Achille retourne au combat et tue le prince troyen Hector pour se venger.

« Dans son récit, Homère fait référence à des éléments réels de son époque », nous dit Anne Élisabeth Thibault, directrice générale du musée de la Pointe-à-Callière. « C’est ce qu’on a cherché à faire avec cette exposition : raconter la guerre de Troie d’Homère à travers des objets réels, qui datent du XIIe au VIIIe siècle avant Jésus-Christ. »

Statues, stèles, céramiques, bas-reliefs, épées, dagues, casques, bijoux, vases, ainsi que de nombreux objets du quotidien de la Grèce antique sont ainsi exposés. Une façon d’ancrer le récit d’Homère dans le temps. Mais aussi de représenter les personnages créés par Homère dans L’Iliade.

Le personnage d’Achille est ainsi représenté par une statuette de bronze (entre autres). On retrouve aussi un buste d’Homère lui-même (sans son nez). On peut également voir le casque de combat d’Ulysse décrit par Homère dans L’Iliade, fabriqué avec des défenses de sanglier.

On verra si le cinéaste Christopher Nolan s’en inspirera dans son adaptation de L’Odyssée, autre poème d’Homère, qui raconte le retour d’Ulysse chez lui, après la guerre de Troie (finalement remportée par les Grecs). Un récit qui, lui aussi, prend vie, grâce à de nombreux objets que l’on retrouve dans La Grèce des héros.

Entre mythe et réalité

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La Grèce des héros. Au temps de Troie. Au musée de la Pointe-à-Callière, jusqu’au 7 mars 2027.

La grande salle du 9e, Ile de France, au Centre Eaton, propose certains spectacles dont un hommage à Céline à la lueur de bougies. Pour ceux qui veulent profiter des lieux sans casser le petit cochon.

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Le gouvernement du Québec a dévoilé lundi sa très attendue stratégie pour l’avenir de l’audiovisuel québécois. Dotée de 610 millions de dollars sur cinq ans, elle mise notamment sur le jeune public et une présence accrue des « histoires québécoises » dans l’espace numérique et audiovisuel, ici comme à l’international.

Le plan – intitulé Stratégie québécoise de l’audiovisuel 2026-2031 : faire battre le cœur du Québec sur nos écrans – a été dévoilé lors d’une conférence de presse à l’Institut national de l’image et du son (INIS), à Montréal, en présence de la première ministre Christine Fréchette et du ministre de la Culture et des Communications Mathieu Lacombe.
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Une autre coupure de bouts de chandelle :expressionless:

La Ville de Montréal mettra fin à la mi-août à Livres dans la rue. Ce programme était le legs de la bibliothécaire Hélène Charbonneau, pour joindre avec les livres les enfants de Montréal là où ils sont. Depuis 1982, des animatrices lectrices s’installent dans les parcs des quartiers défavorisés. Elles sortent de leurs sacs à dos une grande couverture et une douzaine d’albums jeunesse, pour y conter les histoires aux petits, en français. Le programme jumeau, Contact, le plaisir des livres, qui vise les moins de 5 ans et leurs parents dans les familles défavorisées ou non francophones, disparaîtra également. Tout comme le club de lecture des Irrésistibles.

« Je suis triste pour les enfants, pour les familles qui nous suivaient avec Livres dans la rue et Contact », a écrit Marie-France Genest dans une lettre envoyée au Devoir.

Mme Genest a mené toute sa carrière au sein des bibliothèques de Montréal, de 1983 à 2019. Elle a été responsable de ces programmes de 2005 à 2019 alors qu’elle travaillait comme conseillère en ressources documentaires.
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Je vote que ce soit Angine de Poitrine qui soit envoyé pour représenter le Canada. Ça éviterait le débat sur la langue :wink:

Le Canada participera à la prochaine édition de l’Eurovision, en Bulgarie, annonce CBC/Radio-Canada.

La table était mise depuis la semaine dernière pour cette annonce, alors que le diffuseur public est devenu membre à part entière de l’Union européenne de radio-télévision (UER), qui organise cette grand-messe de la chanson.

Si cette annonce ouvrait grand la porte à une participation du Canada, les deux organisations avaient refusé de le confirmer à ce moment. Elles le font finalement une semaine plus tard, dans un communiqué publié mercredi.
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Canada will join Eurovision Song Contest in 2027

Canada will participate in the Eurovision Song Contest in 2027 after CBC/Radio-Canada became a full member of the European Broadcasting Union. Canada is the first new country to join the contest since 2015.

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Considérant que plusieurs pays ont boycotté la dernière édition en raison de la participation continue d’Israël, je comprends pas le move du Canada.

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Une grande perte :disappointed_face:

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Plusieurs infrastructures locales au Québec pourront bénéficier de travaux d’entretien et de modernisation grâce à une enveloppe de 217 millions de dollars annoncée par les gouvernements du Canada et du Québec. L’argent sera consacré à des projets culturels, sportifs, communautaires et récréotouristiques.

La ministre fédérale de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada (DEC), Mélanie Joly, en a fait l’annonce vendredi, au théâtre Denise-Pelletier, en compagnie du ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures, Eric Girard.

Une somme de 98 millions $ sera ainsi consacrée aux infrastructures culturelles et sera administrée par le gouvernement du Québec, responsable d’identifier et de prioriser les projets qui nécessitent un soutien financier.

Parmi les premiers projets annoncés, le théâtre Denise-Pelletier, bientôt centenaire, recevra un million de dollars pour des travaux de modernisation.
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Je ne me souviens pas d’avoir vu une pareille foule au Parc Morgan d’Hochelaga-Maisonneuve. Dans le cadre des Shows de ruelle avec comme premier invité les Louanges ce soir !

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Le film de la semaine: L’Odyssée

CRITIQUE / L’Odyssée de Christopher Nolan rappelle avec force toute la puissance que peut déployer le cinéma sur grand écran.

Adaptation de la célèbre épopée grecque antique, le film suit Ulysse (Matt Damon) dans son périlleux voyage de retour à Ithaque après la guerre de Troie.

Un périple qui mettra à rude épreuve le héros et ses compagnons, confrontés à la colère des dieux et à une succession d’épreuves plus redoutables les unes que les autres.

En parallèle, le récit nous transporte à Ithaque, où Pénélope (Anne Hathaway) et son fils Télémaque (Tom Holland) entretiennent l’espoir du retour du roi, tandis que le perfide Antinoos (Robert Pattinson) rêve de s’emparer du trône.

Christopher Nolan ne manquait certainement pas de matière pour bâtir une fresque aussi grandiose.

À vrai dire, peu de cinéastes auraient eu les épaules pour adapter une histoire d’une telle ampleur sans s’y perdre.

Mais Nolan n’est pas n’importe qui.

Il le prouve une fois de plus en repoussant ses propres limites pour livrer probablement l’œuvre la plus ambitieuse de sa carrière.

Anne Hatthaway et Tom Holland incarnent la femme et le fils du personnage d’Ulysse. (Universal)

Pour raconter L’Odyssée, le réalisateur préconise avant tout une mise en scène spectaculaire qui embrasse pleinement le souffle épique du récit.

En tournant avec une caméra IMAX 70 mm, il s’est donné les moyens de ses ambitions pour capter une richesse visuelle exceptionnelle.

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Triste nouvelle

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Oliver Jones 1934-2026/ Pluies d’hommages pour un « talent incroyable »

Jim West et Oliver Jones se rencontrent dans un club de Montréal, en 1982. L’année suivante, éclair de génie. Le producteur musical fonde la maison de disques Justin Time Records spécifiquement dans le but de faire entendre le pianiste. Suivra une fructueuse association au fil de 24 albums.

« On a travaillé ensemble pendant 35 ans. Chaque jour, on se parlait. Il va beaucoup me manquer. C’est un homme spécial », se rappelle Jim West, en entrevue téléphonique avec La Presse.

À peine une heure plus tôt, la maison de disques Justin Time Records annonçait le décès du pianiste de renom, à l’âge de 91 ans, saluant un « musicien exceptionnel, âme douce et ami qui a marqué tant de vies ».

Son entourage n’a pas été surpris de la nouvelle : sa santé n’était « pas très bonne » depuis plusieurs années déjà. Mais la perte n’en est pas moins immense.

Pour moi, c’était spécial de faire quelque chose avec lui. C’est un talent incroyable, Oliver Jones.

Jim West, fondateur de Justin Time Records

Les souvenirs de Jim West avec Oliver Jones sont variés. Il nous parle de leurs parties de golf. Puis de leurs voyages en Europe ou en Haïti. Et, pour finir, de son spectacle favori, celui où le pianiste est, pour la première et la dernière fois, monté sur scène avec son ami Oscar Peterson, un autre grand Montréalais, en 2004.
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J’y étais la semaine dernière et le site est tout aussi enchanteur pour tous les sens. Même après tant d’années on ne s’en lasse pas. À noter que le Domaine Forget est accessible gratuitement pour le public et les vues sur le fleuve et le village sont magnifiques à partir des sentier boisés.

Festival International de musique et de danse 24 heures au Domaine Forget

Depuis des décennies, la musique résonne au Domaine Forget, joyau situé dans les hauteurs de Saint-Irénée, dans Charlevoix. Nous y avons passé la journée de jeudi, du premier cours de maître en matinée avec Yannick Nézet-Séguin jusqu’au dernier concert du festival en soirée.

La formation

Le Domaine Forget, c’est d’abord un lieu de formation. Pendant 12 semaines, quelque 400 élèves inscrits à l’Académie internationale de musique et de danse se succèdent par tranche de deux semaines, selon leur discipline – cuivres, bois, guitare, piano… En se promenant lors de notre arrivée mercredi en fin d’après-midi, on entend partout le son des violons provenant des maisonnettes disséminées sur le site (très en pente) du Domaine. Pas de doute : c’est la semaine des cordes.

L’horaire d’une journée est chargé pour les stagiaires. Le petit-déjeuner est à 8 h à la cafétéria – appuyés contre le mur, des instruments dans leurs étuis de toutes les couleurs. Puis les activités commencent pour plusieurs heures, cours de maître, cours individuels, répétitions.

L’Académie offre aussi pendant deux semaines une formation de direction d’orchestre, à laquelle sont associés l’Orchestre Métropolitain (OM) et son chef Yannick Nézet-Séguin. Jeudi matin, lors d’un cours de maître public, six stagiaires ont eu l’occasion de diriger l’OM, sous le regard bienveillant, mais honnête, du chef montréalais. Il n’y a pas de compétition, mais quand même un enjeu : au terme de cette séance de plus de deux heures où il sera question de vulnérabilité, de confiance, de respiration et de maîtrise du geste, deux d’entre eux auront la chance de diriger une œuvre lors des concerts présentés les jours suivants par l’OM.

L’introspection

« C’est unique, ce qui se passe ici », nous dit Yannick Nézet-Séguin, lors d’un court entretien après le dîner. Dans son horaire hyper chargé, il réserve cinq jours de son été à l’Académie. C’est beaucoup ! « Oui ! Mais il y a plusieurs raisons à ça. Ce qui est beau au Domaine, c’est l’union entre la musique et la nature, qui nous amène à beaucoup d’introspection, qui permet de se concentrer sur la musique. Si on veut en profiter, ça prend quelques jours. »

PHOTO SIMON LALIBERTÉ, LA PRESSE

« Ce qui est beau au Domaine, c’est l’union entre la musique et la nature », dit Yannick Nézet-Séguin.

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