Les inscriptions des étudiants étrangers en baisse dans les universités du Québec
Les restrictions imposées par Québec et Ottawa concernant les étudiants étrangers dans les universités ont des impacts négatifs sur les admissions. Selon les données d’Immigration et Citoyenneté Canada, le nombre de nouveaux étudiants internationaux a baissé de près de 90 % au pays depuis 2024. Les conséquences ne seraient pas que financières : les universités craignent aussi l’impact de cette chute d’inscription sur l’avenir de la recherche au Canada.
Le reportage de Valérie Gendron.
Et il manque d’espace dans les cégeps
Alors que plusieurs cégépiens sont de retour sur les campus cette semaine, davantage de nouveaux étudiants ont dû se contenter de leur deuxième choix de programme ou d’établissement. Le nombre de refus pour manque d’espace au premier tour d’admission a grimpé de 40 % dans les établissements de la capitale nationale cette année.
Le Service régional d’admission au collégial de Québec (SRACQ) recense 1120 refus pour manque d’espace au premier tour dans les cégeps de Sainte-Foy, Garneau et Limoilou, comparativement à environ 800 l’an dernier.
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Et guess what : Ça n’a absolument rien changé à la crise du logement. Nada, rien. On aurait pu, par exemple, encourager les étudiants étrangers à s’installer dans les Centre-ville, justement pour combler l’excédent de logements qui s’y trouvent, mais ça demande de l’effort cognitif de nos gouvernements, c’est trop demander.
Je le dis et le répète : on ne règle pas le problème des divorces en interdisant les mariages.
Près de 210 000 jeunes – un record – s’apprêtent à vivre leur rentrée au cégep, en grande majorité dans les établissements de Montréal et de Québec. Pendant ce temps, des cégeps en région souffrent tout particulièrement de la baisse du nombre d’étudiants étrangers.
Une implosion hautement prévisible
C’était écrit dans le ciel statistique, c’est bêtement démographique : il y a eu un mini baby-boom entre 2006 et 2015 et ces jeunes sont maintenant au cégep. Leur grand nombre complique leur admission. Ainsi, sur l’île de Montréal, 25 % plus de jeunes que l’an dernier se sont vu refuser leur choix de premier tour faute de places, cette même hausse étant de 40 % pour les cégeps de Québec. Le Service régional d’admission du Montréal métropolitain (SRAM*) n’a pas voulu divulguer combien cela représentait de déçus pour la métropole, mais Radio-Canada a révélé qu’à Québec (où les données sont gérées par un autre organisme, le SRACQ*), pour les seuls cégeps de Sainte-Foy, Garneau et Limoilou, cela représentait 1120 refus au 1er tour par manque d’espace. Renée Verlaan, directrice générale du SRAM, souligne qu’il y a eu des campagnes d’information auprès de ceux qui ont été refusés au premier tour pour les diriger là où il restait des places et pour garantir l’essentiel, soit l’accès aux études postsecondaires. En 2024, le Collège Montmorency, à Laval, avait dû refuser 1000 élèves faute d’espace.
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Un pavillon de l’école secondaire Pierre-Laporte hébergera des étudiants en sciences du cégep de Saint-Laurent.
En après-midi jeudi, la direction du cégep de Saint-Laurent a fait savoir par voie de communiqué qu’elle avait trouvé une solution. Il y a quelques jours, tout juste avant la rentrée, une aile complète de l’établissement a dû être fermée d’urgence, une troisième d’affilée en raison de sa vétusté.
Les étudiants en sciences de la nature et en techniques de bioécologie feront cette année leur scolarité au 860, boulevard Côte-Vertu Ouest, un édifice qui appartient au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys et qui se trouve dans la cour arrière, à toutes fins utiles, du cégep de Saint-Laurent.
Et où iront ces jeunes de l’école secondaire Pierre-Laporte, dont l’école principale se trouve à Mont-Royal et qui, en se trouvant à Saint-Laurent, étaient donc eux-mêmes délocalisés ?
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La rentrée prévue le jeudi 27 août est « suspendue jusqu’à nouvel ordre » pour les quelque 3000 étudiants et 420 employés du Collège LaSalle, a fait savoir l’établissement lundi matin dans un communiqué.
En plus des amendes totalisant 29,9 millions dans le cas du nombre d’étudiants anglophones dépassé, l’établissement situé au centre-ville de Montréal doit rendre 17,9 millions en subventions qui ont été versées en trop lors de l’année 2025-2026. Ces deux sommes génèrent un fardeau total de 47,8 millions de dollars.
L’allocation initiale pour l’année 2025-2026 au Collège était de 29,2 millions, allocation qui a été revue à 12,0 millions en raison d’une importante correction de l’effectif inscrit aux Attestations d’études collégiales (AEC) et de la récupération des montants forfaitaires relatifs aux frais de scolarité des étudiants internationaux et hors Québec, selon une source bien au fait du dossier. Environ 710 000 $ ont aussi été versés en trop sous forme de subvention spécifique, d’où la somme de 17,9 millions.
« La poursuite des activités est aujourd’hui compromise », écrivait samedi Claude Marchand, directeur général du Collège LaSalle, dans une lettre adressée à la première ministre Christine Fréchette, que La Presse a obtenue.
« À défaut d’une solution d’ici lundi, le Collège n’aura d’autre choix que de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies », faisait miroiter le DG dans sa missive à Mme Fréchette. Sa demande sera présentée à la Cour supérieure ce lundi à 14 h. Pour M. Marchand, le Collège est contraint d’agir ainsi en raison d’une « sanction gouvernementale disproportionnée », dit-il.
Fin prématurée du programme de bourses d’études Perspective
Le programme de bourses d’études Perspective, mis sur pied par la CAQ après la pandémie, devait inciter les jeunes à choisir des métiers en manque de main-d’œuvre. Mais, la mesure, qui aura coûté plus d’un milliard de dollars aux contribuables québécois, a connu une fin abrupte, car elle n’a pas eu l’effet escompté.
Le reportage de Fannie Bussières McNicoll.
Ce programme était voué à l’échec dès son lancement, révèlent plusieurs acteurs du milieu de l’enseignement supérieur.
Au plus fort de la pénurie de main-d’œuvre au lendemain de la pandémie, Québec lançait en grande pompe les bourses d’études Perspective Québec. L’idée? Inciter les jeunes à se diriger vers les métiers où la demande est forte. Mais le programme, inefficace ou presque, a depuis été aboli. Et pourtant, l’argent continue de couler à flots. Le coût final pour les Québécois: 1,3milliard de dollars. Autopsie du naufrage d’une mesure phare du gouvernement sortant.
Maxime Mitchelson est de retour sur les bancs de l’Université de Montréal. Il fait partie des 120 000 étudiants qui ont reçu des bourses Perspective ces dernières années. Il avait commencé un baccalauréat en génie informatique avant de se réorienter en mathématiques et informatique, deux programmes visés par cette mesure.
Depuis 2023, le jeune homme de 22 ans a donc reçu 20 000 $ en bourses Perspective et, à la fin de cette session, il pourra à nouveau réclamer 2500 $ en soutien financier s’il réussit ses cours.
Ses parents ont malgré tout payé ses études. L’argent des bourses lui a donc permis de quitter le nid familial plus tôt que prévu, en absorbant une partie de son loyer, explique-t-il. « Je connais des gens qui sont partis en voyage, qui ne le seraient pas sans ça, puis du monde qui s’est acheté des voitures », confie-t-il.
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(Vancouver) Les universités canadiennes ont recruté des dizaines de scientifiques et de chercheurs étrangers dans le cadre de la première promotion d’un programme visant à attirer des universitaires de renommée mondiale. Beaucoup d’entre eux ont été soutirés à des institutions américaines prestigieuses.
Le recrutement de ces 64 recrues est financé sur 8 ans par une enveloppe de 504 millions du gouvernement fédéral.
Les quatre titulaires des chaires de recherche distinguées Eddie Goldenberg les mieux rémunérées, ainsi que des dizaines d’autres, travaillaient auparavant dans des établissements américains, dont Harvard et le MIT.
Ces chercheurs sont recrutés par des universités de tout le pays, notamment l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université McGill et l’Université de Toronto.
La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, qui a participé jeudi à l’annonce de ces recrutements à l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver, a fait valoir que le Canada misait « encore plus fortement » sur la science à un moment où d’autres s’en détournent.
Plus de 37 millions provenant d’autres sources de financement permettront de soutenir le recrutement de 63 personnalités émergentes au cours de l’année à venir.
« Attirer les meilleurs talents permettra de réaliser des avancées qui amélioreront la vie des Canadiens et renforceront la position du Canada en tant que leader mondial dans les domaines de la science et de l’innovation », a soutenu Mme Joly.
Ces chaires de recherche portent le nom d’Eddie Goldenberg, conseiller politique et chef de cabinet de l’ancien premier ministre Jean Chrétien.
M. Goldenberg est mort le mois dernier, et le gouvernement précise que ces chaires de recherche ont été rebaptisées en son honneur pour saluer « les décennies de leadership durant lesquelles il a aidé à renforcer le paysage canadien de la recherche et de l’innovation ».
L’ancienne mairesse de Montréal devient experte invitée à l’Université de Montréal pour partager son vécu de la « vraie vie » politique.
Après dix mois d’éclipse médiatique, la plupart du temps loin, voire très loin de la métropole, Valérie Plante revient sur le devant de la scène en tant qu’experte invitée à la Maison des affaires publiques et internationales de l’Université de Montréal.
« Je crois fondamentalement que la science, les données et la recherche doivent guider les décisions. La ville peut être un silo, et à côté, le milieu universitaire peut aussi avoir son jargon, ses façons de faire. Alors, comment est-ce que ces mondes-là peuvent mieux communiquer au service de la population? », s’interroge l’ancienne mairesse dans une entrevue à Radio-Canada.
Valérie Plante marche ainsi dans les pas de l’ancien chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair, l’ancien chef du Parti libéral du Canada Stéphane Dion et l’ancienne députée péquiste Véronique Hivon, qui font partie des personnalités publiques venues transmettre leur expérience du pouvoir et de la mécanique politique à l’Université de Montréal.
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Au terme d’une longue audience qui a duré six heures, le juge Martin Castonguay, de la Cour supérieure du Québec, a tranché que les cours au Collège LaSalle pourront reprendre pour l’année scolaire 2026-2027.
Les cours de l’établissement privé d’éducation supérieure devaient commencer le 27 août, mais ils ont été suspendus, le temps de trouver un plan de restructuration.
En effet, la semaine dernière, le Collège LaSalle avait déposé une demande de protection contre ses créanciers auprès de la Cour supérieure du Québec.
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Aux prises avec une dette de 29,9 millions de dollars depuis la pénalité imposée par le gouvernement du Québec pour avoir accueilli trop d’étudiants dans ses programmes en anglais, le Collège LaSalle va pouvoir rouvrir ses portes à compter de vendredi, la Cour supérieure du Québec ayant obligé Québec à verser l’allocation initiale permettant à l’institution d’offrir des cours, et ce, malgré l’absence d’une entente ferme entre les deux parties.
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