Montréal - Politique municipale

Je suis surpris que l’administration municipale ne se fasse pas talonner sur ce sujet. Peut-être éclipsé par l’affaire Will Prosper mais quand même. Est ce qu’on dépense sans compter à la ville ? La Fédération Canadienne des Contribuables s’inquiète même de potentielles hausses de taxes pour combler le trou (En bas de la page pour ceux que ça intéresse).

La Ville de Montréal prévoit que son budget annuel dépassera la barre des 7 milliards dès 2024, et qu’il faudra travailler fort pour combler des manques totalisant 780 millions sur trois ans, selon le « cadre budgétaire préliminaire » rendu public jeudi par l’administration Plante-Dorais.

Publié le 20 août 2021 à 7h00

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Bruno Bisson

BRUNO BISSONLA PRESSE

Le président du comité exécutif, Benoit Dorais, a présenté cet exercice comptable, largement théorique, comme un effort de transparence budgétaire sans précédent. Il vise à fournir à la population le portrait réel de l’état des finances publiques, à la veille de la prochaine campagne électorale municipale.

« C’est un document sérieux, qui a été préparé par les professionnels du service des finances de la Ville, avec le secrétaire général de la Ville et le trésorier de la Ville », a insisté M. Dorais.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Benoit Dorais, président du comité exécutif de la Ville de Montréal

Ce portrait « préélectoral » des finances de la Ville devrait aussi permettre de mesurer la faisabilité des engagements des candidats à la mairie, à l’aune des chiffres apparaissant dans ces prévisions budgétaires.

Mais que disent-ils, ces chiffres, au juste ?

Une hausse des dépenses de 900 millions

En 2021, les Montréalais ont profité d’un gel de taxe foncière imposé par la ville centre (des arrondissements en ont ajouté). Et malgré des acrobaties qui ont été nécessaires pour balancer les chiffres en temps de pandémie, la Ville a tout de même présenté en novembre 2020 un budget équilibré de 6,17 milliards pour l’année en cours.

Dans trois ans, selon ces prévisions, le budget de la Ville devrait passer à un peu moins de 7,1 milliards. C’est une augmentation des dépenses de presque 900 millions, sur trois ans, qui représente une hausse de 14,6 % par rapport au budget de cette année.

BUDGETS 2021–2024

  • Budget réels 2021 : 6 166 498 700 $
  • Budget anticipé 2022 : 6 516 448 000 $
  • Budget anticipé 2023 : 6 728 604 700 $
  • Budget anticipé 2024 : 7 065 145 400 $

Source : Ville de Montréal

En revanche, durant la même période, le portrait financier de la Ville prévoit des revenus plus élevés d’à peine 120 millions pour 2024, une hausse de moins de 2 % par rapport à cette année. Selon ces prévisions, les revenus actuellement prévisibles de la Ville seraient même légèrement en baisse, en 2023. Le calcul des revenus de taxes municipales a été établi sur l’hypothèse d’une hausse annuelle égale à l’inflation d’environ 2 %.

REVENUS 2021–2024

  • Revenus (réel) 2021 : 6 166 498 700 $
  • Revenus anticipés 2022 : 6 205 019 000 $
  • Revenus anticipés 2023 : 6 183 741 100 $
  • Revenus anticipés 2024 : 6 285 923 000 $

Source : Ville de Montréal

Un trou réel de 311 millions

Il résulte des chiffres ci-dessus un « déficit » hypothétique de 779 millions en 2024 entre les dépenses prévues et les revenus anticipés par la Ville. Bien que ce portrait reste largement théorique, qu’il soit appelé à être bonifié et à s’adapter aux priorités du moment, il montre une tendance à l’augmentation des dépenses de presque 5 % par année, en moyenne, et l’absence apparente de nouvelles sources de revenus assurées pour la financer.

C’est le cas pour le budget municipal de 2022, déjà en préparation, où apparaît actuellement un « trou » réel de 311 millions. Le directeur général de la Ville, Serge Lamontagne, a rappelé qu’un manque à gagner d’une telle somme, à ce stade de la préparation d’un budget, n’est pas rare, « mais qu’on arrive toujours à présenter quand même un budget équilibré ».

Ni les fonctionnaires présents ni le président du comité exécutif n’ont voulu s’exprimer sur les intentions de l’administration, à la veille du scrutin municipal.

Les « stratégies » potentielles pour équilibrer le budget, présentées dans le document de la Ville, restent assez vagues : revoir les activités, changer des priorités d’investissement de l’administration ou réduire les dépenses, par exemple.

La négociation de possibles ententes avec les ordres supérieurs de gouvernement, notamment pour le financement des transports collectifs, une augmentation des taxes foncières, la mise en place de mesures d’écofiscalité pour favoriser l’atteinte des objectifs de la transition écologique et des revenus plus élevés que prévu en provenance des droits de mutation immobilière sont parmi les avenues envisagées pour augmenter les revenus de la Ville.

L’état des finances de la Ville de Montréal inquiète la Fédération canadienne des contribuables (FCC), qui estime que la situation pourrait entraîner une hausse des taxes foncières de 17,6 % par année.

La FCC est préoccupée par le manque à gagner prévu dans le cadre budgétaire 2022-2024 de la Ville présenté la semaine dernière.

«Il est impératif que les politiciens municipaux trouvent des stratégies d’économies sans quoi les Montréalais essuieront des hausses de taxes très salées», a indiqué dans un communiqué mardi, Renaud Brossard, directeur de la FCC pour le Québec.

L’administration municipale prévoit un manque à gagner allant de 311,4 millions $ en 2022, à 779,2 millions $ en 2024, en fonction des prévisions de dépenses et de revenus de chacune des années.

La FCC souligne que la Ville estime que chaque point de pourcentage de hausse de la taxe foncière rapporte 29,6 millions $, ce qui signifie qu’une augmentation de 17,6 % des taxes serait nécessaire pour les trois prochaines années «si les dépenses de la Ville poursuivent leur croissance effrénée».

«Le portrait que le cadre budgétaire nous dresse est celui d’une administration dépensière, qui n’est pas préoccupée par la viabilité à long terme de ses programmes», a ajouté M. Brossard.

@Verdure, je partage tout à fait ton avis exprimé plus haut. À d’autres qui ont apporté l’objection des croix (du Mont-Royal et l’Oratoire et mentionné les tours de télécommunications, je répondrai que j’ai vécu concrètement la période de dominance de l’Église au Québec et me réjouis de la sécularisation de notre société aujourd’hui. C’est en fait un modèle de société qui a fait place à un autre, ce dernier davantage basé sur des valeurs démocratiques.

Quant aux fameuses croix sur le Mont-Royal, elles sont de pures témoins de l’histoire et ont une valeur patrimoniale que je qualifierais de culturelle. Donc rien à voir avec la question des limites de hauteurs et je ne les vois que comme des artéfacts de notre passé colonial. Après tout l’histoire d’un peuple fait partie de son identité et la nôtre a grandement façonné notre société distincte.

Quant aux antennes de télécommunication, leurs jours sont peut-être comptés avec les nouvelles technologies et je serai content de les voir éventuellement disparaitre de la vue.

C’est vrai aussi que si Montréal avait été fondée au pied d’une montérégienne plus élevée, on aurait pu construire plus haut en appliquant la même logique. Mais on sait que ce n’est pas le Mont-Royal qui a été le facteur déterminant pour l’établissement de la ville à l’époque, mais plutôt le St-Laurent (porte d’entrée de l’Atlantique vers l’intérieur du continent).

S’il n’y avait eu l’obstacle des extraordinaires Rapides de Lachine, la métropole (sous toute réserve) n’aurait peut-être jamais eu plus d’importance comme lieu de passage que Trois-Rivières aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, nous entrons par la force des choses dans une ère de préoccupations écologiques et environnementales à l’échelle de la planète. Plus besoin de prouver les menaces climatiques qui pèsent sur nous, nous en vivons maintenant clairement les dures conséquences depuis une décennie un peu partout dans le monde.

Il est donc grand temps de changer notre vision des villes en favorisant le plus possible leur verdissement et leur aération naturelle, car c’est justement dans les grandes villes que les conséquences néfastes des changements climatiques se feront le plus sentir. C’est ici que l’urbanisme viendra jouer son rôle d’apaisement, en évitant la prolifération des canyons (qui stagnent l’air), en limitant les hauteurs par des volumes plus modérés qui laisseront passer plus de lumière au sol et une meilleure circulation des vents.

Heureusement pour nous, nous disposons d’un immense territoire encore peu densifié en comparaison de bien d’autres grandes villes du monde. Mieux vaut alors disperser les grands ensembles et favoriser architecturalement parlant l’agriculture urbaine à grande échelle sur les nouveaux bâtiments. Ce qui supposerait des formes pyramidales ou des édifices à degrés plutôt que la pure verticalité (à l’instar du projet de la Baie au c-v).

Donc en plus des arguments esthétiques déjà largement détaillés en faveur de la dominance visuelle du Mont-Royal. L’aspect environnemental vient ajouter une dimension complémentaire à la vision urbanistique globale de Montréal.

Or il faut nécessairement changer de paradigme pour ajuster nos villes aux réalités de demain, car créer des villes confortables et agréables à vivre pour les générations futures fait aussi partie des objectifs reconnus mondialement en développement durable.

P.S. Le développement durable suppose un changement de mentalité dans l’idée du progrès, en se basant sur la science pour s’assurer dans la mesure du possible que notre mode de vie d’aujourd’hui ne viendra pas nuire à celui des générations suivantes.

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Sept projets retenus au terme du premier budget participatif de Montréal

Quelque 20 000 citoyens se sont exprimés, se félicite l’administration Plante.


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821015/camp-ethel-quai34-realisation-montreal

Le « Camp Éthel » sera aménagé au sommet du stationnement étagé qui porte le même nom, derrière la rue Wellington, dans l’arrondissement de Verdun.

Photo : ADHOC architectes

Jérôme Labbé (accéder à la page de l’auteur)

Jérôme Labbé

à 4 h 00

Le dernier étage du stationnement Éthel, dans Verdun, sera transformé en place publique; une serre « quatre saisons » sera construite dans Saint-Michel; et le quai du phare de Lachine sera réaménagé.

Ces trois projets figurent parmi ceux choisis par quelque 20 000 citoyens dans le cadre du premier budget participatif de la Ville de Montréal.

Les participants, qui se sont exprimés entre le 11 juin et le 11 juillet derniers, pouvaient choisir jusqu’à 5 projets parmi 35 visant à contribuer à la transition écologique et sociale.

Les lauréats seront annoncés jeudi matin. En tout, sept projets ont été retenus, selon la liste consultée par Radio-Canada.

Celui ayant reçu le plus de votes (42,7 % des participants) prévoit la création de sept mini-forêts protégées et aménagées dans des parcs locaux ou des espaces municipaux sous-utilisés dans les arrondissements de Montréal-Nord, Outremont, Pierrefonds-Roxboro, Rosemont–La Petite-Patrie et Verdun.

Des projets aux quatre coins de la ville

Une enveloppe de 10 millions de dollars avait été réservée pour financer les projets retenus par les Montréalais.

Les deux plus coûteux (2,7 millions de dollars chacun) prévoient la création d’un corridor écologique dans le grand Sud-Ouest, ainsi que l’ajout de 125 fontaines d’eau dans les arrondissements de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Outremont, Saint-Léonard et Ville-Marie.

Seul le septième et dernier projet retenu a vu son budget amputé afin de respecter l’enveloppe prévue de 10 millions de dollars. Le réaménagement du quai du phare de Lachine, évalué à 3 millions de dollars, n’obtiendra finalement que le tiers de cette somme. L’arrondissement de Lachine pourrait toutefois combler la différence, a fait savoir l’administration.

Le projet Quai34 ne prévoit pas la réfection du phare, sous responsabilité fédérale, mais plutôt le réaménagement et le verdissement du quai.

Photo : ADHOC architectes

Pour l’architecte derrière le projet, François Martineau, 1 million de dollars, c’est un excellent point de départ. Les élus de l’arrondissement sont très enthousiastes, dit-il, convaincu qu’il sera possible d’aller de l’avant même si le financement accordé par le budget participatif n’est pas encore à la hauteur de ce qu’il aurait espéré.

M. Martineau est aussi heureux pour son collègue Jean-François St-Onge, avec qui il a fondé la firme ADHOC. Car celui-ci a contribué à un autre projet gagnant : celui du « Jardin Éthel », qui prévoit l’aménagement d’une place publique au sommet du stationnement étagé qui se trouve derrière la rue Wellington, dans Verdun.

Depuis 2012, cet espace accueille ponctuellement des activités communautaires et culturelles. Mais la Société de développement commercial (SDC

) Wellington aimerait l’occuper de manière beaucoup plus soutenue, six mois par année.

Le projet, qui prévoit entre autres la construction d’un escalier reliant la promenade au sommet, est estimé à 1,5 million de dollars. La moitié de cette somme sera comblée par l’allocation du budget participatif (755 000 dollars), mais d’autres partenaires financiers pourraient être impliqués, souligne le directeur général de la SDC, Billy Walsh.

C’est sûr que déjà, l’année prochaine, si on était capables d’avoir un escalier, des toilettes… Si ce n’est que juste mettre des tables à pique-nique, des balançoires, des parasoles et du wi-fi pour que les gens puissent travailler et se rencontrer, déjà, ce serait un gros avantage et un gros atout pour la destination, dit-il.

L’idée, c’est de redonner 21 000 pieds carrés aux citoyens. Ce n’est pas négligeable.

**Une citation de :**Billy Walsh, DG de la SDC Wellington

La Ville procédera à la planification des projets retenus cet automne, mais il faudra attendre 2022 ou 2023 pour les voir se réaliser, a fait savoir en entrevue la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, qui porte le dossier au comité exécutif. L’exercice sera renouvelé en 2023 si Projet Montréal est réélu, dit-elle.

L’expérience, cela dit, a été complexe à mettre en œuvre, admet Mme Thuillier. Par exemple, pas moins de 300 employés de la Ville ont participé aux différentes étapes du processus, indique-t-on dans une fiche technique consultée par Radio-Canada.

Le coût administratif de ce premier budget participatif n’a pas été établi, affirme Mme Thuillier. Mais les 10 millions de dollars consacrés à l’exercice serviront uniquement à financer les projets retenus, assure-t-elle.

Ceux-ci sont d’autant plus importants que, comme citoyens et citoyennes, on n’a presque jamais l’occasion de proposer des choses, souligne Mme Thuillier. Or, le budget participatif est un outil d’engagement qui crée du lien social, fait-elle valoir. Et pour nous, c’est ça, une ville.

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Dominique Ollivier candidate pour Projet Montréal

L’ancienne commissaire et présidente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), Dominique Ollivier, se présente comme candidate pour Projet Montréal dans le district du Vieux-Rosemont, a annoncé le parti municipal dimanche matin.

Publié le 12 septembre 2021 à 11h58

Coralie Laplante
CORALIE LAPLANTE, LA PRESSE

La mairesse sortante de Montréal, Valérie Plante, a dévoilé que Mme Ollivier serait la présidente du comité exécutif de la Ville, si Projet Montréal est porté au pouvoir.

Dominique Ollivier a œuvré pendant 12 ans à l’OCPM. Elle s’engage particulièrement envers des enjeux qui concernent les relations interculturelles, l’implication citoyenne et les transformations sociales.

« Après avoir écouté les avis de plus de 300 000 Montréalai-ses depuis 12 ans, j’ai senti qu’il était temps pour moi d’agir et de m’impliquer en politique municipale. Je me retrouve parfaitement dans les valeurs démocratiques, environnementales, de justice sociale, d’égalité et de promotion de la diversité culturelle qui sont véhiculées par Projet Montréal et par la mairesse de Montréal, Valérie Plante », a déclaré Mme Ollivier, par voie de communiqué.

La chef de Projet Montréal a fait valoir son enthousiasme concernant cette candidature. « En tant que gestionnaire chevronnée, reconnue pour mobiliser les gens et pour être à l’écoute des citoyennes et des citoyens de Montréal, Dominique Ollivier possède toutes les qualités pour devenir la présidente du comité exécutif de notre prochaine administration », a évoqué Valérie Plante dans un communiqué.

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Certains seront déçus.

Volte-face sur la hauteur des tours

Le candidat d’Ensemble Montréal a aussi expliqué qu’il renonçait finalement à augmenter la hauteur permise au centre-ville pour la construction de gratte-ciel dépassant le mont Royal. Il juge toutefois qu’il faut continuer à bâtir en hauteur pour empêcher l’étalement urbain.

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hahahahaha j’en connais qui vont être bien fâchés :rofl::rofl::rofl:

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Personnellement, j’ai toujours vu que l’enjeu des grandes hauteurs au centre-ville et l’étalement urbain étaient deux choses séparées. La poignée de tours qu’on peut construire au-dessus de 200 mètres n’ont pas un impact sur l’étalement urbain. Aucune famille ne se demande s’il elle va habiter à 201 mètres du sol dans une tour du centre-ville ou dans le bungalow à Saint-Lin pour rentrer dans leur budget et dans la taille désirée. C’était une erreur de présenter la chose comme ça. Et une cible facile pour les critiques.

La question des hauteurs se présentent beaucoup plus dans les quartiers périphériques déjà bâtis et le changement de leur échelle, quand on parle d’étalement urbain. Et même là, il y a des questions complexes à savoir le type de ménage qu’on attire.

Mon avis reste toujours qu’on devrait avant tout cibler une densification douce des quartiers à très faible densité, par la superficie qu’occupe ces développements sur notre territoire et le fait que la forme actuelle de ces quartiers est problématique sur plusieurs niveaux. C’est surtout là qu’il faut vendre l’idée de changer le quartier à mon avis, et non au centre-ville, quand on parle d’étalement urbain.

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L’enjeu reste toujours présent. Personnellement si le 200m arbitraire saute et qu’on revient purement à la hauteur du Mont-Royal je serais content. On voit par exemple à quel point la nouvelle BNC sera un monolithe ultra fat. À 225m ça aurait pu être bien mieux. Des choses comme ça me fatiguent car avec des règles qui paraissent anodines on façonne dursblement le visage de la ville.
Ensuite renoncer à dépasser le Mont ne veut pas dire que les hauteurs ne seront pas rehausssées à plusieurs endroits où l’on retrouve actuellement du 65m, 120m etc etc en plein centre-ville. Des projets comme Esplanade Cartier où l’administration actuelle met des bâtons dans les roues pour un petit 80m pourraient aussi voir leur hauteur permise augmentée. Coderre a aussi parlé de construire en hauteur autour des futures stations du REM. Ça aussi ça pourrait être un game changer.

Mon rêve ce serait :
-Rehaussement marqué des hauteurs dans plusieurs secteurs du centre-ville dont (et surtout ?) Griffintown.
-Zones de fortes densité autour des station du Rem et pourquoi pas des futures stations de la ligne bleue.
-Tous les boulevards et rues principaux de Montréal dans les quartiers centraux à 15 étages. Saint-Michel, Papineau, Saint-Laurent, Parc, Saint-Denis, Christophe Colomb etc etc.

Là on pourrait dire qu’on se bat contre l’étalement urbain.

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À la limite, intensifier la densification sur certains segments des rues principales et secteurs centraux c’est secondaire. La mixité d’usages, la proximité des services et la qualité du transport peut y être de faible qualité, donc il faut adresser ces besoins en priorité, sinon on densifie pour densifier, mais les habitants se retrouvent avec les même problèmes que les développements dense en banlieue. J’aimerai surtout voir un changement aux alentours de certaines stations STM/exo sur l’île, et un zonage qui encourage les hauteurs mais surtout la mixité commerciale, résidentielle, institutionnelle, et du verdissement.

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Pour avoir habité près du métro sauvé pendant une bonne vingtaine d’années, je dois quand même nuancer en disant que les opportunités d’intensification sont surtout présentes sur la rue Lajeunesse, juste à l’est de Berri. L’édicule sud est en bordure d’un cimetière juif alors que l’édicule nord est bordé par un cimetière catholique à l’est, des duplexes à l’ouest et des unifamiliale à (seuls lot potentiellement développable) au nord.

Celà dit, ces stations sous développés se font de plus en plus rares et ne retrouvent principalement en périphérie de nos quartiers centraux. Je pense vraiment que le Plateau et Rosemont, par leur localisation et la demande qu’ils subissent devraient considérer de permettre un ou deux étages de plus sur l’ensemble de leur territoire. Les terrains vierges ou en phase de requalification se font de plus en plus rares.

le Plateau et Rosemont devraient se permettrent de densifier les axes importants, comme Saint-Denis, Papineau, etc. Toutefois, je ne crois pas qu’on devrait permettre que des rues bordées de plex puissent construire plus haut.

La densification ne nécessite pas des terrains vierges à la tonne. Le simple zonage empêche à la vente de considérer remplacer plusieurs de ces bungalows et ces stationnements par quelque chose d’un peu plus optimal pour le secteur, ou même de simple aditions. Il y a aussi les édicules eux même qui pourraient être mieux utilisés. Pour prendre l’exemple de Sauvé, il a récemment eu l’opportunité manqué du Aldéa, exclusivement résidentiel avec simplement 3 étages, en face d’une station intermodale d’un SRB, métro et train. Je ne parle pas de raser des quartier bâtis et en créer de nouveaux quartiers ultra dense du jour au lendemain, mais les opportunités de densification sont bien présentes à proximité des stations. Les stations sous-développés ne sont pas rares, et ce n’est pas parce qu’un lot est construit qu’il doit demeurer comme tel indéfiniment.

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Désolant que l’équipe Coderre désire revenir en arrière et saborder la moitié du REV Bellechasse. :unamused: J’ai un couple d’amis avec 2 enfants habitant à proximité de cette piste dans Rosemont; ils l’adorent et sont bien contents qu’elle y soit.

Heureusement, le REV St-Denis ne serait finalement pas touché. :pray:

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C’est déplorable à mon avis puisque la solution proposée n’est pas des meilleures non plus. Une piste bidirectionnelle sur un seul côté de la rue, on n’en fait plus parce que ce n’est pas très sécuritaire. Si le problème est vraiment le stationnement sur Bellechasse, il y a au pire bien assez de place pour réduire la largeur de la piste cyclable un peu de chaque côté pour y loger une voie de stationnement (ce que je ne souhaite pas plus, mais qui pourrais au moins être un compromis).

Ce que je comprends de ça en tout cas, c’est que Coderre voit le vélo comme un afterthought et que l’important est de plaire aux automobilistes fâchés à tout prix. Et donc que toute piste cyclable qui n’est pas littéralement coulée dans le béton (et qui n’est délimitée que par des lignes comme Bellechasse) est en jeu.

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Moi je pense que ce qu’on voit c’est que les automobilistes soint loin d’être que des banlieusards qui ne font que passer. Il suffit d’observer le nombre d’autos stationnées à minuit en semaine et cela même dans les rues du très progressiste Plateau pour le réaliser. On veut souvent nous faire croire que ce sont principalement les visions citadine et banlieusarde qui s’affrontent.

Tant que tu ne touches qu’au stationnement sur des rues peu résidentielles, les locaux ne se plaignent pas. Par contre vient toucher au stationnement qu’ils utilisent dans leur vie de tous les jours et c’est une situation totalement différente. Je pense que c’est ce que montre cette affaire du REV Bellechasse.

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Ce qui est triste, c’est que le REV Bellechasse déplace en moyenne plus de 1000 personnes par jours (en comptant les mois d’hiver) selon le compteur à la 13e Avenue. Et avec Coderre, on veut seulement plaire à un maximum de 200 (probablement beaucoup moins) personnes pour MON PARKING DEVANT CHEZ MOI!
Donc on réduirait la sécurité dans le déplacement de 1000 personnes (dont plusieurs enfants, personnes âgées, personnes à mobilité réduite) pour plaire à quelques personnes. Pour moi, le calcul est simple, clairement, pour d’autres c’est plus compliqué et dogmatique comme vision de l’équation.
Pour référence, le compteur. Mêmes les journées hivernales semblent déplacer plus de gens que de places de stationnement qui seraient récupérées.
Edit: Chiffres qu’il faut analyser en ayant en tête le télétravail.

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Pourtant, ce ne sont pas tous les automobilistes qui voient du stationnement enlevé qui en font un cas. Le REV sur Bellechasse, il est très populaire à l’Ouest de St-Michel et très impopulaire à l’Est de Pie-IX. J’ai plus l’impression que ce qui explique cette opposition, c’est la forme de la ville.

Dans un quartier comme la Petite-Patrie, rempli de triplex, le stationnement sur rue ne peut même pas physiquement accommoder une voiture par 3 ou 4 appartements. Oui, les rues sont pleines d’autos stationnées, mais la majorité des gens n’en ont pas (ou ont accès à un stationnement privé). Tout le monde est à distance de marche des services et donc même ceux qui ont une auto ne la prennent pas toujours. Si un habitant du coin ne peut plus habiter là parce que le stationnement manque, il sera remplacé par quelqu’un qui accorde moins d’importance à ça.

À l’inverse, plus on va dans l’Est et plus le bâti est composé de maisons unifamiliales ou de duplex, plus souvent avec du stationnement intégré, et donc le stationnement sur rue peut aspirer à offrir un espace par logement. Les services sont rares et plus loin, et la majorité des gens qui habitent là ont une auto (et ont probablement choisi le quartier entre autres parce que c’était possible d’y habiter avec une auto). Leur mode de vie est plus semblable à celui de St-Léonard ou St-Laurent alors que ceux de la Petite-Patrie vivent plus comme sur le Plateau.

Le problème, c’est que le secteur Est a les hôpitaux qui sont des méga générateurs de déplacement mais n’ont pas le stationnement requis ou l’accès adéquat en transport en commun. Ça fait que, contrairement à St-Léonard ou St-Laurent où on peut juste ne pas se préoccuper des cyclistes, dans l’Est de Rosemont ça prend une place potentielle plus importante. On a qu’à se positionner quelques minutes sur Bellechasse ou St-Zotique en pointe pour le voir, les pistes sont populaire vers les hôpitaux.

Peut-être qu’une solution hybride, avec une implantation différente de la piste à l’Est de Pie-IX pourrait aider à faire accepter le projet. À l’Ouest de St-Michel toutefois, le retrait de la piste cyclable dans son état actuel n’aurait aucun sens.

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La question qui ressort au final est: où peut-on installer des pistes cyclables sécuritaires et confortables si ni les artères commerciales, ni les rues résidentielles sont appropriées. Saint-Denis a fait scandale parce qu’elle est commercialement trop importante pour réduire son trafic automobile ou couper des voies de stationnement. On proposait plutôt de prioriser les rues résidentielles. La ville a décidé d’offrir une déserte est-Ouest structurante sur Bellechasse au lieu de Beaubien. Maintenant, on suggère de la retrofitter sous une forme beaucoup moins sécuritaire et accessible parce que Bellechasse est une rue résidentielle et il est important que les riverains puissent stationner leur véhicule sur la voie publique.

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C’est surtout bizarre que c’est sur certains tronçons une voie de stationnement à été conservée et sur d’autres non. Je ne peux pas croire que sur ce qui était auparavant deux voies de circulation automobile et deux voies de stationnements on ne puisse pas avoir deux voies automobiles et deux voies cyclables. Un peu de pragmatisme de part et d’autre ne ferait pas de mal.

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On my street, almost everyone uses the street parking, yet, other than 3 of us, everyone’s driveway is always empty. I think this helps better frame the discussions around active transport infrastructure. If we can’t even consider that maybe, just maybe, the importance and amount of space given to cars in our city might, perhaps, be excessive, anything that reduces it or calls it into question will be labelled excessive, demagogic, ideological. Coderre talks about cohabitation, I think his position is more about prioritization; prioritizing solo car use over anything that inconveniences that.

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