Montréal - Politique municipale

Élections municipales de 2021# Plusieurs personnes intéressées à la mairie de Montréalhttps://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2020-10-22/elections-municipales-de-2021/plusieurs-personnes-interessees-a-la-mairie-de-montreal.php

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

L’hôtel de ville de Montréal

Alors que Denis Coderre continue d’entretenir le mystère entourant son éventuel retour en politique, un ancien candidat de Projet Montréal envisage de se présenter contre Valérie Plante, lors des prochaines élections municipales en 2021. Et il n’est pas le seul.

Publié le 22 octobre 2020 à 5h00

Henri Ouellette-VzinaHenri Ouellette-Vézina
La Presse

« Je ne laisserai pas cette administration rentrer facilement. Ils n’ont pas été capables d’implanter la vision qu’ils ont présentée il y a trois ans », martèle Balarama Holness, qui a porté les couleurs du parti de Mme Plante, dans Montréal-Nord, en 2017.

Connu pour avoir forcé la tenue d’une consultation publique sur le racisme systémique, M. Holness se dit « intéressé » et « en analyse du climat politique ». « Ma décision dépendra de plusieurs personnes, dont Denis Coderre. Il est l’homme pour faire la job, mais s’il n’est pas là, on sera plusieurs à se positionner », dit-il.

« Cette élection va être basée sur la relance. Et je ne pense pas que les citoyens veulent de cette administration pour surmonter les défis », ajoute M. Holness, fondateur de Montréal en action.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Balarama Holness

Il critique l’« argument de vente » qu’a été la ligne rose depuis trois ans, une idée « qui n’a jamais été jugée plausible au sein même du parti ». « On ne peut pas se baser sur une idéologie pareille l’an prochain. Ça nous prend de la crédibilité », clame celui qui est aussi éducateur, en soulignant que la Ville « manque de jugement » au chapitre de la gestion de ses dépenses.

Ex-joueur des Alouettes, Balarama Holness s’en prend au « déficit d’espaces verts » dans plusieurs arrondissements, dont Montréal-Nord, ainsi qu’au peu de développement dans l’est de l’île. Il déplore le « grand manque de transparence » de la Ville dans le dossier des 12 000 logements sociaux promis d’ici 2021, et fustige l’administration pour avoir aménagé des voies cyclables « sans réflexion sur l’impact économique ».

L’opposition veut une « candidature d’envergure »

Pour Ensemble Montréal, le parti de l’opposition officielle, l’annonce de son prochain chef, prévue ce printemps, devra frapper fort. « On veut une candidature d’envergure », résume le chef par intérim du parti, Lionel Perez, qui confirme avoir eu « beaucoup de discussions avec différentes personnes ».

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Valérie Plante

« Un an, au municipal, c’est long. […] Si le dernier scrutin nous a appris quelque chose, c’est qu’on ne peut pas se fier aux perceptions », indique M. Perez.

Quand on lui demande s’il accueillerait Denis Coderre à bras ouverts, M. Perez demeure prudent. « C’est à lui de choisir. Nous, on continue selon notre échéancier », résume-t-il, ajoutant que son parti « prépare déjà l’élection » en tenant une série de colloques pour alimenter sa plateforme électorale.

Plusieurs sur la ligne de départ

Bon nombre de personnes ont déjà manifesté un intérêt pour la mairie. Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) recense six nouvelles formations ayant réservé un nom à Montréal.

Parmi eux, l’ex-conseiller de Lachine Jean-François Cloutier, et son parti Équité Montréal, ou encore Nicolas Poirier, derrière Réunifier Montréal, qui a publié une série de publicités anti-Valérie Plante cet été. Les noms de l’ancien ministre David Heurtel et de l’ex-dragonne Danièle Henkel circulent aussi.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Guillaume Lavoie

Cette semaine, La Presse révélait que l’ancien conseiller municipal de Rosemont–La Petite-Patrie Guillaume Lavoie était en réflexion. « J’ai été approché par des écosystèmes assez différents, à gauche, à droite », a dit celui qui avait perdu la course à la direction de Projet Montréal par 80 voix, en 2016.

Vrai changement pour Montréal, fondé en 2013, confirme avoir eu des échanges avec M. Lavoie. « C’est quelqu’un avec qui j’ai beaucoup de proximité », confie la chef actuelle, Justine McIntyre. Elle reconnaît que la COVID-19 « engendre des défis de taille », mais assure que son parti « sera sur la mappe » en 2021.

Donc la liste potentielle:

  • Projet Montréal et Valérie Plante, évidemment.
  • Balarama Holness, si Denis Coderre ne se présente pas.
  • Ensemble Montréal, qui cherche son prochain chef.
  • Équité Montréal, avec Jean-François Cloutier.
  • Réunifier Montréal avec Nicolas Poirier.
  • Vrai Changement, qui mentionne peut-être Guillaume Lavoie.
  • David Heurtel
  • Danièle Henkel
  • Denis Coderre
    Ça fait quand même beaucoup de candidats possibles. Je pense que la liste sera plus courte si Denis Coderre se présente, mais si nous pouvions avoir plus de 2 noms sur le bulletin de vote, ce serait bien!

vincemtl said: Donc la liste potentielle:

  • Projet Montréal et Valérie Plante, évidemment.
  • Balarama Holness, si Denis Coderre ne se présente pas.
  • Ensemble Montréal, qui cherche son prochain chef.
  • Équité Montréal, avec Jean-François Cloutier.
  • Réunifier Montréal avec Nicolas Poirier.
  • Vrai Changement, qui mentionne peut-être Guillaume Lavoie.
  • David Heurtel
  • Danièle Henkel
  • Denis Coderre
    Ça fait quand même beaucoup de candidats possibles. Je pense que la liste sera plus courte si Denis Coderre se présente, mais si nous pouvions avoir plus de 2 noms sur le bulletin de vote, ce serait bien!

Si les candidats sont nombreux, Plante sera avantagée. Contrairement à plusieurs ici, je ne pense pas qu’elle a la majorité des Montréalais derrière elle. Loin de là. Sa prise de pouvoir est surtout due à un vote sanction. Par contre elle a surement la base la plus solide et fidèle parmis les partis municipaux. Une division du vote verrait PM reconduit au pouvoir.

Je ne pense pas qu’aucun candidat n’a une majorité solide des montréalais derrière lui. On sait que Denis Coderre est grosso-modo aussi populaire que Plante dans les deux sondages de cet été (23-28 dans l’un, 28-23 dans l’autre). D’ailleurs des chroniqueurs disent que ces chiffres pourraient refroidir l’ardeur de Denis Coderre. C’est un peu normal, les raisons pourquoi il s’est brûlé sont toujours là. Point de vue démocratique, dans ce constat, je pense que c’est bien d’avoir des options.
Mais si on a encore une élection entre deux candidats, Denis Coderre n’est pas une certitude de victoire, qui pourrait l’être?

Je pense que la valse-hésitation des candidats tient au fait, comme l’a dit OusmaneB, que d’avoir plus d’un candidat sérieux contre Plante risque de jouer en sa faveur en divisant le vote. Si leur but premier est réellement d’éjecter Plante de la mairie, ils devront se concentrer sur un seul candidat vedette qui ratisserait large.

David Heurtel ou Danièle Henkel ont une certaine notoriété, mais le premier n’a pas tant de capital de sympathie et devra se défendre de son bilan de ministre libéral durant l’austérité, tandis que la seconde peut paraître très bourgeoise (ce qui sera encore plus évident comparé à Valérie Plante qui, il faut le dire, a un côté plus “accessible”). Au moins, Denis Coderre avait ce même côté relativement accessible (voir un peu ti-coune des fois selon moi, mais bon).

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À ratisser large, on perd de vision et de focus cependant. Ensemble Montréal n’a pas la même vision que Vrai Changement, par exemple. Je serais surpris si on n’a pas au moins 3 candidats sérieux. En bout de ligne, faut faire des choix sur sa plateforme.

Laurentia said: Je pense que la valse-hésitation des candidats tient au fait, comme l’a dit OusmaneB, que d’avoir plus d’un candidat sérieux contre Plante risque de jouer en sa faveur en divisant le vote. Si leur but premier est réellement d’éjecter Plante de la mairie, ils devront se concentrer sur un seul candidat vedette qui ratisserait large.

David Heurtel ou Danièle Henkel ont une certaine notoriété, mais le premier n’a pas tant de capital de sympathie et devra se défendre de son bilan de ministre libéral durant l’austérité, tandis que la seconde peut paraître très bourgeoise (ce qui sera encore plus évident comparé à Valérie Plante qui, il faut le dire, a un côté plus “accessible”). Au moins, Denis Coderre avait ce même côté relativement accessible (voir un peu ti-coune des fois selon moi, mais bon).

Si la dernière élection a montré quelque chose c’est bien que les gens élisent un personnage, pas un programme. Ça a l’air cynique dit comme ça mais les gens ont élu Plante et se sont mis à chialer contre des décisions qui étaient littéralement écrites noir sur blanc. C’est vrai que PM a été intelligent et n’a pas fait étalage des mesures les plus polarisantes de leur programme. Ils se sont concentré à fusiller Coderre qui biensur a mis toutes les conditions en place pour que ça arrive. Les gens ne lisent pas les programmes pour la plupart.

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vincetmtl said: À ratisser large, on perd de vision et de focus cependant. Ensemble Montréal n’a pas la même vision que Vrai Changement, par exemple. Je serais surpris si on n’a pas au moins 3 candidats sérieux. En bout de ligne, faut faire des choix sur sa plateforme.

Mon message précédent etait pour toi pas pour @Laurentia sorry!

Selon moi, c’est écrit dans le ciel que Coderre va revenir. Ce n’est qu’une question de temps.

Une course à trois avec Lavoie, Plante et Coderre ce serait intéressant. Je ne crois pas trop en Henkel ou Heurtel pour les mêmes raisons que @Laurentia a énumérées.

Haha, pas de trouble, anyway on discute de la même chose pas mal!
C’est vrai que beaucoup de gens votent comme ca. Au niveau des candidats, la dynamique est un peu différente je pense. Est-ce que Ensemble ou Changement, et leurs candidats, vont s’effacer malgré des divergeances de vision seulement pour battre Plante avec un seul candidat d’opposition et forcer tout ceux qui ne veulent pas Plante sur la même case dans le bulletin de vote? Il semble avoir un bon bassin de gens avec de la notoriété pour être à la tête de plusieurs partis, je ne pense pas que ça va arriver au point de faire une lutte à deux.
Dans tous les cas, je préfère avoir des options sur mon bulletin de vote qui viendrait un peu rejoindre mes opinions. J’avais bien aimé la plateforme de Vrai Changement à l’élection partielle du Plateau aussi… Je suis curieux de voir où ils iront. Une division du vote, c’est pas juste pour l’opposition si le parti est attirant et dans les mêmes platebandes au niveau des idées.

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Les réponses de Fitzgibbon par rapport à ses sollicitations pour des canadidat·e·s à la mairie.
«L’élu réagissait mercredi aux informations selon lesquelles il souhaite voir «n’importe qui» sauf Mme Plante accéder au pouvoir lors des élections municipales de 2021. Il soutient avoir de bonnes relations avec la mairesse actuelle. “Travaillons avec ce qu’on a”, a laissé entendre M. Fitzgibbon.
[…]
L’élu, qui a grandi à Montréal, a des «vues personnelles» sur l’élection, s’est-il contenté de dire.

Valérie Plante a-t-elle tenu ses promesses?

À un an de l’élection municipale, Radio-Canada passe en revue 64 engagements électoraux de la mairesse de Montréal.

Valérie Plante sollicitera un deuxième mandat le 7 novembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Charles Contanthttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743714/promesses-valerie-plante-projet-montreal-elections
Romain Schué (accéder à la page de l’auteur)Romain SchuéThomas Gerbet (accéder à la page de l’auteur)Thomas GerbetPublié à 4 h 10

Après trois ans au pouvoir, Valérie Plante et son parti Projet Montréal ont réalisé 50 % des promesses de leur plateforme électorale. Du reste, 33 % de ces engagements ont été tenus en partie, sont en cours de réalisation ou sont encore incertains, et 17 % ne devraient pas voir le jour d’ici le scrutin prévu le 7 novembre 2021.

1 - Transport collectif

Des autobus de la Société de transport de Montréal

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

  • Achat de 300 bus hybrides

TENUE : La commande a été faite dès janvier 2018. Une partie de cette flotte est déjà en service.


  • Création d’un bureau de projet de la ligne rose

TENUE : Il a été créé en début de mandat.


  • Début des travaux de la ligne rose en fin de mandat ou début du deuxième

NON TENUE : La première pelletée de terre n’arrivera pas en 2021 ou 2022. Aucune étude technique ou montage financier n’est réalisé. Toutefois, un projet de transport collectif sous la forme d’un tramway pourrait voir le jour dans le futur, sur un tronçon assez semblable à celui de la ligne rose. Dans le projet de loi 66 du gouvernement Legault, une des infrastructures prioritaires est un .


  • Tarification sociale à la STM : 40 % de réduction pour les personnes sous le seuil de faible revenu et gratuité pour les moins de 12 ans et les plus de 65 ans

EN COURS : Ce dossier n’est plus géré par la Ville de Montréal, mais par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Cette idée a bien été étudiée, mais rien n’a été annoncé pour le moment.


  • Rendre toutes les stations du métro accessibles aux personnes handicapées d’ici 2030

EN PARTIE TENUE : À l’heure actuelle, 16 stations sont munies d’ascenseurs et des travaux ont lieu dans 13 autres stations. L’objectif de la STM est d’atteindre 41 stations universellement accessibles d’ici 2025. Cependant, pour l’ensemble du réseau, qui en compte actuellement 68, on parle plutôt de 2038.


  • Pourparlers avec Québec pour accélérer l’extension de la ligne bleue

TENUE : Les travaux devaient débuter dès 2021, avec une mise en service en 2026. Mais les expropriations n’ont pas encore commencé et le gouvernement Legault a fait part de son pessimisme.


  • Étendre le service express de bus et assurer une desserte plus rapide sur l’ensemble du réseau

TENUE : Par exemple, une nouvelle ligne express, la 445, a été mise en place sur la rue Papineau, avec une voie réservée.


  • Meilleur accès aux véhicules en libre service au centre-ville : nouveau cadre règlementaire pour l’autopartage

TENUE : Les règles ont été assouplies en ce qui concerne le stationnement des véhicules en libre-service. Il y a désormais des espaces de stationnement au centre-ville et de nombreux arrondissements ont autorisé la présence de ces voitures.


2 - Gestion des chantiers

La circulation et les travaux sont une des principales préoccupations des Montréalais.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

  • Créer une escouade mobilité pour améliorer la circulation automobile et limiter les congestions

TENUE : Elle a vu le jour durant l’été 2018. Au total, 16 inspecteurs ont été engagés et le nombre d’interventions est en hausse constante.


  • Créer une brigade des chantiers pour améliorer la qualité des travaux de voirie

TENUE : La Ville a recruté, en 2019, plusieurs inspecteurs afin de créer une escouade des chantiers.


  • Nid-de-poule : meilleur équilibre entre les mesures temporaires de colmatage et reconstruction des rues

INCERTAINE : Le nombre de réclamations liées aux dommages causés par des nids-de-poule a grimpé. Chaque année, la Ville continue de colmater près de 200 000 nids-de-poule. Dans le même temps, elle a acheté de nouveaux appareils et espère, à long terme, améliorer ces interventions.


3 - Services aux citoyens

Deux personnes respectent la distanciation physique en discutant dans un parc, à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

  • Rénover les chalets de parcs, augmenter leurs heures d’ouverture

TENUE : En août 2019, le comité exécutif a décidé d’investir 11,5 millions de dollars pour rajeunir une cinquantaine de chalets.


  • Ouvrir des biergarten (brasseries en plein air) dans certains chalets de parc

NON TENUE : Aucun biergarten n’a vu le jour. La Ville préfère finalement créer des , comme le Café suspendu, sur le mont Royal.


  • Réintroduire le poste de gardien de parc

NON TENUE : Valérie Plante voulait donner (Nouvelle fenêtre) aux arrondissements les ressources pour engager ces personnes. Cela n’a pas été fait. La Ville dit vouloir plutôt soutenir les organismes qui font office de lors d’événements.


  • Nouvelle place publique sur McGill College

TENUE : Le concours de design est terminé et le visuel de la future place sans voiture a été présenté le 15 octobre (Nouvelle fenêtre).


  • Créer une promenade riveraine sur l’île Sainte-Hélène

NON TENUE : Ce projet n’a pas vu le jour, car l’administration Plante n’a pas été en mesure de l’ajouter aux travaux réalisés sur l’île pour la création d’un nouvel amphithéâtre. La Ville affirme cependant ne pas abandonner cette idée.


  • Restauration de la piscine cachée du Mont-Royal

EN COURS : La Ville affirme discuter avec le gouvernement Legault pour faire avancer le dossier de rétrocession du site comprenant l’ancien hôpital Royal Victoria.


  • Multiplier les brigades propreté

TENUE : Un projet pilote lancé durant l’été 2018 a été prolongé et étendu dans divers arrondissements situés en périphérie du centre-ville.

Voici la suite de l’article

4 - Taxation et bureaucratie

L’augmentation des taxes au-delà de l’inflation dès la première année de mandat de Valérie Plante avait marqué les esprits.

Photo : Radio-Canada

  • Ne pas augmenter les taxes au-delà de l’inflation

NON TENUE : Cette promesse a été brisée dès le premier budget. En revanche, par la suite, la hausse s’est limitée à l’inflation et un gel des taxes a été annoncé pour 2021.


  • Révision de la fiscalité résidentielle et commerciale, pour un meilleur équilibre, avec Québec et Ottawa

TENUE : Sous l’impulsion notamment de Montréal, les municipalités québécoises ont obtenu du gouvernement Legault une révision du pacte fiscal. Un point de la TVQ sera transféré aux municipalités, qui veulent varier leurs sources de revenus.


  • Réduire le nombre de « bureaux » créés par Denis Coderre

TENUE : Au moins trois ont été éliminés, en les fusionnant avec d’autres, par exemple le bureau de la Résilience avec celui du Développement durable.


  • Réduire les dépenses de chauffeurs du maire

TENUE : La mairesse a coupé un poste de chauffeur auxiliaire.


5 - Habitation

Des tours à condos au centre-ville de Montréal.

Photo : Getty Images / bakerjarvis

  • Minimum de 20 % de logements familiaux (3 chambres et plus) dans les nouveaux projets immobiliers résidentiels ainsi que 20 % de logements sociaux et 20 % de logements abordables

EN PARTIE TENUE : Un nouveau règlement, surnommé , a vu le jour, mais il ne va pas aussi loin que la promesse électorale. Dans les faits, il permet à des promoteurs de faire du « 20/15/20 » ou du « 20/20/10 ».


  • Créer un quartier familial sur le site de l’Hippodrome avec 8100 logements, dont 5000 logements de trois chambres et plus

EN PARTIE TENUE : Ce projet a été revu pour créer environ 6000 logements. Mais selon un rapport de l’Office de consultation publique (OCPM) dévoilé en octobre (Nouvelle fenêtre), les défis sont nombreux et la Ville promet d’analyser ces recommandations.


  • Assurer la construction de 12 000 logements sociaux et abordables en quatre ans

INCERTAINE : La Ville affirme que 76 % de sa stratégie est atteinte avec 3474 logements sociaux et 5607 logements abordables. Mais une nuance importante doit être apportée : contrairement à la promesse, il ne s’agit pas uniquement de nouvelles constructions. Certains logements déjà existants sont comptés. En juin, la vérificatrice générale avait souligné qu’aucun logement dans le cadre du programme AccèsLogis de la Ville n’était encore habité ou en construction.


6 - Social et éducation

Des policiers du SPVM interviennent auprès de personnes en situation d’itinérance.

Photo : Ivanoh Demers

  • Créer quatre nouvelles écoles « dans les prochaines années » : Hippodrome, quartier de la Mélasse dans Ville-Marie, Lachine-Est, Bellechasse dans Petite-Patrie

EN COURS : Un terrain est cédé à la Ville par les promoteurs du futur quartier des Faubourgs, dans Ville-Marie, pour construire une école. Ailleurs, rien de concret n’a encore été annoncé. La Ville affirme avoir identifié 15 sites prioritaires et dit travailler avec Québec pour une construction . Un projet pour une école dans Griffintown a quant à lui été mis de l’avant.


  • Faire pression sur Québec pour accélérer la rénovation des écoles

TENUE : La province a récemment annoncé une enveloppe de 806 M$ pour construire et rénover des écoles à Montréal.


  • Création d’un programme pour « faciliter l’accès à la propriété pour 5000 familles par année en remboursant la taxe de bienvenue »

EN PARTIE TENUE : Le programme a été créé et des subventions annoncées dès le printemps 2018. En revanche, seules 3000 familles en ont bénéficié depuis le début du mandat.


  • Construire 300 unités d’hébergement ou de transition par année pour lutter contre l’itinérance

NON TENUE : Des projets pour 570 unités de logement sont en développement ou en cours de réalisation, affirme la Ville. Après trois ans, il devrait déjà y en avoir 900 de construites. Par ailleurs, l’engagement a été modifié en 2018 pour une cible de 950 sur quatre ans.


  • Créer une ligne d’appels pour l’accès aux ressources socio-communautaires

TENUE : La ligne 211 (Nouvelle fenêtre) est en place depuis 2018


  • Exiger au SPVM un bilan bisannuel de l’état du profilage social

TENUE : Un rapport indépendant, commandé par la Ville, a été dévoilé en octobre 2019, révélant des . En juin, le SPVM a reconnu le « caractère systémique du racisme ».


Troisième partie de l’article

7 - Sécurité

En moyenne à Montréal, 14 piétons décèdent annuellement. De ce nombre, près de 60 % sont des piétons âgés de plus de 65 ans.

Photo : getty images/istockphoto / bee32

  • Allonger le temps de traverse piétonne

TENUE : Après plusieurs décès de piétons, le temps pour traverser a été allongé de 4 à 6 secondes, sur des centaines d’intersections de la métropole.


  • Création de saillies de trottoirs aux intersections, réduction de vitesses dans les rues, voies rétrécies, pistes cyclables protégées

TENUE : Plusieurs arrondissements ont réduit les limites de vitesse. De nombreuses rues et artères sont désormais limitées à 30 ou 40 km/h. Des pistes cyclables ont également été protégées.


  • Sécuriser l’ensemble des zones scolaires du territoire dans le premier mandat

EN COURS : 25 millions de dollars ont été annoncés pour protéger les abords des écoles, mais toutes les zones scolaires ne sont pas encore sécurisées.


  • Abolition de la politique de « 4 accidents avant d’agir » et sécurisation de 20 intersections parmi les plus dangereuses

EN COURS : La vieille politique a été abandonnée et plusieurs intersections ont été sécurisées, mais pas l’ensemble des 20 identifiées. La Ville explique avoir revu sa stratégie pour sécuriser toute intersection jugée problématique, en utilisant différents programmes.


  • Nouvelle réglementation avec une « largeur minimale pour les trottoirs »

TENUE : À la suite d’un rapport de l’ombudsman pour une affaire datant de 2015 concernant le trottoir de la rue Brébeuf, la Ville affirme avoir modifié sa façon de faire.


  • Réduction progressive de la circulation de transit sur la voie d’accès au parc du Mont-Royal, Camillien-Houde

TENUE : Un projet-pilote a d’abord vu le jour, afin d’interdire la circulation automobile. Cet essai, controversé, n’a pas été renouvelé. La Ville a finalement mis en place des voies sécuritaires, avec des centaines de bollards, afin d’empêcher des collisions. Des dos-d’âne sont aussi prévus, pour réduire la vitesse.


  • Consultations publiques pour la mise en œuvre du Réseau express vélo (REV)

TENUE : Au printemps 2019, l’administration Plante a lancé l’un de ses projets phares : des autoroutes réservées au vélo, qui permettent de relier les différents axes de la ville. Plusieurs ont vu le jour cet été et les travaux se poursuivent.


8 - Commerçants et économie locale

Des commerçants critiquent farouchement l’administration Plante ces derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

  • Revoir les règles qui régissent la fiscalité commerciale

TENUE : Une réforme de la taxation des commerces locaux a eu lieu. Après un premier allégement fiscal prévu dans le budget 2019, une nouvelle baisse a été décrétée l’année suivante.


  • Soutenir les commerçants affectés par des chantiers majeurs

TENUE : Un programme de compensation financière pour les commerçants, victimes de chantiers majeurs, a vu le jour.


  • Création d’un service de permis en ligne; réduire la bureaucratie

TENUE : Un nouveau site Internet a vu le jour en 2019. Il permet d’obtenir, en ligne, un permis pour des travaux résidentiels, pour déclarer un chat ou pour une occupation du domaine public.


  • Mettre en place un véritable plan commerce

INCERTAINE : Un engagement difficile à quantifier, mais la Ville a présenté, en 2018, son plan Accélérer Montréal (Nouvelle fenêtre).


  • Ouverture de deux premiers espaces pour entreprises émergentes dans des édifices vacants ou publics

TENUE : Un projet a été lancé dès la première année de mandat.


9 - Démocratie et transparence

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le président du comité exécutif, Benoit Dorais.

Photo : Radio-Canada

  • Permettre le vote libre au sein du parti Projet Montréal

INCERTAINE : De mémoire d’observateurs assidus présents au conseil de ville, les élus de Projet Montréal votent toujours en bloc, sans dissension. Selon nos sources, la ligne de parti est décidée en caucus. Vendredi, une élue a été exclue du caucus pour s’être opposée à une décision.


  • Intégrer des membres de l’opposition au sein du comité exécutif

TENUE : Jean-François Parenteau, Hadrien Parizeau ou encore Cathy Wong, qui s’étaient présentés sous les couleurs de l’Équipe Coderre, ont rejoint le comité exécutif.


  • Création d’une Commission sur la reddition de comptes pour la gestion de grands projets

NON TENUE : Cette commission n’a pas vu le jour; d’autres commissions similaires existent déjà, explique la Ville.


  • Organisation de 6 à 10 rencontres publiques de la Commission de la sécurité publique

TENUE : Depuis le début du mandat, le public est convié à la majorité de ces séances et peut s’adresser aux élus lors d’une période de questions.


  • Mettre un protocole pour encadrer les communications entre le maire et le SPVM

INCERTAINE : Impossible de vérifier cette promesse. , indique le cabinet de Valérie Plante.


  • Favoriser la participation citoyenne

TENUE : Le nombre de mandats octroyés à l’OCPM a augmenté de manière significative.


  • Soumettre les OBNL créés par la Ville à la loi sur l’accès à l’information

EN PARTIE TENUE : En raison des critères établis, seuls six organismes y ont été soumis, comme BIXI Montréal, mais pas Tourisme Montréal ou Montréal International.


  • Vérification des états financiers du 375e anniversaire de Montréal

TENUE : Fait en début de mandat.


  • Publier l’agenda de la mairesse

TENUE : Très critique à l’égard de son prédécesseur, Denis Coderre, qu’elle accusait d’organiser des rencontres derrière des portes closes, Valérie Plante a rendu public son emploi du temps.


  • Publier le registre des invités

EN PARTIE TENUE : Ce registre, banni par l’ex-maire Coderre, a été rétabli. Bémol : il n’est pas disponible pour consultation en ligne. Il faut passer par la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics.


  • Créer un véritable poste de maire dans Ville-Marie

EN COURS : Pour le moment, le maire de Montréal est automatiquement maire de Ville-Marie, mais une réflexion est en cours.


  • Élargir le statut d’électeur

NON TENUE : Valérie Plante avait notamment fait cette promesse à la communauté française, pour permettre à tous ceux résidant dans la métropole depuis au moins un an de voter. Mais il y a eu très peu d’avancées. Ce dossier a été renvoyé devant une commission municipale qui n’a pas encore étudié ce sujet. Il faudra par la suite un accord avec Québec.

Dernière partie de l’article sur les promesses de Valérie Plante

10 - Culture et événements

L’artiste Miro en concert au sommet de la tour du Stade olympique de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Nabi-Alexandre Chartier

  • Créer un centre de l’art amateur et du loisir, qui sera central et facilement accessible

NON TENUE : Si la Ville garde ce projet en tête, aucun élément concret n’a été abordé.


  • Revoir la taxation foncière pour les OBNL et certains usages culturels, comme les ateliers d’artistes

EN COURS : La Ville affirme attendre une réponse de Québec dans ce dossier.


  • Imposer un moratoire sur la conversion en zonage résidentiel des ateliers d’artistes et d’artisans

NON TENUE : Si la Ville garde ce projet en tête, aucun élément concret n’a été abordé.


  • Encourager le déploiement d’agents de liaison spécialisés en médiation culturelle dans chaque arrondissement avec des budgets ajustés en conséquence

TENUE : Un programme (Nouvelle fenêtre) a été mis en place.


  • Transférer la course de Formule électrique au circuit Gilles-Villeneuve et renégocier l’entente

INCERTAINE : Plutôt que de transférer cette course au circuit Gilles-Villeneuve, la mairesse Plante a mis fin au contrat dès décembre 2017. Des poursuites judiciaires sont toujours en cours et l’administration n’est pas fermée à un retour, mais uniquement sur l’île Notre-Dame.


11 - Environnement

Le Parc-nature du Cap-Saint-Jacques

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

  • Protéger les rares milieux humides restants

EN COURS : Dans son rapport déposé en juin 2020 (Nouvelle fenêtre), la vérificatrice générale de Montréal a constaté que l’objectif de 10 % de protection du territoire n’est pas atteint que plusieurs milieux naturels n’ont pas de statut de conservation. La Ville a toutefois investi 625 millions de dollars dans son dernier budget pour l’acquisition et la préservation d’espaces naturels.


  • Évaluer la possibilité de mettre en place un programme d’achat de terrains en rive afin de créer, à terme, un parc linéaire sur les berges de Montréal

TENUE : La Ville de Montréal s’est dotée d’un droit de préemption qui lui permet de se réserver la priorité sur l’achat d’un terrain. Il a été utilisé pour le site de la brasserie Molson, en bordure du fleuve, avec l’objectif, à long terme, de créer un parc linéaire.


  • Création du premier parc national urbain : dans Pierrefonds-Ouest

EN COURS : Des annonces en ce sens ont déjà été faites, mais la Ville doit encore s’entendre avec des promoteurs immobiliers, qui détiennent une partie des terrains convoités.


  • Créer un bain portuaire dans le Vieux-Port

NON TENUE : Ce projet a été retardé depuis le début du mandat, car il est jugé à la fois complexe et coûteux.

Romain Schué (accéder à la page de l’auteur)

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Montréal : l’électorat de Valérie Plante se fragilisehttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743385/sondage-intentions-vote-satisfaction-montrealais-elections-mairie-2021

Les Montréalais jettent un regard critique sur son administration, selon un sondage commandé par Radio-Canada à un an des élections municipales.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh DemersJérôme Labbé (accéder à la page de l’auteur)Jérôme LabbéPublié à 4 h 00

La mairesse de Montréal Valérie Plante aura à convaincre encore bien des électeurs si elle veut être réélue en novembre 2021.

À un an du scrutin, 41 % des Montréalais estiment qu’il est « très » ou « assez » probable qu’ils votent pour elle, selon un sondage commandé par Radio-Canada.

À l’inverse, 6 Montréalais sur 10 estiment « peu » ou « pas du tout » probable qu’ils l’appuient lors de l’élection l’an prochain. Et près de la moitié de ceux qui l’ont soutenue en 2017 se disent prêts à changer leur fusil d’épaule.

Selon le sondage, les jeunes de 18-24 ans forment le groupe d’âge qui a la meilleure opinion de l’administration Plante, tandis que les 55 ans et plus sont les moins enthousiastes.

Ces résultats ne constituent pas en soi une bonne nouvelle, admet l’experte en sondages Claire Durand, professeure au Département de sociologie de l’Université de Montréal. , nuance-t-elle.

Car la critique médiatique peut avoir influencé les répondants, explique Mme Durand, faisant référence aux nombreux reportages ayant donné écho aux insatisfactions liées à la gestion de la pandémie à Montréal.

La suppression de nombreuses places de stationnement pour faire place à des voies réservées aux piétons et aux cyclistes, par exemple, a soulevé l’ire de certains commerçants, dont les commentaires ont été relayés abondamment par la presse.

Bref, Claire Durand appelle à la prudence, d’autant plus que les adversaires de Valérie Plante en 2021 ne sont pas encore connus.

C’est certainement un drapeau rouge qui se lève, mais de là à dire que c’est cuit pour dans un an…

Claire Durand, professeure au Département de sociologie de l’UQAM

En 2017, Valérie Plante avait été élue après avoir récolté 51,4 % des voix exprimées, contre 45,7 % pour le maire sortant, Denis Coderre.

Montréal vue par ses habitants

Le sondage commandé par Radio-Canada laisse néanmoins entendre que les Montréalais ont une moins bonne opinion de leur ville qu’il y a trois ans.

Ainsi, 42 % des Montréalais estiment que leur perception de la métropole s’est détériorée depuis les dernières élections, tandis que 23 % d’entre eux affirment qu’elle s’est améliorée.

La perception de la ville de Montréal s’est détériorée depuis trois ans, tant chez les Montréalais que chez leurs voisins de la banlieue.

Photo : Radio-Canada

Les Montréalais semblent particulièrement critiques par rapport à certains enjeux. En ce qui concerne le coût des logements et des maisons, par exemple, 61 % des répondants montréalais estiment que la ville « va moins bien qu’il y a trois ans », alors que seulement 2 % d’entre eux jugent que la ville « va mieux qu’il y a trois ans ».

Une tendance similaire s’observe quant à l’état des routes et des rues (60 % contre 3 %); la fluidité des transports, la congestion routière et la gestion de travaux routiers (60 % contre 5 %); la santé économique de Montréal (42 % contre 5 %); et la vitalité commerciale du centre-ville (41 % contre 7 %).

Des voies sanitaires ont été aménagées cet été le long de nombreuses artères montréalaises, au grand plaisir des cyclistes… et au grand dam des automobilistes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À l’inverse, les Montréalais estiment que la situation de certains enjeux s’est améliorée sous Valérie Plante. Concernant le réseau des pistes cyclables, par exemple, 46 % des répondants montréalais estiment que la ville « va mieux », alors que 23 % jugent qu’elle « va moins bien ».

C’est aussi le cas pour les espaces verts (28 % contre 8 %); la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques (21 % contre 14 %); et le transport en commun (21 % contre 15 %).

Notre sondage montre par ailleurs que 42 % des Montréalais songent à quitter la métropole.

Globalement, 55 % des Montréalais se disent « confiants » quant à l’avenir de leur ville. Mais ils sont tout aussi nombreux (56 %) à affirmer que cette confiance s’est effritée en raison de la pandémie de COVID-19.

Au mois de mai, des autobus de la STM ont été transformés en cliniques mobiles pour augmenter le dépistage.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Cette crise, 57 % des Montréalais croient toutefois que l’administration Plante l’a « bien gérée ».

Cela étant dit, la pandémie de COVID-19, qui est loin d’être terminée, a un effet plutôt négatif sur l’opinion des Montréalais à l’égard du travail de la mairesse et de son équipe. Ainsi, 25 % des répondants montréalais affirment qu’ils ont aujourd’hui une « moins bonne opinion » de l’administration qu’avant la crise, alors qu’ils sont 19 % à dire l’inverse.

De manière générale, 45 % des Montréalais estiment que « l’administration Plante fait un bon travail »; 43 % croient qu’elle « fait un mauvais travail »; 12 % « ne savent vraiment pas ».

Le sondage, réalisé auprès de 1454 habitants du Grand Montréal, révèle par ailleurs que les banlieues jugent encore plus sévèrement le bilan de l’administration Plante depuis les élections de 2017 et la manière dont elle a géré la pandémie de COVID-19. En outre, les habitants de la Rive-Sud et de la Rive-Nord ont généralement une meilleure opinion de leur propre ville et se montrent plus satisfaits des services qu’ils reçoivent. À suivre cette semaine sur Radio-Canada.ca.

Ces résultats ne surprennent guère Danielle Pilette, experte en politique municipale et professeure associée à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM. Selon elle, pendant une période où les Montréalais cherchaient d’abord et avant tout .

, explique-t-elle.

Les Montréalais, poursuit Mme Pilette, sont particulièrement inquiets du coût des logements et des maisons. , observe-t-elle.

Si la tendance se maintient, le scrutin de 2021 pourrait prendre la forme d’un référendum sur le bilan de Valérie Plante, à en croire la professeure associée. , explique-t-elle.

En attendant, Mme Pilette conseille à Valérie Plante de miser sur en leur donnant , et ce, . . Surtout à quelques mois du scrutin, comme on l’a vu en 2017, lorsque la saga de la formule E a plombé la réélection de Denis Coderre.

Quelques pistes pour une dernière année de mandat

Mais que veulent vraiment les Montréalais?

Le coût des logements et des maisons est le problème numéro 1 auquel l’administration de la Ville de Montréal devra s’attaquer au cours des prochaines années, selon les résultats de notre sondage : 36 % des Montréalais estiment qu’il s’agit d’une « priorité ».

Suivent dans l’ordre : l’état des routes et des rues (31 %); le transport en commun (30 %); le logement social et la lutte contre la pauvreté (25 %); la fluidité des transports, la congestion routière et la gestion de travaux routiers (24 %).

La congestion routière demeure une source d’irritation majeure pour les automobilistes, tant à Montréal qu’en banlieue.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les résultats de ce coup de sonde ne surprendront guère les stratèges de Projet Montréal, estime le politologue Thierry Giasson, de l’Université Laval. Surtout en ce qui a trait aux préoccupations reliées à la congestion routière et à l’état des routes et des rues.

, analyse-t-il.

À un an des élections, la partie est encore loin d’être perdue pour Projet Montréal.

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Il y a quand même 58% des montréalais qui pensent que la situation s’est soit améliorée, soit est restée stable. À écouter les nouvelles depuis des mois, on croirait que ces gens constituent une minorité…

Faire un sondage sur l’économie et le centre-ville avec la pandémie, c’est certain que ça n’aide pas. Ce sont des secteurs extrêmement touchés. Sans la pandémie, objectivement l’économie de Montréal serait au mieux, comme le CV en général.

Je trouve ça spécial quand même. Montréal pré-pandémie était au milieu d’un boom économique sans précédent. On dirait que notre perception de la ville est pas mal plus influencée par la situation de cet été, surtout par rapport à la construction au centre-ville. In fairness par contre, la rue Ste-Catherine était déjà en projet avant l’arrivée de Projet Montréal, et le REM n’est pas du ressort de la Ville… La seule chose c’est la réfection de McGill et le réaménagement de la rue Peel…

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47% de ceux qui ont voté pour elle aux dernières élections ne voteront pas pour elle cette fois-ci (Peu probable et pas probable du tout mis ensemble) ! C’est quand même un gros red flag. Comme je disais, le principal danger pour les opposants à Plante c’est la division du vote. À suivre