Migration, émigration et immigration - Discussion générale

C est pas forcément une bonne nouvelle.J’ai jamais vu une communauté aussi farouche envers langue francaise avec les grecs et les italiens .Meme les enfants qui parlent français ne veut pas dire qu’ils ladoptent, bien au contraire. Ils imposent l’anglais devant des québécois francophones. Ca se compte sur les doigts de la main les fois où jai vu un indien faisant un effort de baragouiner le francais.

Au sujet du camionnage ils vont en Ontario car le gouvernement est beaucoup plus laxiste qu’au Quebec. La plupart n’ont pas le niveau.

Amenez des latinos et dautres pays francotrope qui adoptent le français sans avoir besoin de leur dire.

Je dirai que leur anglais est pitoyable et leur francais ont en parle pas. Mais bon c’est une observation que je fait quand a leur enfants comme plusieurs indiens m’on dit. Le francais c’est la langue du secret quand les enfants ne veulent pas que leur parents comprennent ils se parlent entre eux en francais.

Et tout les indiens que je connais sont fier que leurs enfants savent le francais. Ca les distingue des indiens des autres provinces.

Pour parler des chiffres sur l’immigration, à peine la moitié des indiens qui ont immigrés au Québec y sont encore 5 ans plus tard .

Est-ce qu’on parle des résidents permanents, temporaires comme étudiants, ou bien toute catégorie confondue?

Chiffres pour les immigrants permanents.

Depuis la fin du PEQ, les immigrants francophones se tournent vers d’autres provinces

De nombreux immigrants francophones qui voulaient s’installer durablement au Québec, mais qui ont été pris de court par la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) en novembre se tournent vers le programme d’immigration fédéral Entrée express, les poussant vers les autres provinces canadiennes.

Depuis l’annonce de la fin du PEQ, de nombreux immigrants ont témoigné dans les médias de l’incertitude qui règne dans leur foyer. S’ils ont accumulé plusieurs mois, voire plusieurs années de travail au Québec, ils se retrouvent désormais contraints à devoir contempler un retour vers leur pays d’origine, car ils sont incapables d’obtenir leur résidence permanente.

Comme l’explique en entrevue avec Le Devoir l’avocat Xavier Hamel, associé au cabinet d’avocat Langlois, d’autres options sont possibles pour les personnes qui ne veulent pas mettre une croix sur leur projet d’immigration au Canada. Le hic ? Elles doivent être prêtes à quitter le Québec. C’est le cas, par exemple, du programme fédéral Entrée express.
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Au moins 1000 employés, dont plus de 200 enseignants et plus de 700 membres du personnel de soutien, verront leur permis de travail arriver à échéance en 2026. Et ces chiffres pourraient être encore plus élevés, car ils découlent d’une compilation de Radio-Canada auprès de seulement 10 centres scolaires sur 72. Il s’agit toutefois des 10 plus populeux, concentrés dans les régions de Montréal et Québec.

Parmi les personnes dont le permis de travail viendra bientôt à échéance, nombreuses sont celles qui désirent s’installer pour de bon au Québec.

Et pour ce faire, depuis la disparition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), c’est maintenant le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) qui est la voie principale menant vers un statut de résident permanent.

Radio-Canada a récemment révélé que 6300 employés de la santé verront leur permis de travail arriver à échéance cette année. Le ministre Jean-François Roberge a promis par la suite que tous ceux qui, dans ce groupe, déposeraient leur candidature au PSTQ seraient sélectionnés par Québec.
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« Ce sont 444 personnes qu’on ne peut vraiment pas se permettre de perdre », dénonce Geneviève Blanchard, directrice générale de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

444 : c’est le nombre d’éducatrices ou d’aides-éducatrices à la petite enfance ayant une demande admissible en attente en vertu du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), la nouvelle voie principale menant à la résidence permanente depuis l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) à l’automne dernier.

Depuis juillet 2025, seules 144 éducatrices ou aides-éducatrices ont reçu une invitation de Québec, c’est-à-dire qu’elles ont le feu vert pour poursuivre le chemin vers la résidence permanente. Bref, il y a trois fois plus de dossiers en attente que de dossiers acceptés jusqu’à présent.

Une situation potentiellement catastrophique pour le milieu de la petite enfance en pleine pénurie de main-d’oeuvre, selon Samir Alahmad, le président de l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ).
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Quand Lena Diab a été nommée à la tête du ministère de l’Immigration, les attentes des milieux communautaires et associatifs étaient élevées.

La nouvelle ministre était elle-même une fille d’immigrants trilingue et avait passé une partie de son enfance au Liban avant de revenir au Canada. De plus, Mme Diab avait déjà siégé au cabinet de sa province, la Nouvelle-Écosse.

Radio-Canada s’est entretenu avec cinq autres organismes qui déplorent l’inaccessibilité de Lena Diab. Parmi eux, le Congrès ukrainien-canadien, qui a pu échanger brièvement avec la ministre une seule fois, par visioconférence, au printemps dernier.
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Sondage sur l’immigration/ Huit Québécois sur 10 veulent garder les travailleurs étrangers déjà en emploi

De plus en plus de Québécois veulent garder les immigrants temporaires déjà en emploi. Un sondage Léger réalisé pour l’Union des municipalités (UMQ) montre que 83 % des répondants souhaitent qu’ils puissent rester.

« Les résultats confirment ce que j’entends et vois sur le terrain : la population est vraiment derrière nous et solidaire dans cet enjeu-là », affirme Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet et vice-présidente de l’UMQ.

À l’inverse, seuls 8 % estiment que ces travailleurs ne devraient pas pouvoir demeurer au Québec, tandis que 9 % préfèrent ne pas se prononcer.

Cet appui s’inscrit dans une tendance à la hausse. En novembre 2025, 79 % des répondants disaient déjà vouloir que les immigrants temporaires en emploi puissent rester.

L’appui est élevé dans toutes les régions du Québec. À Montréal comme ailleurs, plus de 8 répondants sur 10 souhaitent que les travailleurs étrangers temporaires puissent demeurer ici.

Les résultats varient peu selon l’âge. L’adhésion est particulièrement forte chez les 55 ans et plus, mais elle demeure majoritaire chez les plus jeunes adultes. Les femmes affichent aussi un niveau d’appui légèrement supérieur à celui des hommes.

Renouvellement des permis

Au-delà du droit de rester, une nette majorité des Québécois appuient également le renouvellement des permis de travail. Le sondage indique que 77 % des répondants jugent que le gouvernement fédéral devrait faciliter le renouvellement des permis pour les travailleurs déjà établis au Québec.

Ces résultats surviennent alors que de nombreuses municipalités font face à des pénuries de main-d’œuvre persistantes. Dans plusieurs régions, les employeurs misent sur l’intégration durable des travailleurs étrangers déjà présents pour soutenir l’économie locale.

Souvent, les entreprises ont tenté de recruter de la main-d’œuvre locale et n’en ont pas trouvé. Ces gens-là viennent littéralement sauver des entreprises.

Geneviève Dubois, vice-présidente de l’UMQ

« On sait que si les permis de ces gens-là ne sont pas renouvelés, c’est 35 % de nos entreprises qui pourraient être vulnérables et avoir de la difficulté à se maintenir. Et en région, ça a de l’impact », soutient Geneviève Dubois.

Malgré un débat public souvent polarisé sur les seuils d’immigration et la capacité d’accueil du Québec, l’opinion semble beaucoup plus claire lorsqu’il est question de travailleurs étrangers déjà installés.

Le sondage a été réalisé en ligne du 20 au 22 février auprès de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus. Les résultats ont été pondérés afin de « garantir un échantillon représentatif de la population à l’étude ». La marge d’erreur est estimée à environ 3,1 %, 19 fois sur 20.

Un enjeu politique

La situation des travailleurs temporaires et leur accès à la résidence permanente figurent parmi les dossiers suivis de près dans la course à la succession de François Legault. Christine Fréchette, favorite dans les sondages, s’est engagée à rétablir le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour deux ans, avec une clause de droits acquis pour ceux qui étaient déjà au Québec au moment de sa fermeture. Bernard Drainville, son rival, propose lui aussi une mesure transitoire, mais réservée aux travailleurs de secteurs jugés prioritaires. Rappelons que le PEQ, aboli en novembre 2025, a été remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui repose sur une sélection par invitation selon les besoins du marché du travail et d’autres priorités fixées par Québec.

PEQ et immigration/ Combien bénéficieraient d’une « clause grand-père » ?

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

Manifestation contre l’abolition du PEQ, plus tôt ce mois-ci.

Le débat sur la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) par le ministère de l’Immigration du Québec a soulevé une levée de boucliers, à droite comme à gauche.

Presque à l’unanimité, les intervenants ont réclamé une clause de droits acquis pour ces travailleurs et étudiants qui avaient commencé leurs parcours, en toute bonne foi, avec l’intention d’utiliser cette voie rapide pour obtenir leur résidence permanente.

Mais la question qui se pose, c’est combien de possibles immigrants bénéficieraient d’une éventuelle « clause grand-père » ? Et quelles limites fixerait-on à cette clause1 ?

J’ai parlé à certains intervenants, puis posé la question au cabinet du ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge. Plus précisément, j’ai voulu connaître le bassin maximum de candidats possible, compte tenu des critères généraux du programme.

Réponse du Ministère : 240 000.

Bref, difficile d’avoir des estimations précises, mais on peut penser que la clause de droits acquis sécuriserait possiblement la situation d’un maximum de 50 000 à 80 000 personnes sur trois ans, dont une bonne partie seraient admissibles autrement de toute façon.

C’est loin d’être négligeable, mais n’oublions pas que ce sont des personnes bien formées, qui parlent français, qui occupent déjà un emploi (ou étudient) et qui remplissent des fonctions essentielles dans des organisations, notamment en région.

Plus de détails

Pardon ? Est-ce vraiment autant ? Si le Québec accepte un tel nombre d’immigrants au PEQ, disons sur trois ans, ça voudrait dire 80 000 par année, alors que le seuil d’immigrants économiques annuel est plutôt de 29 000.

Mais voyons comment le Ministère arrive à ce volume de 240 000 et ce qu’il signifie, plus précisément. Pour vous faciliter la compréhension, j’ai arrondi tous les chiffres.

D’abord, il faut savoir que le Québec compte quelque 350 000 résidents non permanents qui ne sont pas des demandeurs d’asile. Ce chiffre vient de Statistique Canada (octobre 2025).

De ce groupe, il faut retrancher tous les travailleurs étrangers temporaires qui déclarent ne pas connaître le français, et qui sont donc non admissibles au PEQ, soit 110 000 personnes.

Il faut aussi retrancher les travailleurs dont le faible niveau de formation, d’études, d’expérience ou de responsabilités les rend inadmissibles au PEQ, soit 45 000, selon les estimations du Ministère. Ce sont les baristas, les manœuvres et les commis, entre autres.

Doivent aussi être soustraits, pour des raisons techniques, deux autres groupes, qui totalisent environ 50 000 personnes.

Total des personnes possiblement admissibles au PEQ, donc : 145 000 (350 000 - 110 000 - 45 000 - 50 000).

Ce n’est pas tout. À ces 145 000 personnes, il faut ajouter leurs accompagnateurs, qui reçoivent leur laissez-passer au PEQ même s’ils ne remplissent pas les mêmes critères que le requérant principal, affirme le cabinet du Ministère. Ce groupe représenterait environ 95 000 personnes.

Total final, donc : 240 000 personnes (145 000 + 95 000).

Vous me suivez toujours ?

Attention, il ne s’agit pas du nombre probable de candidats admis au PEQ, mais des personnes qui pourraient être susceptibles de déposer leur candidature (ou d’être impliquées par une candidature pour les accompagnateurs). Bref, c’est le bassin.

En réalité, certains étudiants étrangers n’ont pas l’intention d’immigrer ici.

D’autres ne termineront pas leurs études, condition essentielle au volet étudiant du PEQ, ou étudient dans un établissement anglophone, ce qui les exclut d’emblée, m’explique le député solidaire Guillaume Cliche-Rivard.

Même chose pour les travailleurs pour les critères qui les concernent.

Surtout, il y a un grand nombre de travailleurs étrangers temporaires qui seraient disqualifiés, car n’ayant pas le niveau 7 (sur 10) de maîtrise du français.

« L’obtention du niveau 7 fait toute la différence pour se qualifier au PEQ », me dit M. Cliche-Rivard, qui a pratiqué une douzaine d’années comme avocat en immigration.

Autre élément : ce bassin de 240 000 englobe les étudiants arrivés au Québec après la suspension du volet étudiant du PEQ, en novembre 2024, comme les travailleurs arrivés ici après la mise sur pause du PEQ pour les travailleurs, en juin 2025.

À mon avis, ces deux sous-groupes ne devraient pas bénéficier d’une clause de droits acquis, puisque leur programme était suspendu à leur arrivée, puis a été aboli, en novembre 2025. Impossible de savoir combien ils sont.

Cela dit, il est loin d’être certain que ce bassin de moins de 240 000 personnes ferait une demande au PEQ, et encore moins qu’elles seraient admises.

Depuis 5 ans, il y a eu quelque 15 000 personnes admises au PEQ par année, en moyenne. Le nombre de personnes admises au PEQ représentait moins de 4 % du bassin de candidats potentiels en 2022 et 2023, proportion qui est passée à 7,3 % du bassin en 2024, voire à environ 8 % en 2025, si l’on se fie aux chiffres du Ministère.

Comme le bassin actuel est de 240 000, le taux de 8 % donne environ 19 000 personnes pour l’année en cours.

Sachant que les droits acquis s’appliqueraient probablement aux nouveaux arrivants des trois dernières années, si l’on se fie aux règles du PEQ, on aurait au plus 58 000 admissions au PEQ en vertu d’une « clause grand-père » (8 % X 240 000 X 3 ans).

C’est beaucoup en regard du volume planifié d’immigrants économiques (29 000 par année), mais ça demeurerait gérable.

Pourquoi ? D’abord, ces admis le seraient sur 2-3 ans, selon leur parcours de travail ou d’études, ce qui donne peut-être 20 000 par année.

Ensuite, ces immigrants seraient de toute façon admis parmi les 29 000 immigrants économiques annuels prévus par le Ministère, mais via un autre programme que le PEQ, comme le nouveau PSTQ, soit le Programme de sélection des travailleurs qualifiés.

Le cabinet du ministre me dit que le volume annuel pourrait être plus élevé que les taux récents (7,3 % en 2024). Car avec le resserrement de l’immigration à Québec, mais surtout à Ottawa, bien des résidents non permanents se sont tournés vers le PEQ.

Le nombre de demandes au volet pour travailleurs du PEQ a d’ailleurs bondi dans les mois précédant sa suspension, en juin 2025. Le volume a doublé, passant de quelque 425 à 850 par mois (tous ne sont pas nécessairement admis, mais ça vous donne une idée).

Fort bien. Mais même en supposant un afflux de candidats admissibles, on passerait à quoi, 80 000 ? C’est probablement un gros gros maximum.

Bref, difficile d’avoir des estimations précises, mais on peut penser que la clause de droits acquis sécuriserait possiblement la situation d’un maximum de 50 000 à 80 000 personnes sur trois ans, dont une bonne partie seraient admissibles autrement de toute façon.

C’est loin d’être négligeable, mais n’oublions pas que ce sont des personnes bien formées, qui parlent français, qui occupent déjà un emploi (ou étudient) et qui remplissent des fonctions essentielles dans des organisations, notamment en région.

Le Ministère aurait intérêt à raffiner rapidement ses estimations et la CAQ, à proposer une « clause grand-père » avec des balises claires.

  1. Il est facile de comprendre que l’étudiant qui voulait utiliser le PEQ et qui avait fait 7 sessions universitaires sur 8 est victime d’une injustice. Même chose pour le travailleur ayant les compétences visées et qui parle français à qui il manque un mois de travail pour atteindre ses 24 mois d’expérience de travail. Mais faut-il accorder aussi des droits acquis à ceux qui, au moment de l’abolition, n’avaient fait qu’un mois de travail ou d’études ? Difficile de faire autrement.

Dans la Presse

Programme de sélection des travailleurs qualifiés | Beaucoup d’appelés, encore peu d’élus

Depuis l’entrée en vigueur du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), le 1er juillet, 6928 personnes ont reçu une invitation à immigrer de façon permanente au Québec.

Les données rendues publiques par le ministère de l’Immigration montrent toutefois que le bassin demeure beaucoup plus vaste : 80 000 candidats ont déposé leur déclaration d’intérêt.

Le gouvernement prévoit accueillir environ 29 000 personnes cette année dans la catégorie économique.

Pour des dizaines de milliers de travailleurs déjà installés au Québec, l’invitation se fait toujours attendre.
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