Migration, émigration et immigration - Discussion générale

Bon le seul avantage c’est que maintenant ils peuvent plus promettre le PEQ…:smiling_face_with_tear:

Pendant ce temps à Ottawa…

Nouvelles règles en immigration: Ottawa serre la vis à des dizaines de milliers de demandeurs d’asile

Avocats et organismes s’attendent à ce que les changements provoquent confusion et incompréhension

Alors qu’Ottawa s’apprête à changer les règles en immigration, des dizaines de milliers de demandeurs d’asile déjà au pays voient soudain leurs chances de trouver refuge au Canada compromises.

Le projet de loi omnibus C-12, qui franchira lundi sa dernière étape au Sénat, prévoit une série de changements visant à « renforcer l’intégrité des systèmes d’immigration et d’asile au Canada ».

Ces mesures adoptées par les libéraux de Mark Carney en décembre dernier constituent un revirement flagrant face au discours migratoire inclusif auquel nous a habitués Justin Trudeau.

L’un des nombreux articles critiqués du projet de loi concerne les demandeurs d’asile, dont la demande sera désormais jugée « irrecevable » si elle est déposée plus d’un an après leur arrivée au Canada.

Cette nouvelle règle serait rétroactive jusqu’en juin 2025, et toucherait des dizaines de milliers de demandeurs d’asile, y compris au Québec. Ces derniers sont souvent arrivés comme étudiants étrangers ou travailleurs temporaires.

« Ça va créer un sentiment de panique chez ceux et celles qui sont déjà sur le territoire », appréhende Amel Zaaza, directrice de l’Observatoire pour la justice migrante.

La ministre de l’Immigration Lena Diab estime qu’uniquement entre juin et fin octobre 2025, près de 20 000 dossiers devraient changer de pile. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) n’avait pas de chiffres plus à jour.

Plutôt que d’obtenir une audience devant un commissaire à l’immigration, les demandeurs d’asile concernés devront se limiter à déposer un dossier papier pour qu’un fonctionnaire d’Immigration Canada examine les risques de les renvoyer dans leur pays d’origine (un processus appelé ERAR).

Un tel changement des règles en cours de route constitue « une injustice flagrante » qui n’est pas sans rappeler le Programme expérience Québec (PEQ), estime Louis-Philippe Jannard, coordonnateur à la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

« Sauf que dans le cas des personnes qui demandent l’asile, c’est souvent une question de vie ou de mort », ajoute-t-il.

À risque

Avocate au Centre des réfugiés, Me Suzanne Newing s’inquiète tout particulièrement pour les femmes victimes de violence basée sur le genre et pour les personnes issues de la communauté LGBTQ+, qui ne demandent pas toujours l’asile dès leur arrivée au Canada.

« Souvent, dans ce genre de cas, la seule preuve qu’ont ces demandeurs d’asile est leur témoignage. […] Une audience est absolument essentielle », affirme-t-elle.

Le Centre des réfugiés rappelle dans un mémoire que les commissaires ont approuvé les demandes d’asile à 78 % en 2025. Dans le cas de l’ERAR, c’est plutôt 46 % selon IRCC.

De plus, les documents pour l’examen des risques avant renvoi doivent être soumis dans un délai d’un mois et la décision ne peut faire l’objet d’un appel, à moins de passer par la Cour fédérale.

EN PLEINE INCERTITUDE DEVANT LES CHANGEMENTS

La confusion et l’appréhension règnent chez des demandeurs d’asile, qui peinent à comprendre si les changements imminents au système d’immigration s’appliquent à eux.

Temri et Jonathan, une sœur et un frère originaires de l’Érythrée qui se sont réfugiés à Montréal, nagent en pleine incertitude vu leur parcours migratoire cahoteux.

« Ces trois dernières années ont été les plus stables de ma vie. Je ne peux tout simplement pas m’imaginer retourner en Érythrée », laisse tomber Temri, arrivée par le chemin Roxham en 2023.

Quant à son grand frère Jonathan, qui a quitté le Minnesota à la fin janvier pour la rejoindre dans son modeste appartement, il attend toujours de pouvoir demander l’asile officiellement.

Nous préservons leur anonymat vu leurs craintes qu’il y ait des répercussions à leurs demandes d’asile.

Tous deux ont entendu parler du projet de loi C-12 qui resserre les règles du système d’immigration et qui leur rappelle certaines politiques des États-Unis où ils ont longtemps vécu.

« Il est impossible d’adopter ce projet de loi sans mettre de côté un peu de son humanité », affirme sans détour Jonathan, en interpellant députés et sénateurs pour qu’ils pensent aux personnes touchées avant de voter.

Conversations difficiles

Les organismes d’aide aux demandeurs d’asile sont aussi confrontés à l’anxiété de leurs clients qui seront concernés par les changements à la loi.

« On a commencé à parler à certains d’entre eux et ils sont très inquiets. Ce sont des conversations difficiles à avoir », souligne Me Suzanne Newing, avocate au Centre des réfugiés.

Devant l’amplitude du projet de loi, qui touche autant les contrôles frontaliers et les mesures d’expulsion que le système de demande d’asile, les milieux communautaires et juridiques ne savent pas toujours où donner de la tête.

« Même pour les juristes et les avocats, ce n’est pas évident d’orienter les gens », constate Amel Zaazaa, directrice de l’Observatoire pour la justice migrante.

Louis-Philippe Jannard, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), redoute pour sa part une mise en place tumultueuse des changements.

« Déjà, les communications avec le fédéral sont chaotiques. C’est sûr qu’il y aura un grand besoin d’information et d’accompagnement dans le nouveau processus », entrevoit-il.

https://www.journaldemontreal.com/2026/03/09/nouvelles-regles-en-immigration--ottawa-serre-la-vis-a-des-dizaines-de-milliers-de-demandeurs-dasile

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Près de 900 travailleurs de la santé, de l’éducation et de la petite enfance, issus de l’immigration, ont reçu en février le feu vert de Québec pour poursuivre leurs démarches vers la résidence permanente, en vertu du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) qui a remplacé le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Près de 27 % des invitations au mois de février ont été envoyées à des travailleurs de la santé.

Ce sont 684 personnes qui ont reçu une invitation dans l’une des professions ciblées du secteur de la santé, confirme un porte-parole du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI).

La majorité d’entre eux, soit 326, travaillent dans les régions administratives de Montréal et de la Capitale-National.
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Travailleurs temporaires : Ottawa annonce deux mesures de rétention

ttawa répond aux demandes de Québec avec deux mesures touchant les travailleurs temporaires.

Le gouvernement fédéral prolongera d’un an les permis des travailleurs sélectionnés pour la résidence permanente et portera de 10 à 15% le quota d’embauches pour les postes à bas salaire.

Le reportage de Jacaudrey Charbonneau.

Le gouvernement du Canada annonce une nouvelle mesure provisoire pour retenir les travailleurs étrangers temporaires en voie d’obtenir la résidence permanente au Québec.

Cette mesure permettra aux travailleurs détenant un permis de travail fermé de continuer à travailler pour leur employeur actuel pour une période supplémentaire maximale de 12 mois, précise le gouvernement fédéral, qui dit reprendre le contrôle sur son système d’immigration.

Toutefois, cette mesure s’applique seulement aux personnes qui ont été invitées à soumettre une demande de sélection permanente (DSP) au Québec.

La mesure concerne en premier lieu les 8000 à 10 000 travailleurs étrangers temporaires qui sont dans les régions rurales, où les besoins sont criants, a souligné le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec, Joël Lightbound.
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Une mère échappe à l’expulsion à la dernière minute

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Maria Cordova, son conjoint, Garcia Huerta, et leur fille, Madison, à l’aéroport Montréal-Trudeau, lundi

À l’aéroport Montréal-Trudeau, lundi en fin d’après-midi, Maria Cordova attendait de monter dans un avion pour le Mexique avec sa fille Madison, 20 mois. Le vol devait décoller à 20 h. Vers 18 h, la nouvelle est tombée : son renvoi était suspendu in extremis par une décision ministérielle.

Un jugement de 18 pages

Deux jours plus tôt, la Cour fédérale avait refusé de suspendre l’expulsion.

Dans une décision de 18 pages rendue le 14 mars, le juge Benoît Duchesne conclut en effet que Maria Cordova ne satisfait pas aux critères permettant d’obtenir un sursis.

Pour suspendre un renvoi, une personne doit démontrer trois choses : qu’elle dispose d’une cause solide, qu’elle subirait un « préjudice irréparable » et que la balance des inconvénients joue en sa faveur. Selon le tribunal, ces critères ne sont sont pas remplis.

(…)

Plus de départs que d’arrivées au Québec en 2025

Pour la première fois en près de 30 ans, plus de personnes ont quitté le Québec qu’il n’en est arrivé. Au total, la province a perdu 7126 migrants en 2025, selon des données publiées mercredi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Manchette La Presse

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L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui pourrait entraîner le départ de milliers d’étudiants et de travailleurs étrangers du Québec, viendra-t-elle atténuer la pénurie de logements locatifs dans la province ? Sans doute, répondent des experts. Mais la crise de l’abordabilité, elle, n’est toutefois pas en voie de se résorber, précisent-ils.

Pour l’instant, les effets concrets que cette décision politique pourrait avoir sur le nombre d’immigrants au Québec sont toutefois difficiles à mesurer. Dans un courriel au Devoir , le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI) indique que 18 829 certificats de sélection du Québec, menant à la résidence permanente, ont été délivrés par la province l’an dernier, contre 20 201 en 2024.

Pendant ce temps, le plus récent rapport mensuel de Rentals.ca et d’Urbanation indique que, à l’échelle du pays, les loyers ont diminué de 2,8 % en mars par rapport à la même période l’an dernier, pour se situer en moyenne à 2030 $. Au Québec, cette baisse est de 3,1 %, pour un loyer moyen de 1916 $.

Cette baisse des loyers est toutefois notée principalement dans les logements vacants en quête de locataires. En se penchant plutôt sur les loyers réels des logements déjà occupés, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) faisait état en décembre dernier d’une augmentation marquée des loyers au Québec en 2025. Une situation notamment attribuable au taux d’augmentation historiquement élevé de 5,9 % alors recommandé par le Tribunal administratif du logement.
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Absolument pas scientifique, mais j’ai vu plus d’appartements en location dans la rue sur le Plateau ces dernières semaines, que ces dernières années.

Pour voir un impact réel de la baisse de l’immigration ait un impact réel, il faut avoir des quartiers ou les immigrants temporaires étaient concentrés. À Kingston en Ontario c’est ce qui s’est observé autour de l’Université Queens.

Dans un marché composite comme Montréal (et de façon globale au Québec), ça n’aura surement pas d’impact majeur. Sur le Plateau c’est pas parce que y’a quelques français de moins que le quartier ne demeure pas attractif… et donc que les prix ne baisseront surement pas.

Quelques chiffres sur les résidents non permanents au Québec (RNP).

Au premier janvier, c’était 514k (contre 546k au 1er octobre 2025). On doit être rendu autour de 480k actuellement. Parmi cela, 190k demandeurs d’asiles (ça ne baisse pas). Ça baisse du côté des travailleurs et des étudiants. À ce rythme, le Québec et le Canada atteindront la cible fédérale de 5% de RNP dans l’année, et le Québec atteindra sa cible de 300k en 2027 ou 2028.

Paradoxalement, plus on avance, plus un retour du PEQ devient possible. Pourquoi ? Parce qu’une fermeture d’un an (accompagnée des non-renouvellements des permis du côté fédéral) fait baisser le nombre potentiel de personnes admissibles. Ça laisse un peu plus de marge de manœuvre au gouvernement pour rouvrir le PEQ tout en respectant ses cibles de résidents permanents.

On verra donc les modalités précises que Fréchette amènera une fois élue, si c’est bien elle qui devient PM. Ça ne sera pas les mêmes qu’a la fermeture du PEQ selon moi, à voir si ça change de beaucoup ou pas.

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Ottawa durcit l’accès au système d’asile et le fait rétroactivement. Désormais, une demande d’asile déposée plus d’un an après l’entrée au Canada est jugée irrecevable, y compris pour les personnes arrivées depuis 2020.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-03-30/immigration/ottawa-resserre-les-regles-du-systeme-d-asile.php

Texte de la Presse canadienne

Les femmes immigrantes diplômées ont du mal à faire reconnaître leurs compétences

[…]
« Malgré un niveau d’éducation supérieur à la moyenne québécoise, 45,2 % des femmes immigrantes sont déqualifiées, c’est-à-dire qu’elles occupent un emploi exigeant un niveau de qualification inférieur à leur diplomation. Cela a un impact direct sur leur sécurité économique », a expliqué Ruth Sara Monteau au moment du dévoilement d’un rapport sur la situation des femmes immigrantes dont elle était chargée de projet.

La publication du rapport, intitulé Vers l’égalité des chances, s’accompagne d’une campagne de sensibilisation sous le thème « Qualifiées, mais invisibles » visant à faire connaître la réalité de ces femmes dont le Québec se prive de leurs compétences.
[…]

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-04-01/clause-de-droits-acquis/la-promesse-de-christine-frechette-ouvrirait-la-porte-a-125-000-immigrants.php

Deux mois plus tard, on arrive au chiffre que j’avais estimé en triangulant pendant une heure les statistiques disponibles publiquement sur l’immigration…

Évidemment PSPP casse encore du sucre la dessus (quelle crédibilité quand il disait que la clause grand-père concernerait 300 à 600k personnes, et que ça sera donc max 125k…?).

Même le ministre Roberge qui est tres restrictif sur l’immigration est venue appuyer Christine Frechette a la radio sur les 125000 immigrants concernant le PEQ .

Comme il dit c’est un bassin de candidat qui voudraient appliquer pour le PEQ ca ne veut pas dire qu’ils seront sélectionné. A écouter à la huitieme minutes de l’extrait audio.

Tant qu’a PSPP sur l’immigration il fait du populisme.

6 mois plus tard… il finit par dire un truc censé !

Je connais un paquet de gens dégoutés par la séquence et qui ne resteront pas au Québec, même si ils font partie de ces 125k personnes éligibles.

Ce sera particulièrement le cas au vu de la rapidité/facilité à avoir la résidence permanente via Entrée Express au fédéral (ce qui ne nécessite de quitter le Québec qu’un à trois an si la personne veut y revenir par la suite).

Je ne sais pas ce qu’il pense dans son fort intérieur, mais entre Fréchette qui a sa vision sur la chose et le fait qu’il a du se faire rabrouer en privé hier matin lors de sa rencontre avec la ministre française de la francophonie et des français de l’étranger (+ du député des français d’Amérique du Nord qui est proche des personnes qui mènent une action juridique)… disons qu’il commence peut-être à se rendre compte de la bêtise qu’il a fait.

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Depuis trois ans, l’abbé Pierre Bergeron voit rajeunir les fidèles au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Il a même célébré son premier mariage africain en décembre dernier.

Plusieurs paroisses du Québec constatent l’impact de la régionalisation de l’immigration, explique le sociologue des religions et titulaire de la Chaire de recherche Québec, francophonie et mutation culturelle à l’Université d’Ottawa, Martin Meunier.

« En 2022, pour vous donner une idée, 8,7 % des catholiques du Québec étaient des gens nés à l’extérieur du Canada. Et ça représente le double, en nombre, d’il y a 30 ans », précise-t-il.

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Des invités du Programme de sélection des travailleurs qualifiés pourraient devoir quitter le Québec | Le Devoir?

Le cirque du PSTQ continue. Je connais quelqu’un dans la même situation…

Il faut vraiment que le MIFI profite de la réouverture du PEQ pour 2 ans pour fermer le PSTQ et le retravailler en profondeur. C’est un programme trop complexe qui ne permet pas d’être agile comme le promettait Roberge.

Il faudra aussi mettre les bouchées doubles pour traiter au plus vite les dossiers du PEQ (notamment les dossiers étudiants qui sont assez simples) dès sa réouverture. Il y a quelques années ça prenait 1 mois pour avoir un CSQ dans ce programme ! Avant la fermeture une demande simple d’un étudiant c’'était 3/4 mois.