Migration, émigration et immigration - Discussion générale

« C’est inhumain! »: la fin du PEQ fait rager Bruno Marchand

Bruno Marchand n’en peut plus de l’incertitude dans laquelle sont plongés des entreprises et des milliers de travailleurs avec la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Il exhorte les deux paliers de gouvernement à trouver des solutions.

“Je n’en ai rien à battre de savoir si c’est la faute du Québec ou du Canada. Les deux sont responsables. Trouvez des solutions, enfermez-vous dans une pièce, sortez votre génie”, a pesté le maire de Québec en entrevue à l’émission 24|60, mercredi soir.

D’après lui, à Québec seulement, 13 000 personnes sont en attente de statut et pourraient devoir quitter d’ici deux ans. Un désastre humain, mais aussi économique, croit-il, sachant que la capitale a l’un des taux de chômage les plus bas au pays, atteignant 3,4 % en décembre.

Présentement, on joue à un jeu qui est dangereux, c’est-à-dire perdre des gens qui sont efficaces, qui sont pertinents et qui nous aident, sous prétexte qu’Ottawa n’a pas fait ci, que Québec n’a pas pas fait ça, déplore-t-il.

Résumé

Déjà, début décembre, le maire Marchand dénonçait l’incertitude dans laquelle l’abolition du PEQ plongeait de nombreux immigrants et entrepreneurs de la région de Québec, et demandait au gouvernement provincial d’honorer les promesses faites aux immigrants déjà établis dans la province via ce programme.

À lire :

Québec : 6300 travailleurs étrangers de la santé menacés d’un départ forcé en 2026

AILLEURS SUR INFO : L’émissaire de Trump à Minneapolis promet d’y « rétablir la loi et l’ordre »

Deux mois plus tard, le gouvernement ne semble pas saisir la gravité de sa décision, croit-il. C’est d’abord inhumain sur les gens qui le vivent, mais c’est inhumain sur les propriétaires d’entreprises, c’est inhumain sur les collègues de travail, c’est inhumain sur ceux qui obtiennent des services, s’indigne-t-il.

Publicité

D’après lui, à Québec seulement, 13 000 personnes sont en attente de statut et pourraient devoir quitter d’ici deux ans. Un désastre humain, mais aussi économique, croit-il, sachant que la capitale a l’un des taux de chômage les plus bas au pays, atteignant 3,4 % en décembre.

Présentement, on joue à un jeu qui est dangereux, c’est-à-dire perdre des gens qui sont efficaces, qui sont pertinents et qui nous aident, sous prétexte qu’Ottawa n’a pas fait ci, que Québec n’a pas pas fait ça, déplore-t-il.

Qu’est-ce que le PEQ?

Le PEQ permettait aux étudiants étrangers diplômés au Québec et aux travailleurs étrangers qui respectaient certains critères, dont une connaissance suffisante du français, d’obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ). Ce certificat permet ensuite de faire une demande de résidence permanente au gouvernement du Canada. Le PEQ était déjà suspendu depuis octobre 2024 et a pris fin officiellement fin le 19 novembre 2025. Le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), où les candidatures sont classées en fonction d’un système de pointage basé sur différents critères, devient donc l’unique manière d’obtenir un CSQ.

Source : ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration

Le maire Marchand s’inquiète de l’impact qu’auront ces départs sur le fonctionnement d’entreprises, de restaurants, de résidences pour aînés et sur le parcours de vie des travailleurs eux-mêmes.

Si Québec souhaite avoir un débat sur les règles en immigration, c’est son affaire, croit-il, mais ça, c’est le futur. Ceux qui sont déjà là présentement et qui travaillent déjà et qui contribuent déjà, il faut trouver des solutions , demande-t-il.

D’après une entrevue réalisée par Anne-Marie Dussault.

5 « J'aime »

Vous êtes très chanceux d’avoir cet homme à la tête de votre ville, gens de Québec.

Je dois le dire, je ne m’attendais aucunement à avoir du soutien politique de quiconque hormis QS dans cette affaire, Marchand a été impeccable de A à Z.

9 « J'aime »

C’était mon choix politique et au décompte des votes après la fermeture du bureau d’élection où je travaillais dans Montcalm, je jubilais à mesure que la pile de bulletins pour Marchand s’accumulait majoritairement sur toutes les tables des différents polls de mon secteur. On savait alors que le maire serait majoritaire. :clap: :clap: :clap:

1 « J'aime »

PSPP se dit prêt à offrir une clause «grand-père» à certains immigrants

Je l’avais pas vu venir celle-la (bien que la proposition soit floue) ! 2026 est définitivement étonnante.

3 « J'aime »

au tour des profs d’université

2 « J'aime »

Comment saboter le Québec la CAQ s’y prend bien. Ils vivent dans un monde parrallele.

7 « J'aime »

Almost all of my friends are from out of the country, and I met them at university.

One of them lived in Canada since 2018, and has been kicked out for changing universities (because he needs a new permit).

Another is from France, speaks French, wants to do work in Quebec, and is going to be kicked out.

Another is from the US, wants to stay in Canada because of his connections here (and with everything going on), has been working since moving while taking classes, going to be kicked out.

It’s comes to a point where we talk about all the brain drain that Canada gets, but all these people I know WANT to stay here, they WANT to work here, and the CAQ is not allowing them to do this. This is going to cripple universities when students realize they can’t stay in Montréal.

8 « J'aime »

Il faut commencer à penser au concept de “ville sanctuaire” et à exercer un peu de désobéissance:

  • Zéro collaboration de Montréal et ses services (police, écoles, etc.) avec ce gouvernement - “c’est pas nous qui allons vous aider à les expulser”
  • Si quelqu’un est dans l’impossibilité légale de travailler, il faut leur trouver quelque chose à faire et les payer sous la table
  • P-e il y aura moyen de prêter des cartes RAMQ et que les administrations des hôpitaux collaborent en acceptant des cartes prêtées

Sinon, on va se faire bouffer par les xénophobes qui contrôlent le gouvernement.

3 « J'aime »

Dans les faits ça ne changerait rien et ne fonctionnerait pas. C’est pas Québec qui expulse mais Ottawa, donc la ville commencera pas à se mettre le gouvernement fédéral à dos.

Même chose pour le travail, c’est le numéro Le fédéral qui délivre un NAS, pour permettre le travail, donc ça va pas faire changer Québec.

Pour les soins de santé, c’est pas les hôpitaux localement qui délivre une carte de la RAMQ, les soins d’urgence ne sont pas refusés aux gens sans cartes

2 « J'aime »

Après le personnel en santé et le corps professoral à l’université, au tour du personnels des CPE et garderies, et épiceries… :melting_face:

C’est Ottawa qui expulse, et bien que tout ça soit peu humain c’est parfaitement légal. On parle pas de révocation arbitraire de titres de séjours ici.

En plus, peu d’immigrants souhaiteraient s’embarquer la dedans à mon humble avis.

2 « J'aime »

Très bien. Parce que je pense que même dans la population beaucoup pensent que les immigrants coûtent cher, reçoivent des chèques et n’apportent rien.

Est ce qu’il faut que les choses partent sérieusement en cacahuètes pour que les gens réalisent que l’immigration nous aide plus qu’elle nous met dans le trouble ? Et arrêtent de supporter des partis qui promettent de la réduire au maximum ? Peut être.

Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’enjeux reliés à l’immigration. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mauvais immigrants. Il y en a beaucoup. Mais fermer le robinet pour des raisons électoralistes va juste nous mettre dans des problèmes.

3 « J'aime »

Tous les secteurs vont y passer, parce que la réalité c’est qu’en 2026 il y a des immigrants partout ! Je suis jeune, mais j’ai pas une eu une job sans autres employés immigrants ou issus de l’immigration (je parle pas d’enfants d’immigrés, mais de gens devenus canadiens mais immigrants dans leur propre vie).

2 « J'aime »

Le problème c’est pas tellement fermer le robinet, on peut le faire pour les gens à l’extérieur en revenant aux niveaux plus raisonnables d’immigration pré-2015. Le problème c’est mettre dehors des gens déjà ici, qui sont intégrés et parlent français… et pour certains à qui on avait fait la promesse de pouvoir rester…

Et disons le, c’est pour ça que le PEQ fait autant parler de lui et que 80% des québécois veulent une clause grand-père. C’est grâce (?) aux biais raciaux, on parle pas du demandeur d’asile qui vient demander une RAMQ et des chèques (c’est pas ma pensée, je paraphrase celles des gens qui regardent… TVA mettons ^^), mais on parle de ton collègue français ou belge à la job…

Le nombre de fois où des québécois ont été étonné que je sois touché par ces mesures (je suis français) est hallucinant. Pour beaucoup, le fait d’être blanc veut dire de facto que les démarches d’immigration te conçernent pas.

4 « J'aime »

Voilà l’éléphant dans la pièce. Quand tes blanc tu passes inaperçu pour ceux qui sont anti immigration. Quand je vois les commentaires sous les articles sur des familles françaises qui risquent l’expulsion, c’est souvent à base de « non mais pas eux ».

Un peu comme la loi 21 on prend des dispositions visant tout le monde alors qu’en réalité c’est un certain type d’immigrants surtout qui dérange les gens. Mais comme on est dirigé par des hypocrites qui n’osent pas dire réellement le fond de leur pensée (car ils donneraient raison à ceux qui les accuse de s’acharner sur un certain type de personnes) et bien on arrive à ce résultat là.

Le Québec a des pouvoirs énormes en sélection de ses immigrants qu’aucune autre province n’a. Qu’il les utilise pour prioriser qui il veut. Mais chasser les gens après les avoir courtisé et admis légalement c’est d’une bêtise… j’arrive pas à croire qu’on parle réellement de cela.

10 « J'aime »

Il y a eu de l’abus de certaines immigrants.

Même les indiens avec qui je travaille le disent. Et ils dénoncent leur compatriotes qui font des combines avec le systeme.

Faut il expulser tout le monde? Non mais exercer un meilleur contrôle.

Legault fait de la petite politique avec ca. L’avantage qu’il a c’est que ces personnes ne peuvent pas voter.

3 « J'aime »

Surement, mais avec le PEQ on parle surement pas de ces gens.

La fin du PEQ = mettre dehors des gens avec des maitrises, des doctorats, des travailleurs de la santé, de l’éducation de la construction… qui parlent tous français.

Le PEQ avait ses limites, le PSTQ sera au final, je le crois, un meilleur programme, mais la transition est incroyablement mal faite et injuste.

2 « J'aime »

La chose la plus offusquante que j’ai trouver jusqu’à maintenant de la part du présente gouvernement, c’est quand le ministre du travail en 2022 avait sous-entendu que les immigrants venaient ici pour ne pas travailler et profiter de nos programmes sociaux…… On aurait pu s’attendre à ce qu’il ne soit pas réélu, mais NON, il a gagné un autre mandat… J’ai trouver ça aberrant et décourageant.

Je mets à la place des communautés racisées et des nouveaux arrivants et je ne me sentirais pas le ou la bienvenue. Et ça, ça me désole grandement. Je partage entièrement ton opinion en passant.

6 « J'aime »

Roberge a fait une conférence de presse ce matin. Rien de nouveau sous le soleil, il répète les mêmes choses. Seul moyen de la suivre, son compte FB personnel (je trouve ça particulier déja) et surtout… ça se coupe quand les questions des journalistes débutent…

C’est des signes qui ne trompent pas ça.

1 « J'aime »

L’affaire avec le PEQ est qu’il n’était pas vraiment soumis au plafond d’immigration du Québec
Le PSTQ oui. Quand le Gouvernement trouvera qu’il a accordé assez de Certificats de sélection du Québec (CSQ) qui permettent de faire la demande de résidence permanente au Fédéral, il va arrêter de faire des invitations à soumettre une demande de CSQ dans le cadre du PSTQ.

C’était un peu ça le problème avec le programme avant le PSTQ, le PRTQ (Programme régulier des travailleurs qualifiés). Il y avait peu d’invitations via le PRTQ, car les quotas étaient comblés par les personnes qui déposaient des demandes via le PEQ

Dans le nombre max de CSQ, il faut aussi compter les adoptions internationales, les programmes de parrainage et de réunification familiale. Il n’y a pas de CSQ distincts par programme.

3 « J'aime »