Migration, émigration et immigration - Discussion générale

Qui a dit ça et où?

La Chine est un pays particulièrement difficile pour y obtenir le droit de travailler et de s’installer. La Russie, contrairement à ce que tu dis, est un pays particulierement pauvre, avec très peu de débouchés économiques. En plus s’ajoute à cela la complexité d’apprendre la langue de ces deux pays, alors que la plupart des pays africains parlent ou l’anglais et/ou le français, dû à la colonisation dois je le rappeller…

Qui est ce qui s’autoflagelle ?

Et ça, c’est en excluant tout le contexte historique et social différent des endroits que tu cites. L’amérique du nord Est historiquement une terre d’immigrants. Ce qui n’est pas le cas de la Chine ou de la Russie. Alors que l’Europe, et notamment la France, a fait venir de nombreux immigrants de ces anciennes colonies pour subvenir au besoin de main d’oeuvre dans l’après guerre. La Chine, au contraire, doit en partie sa prospérité actuelle sur la masse incroyable de travailleurs disponibles et n’a absolument pas besoin d’immigrants.

5 « J'aime »

Pour contexte, je répondais au commentaire de @ScarletCoral sur l’autre sujet avant que ma réponse soit déplacée sur cette section: Relations Canada-Chine - #31 par ScarletCoral

Sauf que la Chine est en train de vivre présentement un vieillissement accéléré de sa population dû en partie de la politique de l’enfant unique qui est restée en place pendant trop longtemps, mais aussi dû au fait que, comme les pays occidentaux, la majorité de la population vie dans les grands centres urbains et n’a pas les moyens d’avoir de nombreux enfants. Il est même projeté que la population de l’Inde dépasse celle de la Chine (si ce n’est pas déjà le cas).

Apparemment, le vieillissement de la population chinoise serait plus rapide que celui du Japon. Lorsque j’ai visité le Japon il y a 3 ans, je me souviens avoir vu de nombreuses publicité pour les retraités et il m’est arrivé de voir à l’occasion (quoique rare) quelques travailleurs étrangers temporaires (principalement occidentaux) travailler dans certains restaurants. Sauf que le Japon et la Chine semblent assez réfractaires à acceuillir en masse des travailleurs étrangers contrairement aux pays occidentaux, puisqu’il y a un peu de chauvinisme au sein de leur population.

Le contrat milliardaire raflé par Alstom pour fabriquer les rames du métro de Toronto a de quoi faire sourire le géant ferroviaire. Alors qu’elle soulignait jeudi la création et la consolidation de centaines d’emplois au Canada, la multinationale craint toutefois de voir son élan freiné par les différentes restrictions en immigration.

En entrevue dans les couloirs de l’usine, M. Marcil se montre toutefois plus craintif lorsque questionné sur l’impact des différentes restrictions en matière d’immigration décrétées par Québec et Ottawa. « Quand on gagne des contrats de trains comme celui de Toronto, ce n’est pas vrai qu’on a toute l’expertise au Canada » . Alstom, qui peut compter sur une vaste expertise à l’international, a d’ailleurs fait appel à 14 travailleurs brésiliens pour soutenir leurs collègues pocatois.

175 travailleurs étrangers d’Alstom au Québec doivent faire renouveler leurs permis de travail dans les 18 prochains mois, révèle Olivier Marcil, l’équivalent de 8 % de la main-d’œuvre de l’entreprise dans la province. « C’est clair que la situation n’est pas bonne pour nous », résume le vice-président. Devant cette incertitude inutile, il invite les paliers fédéral et provincial à clarifier leurs intentions en matière d’immigration.

Dans son dernier budget, Ottawa a communiqué sa volonté de réduire de près de la moitié le nombre de résidents temporaires admis au Canada. Cela s’ajoute à de nouvelles restrictions concernant l’embauche de travailleurs étrangers temporaires entrées en vigueur à l’automne 2024.

3 « J'aime »

Changement des règles en immigration Les élus montréalais réclament à l’unisson une « clause grand-père »

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada

L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui obligera plusieurs travailleurs étrangers à quitter la province, nuit à la « crédibilité du Québec et celle de Montréal », affirme la mairesse Soraya Martinez Ferrada. Son parti et l’opposition officielle demandent au gouvernement Legault de créer une « clause grand-père » pour que les personnes déjà établies ici puissent rester.

« Le message que nous lançons aujourd’hui, il est très clair : la crédibilité du Québec, et surtout celle de Montréal, est en jeu. Montréal ne peut pas perdre ses citoyens et ses citoyennes », a martelé lundi Mme Martinez Ferrada, en conseil municipal. Elle avait promis dès le mois de décembre de se battre aux côtés des immigrants dans ce dossier.

Dans une déclaration commune adoptée lundi, l’administration et l’opposition à l’hôtel de ville réclament à l’unanimité que le gouvernement mette « en place, sans délai, une clause de droits acquis pour les personnes établies au Québec et détentrices d’un permis d’immigration temporaire au moment de l’abolition du PEQ ».

Résumé

Ils disent craindre des conséquences sur « la rétention de talent » et le rayonnement international des universités et institutions d’enseignement supérieur.

« Depuis l’annonce [de l’abolition du PEQ], les conséquences se font déjà sentir dans notre métropole. Montréal est le cœur économique de la province. Je demande à Québec de reconsidérer l’abolition du PEQ, ou à tout le moins d’offrir une alternative juste aux personnes déjà établies », a illustré la mairesse, avant d’être chaudement applaudie par l’ensemble des élus.

À ses côtés, la cheffe de l’opposition officielle, Ericka Alneus, a plaidé pour que l’union du conseil municipal montréalais « démontre notre rôle d’élus au service des humanités qui constituent notre ville ». « Nous sommes privilégiés d’avoir des gens de qualité qui veulent demeurer ici. Il faut tisser serré ce bel édredon qui fait de Montréal ce qu’elle est », a-t-elle martelé.

Au Parti libéral du Québec, le député André A. Morin a parlé d’une « excellente initiative » des élus montréalais. « Je demande [au gouvernement] une clause de droit acquis pour le PEQ depuis des mois. L’abolition du PEQ est une injustice pour les personnes sur le territoire québécois. La CAQ doit cesser de nuire à notre économie », a-t-il lancé.

Du PEQ au PSTQ

Les personnes qui se sont établies au Québec grâce au PEQ « sont particulièrement scolarisées, formées localement, déjà logées et contribuent activement à la vie sociale et économique », a ajouté, dans un communiqué, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui représente 82 municipalités.

Régulièrement présenté comme une voie rapide, le PEQ permettait jusqu’ici aux travailleurs avec 12 mois d’expérience de travail au Québec dans les 24 derniers mois de faire une demande de résidence permanente.

C’est le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) qui remplace le PEQ, en imposant dorénavant un système de pointage pour la sélection des candidats en fonction de leur connaissance du français, leur localisation et leur domaine d’expertise, entre autres.

Les candidats doivent déposer une déclaration d’intérêt, puis attendre d’être invités lors de rondes de sélection. Mais rien ne garantit une invitation.

Jusqu’ici, le gouvernement n’a montré que peu d’ouverture à l’ajout d’une « clause grand-père ». Dans les dernières semaines, le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, avait précisé qu’il comptait prioriser les candidats qui parlent français, ceux qui ont un diplôme du Québec, qui habitent en dehors de la région de Montréal et qui travaillent dans des secteurs prioritaires.

Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu dans les rues montréalaises contre l’abolition du PEQ. La semaine dernière, La Presse a rapporté le cas d’infirmières recrutées à l’étranger affirmant qu’elles ne seraient pas venues si elles avaient su ce qui se produirait aujourd’hui.

2 « J'aime »

On a des problèmes de productivité, des problèmes de pénurie de main d’oeuvre, des problèmes de manque d’investissement, des problèmes de manque de compétitivité des entreprises et un état vorace qui a un problème d’efficience, qui en prend beaucoup et livre peu.

Mais on choisit de s’attaquer aux immigrants qui viennent pour travailler fort et contribuer à notre société.

Et si à la place on misait sur le mérite de chacun et non pas son statut migratoire. Vous lever à 5h du matin pour aller travailler, ne pas commettre des crimes, payer vos taxes, rendre des services de qualité et qui sont demandés par les autres (“le marché”), pousser vos enfants à étudier plus fort, bien entretenir votre logement, garder l’espace public propre… tout ça doit vous octroyer des droits à la permanence au pays et a la prospérité économique. Qui veut bâtir devrait être le bienvenu, blanc brun ou peu importe.

7 « J'aime »

Dans la Presse

Fin du Programme de l’expérience québécoise | Les hôtels commencent à perdre leurs employés

Daniela Martinez croyait avoir suivi toutes les règles : étudier au Québec, apprendre le français, occuper un emploi à temps plein, s’intégrer.

À 29 ans, cette Colombienne d’origine pourrait pourtant devoir quitter le Québec en mai, victime d’un changement de règles qui bouleverse déjà l’industrie hôtelière montréalaise.

Comme elle, 10 travailleurs étrangers ont déjà quitté ou devront quitter, dans les prochaines semaines, deux hôtels, le Place d’Armes et le Nelligan, du groupe Corner Collection. Non pas faute de clients, mais parce que leurs permis de travail arrivent à échéance, sans possibilité de renouvellement.

Pour l’hôtelier et restaurateur Dimitri A. Antonopoulos, ce n’est qu’un début. D’ici deux ans, près du quart de sa main-d’œuvre pourrait disparaître sous l’effet des nouvelles politiques d’immigration.

3 « J'aime »

La réponse du Gouvernement à la motion de la Ville de Montréal :unamused_face:

Oubliés par Québec, largués par Ottawa

On le voit chez le maire de Québec, la mairesse de Montréal et les chambres de commerce. Tous réclament une clause de droits acquis pour les immigrants qui n’ont pas pu déposer leur demande au programme express pour travailleurs et étudiants étrangers avant son abolition l’automne dernier.

Ils dénoncent le gouvernement caquiste, mais sont plus discrets au sujet du fédéral.

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2026-01-27/travailleurs-et-etudiants-etrangers/oublies-par-quebec-largues-par-ottawa.php

1 « J'aime »

Ce gouvernement veut vraiment nous nuire…C’est incroyable…

3 « J'aime »

La fin de l’article est juste parfaite. Le début un peu moins, Paul Journet explique bien que tous les enchevêtrements de programmes sont complexes mais il ne semble visiblement pas tout comprendre. Il ne suffit pas que le fédéral autorise le renouvellement des permis de travail pour que la situation se règle. De mémoire, je peux me tromper et si quelqu’un est au courant veuillez me le dire, dans certains programmes d’immigration temporaire il y a une partie des frais qui doivent être payés par l’employeur. Plus généralement sur cette complexité, j’ai la profonde conviction que, Roberge ne comprend pas tout à son propre ministère.

Le collectif “Le Québec c’est nous aussi” estime qu’on parle de 30k personnes environ, arrivées au Québec entre 2022 et 2025. Si on ajoute ceux qui sont arrivés avant ça, et qui auraient pu passer par le PEQ (notamment des étudiants étrangers qui ont fait plusieurs diplômes ou des diplômes plus long que la moyenne), on peut estimer qu’on se situe entre 30 et 50k personnes.

La politique de la CAQ est encore plus minable lorsqu’on se rend compte du si petit nombre du quel on parle. On ne parle pas d’un flot d’un demi-million de personnes, comme la CAQ laisse le sous-entendre en faisant référence au nombre d’immigrants temporaires sur le territoire. On parle de quelques dizaines de milliers de personnes, déja la, et donc beaucoup entreront de toute façon dans les quotas du nouveau programme…

2 « J'aime »

En manchette de La Presse.

Le Québec aura de moins en moins de poids dans le Canada

Aujourd’hui, le Québec accueille environ 22 % de la population canadienne. D’ici 2050, sa part reculerait pour se situer entre 18,1 % et 19,1 %, selon divers scénarios qui peuvent varier selon les naissances, les décès et l’immigration.

Ce mouvement s’inscrit dans une tendance de longue durée. Au début des années 1970, le Québec comptait près de 28 % de la population canadienne. En 1995, sa part avoisinait encore 25 %. Si les projections actuelles se confirment, moins d’un Canadien sur cinq sera Québécois d’ici un quart de siècle.

3 « J'aime »

Faudrait montrer ça à la CAQ qui a détruit le PEQ…

9 « J'aime »

C’est dévastateur pour la CAQ. Autant pour le PQ ça renforce l’idée qu’il faille quitter le Canada, mais ce genre de stats, pour la 3e voie, c’est difficile.

2 « J'aime »

On peut interpréter différemment un même graphique. Lorsqu’un pourcentage va en descendant ça peut être parce que le numérateur n’augmente pas mais aussi parce que le dénominateur augmente trop vite.

La Canada accueille trois fois plus de nouveaux arrivants par rapport à sa population que les USA et deux fois plus que le Royaume-Uni (l’équivalent de la ville de Calgary à chaque année). Le nouveau gouvernement fédéral a aussi réduit drastiquement ses cibles après en avoir vu les conséquences. Même avec les nouvelles cibles de Québec nous sommes toujours en haut de la moyenne des pays de l’OCDE, ce que je trouve une bonne chose.

4 « J'aime »

100%, le Québec a acceuilli ces dernières en valeur absolue quasiment autant d’immigrants qu’en France !! (dans les deux cas une partie de l’immigration est pas comptée, les européens en France et les canadiens hors-QC ici).

Mais ça n’empêche que dans une logique de fédéralisme nationaliste où l’on reste dans le Canada en réduisant l’immigration, on perd forcément du poids politique. C’est une des limites (je dirais même une impasse) de la 3e voie.

4 « J'aime »

La décroissance démographique sera le principale enjeu des sociétés occidentale. Sans immigration on va observé un déclin démographique.

Avoir la possibilité d’attirer des gens ici c’est un avantage que semble oublié Legault. Beaucoup de pays aimeraient avoir cette avantage.

2 « J'aime »

C’est pour cela que personne ne propose de ne plus accueillir d’immigrants, sauf peut être Maxime Bernier… aucun parti ne propose d’arrêter complément l’immigration, nous sommes très loin du Japon ici.

Il n’y a aucun danger de ne pas atteindre les cibles québécoises, les demandes d’immigration continuent d’affluer.

Dans un futur proche les pays occidentaux vont competitionner entre eux pour attirer des immigrants. Nos société vieillissent a vitesse grand V.

Notre reputation de pays d’acceuil a pris toute une débarque avec ce que l’on fait subir a ceux qui sont ici déja et qui risque de devoir quitter.

L’economie dans les pays occidentaux est basé sur les consommateurs et les revenus de l’état sur les salaires.

Un robot ca consomme pas ni paye de taxes et impot.

Bravo …. :melting_face:

Santé : Des milliers de travailleurs à risque de devoir quitter le réseau | Le téléjournal 18h

Des milliers de travailleurs du réseau de la santé pourraient être forcés de quitter le Québec. Au total, 6 300 travailleurs recrutés à l’étranger attendent de savoir si leur permis de travail sera renouvelé.

Le reportage de Davide Gentile au téléjournal 18h.

Fin du PEQ : une immigrante infirmière témoigne | Le téléjournal 18h

Sabrina Kouider est une infirmière clinicienne et porte-parole de Le Québec c’est nous aussi, un organisme œuvrant pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec. Elle pourrait devoir quitter le Québec en raison de la fin du Programme de l’expérience québécoise, une mesure qui visait à recruter de la main-d’œuvre immigrante.

Écoutez son entrevue au téléjournal 18h.

1 « J'aime »

Chez Patrice Roy, Roberge prend vraiment les gens pour des id****. Je m’excuse du terme mais c’est ahurissant comment ce ministre arrange la vérité en sachant pertinemment que l’électeur moyen québécois ne connait pas le système migratoire.

Il explique que ces gens se verront renouveler leurs permis (on sait pas comment, mais il promet, cela dit il promettait aux diplômés à Montréal ne pas perdre de points dans le PSTQ en juin dernier, c’est jamais arrivé) et il dit qu’il ne voit pas dans quel monde ces gens ne seront pas invités… et bien d’accord mais pour l’instant il y’en a beaucoup non invités et avec des permis qui arrivent à échéance dans les prochains mois…. or le CSQ il faut 6 mois pour l’obtenir et ensuite il faut 10 mois pour la RP au fédéral (et c’est une fois la RP en cours de traitement que tu as le droit à un permis de travail ouvert transitoire…).

C’est un menteur doublé d’un incompétent.

4 « J'aime »