Migration, émigration et immigration - Discussion générale

Dans la Presse

Fin du Programme de l’expérience québécoise | Québec lance sa nouvelle et « unique voie »

Ce qu’il faut savoir

  • Le gouvernement Legault a aboli le Programme de l’expérience québécoise, qui était une voie rapide vers la résidence permanente, le remplaçant par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés.
  • Ce nouveau programme est trop restrictif, selon Québec solidaire et le Parti libéral du Québec, qui réclament une clause de droits acquis pour les immigrants déjà installés au Québec.
  • Le ministre Jean-François Roberge plaide au contraire que son programme est le « meilleur outil » pour mieux contrôler l’immigration économique au Québec.

Abolition du PEQ Des immigrants descendent dans la rue

Manifestation contre l’abolition du PEQ au centre-ville de Montréal,

À 25 ans, Musco coche presque toutes les cases que le Québec dit rechercher : francophone, formé ici, intégré et déjà actif dans le milieu culturel. Arrivé de France en 2022, il poursuit une maîtrise au Conservatoire de musique de Montréal. Dans l’ancien Programme de l’expérience québécoise (PEQ), son parcours l’aurait mené, une fois diplômé, automatiquement à la résidence permanente.

Publié hier à 16 h 34

Suzanne Colpron La Presse

Aujourd’hui, avec le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), ses 664 points pourraient ne jamais suffire.

C’est ce sentiment d’impasse qui a poussé près de 200 personnes à sortir dans la rue, vendredi matin, devant les bureaux du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, au centre-ville de Montréal.

La manifestation, organisée par le collectif Le Québec, c’est nous aussi, réunissait des étudiants étrangers et travailleurs temporaires venus réclamer une clause de droits acquis, estimant avoir joué selon les règles… avant que celles-ci changent.

Ils sont partis de la place de la Paix, boulevard Saint-Laurent, et ont traversé le Quartier des spectacles derrière un camion diffusant de la musique. Une dizaine de drapeaux du Québec flottaient au-dessus de la foule. « On fait partie de cette société, on est intégrés, on parle français », criaient-ils.

Une loterie

Le PEQ offrait un parcours clair. Pour les diplômés et les travailleurs temporaires, il suffisait de répondre à des critères précis et de déposer une demande.

Avec le PSTQ, les candidats doivent maintenant déposer une déclaration d’intérêt, accumuler des points et attendre d’être invités lors de rondes de sélection. Même avec un bon profil, rien ne garantit qu’une invitation viendra. Pour plusieurs, surtout à Montréal et Laval, l’attente ressemble à une loterie.

Aram Musco dit ne pas réclamer un passe-droit. Il lui reste encore du temps sur son permis d’études, puis il pourra demander un permis de travail post-diplôme. Mais il explique avoir planifié son parcours en fonction d’un programme qui existait au moment de son arrivée.

« On a beau avoir tous les critères, on ne sait pas si on sera sélectionné ou non, surtout quand on habite dans la région de Montréal », déplore l’étudiant, qui a été sectionné, en 2024, pour représenter le Québec au sein de l’Orchestre national des jeunes du Canada.

Ce sentiment de découragement est partagé par Florence Bollet-Michel, 46 ans. Travailleuse sociale auprès des aînés à la Ville de Montréal, elle a été recrutée en Europe par Santé Québec. On lui a présenté le permis de travail fermé comme une porte d’entrée, et le PEQ comme la suite logique.

« Ils m’ont expliqué que ce premier permis fermé, c’était la porte d’entrée, mais qu’il y avait le PEQ et qu’il ne fallait pas que je m’inquiète pour la résidence permanente », explique-t-elle.

Aujourd’hui, son âge ne lui rapporte aucun point dans le PSTQ, puisqu’elle a plus de 40 ans. Le fait de travailler à Montréal joue aussi contre elle. Pourtant, son employeur veut la garder. Elle a acheté une maison et ses enfants sont installés.

« Comme c’est le gouvernement qui m’a recrutée, je n’ai pas eu peur. En fait, je n’ai jamais pensé qu’on pouvait nous faire ça. C’est difficile parce qu’on a la boule au ventre. Qu’est-ce qu’on dit aux enfants ? »

La parole donnée

Oumaima Amri, 29 ans, est arrivée de Tunisie avec son mari et leur fils, aujourd’hui âgé de deux ans. Pour venir étudier au Québec, elle a investi 40 000 $ en frais de scolarité pour une maîtrise en génie logiciel à l’Université de Sherbrooke. Le couple a tout vendu, convaincu qu’un diplôme québécois mènerait à la résidence permanente.

Malgré son français, ses études et son inscription au PSTQ, elle n’a toujours pas été invitée. « On nous dit de déménager en région. Mais quelle garantie on a qu’ils ne vont pas encore changer les règles ? », demande-t-elle.

« J’ai respecté toutes les conditions. Pourquoi le gouvernement, lui, ne respecte pas ses promesses ? »

Pour Ahmed Belkadi et sa conjointe Fatima Dahmar, d’Algérie, l’inquiétude est familiale. Ahmed est cuisinier et travaille depuis près de trois ans à Montréal. Ensemble, ils ont quatre enfants, tous inscrits à l’école ici.

Leur âge, 47 et 41 ans, rend l’accès au PSTQ presque impossible, dit M. Belkadi. « La chose qui me fait le plus mal, c’est la promesse que j’ai faite à mes enfants de leur offrir un bel avenir au Québec. »

Présente à la manifestation, l’ancienne ministre péquiste Louise Harel est venue appuyer les manifestants. Elle a dénoncé un changement de règles en cours de route et insisté sur la notion de parole donnée.

« C’est le gouvernement qui les a accueillis en notre nom, et nous refusons en notre nom que maintenant, il change maintenant les règles du jeu qui les concernent », a-t-elle lancé.

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-12-12/abolition-du-peq/des-immigrants-descendent-dans-la-rue.php

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Quelle situation désolante que cet abandon du programme PEQ qui met dans l’incertitude des centaines d’immigrants qui ont investi temps et argent au Québec après y avoir été invité et convaincu par notre propre gouvernement de venir s’installer ici.

Nous perdons la face et notre crédibilité dans cette histoire. Cela ne devrait jamais arriver et devrait être réglé rapidement et facilement le cas échéant.

Et le PM dit vouloir régler la situation sauf pour Montréal et Laval !!! Mais pourquoi les gens qui vivent ici seraient exclus d’une entente avec le gouvernement ? Pourquoi nuire aux gens qui ont choisi Montréal et Laval ?

C’est quoi le fond du problème ici ? Cela me semble une politique anti Montréal !

Je veux bien qu’on ajuste le nombre d’immigrants et qu’on revoie certains critères de sélection mais pas pour ceux qui sont déjà installés ici et qui sont pleinement intégrés, c’est complètement ridicule.

C’est ici que nous avons besoin le plus de locuteurs francophones afin de soutenir le Français dans la région montréalaise et de mettre toute l’énergie nécessaire afin de franciser les autres nouveaux arrivants. Mais voici que notre gouvernement décide de compliquer la vie de ceux qui parlent Français et qui vivent à Montréal !!!

Et je commence à être tanné d’avoir l’impression que ce gouvernement néglige Montréal ou, pire, ne semble pas l’aimer. Pourtant notre ville est la locomotive et la vitrine du Québec. Il devrait en être fière et la promouvoir chaque fois qu’il en a l’occasion.

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En manchettes de La Presse.

Martinez Ferrada promet de se battre pour les immigrants

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, promet de se battre au côté des immigrants menacés d’expulsion par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Elle dit vouloir avoir des discussions avec le gouvernement Legault pour « trouver une voie de passage » dans les prochaines semaines.

« C’est bien évident que quand on a donné une parole à quelqu’un, on s’attend à ce que cette parole soit respectée. Je vais être une alliée pour représenter Montréal, même à Québec s’il faut. […] On veut garder tous nos Montréalais ici même dans cette ville », a martelé la mairesse, lors du conseil municipal, lundi soir.

Talonnée de questions par des personnes immigrantes sur l’abolition du PEQ, Mme Martinez Ferrada a assuré comprendre leur réalité. « Je ne peux qu’imaginer votre stress actuellement et comment vous devez très mal dormir la nuit. Et j’en suis vraiment désolée », a-t-elle lancé à l’une d’elles.

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Bravo à la Mairesse de défendre les gens qui ont choisi Montréal et qui y sont installé. J’espère qu’elle fera comprendre au gouvernement l’importance de Montréal dans l’accueil des immigrants.

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Montréal étant le point de chute de la majorité des immigrants, la ville a donc tout à perdre avec les politiques erratiques du gouvernement Legault. En plus de l’aspect social qui souffre de ces décisions malavisées, l’économie montréalaise perd aussi une partie de sa main-d’oeuvre qualifiée et bien intégrée. Tout cela à cause d’un gouvernement imbécile qui ne respecte pas ses propres règles auxquelles les immigrants se sont déjà soumis de bonne foi.

Vivement que l’on mette la CAQ à la porte avec toutes ses politiques improvisées, qui mettent à mal la métropole québécoise depuis presque 8 ans déjà, tout en nuisant considérablement à son développement général en tant que moteur économique et culturel de la province.

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Aussi à Québec


Sans travailleurs étrangers, «c’est carrément la fermeture»

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

16 décembre 2025 à 16h33|

Mis à jour le16 décembre 2025 à 19h34

Yanick Parent est président du Groupe Sogno, qui regroupe plusieurs restaurants à Québec. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

Un restaurateur de Québec anticipe la fermeture d’une de ses adresses du Vieux-Québec. Tous les employés de cuisine du Bello sont menacés de devoir quitter la province, en raison des récents changements aux politiques d’immigration du gouvernement Legault.

Le Bello Ristorante est ouvert depuis 13 ans. Mais dans les prochains mois, le restaurateur Yanick Parent anticipe la perte de plusieurs travailleurs étrangers temporaires.

«D’ici un an, je suis fait. C’est carrément la fermeture si on les perd dans les prochains mois», s’est-il inquiété, mardi, devant les récentes modifications aux programmes d’immigration par le gouvernement Legault.



Outre deux chefs, «on n’a plus aucun Québécois dans les cuisines», rapporte-t-il. Ce sont huit employés marocains qui font rouler les cuisines du restaurant italien de la rue Saint-Louis.

«C’est des gens qui sont très fiers d’être chez nous et qui représentent très bien nos établissements. C’est tellement triste de voir ça. Je trouve ça inhumain», a dénoncé M. Parent.

Le président du groupe Sogno calcule qu’une cinquantaine de travailleurs étrangers temporaires sont à l’emploi dans ses différents établissements, dont le Café Buade, La Bûche, Le Clan et plusieurs autres adresses.

Yanick Parent prenait part, mardi, à un véritable cri du cœur de presque une vingtaine d’entrepreneurs et de représentants d’affaires, aux côtés du maire de Québec, Bruno Marchand.

«On se sent enfin épaulés et écoutés», souffle M. Parent.

À l’hôtel de ville, ils ont dénoncé d’une même voix les changements aux politiques d’immigration, qui menacent d’expulsion les quelque 13 110 immigrants temporaires installés dans la capitale.

«Une question de vie ou de mort»

Manufacturiers, commerçants, industries et restaurateurs: la situation est critiquée de toutes parts, alors que la perte d’une main-d’œuvre jugée «essentielle» dans plusieurs secteurs-clés pourrait faire mal à l’économie, a de nouveau insisté le maire de Québec.


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Immigration: Marchand fustige l’«inhumanité»

Immigration: Marchand prend la parole de Legault pour «du cash»

En plus des effets «inhumains» provoqués par le rebrassage des programmes d’immigration qu’il a déjà dénoncés, le maire Bruno Marchand défend que des impacts «économiques» sont attendus dans plusieurs entreprises.

Pour une troisième sortie de presse consécutive sur la question, M. Marchand a formulé un nouvel appel au ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, à «changer les règles du jeu», et vite.

«Dans certains cas, c’est une question de vie ou de mort de commerces ou d’entreprises. On risque — et on va — perdre du monde et, nécessairement, jouer avec la rentabilité de nos entreprises. Il est temps qu’on se réveille et qu’on passe à l’action.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

Depuis la première prise de parole publique du maire dans le dossier, il y a une semaine, son équipe calcule avoir reçu plus d’un millier de témoignages divers de gens inquiets, voire incrédules, devant la situation en immigration au Québec.

«Le silence du ministre est inacceptable. Le premier ministre a dit que les 13 000 personnes qui sont sur notre territoire seraient acceptés, maintenant, ce qu’on veut savoir, c’est comment», a-t-il pressé, demandant une accélération de l’étude des dossiers et le retrait de conditions «complètement farfelues» sur le travail autonome et salariales.



Le maire Bruno Marchand était entouré d’une vingtaine de gens d’affaires inquiets des changements aux programmes d’immigration, mardi. (Émilie Pelletier/Le Soleil)

Le maire Marchand réclame que «le ministre nous dise clairement qu’il va rassurer nos acteurs économiques et sociaux et qu’il va mettre en place les mesures pour faciliter la sélection des immigrants déjà intégrés ici qui parlent français et qui travaillent.»

La restauration en crise

Le départ de milliers d’entre eux pourrait particulièrement faire mal au secteur de la restauration, alors que la moitié des employeurs ont recours à des travailleurs temporaires pour combler des besoins en main-d’œuvre.

«Les mesures restrictives touchent énormément nos commerces et ça nous fait un mal incommensurable. C’est un stress […] et je ne sais pas comment on va amorcer l’année d’après si on n’a plus ce monde-là», a témoigné le propriétaire de La Galette libanaise, Tony Tannous, qui compte huit travailleurs étrangers temporaires sur 43 employés dans ses cinq magasins.

La Galette Libanaise compte huit travailleurs et étudiants temporaires dans sa brigade de 43 employés, dans ses cinq succursales à Québec. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

«Il y a des vies derrière ça. J’ai ramassé des gens à la petite cuillère, qui sont partis en pleurant, la peur au ventre», a également relaté le restaurateur Arnaud Marchand.

À ses côtés, le copropriétaire du Dorsay, Christian Veilleux, a estimé que «la CAQ se ferme complètement les yeux», devant des gens qui viennent ici «travailler, qui paient des impôts, qui paient leur loyer et qui font avancer la roue économique de Québec».

La vice-présidente Québec de Restaurants Canada, Marie-Pier Richard, confirme qu’une inquiétude semblable habite les 1774 restaurateurs de la Capitale-Nationale, et les dizaines de milliers d’autres au Québec.

«On se vante souvent que la restauration est notre meilleure carte de visite, mais comment ne pas affecter le service à la clientèle qui fait notre renommée à travers le monde quand d’importants membres de nos brigades vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête?»

— Marie-Pier Richard, vice-présidente Québec de Restaurants Canada

«Le nouveau modèle n’est clairement pas adapté à la réalité de notre secteur», dénonce-t-elle, évoquant le système de pointage qui préconise les diplômés de haut niveau et les travailleurs à salaires plus élevés.

Selon elle, aucun immigrant travaillant en restauration n’a reçu d’invitation dans le nouveau programme québécois. Dans une industrie «largement fragilisée» depuis la pandémie et en pleine pénurie de main-d’œuvre, «c’est inadmissible», décrie Mme Richard.

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Troisième trimestre de 2025 La population canadienne a légèrement diminué

Selon les estimations préliminaires de l’agence, la population a diminué de 76 068 personnes entre le 1er juillet et le 1er octobre, ce qui porte le nombre d’habitants au Canada à 41 575 585.

(Ottawa) Statistique Canada indique que la population du pays a diminué de 0,2 % au troisième trimestre, la baisse du nombre de résidents non permanents ayant atteint son plus fort niveau jamais enregistré.

Publié à 13 h 05 Mis à jour à 15 h 11
La Presse Canadienne

Selon les estimations préliminaires de l’agence, la population a diminué de 76 068 personnes entre le 1er juillet et le 1er octobre, ce qui porte le nombre d’habitants au Canada à 41 575 585.

Ce résultat contraste avec une augmentation de 231 803 personnes au troisième trimestre de 2024.

Cette baisse globale s’explique par la diminution de 176 479 résidents non permanents au Canada au troisième trimestre, la plus forte baisse depuis le début des enregistrements comparables au troisième trimestre de 1971. L’émigration nette s’est traduite par une perte de 20 056 personnes.

Toutefois, cette baisse a été partiellement compensée par l’immigration permanente, le Canada ayant accueilli 102 867 immigrants au cours du trimestre.

L’accroissement naturel, qui correspond au nombre de naissances moins le nombre de décès, s’est élevé à 17 600 pour le trimestre.

La population au Québec à 9 058 089 personnes

Au Québec, le nombre de résidents non permanents a diminué de 2,8 %, soit 15 989 personnes de moins, au cours du trimestre.

La population au Québec était de 9058 089 personnes, le 1er octobre 2025, soit 208 personnes de moins que le nombre enregistré le 1er juillet.

L’accroissement naturel de la population québécoise était pour sa part de 2650 personnes pour le trimestre.

Si 2860 personnes ont émigré de la province lors du trimestre, 18 259 personnes se sont ajoutées à la population par le biais de l’immigration.

Le solde migratoire interprovincial du Québec s’est soldé par une diminution de 2268 personnes vers les autres provinces au cours du troisième trimestre.

Population dans le Canada atlantique

La population a légèrement diminué dans toutes les provinces atlantiques.

Terre-Neuve-et-Labrador a perdu 173 personnes pour atteindre une population de 549 738. L’Île-du-Prince-Édouard a pour sa part constaté une diminution de 149 personnes pour une population totale de 182 508 individus.

La Nouvelle-Écosse a atteint une population de 1091 857 personnes, 1388 de moins qu’au trimestre précédent, et celle du Nouveau-Brunswick a diminué de 1052 individus pour un total de 868 630 personnes.

Le nombre de résidents non permanents a également diminué dans toutes les provinces atlantiques.

L’Île-du-Prince-Édouard a connu la plus importante variation trimestrielle avec une baisse de 6,9 % (819 personnes de moins), suivi du Nouveau-Brunswick avec une baisse de 6,5 % (2608 personnes), de la Nouvelle-Écosse avec une diminution de 5,3 % (3114 personnes) et de Terre-Neuve-et-Labrador avec une baisse de 1,9 % (350 personnes).

Pour limiter ces pertes, le Nouveau-Brunswick a accueilli 2971 nouveaux immigrants, la Nouvelle-Écosse 2971, l’Île-du-Prince-Édouard 452 et Terre-Neuve-et-Labrador 1222.

Si le Nouveau-Brunswick a perdu 921 personnes en vertu de l’immigration interprovinciale et que Terre-Neuve-et-Labrador a constaté une baisse similaire de 365 personnes, la Nouvelle-Écosse a augmenté sa population de 441 personnes grâce aux arrivants des autres provinces, et l’Île-du-Prince-Édouard de 258 personnes.

Le Nouveau-Brunswick a connu une diminution naturelle de sa population de 326 personnes. Cette baisse était de 714 personnes en Nouvelle-Écosse, et de 626 personnes à Terre-Neuve-et-Labrador.

L’Île-du-Prince-Édouard a pour sa part connu une augmentation naturelle d’une personne au cours de la même période.

https://www.lapresse.ca/actualites/national/2025-12-17/troisieme-trimestre-de-2025/la-population-canadienne-a-legerement-diminue.php

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https://www.lapresse.ca/actualites/2025-12-20/retention-des-immigrants-recents/le-quebec-maintenant-champion-canadien.php

Le Québec maintenant champion canadien

C’est un petit écart, mais un grand symbole. Pour la première fois, le Québec dépasse l’Ontario et devient la province qui retient le mieux les immigrants permanents un an après leur arrivée.

Autrement dit, les nouveaux arrivants bougent davantage. Dans ce contexte, réussir à en garder plus de neuf sur dix après un an n’a rien d’anodin.

À moyen terme, le tableau change. Cinq ans après leur arrivée, 79,6 % des immigrants permanents admis en 2018 résidaient toujours au Québec, contre 90,8 % en Ontario.

Les difficultés de l’installation durable

Rester un an, c’est une chose. Rester cinq ans, c’en est une autre. Dans un rapport publié en novembre 2025, Des occasions manquées 2025, le Conference Board du Canada rappelle que les départs d’immigrants atteignent un pic environ cinq ans après l’arrivée. Et ce sont surtout les immigrants permanents les plus qualifiés qui partent. Selon cette analyse, les titulaires d’un doctorat sont près de deux fois plus susceptibles de quitter le Canada dans les cinq premières années que les titulaires d’un baccalauréat. Les professions qui connaissent une forte demande (technologies de l’information, génie, gestion, finances) figurent aussi parmi celles où les taux de départ sont les plus élevés. Les raisons sont bien connues : reconnaissance difficile des diplômes, progression salariale lente, emplois en deçà des qualifications. Bref, le Québec est aujourd’hui premier au Canada pour la rétention à un an des immigrants. Mais comme le souligne le Conference Board, c’est entre trois et cinq ans après l’arrivée que tout se joue vraiment : l’installation durable… ou le départ.

Avec la collaboration de Pierre-André Normandin, La Presse


Une fin triste et indigne pour le Programme de l’expérience québécoise

N’étant plus contraints par un devoir de réserve, d’ex-employés du ministère de l’Immigration demandent au gouvernement de faire preuve de décence envers ceux qui étaient admissibles à ce programme avant son abolition.

Les soussignés sont tous des retraités ou ex-fonctionnaires du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI). Ils peuvent donc dire tout haut ce que leurs collègues toujours à l’emploi du Ministère doivent taire en raison de leur devoir de réserve.

La désinvolture dont a fait preuve le ministre Jean-François Roberge à l’égard des mesures transitoires lors de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) ne correspond pas à l’approche humaniste, juridique et d’ouverture que nous avons pratiquée envers la clientèle immigrante pendant nos nombreuses années de service public.

Suite de la lettre d'opinion publiée de la Presse

La suppression du PEQ sans préavis a des impacts majeurs sur la vie de milliers de personnes qui étudient et travaillent au Québec et est pour eux une source de profonde détresse.

En effet, le ministre Roberge a procédé à deux périodes préalables de suspension – le choix du terme est ici crucial –, ce qui a laissé croire que le PEQ serait maintenu, quitte à connaître des ajustements comme il en a subi plusieurs depuis 2010.

Le ministre Roberge défend l’abolition du PEQ en vantant les mérites du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Il néglige de mentionner que pour faire une demande à ce programme encore faut-il y être invité. Or le processus d’invitation est très compétitif en vertu d’une grille à laquelle peuvent s’ajouter n’importe quels critères jugés pertinents par le ministre, soit un filtre qui ne tient pas compte de la compétence de la personne mais seulement de son profil. Rappelons que le PEQ permettait aux employeurs de conserver à leur emploi des personnes immigrantes en fonction de leur compétence et non seulement leur profil.

Laissons de côté le débat sur l’opportunité ou non de conserver le PEQ dont le mérite est sa relative simplicité d’application et ses excellents résultats en matière d’intégration sur le marché du travail.

Une question de décence

Nous et nos ex-collègues savons que depuis 15 ans, la publicité du Ministère et les pages de son site qui fournissaient des renseignements aux étudiants internationaux et aux travailleurs étrangers temporaires ne manquaient jamais d’attirer l’attention sur la possibilité de passer du statut temporaire à permanent grâce aux PEQ.

Voilà pourquoi nous croyons que la simple décence commande que toutes les personnes ayant obtenu un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) pour études ou pour un permis de travail avant le 30 octobre 2025, moment de l’abolition du PEQ, puissent encore déposer une demande d’immigration permanente en vertu de ce programme.

*Les cosignataires sont tous d’ex-fonctionnaires du MIFI : Louis-René Gagnon, Gérard Pinsonneault, Chakib Benzakour, Danielle Gagné, Michel Charron, Michel Béliveau, Margaux St-Georges, Gilles Cyr, Jean-Paul Benoît, Michel Guibert, Lise Beaudouin, Raymond Beauchêne, Christine Massicotte-Picard, Jean Chouinard, Robert Varin, Florent Fortin, Diane Parenteau, Gilles Deschamps, Jacques Jodoin, Ghislaine Routhier, Clémence Marchand, Judith Grenon, Andrée Carrier, Mario Forget, Tova Lazimi

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Immigration | Quand le populisme a la cote

« Sur une échelle de 1 à 10, est-ce que tout est de la faute des immigrants ? », a demandé Jean-René Dufort à François Legault à Infoman 2025.

Réponse troublante du premier ministre : 5 sur 10.

Même si l’exercice se veut humoristique, la déclaration de M. Legault a choqué, tout comme la cote de 5 sur 10 qu’il a attribuée à l’environnement, témoignant du peu d’importance qu’il accorde à un enjeu pourtant existentiel.

Dans le contexte de l’abolition insensée du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), déclarer que les immigrants que le Québec a lui-même cherché à attirer sont responsables de 50 % de nos problèmes, c’est non seulement faux, mais aussi insultant pour des milliers de personnes qui ont répondu à l’appel et se retrouvent aujourd’hui flouées.

Suite de la chronique de Rima Elkouri

A priori, le 50 % de M. Legault peut sembler modéré, si on le compare à certaines autres de ses estimations douteuses. En juin 2024, le premier ministre avait déclaré que 100 % du problème de logements au Québec s’explique par la hausse de l’immigration temporaire1. En faisant une telle équation simpliste, il avait raté l’occasion de s’interroger sur les causes de la crise du logement et les mauvaises politiques publiques qui y ont contribué.

Il avait plutôt choisi la voie populiste : au lieu de trouver des solutions, se trouver des boucs émissaires.

On pourrait croire que de passer de 100 % à 50 % sur l’échelle du bouc émissaire, c’est une façon de mettre de l’eau dans son vin ou d’épargner un peu le bouc. Le fait est que cette cote revue à la baisse est à certains égards encore plus grossière. Car en répondant à la question de Jean-René Dufort, le premier ministre ne s’en est pas pris aux politiques d’immigration, mais bien aux immigrants eux-mêmes.

Dans le contexte de la suppression du PEQ, on parle d’étudiants et de travailleurs francophones ou francisés que le Québec a tenté de séduire à coups de campagnes publicitaires et de missions de recrutement à l’étranger avant de rompre inopinément ses engagements. Des gens qui contribuent déjà à la société québécoise, que ce soit dans le domaine de la recherche scientifique, où l’on compte une majorité d’étudiants étrangers, ou sur le marché du travail. Dans nos hôpitaux, nos CHSLD, nos écoles, nos garderies… Les inviter à déposer leurs rêves au Québec pour ensuite leur fermer la porte au nez en les accusant d’être responsables de 50 % des maux de la société, c’est pour le moins injuste.

Le gouvernement a évidemment le droit d’adopter de nouvelles règles d’immigration plus restrictives. Mais il a aussi le devoir de tenir parole.

Dans ce cas, cela veut dire au minimum de prévoir des mesures transitoires pour les orphelins du PEQ déjà installés au Québec et plongés dans la détresse et l’incertitude.

« Je me sens jetable, je me sens trahie, et je me sens profondément blessée », confiait une orpheline du PEQ à ma collègue Suzanne Colpron2. De telles histoires crève-cœur se suivent et se ressemblent depuis novembre. Je croule moi-même sous les témoignages. Les dénonciations sont quasi unanimes.

Une pétition qui a récolté 26 000 signatures en un temps record a été déposée à l’Assemblée nationale. Du maire Bruno Marchand à la mairesse Soraya Martinez Ferrada en passant par le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, et l’ex-ministre péquiste Louise Harel, du député solidaire Guillaume Cliche-Rivard au député libéral André A. Morin, des chambres de commerce aux cégeps et aux universités, des experts aux citoyens solidaires, on ne compte plus le nombre de voix qui s’élèvent pour dénoncer cette injustice et réclamer une clause de droits acquis.

À ces voix indignées, il faut aussi ajouter celles de 25 retraités du ministère québécois de l’Immigration, libres de dire tout haut ce que leurs anciens collègues, tenus à un devoir de réserve, doivent penser tout bas. Dans une lettre ouverte publiée avant Noël, ils demandent au gouvernement de faire preuve de décence envers ceux qui étaient admissibles à ce programme avant son abolition3.

Jusqu’à présent, le gouvernement Legault a refusé de les entendre. Pour respecter ses nouveaux seuils d’immigration sans obtenir 0 sur 10 en matière de promesses tenues, des solutions sont pourtant possibles. Le premier ministre pourrait s’inspirer de ce que l’ex-ministre de l’Immigration Christine Fréchette préconisait elle-même en 2023 : placer les candidats au volet « diplômés » du PEQ hors seuils.

Le gouvernement reconnaissait à l’époque qu’il n’avait pas intérêt à se priver de ces candidats idéaux.

« Le profil des personnes diplômées dans le PEQ s’inscrit en tous points dans les orientations du plan gouvernemental puisque ces personnes diplômées parlent le français, et détiennent un diplôme du Québec, ce qui élimine tout enjeu de reconnaissance des compétences. Par ailleurs, en raison de leurs années d’études au Québec, elles sont déjà intégrées dans notre société et occupent déjà un logement », lit-on dans un communiqué officiel4.

On pourrait en dire tout autant des orphelins du volet « travailleurs » du PEQ qui sont déjà bien intégrés et que ni leurs employeurs ni leur communauté d’accueil ne souhaitent voir partir.

Il reste à espérer que ce sera l’une de nos résolutions collectives de 2026 : que l’humanisme prenne le pas sur le populisme.

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Dans la Presse, un autre exemple de répercussions avec l’abolition du PEQ

Abolition du PEQ | Départs forcés

L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), sans mesures transitoires, pourrait forcer des travailleurs temporaires à quitter le Québec le printemps prochain, dont certains qui occupent des postes où il y a pénurie, comme celui d’agent correctionnel. Ces départs pourraient être lourds de conséquences. Un dossier de Suzanne Colpron

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Avec la fin du PEQ, la boulangerie la Bête à pain risque de perdre plusieurs membres de son personnel venus de France recrutés pour leur expertise en boulangerie et pâtisserie

Businesses at risk of losing staff after Quebec slashes program for permanent residency

Quebec’s decision to slash a pathway to permanent residency is being felt by some businesses. A bakery in Montreal says it could lose several staff members, and workers could be kicked out of the country.

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Oh non c’est pas juste des bruns qui vont devoir dégager. De bons gentils français aussi. Les effets pervers des politiques instrumentalisant l’immigration. Et oui dans notre système tu peux pas choisir qui virer en fonction de la tête qui ne te plaît pas. Même si beaucoup semblent penser cela.

Dommage pour la crédibilité d’une province qui allait partout dans le monde pour attirer des gens avec ce programme. Si celui qui est élu chef de la CAQ a la place de Legault est intelligent, c’est la première chose qu’il renversera. Au grand minimum une clause des droits acquis.

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Et c’est paradoxalement ce biais racial (on parle de plein de petits blancs éduqués et francophones qui vont devoir quitter) qui va peut-être finir par faire reculer la CAQ.

Je dirais que la clause grand mère, c’est le maximum, il faut être réaliste. Puis objectivement, le PEQ avait des limites, le vrai problème c’est la trahison des gens déjà présents ici.

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Au minimum ça viens éclater la bulle que certains occidentaux ont qu’ils sont des expats et non pas des immigrants (ouach).

Mais oui, la couverture médiatique est à géométrie variable. Et l’abolition du PEQ est bad.

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La pénurie engendre un risque économique réel pour le Québec

Depuis plusieurs mois, le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) est au cœur des débats. Sur le terrain, toutefois, le débat n’est plus idéologique: il est économique. Et pour de nombreuses entreprises québécoises, particulièrement en région, les restrictions imposées au programme représentent désormais un risque tangible pour leur croissance, leur compétitivité et parfois leur survie.

Des impacts concrets, immédiats… et coûteux

Une pression amplifiée en région

Prévisibilité, cohérence et dialogue

Il faut cesser de se renvoyer la balle

La solution passe par la collaboration

Pour en savoir plus

Les données parlent d’elles-mêmes. Un récent sondage* mené par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) est sans équivoque: 72 % des répondants affirment être touchés par les restrictions au PTET, dont 44 % de façon lourde. Plus inquiétant encore, 35 % estiment que la survie même de leur entreprise est à risque.

Des impacts concrets, immédiats… et coûteux

Derrière ces statistiques, il y a des décisions difficiles. Le tiers des entreprises touchées ont déjà dû refuser ou annuler des contrats, mettre sur pause des projets d’investissement ou réduire leur production.



En moyenne, l’impact financier atteint 531 000 $ par entreprise jusqu’à maintenant, soit 6,5 % du chiffre d’affaires, et pourrait grimper à 2,2 millions au cours des deux prochaines années.

Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ils se traduisent par des quarts de travail annulés, des lignes de production ralenties, des heures d’ouverture réduites, notamment dans les secteurs manufacturiers, de l’hébergement et de la restauration, du commerce de détail et des services.

Une pression amplifiée en région

En Chaudière-Appalaches, cette réalité est encore plus criante. Notre région est reconnue pour son dynamisme entrepreneurial, sa forte présence manufacturière et son tissu de PME exportatrices. Or, ce sont précisément ces entreprises qui dépendent le plus d’une main-d’œuvre stable et prévisible.

Le sondage révèle que 72 % des répondants estiment que leur région devient difficilement viable, voire non viable, économiquement en raison de la diminution de l’immigration permanente et temporaire. En région, il ne s’agit pas de remplacer des travailleurs locaux inexistants, mais bien de maintenir des opérations essentielles, malgré tous les efforts de recrutement déployés ici.

Et contrairement à certaines perceptions, les entreprises ne se tournent pas vers le PTET par facilité: 76 % affirment devoir consacrer davantage de temps et d’argent au recrutement, 73 % embauchent des travailleurs moins qualifiés faute de candidats, et 10 % ont tout simplement abandonné le recrutement.

Prévisibilité, cohérence et dialogue

Dans la dernière année, de nombreuses chambres de commerce ont multiplié les sorties publiques pour demander une chose simple: de la prévisibilité.

Comme d’autres porte-paroles de chambres de commerce, Marie-Josée Morency a multiplié les sorties publiques durant la dernière année pour faire bouger les gouvernements. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

Il est essentiel de rappeler que le PTET n’est pas une solution miracle, ni une fin en soi. Il est un outil transitoire, complémentaire à la formation, à l’intégration des travailleurs locaux, à l’immigration permanente et à la productivité. Le remettre en question sans alternative crédible, c’est fragiliser inutilement notre économie.



Il faut cesser de se renvoyer la balle

Ce que les entreprises ne comprennent plus, et à juste titre, c’est de voir les gouvernements fédéral et provincial se renvoyer la responsabilité, pendant que les impacts, eux, se vivent sur le terrain.

Du côté fédéral, les attentes du milieu économique sont claires. Il est impératif de revenir au seuil de 20 % pour le PTET, et, à court terme, obtenir un moratoire sur les restrictions actuellement en vigueur, afin de permettre une évaluation rigoureuse de leurs impacts économiques réels, région par région, et d’éviter des dommages irréversibles à notre tissu entrepreneurial.

Du côté du gouvernement du Québec, il est tout aussi urgent d’agir. L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) a des répercussions incompréhensibles.

Il faut permettre aux travailleurs déjà intégrés, francisés et établis ici de rester. Ces personnes travaillent, paient des impôts, élèvent leurs familles et contribuent pleinement à nos communautés.

Les forcer à quitter est non seulement incohérent, mais économiquement contre-productif.



Les entreprises québécoises ne demandent pas de passe-droits. Elles demandent des règles claires, cohérentes et applicables, qui tiennent compte des cycles économiques, des secteurs stratégiques et des réalités régionales.

La solution passe par la collaboration

Le milieu économique veut et doit faire partie de la solution. Cela passe par un dialogue réel entre les gouvernements, les régions et les entreprises. Cela passe aussi par une approche différenciée, qui reconnaît que les réalités de Montréal ne sont pas celles de Lévis, de Thetford, de Beauce ou de Montmagny.

Dans le contexte actuel de tensions commerciales, d’incertitude géopolitique, de pression sur les marges, de ralentissement des investissements, affaiblir davantage l’accès à la main-d’œuvre, c’est ajouter une contrainte de trop. Et le Québec ne peut pas se le permettre.

*Le sondage de L’Observatoire FCCQ a été réalisé auprès de 346 entreprises de toutes les régions du Québec.

Des indiens avec qui je travaille m’ont raconté que plusieurs de leur compatriotes ont quité le pays meme plusieurs d’entre eux qui avaient recu la résidence permanente.

Bonjour.

Je vais vous poser une question dans ce cas-ci, et ne le prenez pas personnellement: si les gouvernements et sociétés occidentales sont aussi pires que le régime à Pékin, dans ce cas-ci, pourquoi plusieurs personnes, venant d’autres régions et pays que ce soit du Moyen-Orient (d’où vient une grande partie de ma famille par ailleurs), d’Asie (d’où vous-même par ailleurs selon ma compréhension, ainsi qu’une partie de la famille de ma conjointe) ou encore d’Afrique, font tout pour venir vivre en Occident (Europe, Canada, États-Unis, etc.), et ne choisisse pas la Chine, ou encore la Russie, pour immigrer? Les vagues d’immigration des dernières décénnies vers l’Europe, le Canada et les États-Unis en sont la preuve.

La réponse me semble assez évidente, et ce n’est pas seulement des raisons économiques (puisqu’aujourd’hui Chine et Russie semblent être des pays assez prospères économiquement comparativement aux années 1980 ou 1990).

À un moment donné, il y aura une limite à toujours vouloir s’autoflageller…

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Étonnament l’Arabie Saoudite a une forte proportion d’immigrants.

Ca tourne aux alentours de 40%

La Russie aussi a beaucoup d’immigrants surtout provenant des anciennes republiques sovietique d’asie centrale.

4 ieme pays au monde pour le nombre d’immigrants.

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Je n’ai vu personne comparer les politiques migratoires occidentales et chinoises…

Justement, c’est bien parce que l’Occident est naturellement attrayant que ses politiques migratoires doivent être sérieuses, planifiées sur le long terme et respectueuses des êtres humains. C’est tout sauf ce qui a été fait au QC/Canada ces dernières années, avec des gouvernements qui ont été irresponsables en changeant les règles tout le temps, d’abord en ouvrant les vannes à fond puis ensuite pour les refermer brusquement deux ans plus tard en gâchant les rêves de centaines de milliers de personnes à l’échelle du Canada, dont beaucoup ont été recrutés directement par les gouvernements.

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