Logements sociaux, communautaires et abordables - Actualités

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Il reste combiner les deux projets dans le Plateau (stationnements).

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merci @Alex514 et @tcardinalsirois pour avoir créé les fils ou mis à jour les fils existants pour les terrains inscrits sur la carte de la ville!

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Je l’ai fait. :slight_smile:

Ce n’est pas le moment de jouer à la petite politique avec le logement. Les villes ont le droit de recevoir leur part du gâteau, même si ça vient du gouvernement libéral. Je vais contacter notre député [conservateur] Frank Caputo, poursuit le maire Blackwell, pour lui demander de mettre la partisanerie de côté. C’est son devoir de donner suite à toute demande formulée au nom d’une ville. Si le processus est entamé, il devrait être mené à terme.

Même son de cloche de la part d’Alan Brown, maire de Butternut Valley, au Nouveau-Brunswick, qui déplore le changement de cap imposé par Pierre Poilievre à son député local, Rob Moore.

C’est irresponsable. C’est le rôle du député de défendre les intérêts de ses électeurs. Que les fonds fédéraux proviennent de son parti ou d’un adversaire politique, c’est sans importance.

Une citation de Alan Brown, maire de Butternut Valley, au Nouveau-Brunswick

Selon ces deux maires, il est faux de prétendre, comme le fait Pierre Poilievre, que le FACL ne mène pas à la construction de logements. Cet argent contribue à la construction d’infrastructures sur des terrains qui sont convoités par les promoteurs immobiliers.

Alan Brown, maire de Butternut Valley, au Nouveau-Brunswick, rappelle que le rôle d’un député consiste à défendre les intérêts de ses électeurs.

Photo : Capture d’écran

On ne peut pas construire une maison si les conduites d’eau et d’égout ne sont pas installées, une question prévalente en région rurale, indique le maire Blackwell.

Pour lui, c’est une question de développement économique. La Ville de Clearwater a besoin du FACL, dit-il, pour financer un projet de 4 millions de dollars qui ajouterait 450 nouvelles maisons nécessaires pour loger d’éventuels travailleurs dans un projet de mine de cuivre dans la région.

Clearwater veut également construire un nouveau centre pour personnes âgées de 100 lits pour éviter que nos aînés doivent quitter la région afin de recevoir leurs soins, poursuit le maire Blackwell. Il s’agit du genre de projet qui, selon lui, ne pourrait pas être financé par l’abolition de TPS proposée par Pierre Poilievre.

Si le député Frank Caputo devait cesser de donner son appui au projet de la Ville, conclut le maire, cela n’aiderait vraiment pas les communautés qu’il doit représenter sur le terrain.

À lire aussi :

Petite précision concernant cette nouvelle politique. Si plusieurs OBNL/coopératives sont intéressés par un même terrain, c’est le premier qui boucle son financement qui obtiendra le terrain

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S’il y a un manque criant de logements abordables, il y a des réussites, comme le parc immobilier de Corporation Mainbourg, à Pointe-aux-Trembles. Il comprend 1200 logements, alors que son centre communautaire du même nom héberge une garderie, des organismes et un boulodrome pour jouer à la pétanque, même en hiver !

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Il faut diversifier les sources de capitaux en complément des institutions financières, croit Laurent Lévesque, un des fondateurs de l’UTILE. Il faut aussi changer la culture face à l’endettement et voir les prêts sur 30, 40 ou 50 ans, comme en Autriche. »

L’heure est donc à la mise en commun des actifs du milieu communautaire pour lui donner les moyens de construire plus, et plus vite, des logements qui ne sont pas trop chers.

Centraide est membre du collectif AMPLIFIER qui regroupe aussi les fondations Familiale Trottier, du Grand Montréal, Lucie et André Chagnon ainsi que la Fondation McConnell. En 2023, ils ont lancé le Fonds Amplifier Montréal, dont l’un des objectifs est de répondre à la crise du logement avec un financement durable du logement « non marchand ».

Des prêts moins chers

« Des solutions, il y en a, et de très simples », lance Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui défend la préservation de logements hors marché depuis belle lurette.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Si on commençait par baisser les taux d’intérêt des prêts consentis aux OBNL et autres développeurs de logement à but non lucratif ? C’est une mesure facile à implanter rapidement. Quand on y pense, avec des intérêts élevés, l’argent des subventions s’en va dans les coffres des banques.

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Il faudrait donc davantage de capital patient, c’est-à-dire des prêts non soumis à des obligations de hauts rendements.

« On manque de vrai capital patient, car l’effort de Québec est insoutenable dans le contexte actuel », croit Christian Yaccarini, qui est allé frapper à la porte du fonds de retraite de la STM et d’Hydro-Québec pour financer la construction de ses 1001 logements.

De son côté, Véronique Laflamme n’est pas contre les « solutions créatives » de financement, mais elle craint que cela se traduise par le désengagement de l’État. « Il faut des programmes gouvernementaux dédiés selon la catégorie de logement à but non lucratif », croit-elle.

S’attaquer aux coûts de construction

Dans ce concert de voix qui plaident pour la création de nouveaux outils de financement, j’ai tout de même entendu des voix discordantes. D’abord, celle d’Adam Mongrain, directeur habitation à l’organisme Vivre en ville.

Cet expert croit qu’on fait fausse route si on ne s’attaque pas en priorité aux coûts de construction. Selon lui, notre manque de mécanismes pour contrôler les coûts contribue beaucoup plus à l’essoufflement de livraison d’unités subventionnées que le manque de financement.

PHOTO MARIKA VACHON, ARCHIVES LA PRESSE

Adam Mongrain, directeur habitation de l’organisme Vivre en ville

On aura beau injecter des millions de dollars à 0 % d’intérêts, si on construit des logements que les gens sont incapables de se payer, on n’est pas plus avancé.

Adam Mongrain, directeur habitation de l’organisme Vivre en ville

« Les coûts de réalisation des projets résidentiels ont explosé au Québec au cours des 15 dernières années, rappelle M. Mongrain. Or, tous nos programmes de logement social, subventionné ou abordable visent des coûts mensuels par l’occupant qui n’essuient pas cette augmentation. »

Même son de cloche de la part de Louis Gaudreau, professeur à l’École de travail social de l’UQAM et chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS). « Entre 2000 et 2020, les niveaux d’investissement en construction de logements ont été historiques, les plus importants depuis les années 1970, explique-t-il. Or, cela n’a eu aucun effet sur le coût du logement qui a continué de grimper en flèche… à cause des coûts de construction. »

Je vous le dis tout de suite, l’approche privilégiée par Vivre en ville ne vous plaira pas, et Adam Mongrain en est bien conscient lorsqu’il m’explique qu’il faut mettre de l’avant des politiques pour pénaliser l’épargne à travers l’immobilier. « Je ne suis pas un élu, alors je peux le proposer même si c’est une mesure impopulaire », lance-t-il. Il poursuit : « Il faudrait imposer les gains en capitaux sur la résidence principale et augmenter les taxes foncières. À l’heure actuelle, les villes ne profitent pas suffisamment de l’augmentation de la valeur des propriétés. »

En d’autres mots, Vivre en ville estime qu’il faut pénaliser la possession immobilière de manière à stopper la prise de valeur, ce qui permettra de mieux contrôler les loyers.

« On n’a pas beaucoup d’amis quand on parle de ça, reconnaît-il. Personne ne demande à payer plus de taxes et d’impôts. Mais il faut ramener les coûts de construction et les coûts de loyer en phase avec ce que les gens sont capables de payer. »

Julie Favreau, de Fi3, propose aussi un traitement fiscal différencié, selon le type d’habitation et en fonction de sa valeur. « Quand j’achète un logement pour faire de la spéculation, je vais à l’encontre du bien-être de la collectivité et donc, je devrais être plus taxé. »

Ce ne sont là que quelques pistes de solution envisagées par le milieu de l’habitation. Le rapport des deux journées d’étude organisées en mai est paru durant la rédaction de ce dossier. Je vous invite à le lire si l’enjeu vous intéresse1. Il y a beaucoup de très bonnes idées sur la table. Ce qu’il manque encore, c’est la volonté politique de les concrétiser.

1. Lisez le rapport des journées d’étude

See how private equity firms are destroying low income America

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Cet article dans La Presse est de très haute qualité et je salue la rigueur journalistique dans ce dossier. Cependant, je suis déçu qu’on a pas mis autant d’effort pour dénoncer l’effet néfaste du zonage restrictif sur l’offre de logement.

En ce moment, d’immenses territoires sont interdits d’être développés de manière à pouvoir loger plus de gens. Pensez à tous les terrains à grand lots qui sont exclusivement zones unifamiliales. Si on éliminait au niveau provincial le zonage unifamiliale et on permettait de plein droit la conversion de ces habitations en duplex ou même quadruplex, on serait en mesure d’amener beaucoup de capacité de logement à un coût nul pour le gouvernement. Au contraire, ça augmenterait les valeurs foncières et conséquemment les revenus pour les villes.

De plus, en se fiant à des petits propriétaires et petits entrepreneurs pour convertir leurs habitations, nous réduisons la dépendance au système bancaire pour le financement. Des propriétaires pourraient utiliser leurs économies et une partie de leur marge de crédit hypothecaire pour augmenter la capacité de logement.

En se fiant exclusivement à des grand développeurs pour construire de la capacité, on fragilise l’écosystème de constructeurs. Si quelques uns devaient faire faillite, ou si le financement gouvernemental ralentit, ça ralentirait substantiellement le développement de logements. En contrepartie, en se fiant à un grand nombre de petits développeurs immobiliers, il y a beaucoup moins de risque.

Je ne suis pas du tout contre les OSBL et le logement gouvernemental. Au contraire, c’est tout à fait nécessaire pour loger les gens qui en ont besoin. Cependant, ils constituent seulement une partie de la solution. Nous n’avons pas le choix d’impliquer le secteur privé en arrêtant de le mettre en situation d’échec.

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Dans le dossier de la Presse, des définitions

Petit lexique du logement hors marché


PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE
Les HLM sont l’expression la plus connue du logement public au Québec.

Logement social

Le logement social vise d’abord à répondre de manière pérenne au droit et au besoin à un logement de qualité par le biais d’immeubles dont la propriété est collective. Le logement social inclut l’ensemble des logements appartenant aux autorités publiques ou au mouvement communautaire. En logement social, les loyers perçus servent à payer les coûts de développement, d’exploitation et d’entretien des immeubles ainsi que les services offerts aux locataires, sans recherche de profit.

Logement public

Le logement public est constitué des immeubles d’habitation appartenant à l’État qui en assure également le financement et la gestion, dans le cas du Québec, le plus souvent par le biais d’un office municipal d’habitation. Le logement public est un sous-ensemble du logement social. Les HLM représentent l’expression la plus connue du logement public au Québec et au Canada

Logement communautaire

Le logement communautaire est un autre sous-ensemble du logement social, il se distingue en ce qu’il est développé et géré dans un esprit de prise en charge par la communauté. Les animateurs principaux à l’origine des projets sont généralement des groupes sociaux (locataires, femmes, aînés, handicapés, vétérans, etc.), des associations caritatives (lions, kiwanis, chevaliers de Colomb, etc.), des communautés religieuses ou des fondations qui cherchent à résoudre les problèmes d’habitation dans leur milieu. Les OSBL et les coopératives sont les formules les plus courantes du logement communautaire.

Source : Réseau québécois des OSBL d’habitation

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5 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul (transformation) - ? étages

Article intéressant qui montre des sources de la ville quant aux terrains qu’ils ont en tête pour vendre hors marché pour du loyer abordables.

Bonjour, je vous recommande si vous publiez des articles de journaux à accès limité, que vous les publiiez en copié-collé dans résumé pour que ceux qui s’y intéressent puissent les lire sans autre formalité ni entrave. C’est ce que je fais toujours avec le Soleil pour lequel je suis abonné. Par contre Radio-Canada et La Presse sont accessibles à tous, simplement à partir du lien correspondant.

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Pour le Devoir et les sites de la coop de l’info (Le Soleil, La Tribune, etc.), il suffit d’ouvrir les liens en mode incognito :slight_smile:

Merci pour l’info, pardonnez mon ignorance mais comment ouvrons-nous en mode incognito?

Clic droit de la souris
Dépendant des fureteurs, ça peut être incognito ou privée ou un autre terme dans ce sens.

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Merci beaucoup pour moi et pour les autres, je me coucherai moins niaiseux ce soir. Bonne nuit et fais de beaux rêves. :sleeping:

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