Logements sociaux, communautaires et abordables - Actualités

Chronique de Maxime Bergeron sur l’annonce d’hier


Je suis curieux à savoir quelle est la méthodologie utilisée pour calculer ces délais.
De ce que j’en sais, les demandeurs sont accompagnés tout le long du processus et les employés des arrondissements (conseillers, architectes, etc) sont généralement disposés à aider les promoteurs pour les aidés à faire aboutir leurs projets.

Certains se font dire que leur projet sera surement critiqué au CCU et qu’ils devraient changer certains aspects; certains vont le faire tandis que d’autres vont poursuivre sans rien modifier puis se trouvent surpris que leur projet doive être modifié en profondeur.

Un exemple que j’ai en tête c’est Fabrik8 phase 2. Le promoteur avait obtenu son permis car le projet était de plein droit. Puis il a décidé de changer son projet substantiellement (il est devenu un PPCMOI) et est ultimement allé en référendum (qu’il a gagné de peu). Dans une entrevue à la suite de ces démarches il s’est plein des délais :upside_down_face:

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La mairesse de Montréal, Valérie Plante, serait-elle tentée de suivre l’exemple du sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui avait créé, du temps qu’il était maire de Burlington, il y a 40 ans, une structure qui a permis de protéger du marché spéculatif près du quart des logements de la ville?

Bernie Sanders a été maire de Burlington, une petite ville de 45 000 habitants située à 45 minutes de la frontière avec le Québec, de 1981 à 1989. À la demande de citoyens, il avait créé une fiducie foncière communautaire qui a permis de sortir des logements d’un marché qui faisait grimper les loyers hors de toutes proportions.

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Une nouvelle annonce cet après midi sur le logement

C’est en compagnie d’UTILE!

le maire de RPP et un conseiller de Lachine seront aussi sur place

Le communiqué

Déterminée à soutenir et à accélérer la construction de plus de logements à l’abri de la spéculation à Montréal, la Ville de Montréal est fière d’annoncer un partenariat financier important avec l’organisme à but non lucratif l’UTILE, qui prévoit la construction d’environ 670 logements hors marché qui logeront près de 1 000 étudiantes et étudiants. Quatre projets iront de l’avant grâce à un soutien financier de 21,4 M$.
[…]

Les quatre projets qui obtiendront le soutien financier de la Ville sont situés dans plusieurs secteurs de la Ville.

  • Le projet Cardinal, situé dans Griffintown, dans l’arrondissement du Sud-Ouest, totalise 285 appartements pour environ 358 locataires. Le bâtiment sera à proximité de l’École de technologie supérieure (ÉTS), de l’Université Concordia et de l’Université McGill. Le chantier débutera cette année et une première cohorte étudiante pourra y aménager en 2027.

  • Le projet La Note des rives, situé dans Pointe-Saint-Charles, dans l’arrondissement du Sud-Ouest, totalise 95 logements pour environ 208 locataires. Développé en collaboration avec la Concordia Student Union, le projet sera mis en chantier l’an prochain et devrait être complété en 2026.

  • Un projet sur la rue Saint-Hubert, dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, totalise 149 logements pour environ 235 locataires. Développé en collaboration avec l’Association étudiante de Polytechnique, le projet sera mis en chantier vers la fin de 2025 et devrait être complété pour 2028.

  • Le quatrième projet, situé dans le secteur du Campus MIL, totalise 141 logements pour environ 200 locataires. Le projet devrait être mis en chantier pour la fin 2026 et livré en 2028.

Le financement de ce partenariat est issu du fonds de logement social de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et des contributions obtenues dans le cadre du Règlement pour une métropole mixte (RMM).

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Montréal s’est entendu avec un promoteur avec lequel il était en conflit depuis 2021, ouvrant la porte à la construction de plus de 700 logements dans Verdun.

Résumé

Conflit avec un promoteur Une entente ouvre la porte à 700 logements

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

District Atwater inc. croit être capable de bâtir 520 logements sur le terrain du secteur Hickson-Dupuis.

Montréal s’est entendu avec un promoteur avec lequel il était en conflit depuis 2021, ouvrant la porte à la construction de plus de 700 logements dans Verdun.

Publié à 2h01 Mis à jour à 7h00

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Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard Équipe d’enquête, La Presse

L’entente à l’amiable prévoit que District Atwater inc. cèdera une parcelle du secteur Hickson-Dupuis à la Ville pour la construction d’un projet de logement social. L’entreprise fera son propre projet juste à côté.

« On est vraiment dans un secteur en redéveloppement. Et ce qu’on voulait, c’était d’aller le plus rapidement possible pour les logements sociaux », a expliqué le responsable de l’habitation de l’administration Plante, Benoit Dorais.

En 2021, Montréal avait exercé son droit de préemption pour acheter l’un des trois lots contigus que District Atwater inc. souhaitait bâtir. L’entreprise avait contesté cette décision devant les tribunaux, plaidant que la Ville paralysait ainsi l’entièreté du développement.

« On était sur le point de passer en cour », a expliqué M. Dorais, avant d’ajouter qu’il préférait une solution à l’amiable à un jugement impossible à prévoir. « Nous, ce qu’on voulait, c’est d’aller le plus rapidement possible. »

Au final, l’entreprise vendra une parcelle à la Ville pour 6,7 millions en vue d’un transfert entre les mains d’un organisme à but non lucratif. Objectif : 200 logements sociaux. District Atwater croit être capable de bâtir 520 logements sur le reste du terrain.

« Une belle entente »

Alexandre Forgues, propriétaire de District Atwater, s’est réjoui de la conclusion d’une entente à l’amiable.

« C’est sûr que ça aurait été plaisant de régler plus tôt, mais aujourd’hui, on a une belle entente, qui est gagnant-gagnant, qui permet de réaliser un beau projet de logements, a-t-il dit en entrevue téléphonique. C’est un projet de mixité sociale qui est vraiment ambitieux. Il y a plus de 200 unités de logements sociaux qui sont intégrées aux projets. »

« Le but, c’est que le logement social puisse lever très rapidement », a-t-il ajouté, soulignant toutefois que cette partie du projet n’était pas entre ses mains.

Parmi les 520 logements privés directement développés par District Atwater, on devrait compter 20 % de logements abordables et 10 % de logements familiaux.

Le terrain au centre de cette affaire accueille présentement des bâtiments industriels et commerciaux de basse hauteur. Il est situé à proximité du cœur de Montréal, mais isolé par le canal de l’Aqueduc, à l’extrémité est de l’arrondissement de Verdun.

Dans un document de 2021, l’arrondissement disait vouloir y « maximiser la réalisation d’unités de logement social, familial et abordable », notamment en locatif.

Lisez « La Ville n’a pas respecté les règles du jeu »

Au Téléjournal, au sujet du refuge à l’église Sainte-Bibiane

Dans le Sud-Ouest de Montréal, la présence d’un refuge pour itinérants et d’un centre d’injection supervisé crée des problèmes de cohabitation.

Des citoyens de Rosemont craignent que la même chose se produise, puisque la Ville souhaite transformer une église en refuge.

Le reportage de Marie-Isabelle Rochon

Y aura-t-il un refuge pour les personnes vulnérables dans Rosemont?

Une église qui serait reconvertie en refuge pour personnes vulnérables crée polémique dans Rosemont, particulièrement en raison de sa proximité avec cinq écoles.

Patrice Roy en discute avec Robert Beaudry, responsable l’itinérance à la Ville de Montréal, et Simon Lévesque, porte-parole du groupe citoyens dans Rosemont.

Une nouvelle annonce dans le cadre de Loger+, cette fois-ci avec la SHDM

Déterminées à loger plus de Montréalaises et de Montréalais plus rapidement, la Ville de Montréal et la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) ont conclu une entente qui permettra le développement de 1 000 unités de logement hors marché d’ici 3 ans, dont 300 seront réservées pour des personnes à risque d’itinérance ou en situation d’itinérance.

Comme elle l’a fait avec l’UTILE pour le développement de 670 logements étudiants, la Ville a adopté une approche portefeuille avec la SHDM pour la construction ou l’acquisition de ces 1 000 unités.

Ce partenariat de type portefeuille, préconisée par le Chantier Montréal abordable, marque un changement majeur dans le soutien offert aux OBNL qui construisent, achètent ou rénovent des unités dédiées à rester abordables à long terme à Montréal. Plutôt que de soutenir des occasions à la pièce qui nécessitent du temps et des démarches importantes de la part des OBNL, la Ville de Montréal leur offre ainsi une capacité renforcée de saisir un maximum d’occasions de développement rapide.

Le montant d’investissement total de la Ville de Montréal se précisera dans les prochains mois. Une première somme de 5 M$ est confirmée dès cette année pour la phase de démarrage des projets de développement de ces nouvelles unités. La Ville s’engage également à céder certains des terrains qu’elle a acquis en vertu du droit de préemption, d’acquisitions de gré à gré, de la Stratégie d’inclusion et du Règlement pour une métropole mixte.


La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé mardi avoir conclu une entente avec la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), dans le but de construire ou acquérir 1000 logements « hors marché » d’ici trois ans.

« Pour loger plus de Montréalaises et de Montréalais, on doit construire plus et protéger plus d’unités existantes de la spéculation », a affirmé Mme Plante, lors d’un point de presse tenu dans le quartier Saint-Henri.

Pour y parvenir, Valérie Plante a précisé avoir établi un partenariat avec la SHDM, qui est le « bras immobilier » de la Ville. Cet organisme « disposera de plus d’argent, de plus de terrains et de plus d’autonomie pour développer plus rapidement plus d’unités hors marché », a-t-elle expliqué. La SHDM pourra ainsi mener plusieurs projets de front.
[…]
Dans le cadre du projet de construction ou de protection de 1000 logements d’ici trois ans, une initiative concernant l’acquisition de 140 unités dans le quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve sera soumise au vote ce mercredi, lors de la réunion du comité exécutif de Montréal.


Au comité exécutif du 5 juin

30.002 Administration - Accord de principe / Mandat régulier

CE Société d’habitation et de développement de Montréal - 1240845003

Autoriser la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) à acquérir l’ensemble immobilier de 140 unités situé au 3270-3272 et 3280-3282, avenue de la Pépinière, dans l’arrondissement de Mercier - Hochelaga-Maisonneuve, portant les numéros de lots 2 282 289 et 2 282 290 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal

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Ottawa) Le ministre fédéral du Logement, Sean Fraser, a lancé jeudi un nouveau programme de développement de coopératives d’habitation de 1,5 milliard, promis par le gouvernement libéral il y a deux ans dans son budget de 2022.

Résumé

Ottawa met 1,5 milliard pour stimuler la création de coopératives d’habitation

PHOTO FRANCOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Une coopérative d’habitation à Montréal.

(Ottawa) Le ministre fédéral du Logement, Sean Fraser, a lancé jeudi un nouveau programme de développement de coopératives d’habitation de 1,5 milliard, promis par le gouvernement libéral il y a deux ans dans son budget de 2022.

Publié à 11h50

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Nojoud Al Mallees La Presse Canadienne

M. Fraser était à Winnipeg jeudi pour lancer le programme, qui devrait permettre la construction de « milliers de nouveaux logements coopératifs d’ici 2028 », espère Ottawa.

Le gouvernement fédéral précise que le programme a été conçu conjointement avec la Fédération de l’habitation coopérative du Canada – qui représente plus de 900 coopératives à travers le pays – ainsi qu’avec d’autres acteurs de ce secteur.

Les coopératives d’habitation sont administrées par leurs résidents, sans propriétaire extérieur, et fonctionnent généralement sur la base d’un budget équilibré.

Ce programme fédéral constitue un des éléments d’un plan du gouvernement publié ce printemps pour lutter contre les coûts élevés de logement au Canada.

Le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau tente de séduire les jeunes électeurs en s’attaquant à des problèmes économiques clés comme le logement, qui, selon les sondages, incitent bon nombre d’entre eux à se détourner des libéraux.

Le ministre Fraser a présenté jeudi le programme comme « l’investissement le plus important dans l’habitat coopératif depuis 30 ans ».

« En privilégiant les personnes plutôt que les profits, les coopératives d’habitation permettent de maintenir le prix des logements à un niveau abordable à long terme », a soutenu le ministre jeudi dans un communiqué.

Le gouvernement fédéral affirme que pour une première ronde de financement, les fournisseurs de coopératives d’habitation pourront présenter leur demande entre le 15 juillet et le 15 septembre. D’autres rondes sont prévues par la suite, indique le gouvernement.

Le programme, qui offrira 1 milliard de prêts et 500 millions de subventions, sera administré par la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Le gouvernement précise que les projets seront financés en priorité s’ils visent à fournir des logements à ceux qui ont besoin de soutien, « entre autres les groupes autochtones et les femmes et les enfants, ainsi que les personnes handicapées ».

La Fédération de l’habitation coopérative du Canada a souligné jeudi que durant les années 1970 et 1980, ces coopératives avaient permis au Canada de répondre à ses besoins en matière de logement. « Les coopératives construites il y a plusieurs décennies offrent aujourd’hui des logements abordables et sûrs à un quart de millions de Canadiens », soutient la Fédération dans un communiqué.

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Habitations appartenant à la Ville de Montréal Des taudis publics

Les taudis ne sont pas l’apanage de propriétaires privés sans scrupules. Dans l’est de Montréal, la Ville loge des familles à faibles revenus dans des HLM dont les murs sont criblés de trous et qui empestent la moisissure. Ailleurs dans la métropole, des bâtiments appartenant à Montréal visités par les inspecteurs municipaux sont frappés d’amendes pour cause d’insalubrité ou d’infraction à la réglementation sur les incendies. Un dossier de Gabrielle Duchaine et de Philippe Teisceira-Lessard.
Publié à 5h00

Résumé

« Tout le monde est malade »

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Une partie du plafond de la salle de bain de Dacnelle Charles est tombée il y a six mois et n’a toujours pas été remplacée.

Dans l’appartement, les trous dans les murs et les portes se comptent par dizaines. Les portes des placards sont arrachées. Il en manque aussi sur les armoires de la cuisine. Les murs sont noircis. Une partie du plafond de la salle de bain, tombée par gros pans de gypse il y a six mois, a été remplacée par un sac poubelle collé avec du ruban adhésif.

Publié à 5h00

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Gabrielle Duchaine
Gabrielle Duchaine Équipe d’enquête, La Presse

« On a peur de se laver », dit la locataire, Dacnelle Charles.

Ce logement que nous décrivons, et où vit une famille, n’appartient pas à un propriétaire privé négligent ou dépassé par l’ampleur des travaux à faire. Il appartient à la Ville de Montréal. Plus précisément, à l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM).

Nous sommes aux Habitations Marie-Victorin, un complexe de HLM à Rivière-des-Prairies qui compte 200 logements pour les familles et les aînés. Ici, des appartements sont « insalubres » et remplis de moisissures et de vermine, déplore la directrice de l’organisme communautaire Le Phare, Yanick Galan, dont les bureaux sont situés en plein cœur de l’ensemble immobilier.

Les infestations de punaises de lit et de coquerelles sont telles que Le Phare a éliminé tout le mobilier en tissu. Les insectes s’y incrustaient lors de visites des résidants du quartier.

« Tout le monde est malade », dit Mme Galan.

Quand [les locataires] se plaignent, on leur répond qu’ils sont chanceux d’avoir un toit. Comment tu peux dire ça quand l’eau te coule sur la tête et que les enfants saignent du nez ? Les gens payent un loyer. Normalement, le propriétaire doit te donner quelque chose.

Yanick Galan, directrice de l’organisme communautaire Le Phare

Marie Milouse et ses cinq enfants occupent une maisonnette de quatre chambres, mais sa plus jeune fille, âgée de 6 ans, dort avec elle plutôt que dans sa propre chambre. « Elle saigne du nez. Elle est toujours congestionnée. Dans sa chambre, l’air n’est pas bon », déplore la maman, ajoutant laisser les fenêtres ouvertes toute l’année. L’odeur d’humidité est perceptible partout à l’étage.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Marie Milouse

Récemment, un incendie s’est déclaré dans le jumelé voisin. Les flammes ont pénétré dans la maison de la famille Milouse et ont léché le mur de l’entrée. On en voit encore les traces. « On est sortis par la porte-patio en arrière. Heureusement que ce n’était pas l’hiver parce que la porte et la fenêtre gèlent. On serait restés pris. »

Dans la cuisine, la hotte ne fonctionne pas. La laveuse fuit. Le plafond du rez-de-chaussée est craqué juste en dessous. « J’espère juste pouvoir continuer à faire mon lavage sans que la laveuse tombe en bas », dit la locataire.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Une des chambres de l’appartement de Dacnelle Charles

Quelques portes plus loin, chez Simone Étienne, la peinture a décollé des murs comme si c’était des languettes de caoutchouc quand elle a repeint. « J’ai essayé plusieurs fois, mais ça ne tient jamais. Il y a trop d’humidité », estime-t-elle. Son fils saigne souvent du nez. Ses deux plus jeunes filles ont eu besoin de pompes pour dégager leurs bronches. Elle pense que ça a à voir avec la maison.

Ça m’inquiète pour notre santé. J’ai 46 ans et je me sens comme si j’avais 100 ans.

Simone Étienne, locataire

Pour Douadine Valentin, elle aussi mère de cinq enfants, ce sont les traitements contre les punaises et les coquerelles qui la font le plus souffrir. Avec son asthme, les produits qu’un exterminateur vient étendre pratiquement toutes les deux semaines, témoigne-t-elle, lui donnent beaucoup de mal à respirer. Et il y a la pénible tâche de mettre, chaque fois, toutes les possessions de la famille dans des sacs.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Douadine Valentin doit régulièrement mettre tous les effets personnels de sa famille dans des sacs pour la visite des exterminateurs. Elle a arrêté de tout défaire chaque fois.

Des maisons vides depuis neuf ans

Pendant que des gens vivent dans ces conditions, 18 maisonnettes de quatre ou cinq chambres faisant partie du même complexe sont vacantes et barricadées depuis 2015. À l’époque, les locataires avaient dû être relogés « en raison de contamination fongique dans les bâtiments », explique le porte-parole de l’OMHM, Mathieu Vachon.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Ici, faisant aussi partie des Habitations Marie-Victorin, 18 logements insalubres sont vides depuis 2015.

En neuf ans, des résidants du complexe racontent s’être déjà fait promettre le début de travaux majeurs, qui auraient permis un jeu de dominos pour les reloger. « Ça fait des années qu’on les rencontre pour ça. On a même vu des architectes et des designers qui nous ont montré des couleurs de brique », ironise la coordonnatrice du Phare, Julie Geoffroy.

« Quand vous allez visiter les Habitations Marie-Victorin, c’est quelque chose que vous n’oubliez pas », confie la mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, qui a visité les lieux pour la première fois en campagne électorale. Elle dit depuis être intervenue « personnellement » à plusieurs reprises dans le dossier auprès de l’OMHM et des députés responsables sur la question des unités barricadées.

Mais les travaux se font toujours attendre et les maisonnettes demeurent vides.

En 2015, nous avons lancé un appel d’offres, et considérant les coûts du projet, nous ne pouvions réaliser les travaux. Plusieurs démarches et approches ont été faites depuis, mais les budgets traditionnels des années subséquentes ne pouvaient suffire.

Mathieu Vachon, porte-parole de l’OMHM

Ce n’est que le budget du nouveau Programme de rénovation des habitations à loyer modique, lancé en 2023 par la Société d’habitation du Québec, qui a fait débloquer les choses, dit M. Vachon.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

La salle de bain de Douadine Valentin

Selon l’OMHM, la première phase des travaux est prévue pour 2025 avec la réhabilitation de 25 maisonnettes, dont les 18 actuellement barricadées. Une deuxième phase suivra. « Nous préparons les plans et devis », soutient Mathieu Vachon.

Au sujet de la vétusté des logements, dénoncée par des habitants à La Presse, M. Vachon affirme que l’OMHM n’a été mis au courant de certains problèmes que lors d’une rencontre sur un autre sujet tenue le 15 mai avec les locataires. « Dès le lendemain, les demandes ont été transmises aux différents services concernés et elles sont en cours de traitement. Il s’avère que la plupart de ces demandes n’avaient pas été transmises auparavant », dit-il.

Quand au trou dans le plafond de la salle de bain de Dacnelle Charles, il a été signalé à l’Office en novembre quand il y a eu une fuite d’eau chez le voisin d’en haut. Une réparation était prévue en février, mais les ouvriers se seraient butés à une porte close. Ils ont fermé le dossier plutôt que de prendre un autre rendez-vous, ce qui aurait du être fait. « La réparation se fera prochainement », assure Mathieu Vachon.

M. Vachon ajoute que l’office est un propriétaire « très présent dans les milieux de vie ». « Malgré toute la bonne volonté de l’organisation à remplir sa mission, nous ne sommes pas à l’abris de situations où, malheureusement, des manquements peuvent se produire. »

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Un des multiples trous percés par des projectiles d’arme à feu qu’on voit encore sur le garde-corps du balcon de Dacnelle Charles, dont le logement a été criblé de balles en 2021

Malgré l’état épouvantable de son logement, c’est le sentiment d’insécurité qui pousse Dacnelle Charles à vouloir partir. En 2021, son appartement a été criblé de balles. Elle était à l’intérieur. Depuis, elle ne pense qu’à s’en aller, préférablement dans un HLM ailleurs qu’à Rivière-des-Prairies. « J’ai été traumatisée. On a toutes peur ici », illustre-t-elle.

Elle a eu espoir que ça fonctionne à quelques reprises, mais le déménagement ne s’est finalement pas concrétisé. Entre-temps, l’OMHM n’a toujours pas remplacé le garde-corps de son balcon, où six trous de balle sont encore bien visibles.

« Ils ne vont pas déménager quelqu’un parce qu’il s’est fait tirer dessus. Il faudrait déménager tout le monde », laisse tomber Julie Geoffroy, du Phare.

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L’administration Plante a demandé « des travaux au plus vite » pour rénover des logements sociaux en très mauvais état dans l’Est de Montréal.

La Presse a révélé vendredi matin que des résidents des Habitations Marie-Victorin devaient vivre dans des conditions déplorables, avec de multiples trous dans les murs, des plafonds défoncés et même des impacts de balle encore visibles.

« Je veux que ces familles-là soient accompagnées pour trouver un autre logement, pour ne pas habiter dans des conditions de même et qu’on fasse des travaux au plus vite. Et là je suis polie en disant au plus vite », a réagi la mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, au 98,5 FM. Les Habitations Marie-Victorin se trouvent dans son arrondissement.

à Laval : 200 logements avec espaces communautaires, une épicerie solidaire, des restos, etc.

Un collectif d’organismes communautaires, en collaboration avec la Ville de Laval, projette de transformer le domaine des Soeurs missionnaires de l’Immaculée-Conception en un véritable village. Les religieuses, elles, préparent leur départ des lieux avec émotion.
[…]
Les Soeurs ont pris contact avec la Ville de Laval il y a quelques années dans l’espoir de mettre leur patrimoine entre de bonnes mains. Elles veulent permettre la réalisation d’une oeuvre importante dans le quartier Pont-Viau, elles qui ont laissé leur marque un peu partout sur la planète. Le Collectif autour d’une tasse (CAT), constitué d’entreprises d’économie sociale et d’organismes communautaires, a été créé pour développer un projet rassembleur.

De nombreuses entreprises d’économie sociale et d’organismes ont levé la main pour participer, dans l’optique d’y louer des locaux. Les grandes lignes du projet sont maintenant dessinées. D’un côté, il y aura un espace destiné à la culture.
[…]
« On est dans un désert alimentaire ici, alors certains voudraient faire une épicerie solidaire, avec des produits abordables. On veut faire peut-être un bistro, un restaurant avec accès à une terrasse ou un café écolo. Il y aurait un incubateur d’innovation sociale et des espaces de coworking », rapporte Nathalie Lapointe, chargée de projet au développement immobilier pour le CAT.

Le projet doit être complété par la construction de 200 logements locatifs sociaux et abordables par l’OBNL Interloge.

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Un résumé des mesures annoncées jusqu’à présent dans le cadre du programme Loger+ de la Ville

La Ville de Montréal a annoncé récemment une kyrielle de mesures dans le cadre de « Loger + », à quelques semaines de la date fatidique du 1er juillet, le « Jour du déménagement » au Québec.

« Loger + est une série de mesures robustes pour permettre à la métropole de loger plus de Montréalaises et de Montréalais, en axant sur la construction d’unités et la protection des unités abordables existantes », précise la Ville de Montréal, par voie de communiqué.

L’organisme Projets Autochtones du Québec (PAQ) a inauguré mercredi La Maison ᐊᓐᓇᒋᐊᕐᕕᒃ/Annagiarvik, un nouveau programme de logements de transition dans le quartier Milton-Parc, à Montréal, qui permettra à 14 Autochtones d’être logés pour une durée pouvant aller jusqu’à 5 ans, soit la durée du bail des lieux.

Ces 14 personnes, indique PAQ, travaillent activement à la sobriété et à la récupération. La moitié d’entre eux seront inuit. Ils seront soutenus par des programmes et des interventions qui seront accessibles sur place. Le premier résident fera son entrée le 1er juillet.

Nestled on Ste. Famille Street in the Plateau-Mont-Royal borough’s Milton-Parc area is a monumental house that will soon become home to 14 Indigenous people.

La Maison Annagiarvik is a transitional housing project offered to people who are actively working on becoming sober.

They will be able to stay for a maximum of five years, the duration of the lease.

The Projets Autochtones du Québec (PAQ) initiative stems from what the organization’s marketing and fundraising manager Sarah Clark calls “a massive need” in the area.

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Communiqué de la Ville

Afin d’augmenter l’offre de logements hors marché et en concordance avec les objectifs du Chantier Montréal abordable, la Ville offre une contribution financière de plus de 13 M$ pour financer les projets de 3 organismes à but non lucratif.

Les organismes Gérer son quartier et La Sortie obtiendront respectivement environ 5,76 M$ et 2,28 M$, soit des montants qui correspondent à 40 % du financement obtenu dans le cadre du Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ).

L’organisme Transit 24 recevra de son côté 5,33 M$, octroyés par la Ville de Montréal dans le cadre de la 3e phase de l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL) volet grandes villes. Pour rappel, l’ICRL-3, qui découle de l’Entente Canada-Québec, met à la disposition des grandes villes des sommes d’argent destinées à des projets immobiliers pour des clientèles vulnérables via la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Ce financement implique que l’organisme s’engage au maintien de la vocation pour personnes vulnérables de son projet et de loyers inférieurs à 30 % du revenu brut du ménage.