Logements sociaux, communautaires et abordables - Actualités

La taxe est seulement sur les logements vides; un bureau pas converti n’est pas un logement, surtout si le zonage ne permet pas le résidentiel

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Merci pour la précision; c’est un angle mort de ce projet de loi
Il y a beaucoup trop d’espaces commerciaux et de bureaux vides pour qu’on continue à fermer les yeux.

Une petite recherche m’indique que cette taxe est en vigueur à Paris:
Les locaux inutilisés ou vacants restent soumis à la taxe sur les bureaux (lefigaro.fr)

Même si le zonage permettait la conversion d’édifices à bureaux en logements, il n’y a pas de marché pour des logements qui appliqueraient ce genre de formule communautaire de partage à la soviétique.

Autrement dans les circonstances actuelles taxer des espaces de bureaux vacants serait pénaliser doublement les propriétaires qui ne demandent pas mieux que de louer leurs espaces excédentaires dans un marché en dépression.

La Ville achète deux propriétés pour des projets de logements

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

L’ancienne église Sainte-Bibiane, située près de l’intersection du boulevard Saint-Michel et de la rue Dandurand, dans Rosemont–La Petite-Patrie

La Ville de Montréal vient d’acheter deux propriétés pour y réaliser des projets de logement : elle prévoit la construction de 58 à 75 logements sociaux sur le Plateau Mont-Royal ainsi qu’un nouveau refuge pour sans-abri dans le quartier Rosemont, qui suscite déjà des questions et des inquiétudes dans le voisinage.

Publié à 0h57 Mis à jour à 5h00

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Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

L’ancienne église Sainte-Bibiane accueillera des « services aux personnes en situation de vulnérabilité », indique un document annexé à la promesse d’achat, au montant de 2,5 millions, faite par la Ville à l’Archevêché de Montréal il y a deux mois.

« On entend par service communautaire un lieu où les personnes dans le besoin peuvent trouver du répit et divers services d’intervention sociale pour les aider dans leur cheminement de réinsertion », peut-on lire. « Exemples de services pouvant être offerts : hébergement, nourriture, douches ; intervention psychosociale ; accompagnement vers le logement ; référencement vers divers services (santé, revenu, emploi, etc.) ; cohabitation sociale avec le milieu environnant. »

Mais voilà, certains résidants du « milieu environnant », près de l’intersection du boulevard Saint-Michel et de la rue Dandurand, s’inquiètent du peu d’informations diffusées par l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie dans un avis qui leur a été transmis ces derniers jours.

« Le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, en collaboration avec la Ville de Montréal, l’arrondissement et le milieu communautaire, définira un projet et désignera un organisme mandataire pour le développer et en assurer la bonne gestion », indique l’avis au voisinage, qui précise que des rencontres d’information auront lieu dans les prochaines semaines.

Les besoins en hébergement pour les sans-abri sont criants, puisque les personnes sans logis sont de plus en plus nombreuses depuis quelques années.

Rien de confirmé

Pourquoi l’avis n’indique-t-il pas que l’église deviendra un refuge pour sans-abri ?

« On ne peut pas confirmer le service qui y sera pour l’instant », répond le porte-parole de la mairesse Valérie Plante, Simon Charron, ajoutant que les services indiqués dans la promesse d’achat sont seulement des exemples.

Aucun élu n’était disponible pour répondre à nos questions à ce sujet.

« ll est de notoriété publique que la Ville veut acquérir différents sites pour répondre à différents besoins. C’est une bonne transaction qui répond aux besoins des Montréalais », a simplement expliqué Benoît Dorais, maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et responsable de la stratégie immobilière au comité exécutif, jeudi dernier, en réponse à la question d’un citoyen au conseil d’agglomération.

Des citoyennes, qui se sont exprimées sous le couvert de l’anonymat puisqu’il s’agit d’un sujet polarisant, ont-elles dit, craignent que le projet amène des problèmes de violence et de toxicomanie dans le secteur, après en avoir discuté avec les résidants d’un autre quartier où un refuge a été installé.

Mais surtout, elles s’inquiètent du fait que le projet a peut-être déjà été décidé, sans que la population ait eu son mot à dire. « On veut être consultés, ou bien si le projet est déjà convenu, on veut savoir les mesures qui seront prises pour qu’il soit intégré au milieu. Si l’intégration n’est pas faite adéquatement, c’est certain que la cohabitation sera plus difficile », dit l’une d’elles.

Sur une page Facebook regroupant des parents de Rosemont, la majorité des commentaires étaient cependant favorables à l’implantation d’un refuge pour sans-abri dans l’ancienne église.

Logements sociaux au cœur du Plateau

À l’angle des rues Marie-Anne et Saint-Dominique, la Ville a acheté une autre propriété pour 9,1 millions la semaine dernière, à des fins de logement social. Entre 58 et 75 appartements pourraient être construits après la démolition de l’ancien garage qui occupe le site, et après la décontamination du sol.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Propriété achetée par la Ville à l’angle des rues Marie-Anne et Saint-Dominique, sur le Plateau Mont-Royal

Cette acquisition a été réalisée grâce au droit de préemption, qui permet à la Ville de se substituer à l’acheteur d’une propriété pour laquelle elle a déclaré un intérêt, en payant le prix de l’offre d’achat.

L’évaluation municipale des trois lots achetés est de 3 millions. Malgré la différence avec le prix d’achat, la Ville est convaincue d’avoir payé le juste prix, qui reflète la valeur marchande en raison du potentiel que représente un terrain dans ce secteur central, souligne Simon Charron.

Le Service de l’habitation a décelé dernièrement un stratagème utilisé par des vendeurs et des acheteurs potentiels pour gonfler les prix de vente de propriétés soumises au droit de préemption, mais les vérifications n’ont pas révélé d’irrégularité dans ce cas-ci.

Le coût de la démolition de l’immeuble, qui devrait être faite d’ici la fin de l’année, est estimé à 500 000 $.

« Le Service de l’environnement juge que le potentiel de contamination des sols est élevé en raison de la présence d’un ancien garage de mécanique qui aurait opéré pendant des années des appareils de levage hydraulique à l’huile et des travaux de peinture et de débosselage. Un réservoir souterrain d’essence pourrait se trouver encore sur place et l’eau souterraine pourrait être contaminée aux hydrocarbures pétroliers. De plus, compte tenu de l’année de construction du bâtiment existant, il n’est pas exclu qu’il puisse comporter des matières préoccupantes telles que de l’amiante et de la peinture au plomb dont il faudra tenir compte lors d’une rénovation ou d’une déconstruction », indiquent les documents municipaux présentés aux élus lors d’une séance extraordinaire du comité exécutif.

Après le nettoyage du site, le projet de construction sera confié à un OBNL en habitation, conclut la Ville.

« Alors que la crise du logement affecte de plein fouet les ménages montréalais, nous sommes fiers d’accélérer les acquisitions qui contribuent à placer des unités à l’abri de la spéculation. Grâce à cette acquisition, des unités resteront abordables pour les prochaines décennies dans un secteur central de Montréal, près des services et des transports collectifs », a dit M. Charron.

Avec Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

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Le Gouvernement canadien va inclure le logement étudiant dans son programme de financement de construction de logements abordables

Espérons que la CAQ peut arriver rapidement à une entente avec le Fédéral et retransmettre les fonds aux universités et collèges

Liberals extend federal low-cost construction loan program to student residences

Apartment Construction Loan Program provides fixed 10-year loans amortized over up to 50 years

Peter Zimonjic · CBC News · Posted: Jan 29, 2024 2:07 PM EST | Last Updated: January 29

A multi story residential building shown against a blue sky
The Walter H. Gage Residence at UBC. Construction of student residences will now be eligible for low-cost loans under the Liberal government’s national housing strategy. (UBC Housing)

The federal government says its low-cost loans program for affordable housing construction is being expanded to include student residences.

Housing Minister Sean Fraser made the announcement Monday in Ottawa. He said broadening the Apartment Construction Loan Program to include student residences will help students find housing across the country.

“This is an important policy change,” Fraser said. “It’s not just going to create more affordable places for students to live near where they’re going to school. It’s also going to relieve pressure on the housing market by freeing up housing supply that already exists in communities that are seeing students need to compete in the market more broadly.”

Fraser said colleges and universities can apply for the loan funding to build residences themselves, and non-profit builders and developers are also eligible to apply.

In last year’s fall economic statement, the federal government announced that it was providing $15 billion in new low-cost loans starting in 2025-26 to encourage construction of new rental apartments across Canada.

Under the program, developers can get a loan for a ten-year term at a fixed interest rate, with an amortization period of up to 50 years.

According to the terms of the program, developers and builders only have to pay the interest on the loan during the construction period and only have to start paying both the principal and interest “after twelve months of stabilized effective gross income” on the rental unit.

At the end of the ten-year term, the builder or post-secondary institution must then move their loan to a Canada Mortgage and Housing Corporation-approved lender.

Housing Minister Sean Fraser says the government is expanding its Apartment Construction Loan Program to include student housing. The low-cost loans will be made available within ‘months, not years,’ he said.

Housing experts say the massive recent spike in non-permanent residents has had a substantial impact on the price of rental housing because temporary residents overwhelmingly live in rented accommodation.

Fraser admitted as much earlier this month in Halifax when he told reporters “the temporary foreign workers program, and in particular the international student program,” were making the housing crisis worse.

Statistics Canada said that by the end of 2023, there were 2,511,437 non-permanent residents in the country — a class that includes international students and temporary foreign workers — compared to 1,305,206 in the fall of 2021.

In 2011, the number of international students in the country was just shy of 240,000. Late last year, Immigration Minister Marc Miller said Canada was on track to host as many as 900,000 international students in 2023.

To address the problem, Miller announced last week that the federal government is capping the number of student permits over the next two years.

Ottawa said it will approve approximately 360,000 undergraduate study permits for 2024 — a 35 per cent reduction from 2023.

Under the plan, each province and territory will be allotted a portion of the total, which will be distributed according to population.

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Bro, la plupart des résidences étudiantes fonctionnent sur ce "modèle soviétique ":rofl:

Ah oui, les propriétaires veulent bien louer, mais à un prix astronomique.

Ultimement, c’est quand même mieux que d’avoir un local vacant. Et ce n’est pas utopique, Paris semble le faire (voir lien plus haut).

Je n’avais pas réalisé que tu parlais de résidences étudiants. Ce qui change la donne. On entre alors dans un autre registre où la formule peut effectivement varier des logements standards. Donc certains immeubles particuliers de bureaux pourraient se prêter aux changements.

À Pointe-aux-Trembles

Au Téléjournal :

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Perspective intéressante provenant de BC

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Les universités réclament une vaste offensive pour le logement: il faudra héberger jusqu’à 13 000 étudiants supplémentaires d’ici 10 ans

La situation est jugée «urgente» et «préoccupante» par les recteurs


Situé en face de l’Université Laval à Québec, l’édifice L’Ardoise accueille environ 240 étudiants depuis la rentrée. La demande pour le logement étudiant est si forte à Québec que l’Unité de travail pour l’implantation de logements étudiants (UTILE) a reçu cinq fois plus de demandes qu’il n’y a de logements disponibles pour cet édifice. D’autres projets semblables sont en développement à Québec, Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke et Rimouski.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

DAPHNÉE DION-VIENS
Lundi, 5 février 2024 00:00
MISE À JOUR Lundi, 5 février 2024 00:00

Après les cégeps, c’est maintenant au tour des universités de réclamer une vaste offensive pour trouver rapidement des solutions à la pénurie de logements abordables, alors qu’il faudra héberger jusqu’à 13 000 étudiants supplémentaires d’ici 10 ans.

«Il faut admettre que la situation est urgente et préoccupante», affirme d’entrée de jeu Daniel Jutras, président du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) et recteur de l’Université de Montréal.

Alors que la pénurie de logements étudiants est bien réelle, la situation risque de s’aggraver davantage au cours des prochaines années selon les projections du réseau universitaire.

D’ici cinq à dix ans, il faudra trouver comment héberger jusqu’à 10 500 étudiants supplémentaires, peut-on lire dans le mémoire du BCI rédigé dans le cadre des consultations prébudgétaires du gouvernement provincial.

Or, cette estimation se situe dorénavant à 13 000, selon une mise à jour effectuée tout récemment, précise en entrevue M. Jutras.

Les coûts pour répondre à ces besoins se situent entre 1,2 et 2,3 milliards $, toujours selon le BCI.

Grand chantier réclamé

Les universités québécoises réclament la mise sur pied d’un «grand chantier de travail» réunissant les ministères et organismes concernés «dans les meilleurs délais».

Dans ce contexte, il faudra «réfléchir à d’autres solutions» puisque le modèle traditionnel de résidences étudiantes ne répond plus aux besoins de nombreux étudiants, notamment ceux qui ont une famille, indique M. Jutras.

Le temps presse, afin d’éviter que la pénurie de logements abordables force des étudiants à renoncer à leurs études. «Ça va devenir un frein, à géométrie variable», déplore M. Jutras.

À Montréal, les besoins en logement sont si criants que des étudiants doivent se tourner vers de l’hébergement de dernier recours, conçu pour des jeunes à risque d’itinérance, rapportait Radio-Canada récemment.

La situation est aussi préoccupante en région. Dans le Bas-St-Laurent, des étudiants ont dû renoncer à poursuivre leurs études à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) l’automne dernier parce qu’ils ne trouvaient pas de logement.

C’est par ailleurs à Trois-Rivières que l’on retrouve le taux d’inoccupation le plus bas de la province, selon les plus récentes données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), qui sont venues confirmer il y a quelques jours que la crise s’aggrave partout dans la province.

Les cégeps aussi préoccupés

Le réseau collégial est tout aussi préoccupé par la situation. La semaine dernière, la Fédération des cégeps a réclamé 150 millions $ pour répondre au «besoin urgent» de logements étudiants dans toutes les régions du Québec.

De son côté, le président-directeur général de l’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE) affirme que les estimations des universités québécoises en termes de besoins correspondent tout à fait à la réalité.

«Il faut une diversité d’offres pour répondre aux besoins variés de la population étudiante. Tous ces modèles font partie de la solution», indique Laurent Levesque.

[…]
https://www.journaldemontreal.com/2024/02/05/les-universites-reclament-une-vaste-offensive-pour-le-logement-etudiant

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HLM en rénovation sur la rue workman a la petite bourgogne


Belle transformation para rapport a avant

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La ministre Freeland annonce 199 millions supplémentaires pour le logement

PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE

La ministre des Finances et vice-première ministre, Chrystia Freeland

(Ottawa) La ministre des Finances, Chrystia Freeland, a annoncé mardi que le gouvernement fédéral investira près de 200 millions en argent frais pour soutenir les locataires à faible revenu et pour ouvrir davantage de refuges d’urgence pour les itinérants.

Publié à 14h34

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La Presse Canadienne

Ottawa investit 99 millions supplémentaires dans l’Allocation canadienne pour le logement, qui offre un soutien financier aux locataires à faible revenu, en partenariat avec les provinces et les territoires.

Mme Freeland a aussi indiqué que 100 millions supplémentaires seraient consacrés au financement d’urgence en hiver pour aider les refuges à créer plus d’espaces pour les personnes sans logement.

Ces mesures interviennent alors que le gouvernement libéral de Justin Trudeau fait face à une pression croissante pour lutter contre la hausse vertigineuse des loyers et pour aider les municipalités aux prises avec l’itinérance croissante.

La ministre Freeland a fait cette annonce mardi aux côtés d’autres membres du cabinet lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Ottawa.

Les ministres dont les portefeuilles touchent à l’économie tiennent des conférences de presse presque hebdomadaires depuis l’automne dans le cadre des efforts du gouvernement libéral pour faire la promotion de politiques publiques qui abordent le coût de la vie.

« Nous savons tous que le logement constitue actuellement le principal défi au Canada, a déclaré Mme Freeland mardi. C’est un défi au cœur de la vie des gens, et c’est particulièrement vrai pour les Canadiens qui sont aux prises avec un loyer élevé. »

Les données de Rentals.ca et de la société d’études de marché Urbanation ont montré que le loyer moyen exigé en décembre au Canada a bondi de 8,6 % d’une année sur l’autre, pour atteindre un niveau record de 2178 $ par mois.

Il faudrait que le Gouvernement du Québec transmette l’argent du Fédéral aux municipalités et/ou OBNL… Je ne sais pas combien d’argent dédié au Québec dort dans les coffres du Fédéral en attendant une entente entre les deux palliers :expressionless:

Pendant ce temps là, la mairesse de Toronto reçoit des centaines de millions du Fédéral car le Gouvernement de l’Ontario ne s’en mêle pas

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à l’émission 24•60

Aux origines de la crise du logement | 24•60

L’étude du projet de loi 31 s’est terminée mardi (6 février 2024). Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), il manque 600 000 appartements au Québec pour assurer l’accessibilité au logement.

Anne-Marie Dussault en parle avec François Saillant, auteur et ancien porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

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Saint-Michel Un immeuble de 37 logements pour des personnes souffrant de problèmes de santé mentale

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

C’est l’organisme Maison St-Dominique qui a piloté le projet de la Maison Shelley, construite au coût de 18 millions, avec l’aide d’Ottawa (7 millions), de Québec (2,4 millions) et de Montréal (3 millions).

Un immeuble de 37 logements vient d’être inauguré, dans le quartier Saint-Michel, pour loger des personnes à faibles revenus souffrant de problèmes de santé mentale, qui y recevront également de l’accompagnement.

Publié hier à 16h28

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Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

C’est l’organisme Maison St-Dominique qui a piloté le projet de la Maison Shelley, construite au coût de 18 millions, avec l’aide d’Ottawa (7 millions), de Québec (2,4 millions) et de Montréal (3 millions).

Pour le moment, 16 locataires se sont installés dans le nouvel édifice et les autres arriveront d’ici la fin du mois de mars, a indiqué la directrice générale de Maison Saint-Dominique, Marie-Maud Sylvestre Audette, vendredi en conférence de presse.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

La directrice générale de Maison St-Dominique, Marie-Maud Sylvestre Audette

« Comme on est en crise du logement, il y a beaucoup de demandes faites par différentes équipes et par la communauté », a-t-elle souligné.

C’est le sixième projet du genre que Maison Saint-Dominique créé à Montréal, pour répondre aux besoins de cette clientèle vulnérable.

« En temps de crise, ce sont souvent les personnes les plus vulnérables qui sont le plus durement touchées, » a noté le ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbeault, qui représentait son gouvernement à l’inauguration du nouvel immeuble. « Les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale éprouvent souvent des difficultés supplémentaires pour se loger. »

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Texte d’opinion dans la Gazette

Opinion: Montreal needs affordable housing. Where we put it is crucial

Criticism has focused on the lack of new units, but missing is any discussion of why where they are located is so important to kids’ lives.

Michael MacKenzie • Special to Montreal Gazette
Published Feb 10, 2024 • Last updated 2 hours ago • 3 minute read


Mayor Valérie Plante’s “20-20-20” plan has failed to create new affordable housing stock, notes McGill professor Michael MacKenzie. “Now is the time to be asking what kind of city we want,” he writes. PHOTO BY JOHN MAHONEY /Montreal Gazette

Across the city, I see community centres serving as hubs of activity — arenas, pools, libraries, and playgrounds — and I’m struck by their quality regardless of the neighbourhood’s socioeconomic status (SES).

Anyone who has lived in the U.S. — my family moved from New Jersey — or even in large cities in other provinces knows what a special and rare thing that is.

We aren’t in the position of the U.S. cities where “poor doors” proliferated in reaction to developers being required to build affordable units on-site of new developments. As a result they created separate doors, where low-income residents couldn’t access building amenities.

In the U.K., this included separate playgrounds for low-income kids, where they could see, but not play in, the nicer playground.

Even as some things for kids stand out in Montreal as examples of levelling opportunity, there are other areas where we have real work to do. Our schools remain highly segregated across SES and race, especially in high school with publicly subsidized private options.

A lot of that starts with the reality that people across the SES spectrum simply do not live with each other and their kids don’t play together.

In April of 2021 a new bylaw came into effect in Montreal, known as the “20-20-20” plan, under the “diverse metropolis” initiative that required developers of projects of 450 square metres or more to construct “social”, “affordable” and “family” housing units, each at the proportion of 20 per cent of total units.

But instead of building the low-income units on-site they could see them built elsewhere. And, developers had another option: Instead of building the units at all they could simply pay a penalty. Of the 164 new projects through October 2023, every single one of them opted to pay the fee.

Through August 2023, this had resulted in $24.5 million on 7,100 housing units, or $3,450 per unit. A small price to pay for developers who were building these units amid rising prices.

The policy has clearly failed in creating new affordable housing stock, with zero new affordable units being built because of the policy through the end of 2023.

Criticism has focused exclusively on the lack of new units, but missing is any discussion of why where units are located is also so important to kids. Even if the current policy had worked in creating more units, it likely would have come at the cost of further SES and racial segregation as they could have been built off-site on cheaper land in poorer neighbourhoods.

Recent work by the Harvard economist Raj Chetty and colleagues, using Facebook data on 21 billion friendships, shows why that is a major problem for kids. They found that the share of high-SES friends among individuals from poorer backgrounds — a concept they called economic connectedness — was the strongest predictor found to date for closing inequality gaps.

With a likely influx of federal dollars to address the housing crisis in the coming election cycle, it is critical that we have sound municipal housing policy in place. Now is the time to be asking what kind of city we want.

Do we want an increasingly Americanized model of stark segregation? Do we want a city marked by “poor doors” where people live next to, but not truly together?

If the answer to those questions is no, then we need housing policy that doesn’t simply aim to build more units, but ensures we foster integrated communities. If we want a city that allows kids equality of opportunity, then we shouldn’t be using public money to incentivize segregation.

The single most important step we can take to reduce inequality for children is mandating development of on-site affordable housing where children grow together and benefit from a socio-economically and racially integrated peer network and city.

Michael MacKenzie is the Canada Research Chair in child well-being and professor of social work and pediatrics at McGill University.

Au Téléjournal 18h

Crise de l’itinérance : sortie de la rue grâce au logement abordable

En septembre dernier, nous vous présentions le cas de Claire Blanchard, une femme qui avait perdu son logement et qui vivait dans un parc à Joliette.

Davide Gentile a suivi son parcours et quatre mois plus tard, elle a réussi à s’en sortir grâce au logement abordable.

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cette transaction est à l’ordre du jour du comité exécutif du 14 février

Elle doit être approuvée au conseil d’agglomération de la semaine prochaine

20.032 / Dossier 1233956001
(AJOUT) Approuver la convention de contribution financière entre la ville de Montréal et l’organisme à but non lucratif La Société immobilière Mainbourg pour l’acquisition et la rénovation du Domaine La Rousselière, composé de huit (8) immeubles situés aux adresses suivantes: 14000, 14100, rue Prince-Arthur, 3455, 3525, boulevard De La Rousselière, 14005, 14105, rue Sherbrooke ainsi que les 3450 et 3500, 52e avenue à Montréal, totalisant 720 logements dans l’Arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles dans le cadre de l’Entente de contribution financière pour la réalisation de logements abordables entre le Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et la Fédération des Caisses Desjardins du Québec / Approuver la convention de subordination entre la Ville, la Caisse d’économie solidaire Desjardins, NMF Rental Housing Fund II Limited Partnerchip, Fondation Lucie et André Chagnon et l’organisme La Société immobilière Mainbourg / Déléguer à la directrice du Service de l’habitation la signature de l’acte hypothécaire de 4e rang en faveur de la Ville de Montréal, conformément aux paramètres énoncés dans la convention de contribution financière / Déléguer à la directrice du Service de l’habitation la signature de la convention de subordination entre la Ville, la Caisse d’économie solidaire Desjardins, NMF Rental Housing Fund II Limited Partnerchip, Fondation Lucie et André Chagnon et La Société immobilière Mainbourg / Autoriser une aide financière maximale de 15 800 000 $ à La Société immobilière Mainbourg représentant la contribution du milieu à être remboursée par la Communauté métropolitaine de Montréal

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Une maison intelligente pour les personnes adultes (21 ans +) ayant une déficience intellectuelle

Au Téléjournal

Déficience intellectuelle : une maison intelligente inaugurée à Montréal

La maison intelligente de la Fondation Les Petits Rois accueillera à la mi-mars huit jeunes adultes de plus de 21 ans, avec une déficience intellectuelle modérée ou sévère. Le projet de 6,7 millions de dollars, financé par Ottawa et Québec, et de nombreux partenaires privés, a pour mission de leur offrir un milieu de vie adapté durant toute leur vie.

Le reportage de Gabrielle Proulx.

à City News

Montreal opens ‘Smart House’ aiding those with intellectual disability

“Extremely happy,” says Vânia Aguiar of Les Petits Rois as the organization inaugurated the ‘Smart House,’ a building in Montreal that will accommodate eight young people, 21 and older, with an intellectual disability. Swidda Rassy reports.

À TVA

Une maison intelligente inaugurée à Montréal - reportage

Des organismes suggèrent de densifier les sites de HLM soit par construisant un ou deux étages supplémentaires sur des bâtiments existants

Je crois qu’il y a sûrement aussi moyen d’ajouter des logements sur les terrains de stationnement de certains de ces sites.

Texte complet : Densifier les sites de HLM, une solution à la crise du logement?

Densifier les sites de HLM, une solution à la crise du logement?


Photo: Valérian Mazataud, Le Devoir
Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), lors d’une conférence de presse de la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ)

Jeanne Corriveau
19 février 2024
Société

Afin d’accélérer la construction de logements sociaux, Québec devrait profiter de la rénovation d’habitations à loyer modique (HLM) vétustes pour densifier les sites où ces immeubles se trouvent, estiment des organismes de défense de locataires. Pour l’ensemble du Québec, une telle stratégie permettrait d’ajouter des milliers de logements au parc immobilier de HLM, selon eux.

Rue Viau à Montréal, à quelques pas de la station de métro du même nom, un immeuble d’une quarantaine de logements HLM est barricadé. Il y a sept ans, les locataires ont dû quitter les lieux en raison de la présence de moisissures. Depuis ce temps, les fenêtres sont condamnées.


Photo: Valérian Mazataud, Le Devoir
Rue Viau à Montréal, à quelques pas de la station de métro du même nom, un immeuble d’une quarantaine de logements HLM est barricadé. Il y a sept ans, les locataires ont dû quitter les lieux en raison de la présence de moisissures. Depuis ce temps, les fenêtres sont condamnées.

La situation pourrait changer dans les prochaines années puisqu’en vertu d’une entente entre Ottawa et Québec, 3,1 milliards de dollars ont été débloqués en juin dernier pour rénover les HLM au Québec. L’immeuble vide de la rue Viau, tout comme les autres bâtiments que comptent les Habitations Boyce-Viau, pourrait donc être rénové.

La Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ) et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) estiment toutefois que les autorités devraient profiter des travaux de rénovation pour ajouter un ou deux étages à l’immeuble barricadé ainsi qu’aux autres bâtiments de l’ensemble immobilier. Une telle stratégie permettrait d’ajouter 70 logements aux Habitations Boyce-Viau, qui ont été construites au début des années 1970 et qui comptent un total de 204 logements. « Il faut faire d’une pierre deux coups », croit Patricia Viannay, organisatrice communautaire à la FLHLMQ. « On ne peut pas se permettre de faire des travaux et de se dire, dans dix ans, qu’on aurait dû rajouter un étage. C’est maintenant qu’il faut le faire. »

Cette formule pourrait être reproduite partout au Québec, car le programme de rénovation des HLM touchera 2879 ensembles immobiliers cotés E (en très mauvais état) depuis cinq ans. À Montréal, 244 des ensembles immobiliers feront l’objet de travaux d’ici 2028. Ce sont donc des milliers de logements supplémentaires qui pourraient être construits, croit Mme Viannay. « Au Québec, il y a des ensembles immobiliers qui sont sur des sites magnifiques. Il y a beaucoup d’espace où on pourrait rajouter des immeubles sans nuire du tout à la qualité de vie des locataires. »

Toutefois, souligne Robert Pilon, coordonnateur de la FLHLMQ, les programmes de construction et de rénovation sont distincts. « Les deux ne fonctionnent pas ensemble. C’est ça qu’on trouve scandaleux. » Les 8000 ensembles de HLM au Québec pourraient faire l’objet d’ajouts de logements, comme ce fut le cas à Rosemère, à Vaudreuil-Dorion et à Granby, ajoute M. Pilon.


Photo: Valérian Mazataud, Le Devoir
La Fédération des locataires de HLM du Québec et le Front d’action populaire en réaménagement urbain estiment que les autorités devraient profiter des travaux de rénovation pour ajouter un ou deux étages à l’immeuble barricadé.

Un programme pour les offices

Les deux organismes estiment que le temps presse. Dans la province, près de 40 000 ménages sont en attente d’un logement auprès des 149 offices municipaux d’habitation du Québec. Ils demandent par la même occasion que Québec crée un programme spécifique pour les offices d’habitation afin de financer au moins 20 000 nouveaux HLM d’ici cinq ans. « Les offices sont pris dans un carcan qui les empêche de facilement développer. Dans la Loi sur la Société d’habitation du Québec [SHQ], par exemple, il n’est pas prévu qu’ils puissent utiliser leurs actifs pour aller chercher des prêts à taux réduit. Ils n’ont pas le droit de le faire actuellement, car la loi de la SHQ le leur interdit », explique Patricia Viannay.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, souligne que, des onze projets déposés par les offices municipaux d’habitation dans le cadre du Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) l’an dernier, un seul a été retenu. « Ce n’est pas un programme fait pour les logements publics. Une raison supplémentaire d’avoir un programme particulier, c’est de s’assurer que les offices ne vont pas travailler pour rien. On leur lancerait comme message qu’on financera leurs projets. »

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