Linguistique, jeux de mots et autres particularités de la langue

En France, c’est :

Place Charles-de-Gaulle.

Ici, c’est :

Place Charles-De Gaulle. :scream:

(Mes yeux de typographe pleurent… Il n’y a jamais en français de capitale à une particule patronymique. Il n’y en a pas non plus en anglais, Ela of Salisbury, Matilda of Chester, en allemand, Eric von Stroheim, et quantité d’autres langues.)

Pour les tirets en France, dans tous les codes typographiques, ils sont systématiques. Avenue de la Porte-des-Lilas, boulevard Henri-IV, rue du 4-septembre, impasse des Trois-Visages, rue Saint-Maur.

Ces règles font loi pour les imprimés et documents manuscrits.

Pour les plaques de rue, il n’y a pas de normalisation. Chaque ville fait comme bon lui semble. Usuellement, il n’y a pas de tirets (j’imagine pour favoriser la lisibilité).

Pour les panneaux directionnels, il y a des normes strictes, mais à ma connaissance, elles ne prescrivent rien pour les tirets.

Dans l’usage, il n’y en a pas : Pont de Normandie, Le Mans, La Souterraine, Bourg Saint Maurice, St André de Cubzac (Saint est parfois abrégé St).

Il y en a cependant des exceptions, Fleury-les-Aubrais (mais Boullay les Troux), Château-Thierry, Ozoir la-Ferrière (mais Beaumont la Ferrière). Allez comprendre…

On notera par ailleurs que les toponymes des panneaux directionnels sont tout-en-capitales. Ainsi, un panneau français serait “PONT SAMUEL DE CHAMPLAIN”.

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Comment on appellerait ça un service de voiturier pour vélos?

Serive de voiturier, c’est le terme français de valet parking

Un service de bicyclier?

Faque, maintenant, nous pouvons dire faque au lieu de donc ou alors :wink:

Nouveaux mots et noms propres du Robert | Michel Rabagliati, Wajdi Mouawad et Jeanne Mance font leur entrée

Le Petit Robert a dévoilé mardi les 28 nouveaux mots et locutions de son édition 2027. Parmi eux, on retrouve notamment « découvrabilité », « manosphère » ou « faque ». Du côté des noms propres, on trouve les noms du bédéiste québécois Michel Rabagliati, du dramaturge libano-canadien Wajdi Mouawad, de l’infirmière montréalaise Jeanne Mance, ou encore de la Française Gisèle Pelicot.

Parmi les autres mots que l’on trouve, il y a : archipéliser, fast-fashion, manosphère, qui désigne la communauté de masculinistes, marrainer, pornodivulgation (revenge porn ), racialiser, neurodivergent, slackline, bibimbap (le plat coréen) ou faque et sa variante fak, définit comme : « de ce fait, alors, donc ». Avec l’exemple d’une phrase de l’auteur Simon Boulerice : « Une maison, c’est l’amour. Pis là, y a pus de maison. Faque y a pus d’amour ».

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Le vrai terme est embourgeoisement

En français européen, l’emprunt à l’anglais gentrification est légitimé. Au Québec, c’est le terme embourgeoisement qui s’est imposé dans l’usage pour remplacer gentrification . Aujourd’hui, on remarque que l’emprunt est devenu d’un usage relativement fréquent dans toute la francophonie. Toutefois, compte tenu de l’origine anglaise du terme et du fait qu’il n’est pas pleinement légitimé au Québec, son acceptation ne pourrait qu’encourager sa généralisation au détriment du terme embourgeoisement , qui a une valeur plus évocatrice.

gentrification vient du mot gentry qui désignait les gens de la bourgeoisie, juste en dessous des aristocrates

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Je n’aime pas le mot “gentrification”. Il y a peu de mots en français, tous du registre technique/scientifique, formés de la même façon (électrification, nitrification, vitrification, pétrification…).

Cela dit, il faut avoir à l’esprit que les termes bourgeois/bourgeoisie sont sans doute plus lourds et riches de sens en Europe (France et Belgique principalement ; en Suisse, la bourgeoisie est une collectivité locale). L’idée de classe me parait moins prégnante au Québec, et dans la Révolution industrielle, la dichotomie bourgeois/prolétaire recouvrait pas mal celle anglo/franco. En France, où les classes sociales ont longtemps structuré la société, la bourgeoisie existe même en trois saveurs : grande, haute et petite. Le terme de bourgeois y est toujours employé, à toutes les sauces. Ici, je ne le vois que rarement. La bourgeoisie est au Québec un concept flou et discret, principalement utilisé dans le contexte politique ou universitaire, mais pas dans la vie courante. Avez-vous déjà entendu un citoyen en traiter un autre de “sale bourge” ?

“Le mot bourgeois est un vocable imprécis qui peut recouvrir des réalités fort différentes. Une étude sur la bourgeoisie canadienne-française devrait d’abord définir le sens du mot bourgeoisie, quels sont les critères qui classent un homme dans la grande, moyenne ou petite bourgeoisie. Est-ce le revenu, le rôle social, ou quoi ? Puis, ayant sur des données concrètes chiffré approximativement cette bourgeoisie à des époques différentes, il faudrait interpréter son rôle social, politique et économique par rapport à la réalité canadienne, non pas par rapport au statut et au rôle de la bourgeoisie européenne.” — Jean Hamelin.

De façon plus contemporaine, si l’on pense bourgeoisie québécoise, on pense à l’élite francophone qui a pris d’assaut le Quebec Inc. à partir des années 1970 assurant une forme de réappropriation nationale.

En France, embourgeoisement (dynamique de classe, ascenseur social) a un sens différent de gentrification (dynamique sociologique de quartier), les deux processus sont distincts (mais toutefois liés). À Montréal, dans bien des quartiers, je perçois plus de la gentrification, et son précurseur, la boboïsation, que de l’embourgeoisement. Question de regard.

L’embourgeoisement peut être défini comme une modalité d’ascension sociale caractérisée par une accumulation de capital économique et un mimétisme vis-à-vis des classes supérieures traditionnelles (Laferté, 2018). En ville, cela se traduit par le développement de « quartiers refondés » (Cousin, 2013) à proximité des espaces traditionnellement bourgeois ou des centres d’affaires. S’installer à proximité des catégories sociales où les « nouveaux venus en bourgeoisie » (Denord, Lagneau-Ymonet et Thine, 2011) s’insèrent stabilise leur trajectoire ascendante. Cette proximité spatiale et cet entre-soi consacrent le statut social et sécurisent l’investissement immobilier et les stratégies de reproduction sociale.

[…] Dans une tradition états-unienne et latino-américaine, la gentrification désigne une transformation brutale de quartiers populaires par des promoteurs immobiliers, soutenus par les autorités politiques, pour y édifier des logements de standing attirant des classes supérieures ou moyennes enrichies, peu enclines à côtoyer une altérité sociale.

Pauline Clech, « L’embourgeoisement, moteur du changement social en banlieue populaire au tournant du XXIe siècle », Métropoles [En ligne], 2024.

Bon, je me suis égaré. Chantons ensemble :

Les bourgeois, c’est comme les cochons.
Plus ça devient vieux, plus ça devient bête.
Les bourgeois, c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux, plus ça devient c…

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Je suis pas sur que j’aime ce diminutif.
Par contre, ça colle à l’esprit.
On va le prendre quand même.

Les bobos (bourgeois-bohèmes (wiki)) bien personnifiés par Marc Labrèche et Anne Dorval :wink:

Pour voir la série : Les bobos | Saison 1 | Sur demande | Télé-Québec

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C’est très Twitch et Discord :wink:

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Il y a juste ça qui me revient à l’esprit (it’s been a while)…

Bien présent sur les forums francophones des années 2000, aussi.

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Message que j’ai transmis au Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST):

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