Très frustrant et désagréable de se faire dépeindre comme un nimby gentrificateur. J’ai pourtant pris la peine à plusieurs reprises de bien expliquer qu’on a affaire à une situation qui dépasse le seuil de tolérance de plusieurs citoyens. On parle de klaxonnement de dizaine de voitures pendant plusieurs heures dans les rues résidentielles aux petites heures du matin, un soir de semaine. Je vais arrêter ici de me justifier.
Je m’excuse si vous le prenez personnellement. Ce n’est pas une attaque personnelle, c’est un phénomène social qui dépasse l’individu.
On est pas d’accord on est pas d’accord, pas de souci
J’estime que ça fait partie de la vie en ville, la fête à sa place, si c’est pas tous les soirs de l’année (pour les rues résidentielles).
Et je dois dire que dire cela n’empêche pas que lorsque ça me concerne (c’est le cas avec des exemples cités plus haut), ça peut me faire chier si je veux dormir. Mais je ne m’en plains pas, ça me fait chier sur le moment mais ça fait partie de la vie de quartier, du quartier que j’aime.
Une nouvelle forme de vandalisme. Déterrer la plantation qu’on apprécie dans les fosses nouvellement plantées pour l’emporter chez soi. Dans les nouvelles fosses rue Saint-Maurice @ de Longueuil.
C’est pas du vandalisme, c’est du vol.
C’est ni l’un ni l’autre, c’est un simple échange.
La végétation a été remplacée par un emballage de Poulet Rouge.
Avec un peu d’eau fraîche et du temps, un nouvel arbre à poulet va y pousser.
Un message a été fusionné à un sujet existant : Ailleurs dans le monde - Politique et économie
Les “mauvaises herbes” des fosses du réaménagement de la rue Hochelaga, près du métro Préfontaine, atteignent maintenant la hauteur d’homme. Le pari du réaménagement, de sécuriser les déplacements, est curieusement compromis actuellement avec ces herbes hautes qui cachent les piétons qui veulent traverser aux intersections prévues, face aux véhicules. Est-ce un oubli d’entretien de la part de l’arrondissement? À quand les plantations permanentes sur ces sections?
Ce doit être un programme spécial pour favoriser la biodiversité et la poésie urbaine
La piste n’est techniquement pas encore inaugurée, probablement que l’entretien viendra alors.
Perso j’aime bien cette mauvaise herbe nonobstant l’enjeu de sécurité.
C’est pas juste un enjeu de sécurité, laisser pousser n’importe quoi dans les fosses d’arbres et les plate-bandes de la ville, ça crée des nids à tiques et à rats. De plus, c’est fosses sauvages, souvent vont ramasser les déchets et les déchets on y rester longtemps.
La ville a plantée plusieurs fosses avec des végétaux, mais quelques années après, certaines ne sont pas entretenue, alors pourquoi dépensé en végétaux pour les laisser crever et se faire remplacer par n’importe quoi. Ça c’est sans compter l’impression d’abandon et de non-entretien que ça laisse paraître.
Est-ce que l’arrondissement a annoncé ne pas vouloir entretenir ces fosses?
Si on ne fait qu’attendre la complétion des travaux pour leur aménagement et entretien, ce n’est pas un enjeu, ou les 7 plaies d’Égypte. C’est au pire un manque de toile au sol, en attendant d’arriver à cette étape.
Je parlais de d’autres fosses et aménagements en ville qui généralement finissent en broussaille, comme ces fosses. Pour la rue Hochelaga, à la longueur que les travaux durent et personne n’a jamais passer de coupe bordure en attendant la plantation finale, ça donne donne pas l’impression qu’on va les entretenir de manière régulière.
Les saillies sont généralement entretenues dans les quartiers centraux. Les interventions sont assez systématiques. Les enjeux me semblent plus spécifiques (il y en a, bien entendu) que la norme.
Il y a aussi des zones volontairement naturalisées.
Je suis d’accord qu’on laisse parfois la végétation sans contrôle, le temps de faire l’aménagement. C’est un point à améliorer. Mais c’est temporaire. Sauf si un arrondissement décidait d’abandonner son entretien.
En 2021, au conseil d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, en réponse à une question sur l’aspect négligé du terre-plein du boulevard Saint-Joseph, une conseillère a répondu que c’était intentionnel d’amener un peu de campagne en ville avec des plantes indigènes. Elle a ajouté que le fini sauvage n’est pas de l’abandon, mais que l’arrondissement pourrait ramasser les déchets plus souvent pour que « ça ait plus de gueule »!
Oui, c’est un bon exemple d’un espace naturalisé volontairement.
Et c’est immensément mieux que le terre-plein en béton, à mon avis. Le boulevard a l’air beaucoup moins stérile.
De toute façon, avec l’adaptation climatique et les réalités budgétaires, il faut perdre le réflexe de craindre une plantation naturalisée. Il y a souvent l’opinion que c’est sale, négligé, et indésirable. Qu’il faut des plantations ordonnées et artificielles partout en ville. On ne pourra jamais déminéraliser la ville si tout doit avoir l’attention d’une plate-bande du jardin botanique.
Le point sur les déchets manque un peu la cible aussi, à mon avis. Les espaces verts ne vont pas créer des déchets. On remarque juste ceux qui vont atterrir là. Sinon, ils seraient simplement dans la rue, sur les terrains, etc. Et on est juste moins sensibles à cela. Le problème est d’avoir une ville propre, et le manque de discipline de certaines personnes.
Enfin, pour les saillies, en attendant l’entretien, ça ne me semble pas un gros problème à régler. L’équipe d’horticulture du Plateau a visiblement décidé d’en refaire une dans mon secteur:
La toile est là depuis 2 mois, et ça fonctionne à protéger des plantes indésirables. Et aussi, c’est signe qu’on fait l’entretien des saillies et qu’on peut les refaire au besoin.
Dans la même marche ce matin, les autres saillies du secteur. Elles ont toutes été nettoyées, du paillis a été installé et on retire la végétation indésirable. Pour moi, c’est ça l’entretien standard des saillies, il n’y a pas un problème systémique, sur l’entretien normal et général (et je sais qu’il y en a des spécifiques qui sont plus problématiques).
D’ailleurs, si un chat approuve la saillie, c’est signe que tout va bien.
Photo pour @LGloaguen
(cette saillie est entre un parc et un dépanneur, lieu propice aux déchets, et elle est quand même propre)
La piste sur Sauriol est terminée depuis longtemps, mais il y a le même problème avec la fosse située à l’intersection de Papineau. La végétation semble atteindre le toit de ma voiture, et les cyclistes qui s’arrêtent à côté de moi dans la piste sont complètement cachés. Une fois le feu au vert et permettant le virage, il faut franchir la moitié de l’intersection avant d’avoir une vue assez dégagée sur la piste.
Ce n’est pas aussi problématique pour ceux qui ont une position de conduite plus élevée (dans le camion que j’ai loué, par exemple) mais pour ceux qui ont des voitures plus basses, c’est vraiment pas top.
Y’a moins d’amener des plantes indigènes sans laisser tout aller tout croche et que ça aie l’air d’un free for all. De plus, le concept d’amener la campagne en ville, c’est un terre-plein d’un boulevard, la chose la moins ‘‘campagne’’ qu’on peut avoir.
Voici une autre photo de 2021, sur la rue Villeneuve près de la rue Saint-Denis.
Ici, un carré d’arbre (d’après le pourtour en métal) toujours pas utilisé après des années et une photo du même endroit, prise aujourd’hui. Avec une dalle de béton, fini les appels au 311 pour des mauvaise herbes ! On fera des zones perméables ailleurs… ![]()
C’est un vieux débat, et une question de goût sur l’apparence. On peut trouver que c’est contre-nature de naturaliser le terre-plein du boulevard Saint-Joseph, pourtant c’est fait depuis un bon bout. C’est juste une question d’aimer la chose ou non.
Si on considère qu’une plantation naturelle est toute croche, le concept ne sera jamais fondamentalement acceptable. Le principe est justement de laisser la nature faire son travail, et ça va pousser comme ça veut, et se transformer au fil du climat et des années. Le résultat n’aura jamais une apparence planifiée, sans intervention humaine, par définition.
Le concept est beaucoup mieux reçu de nos jours, je pense bien. Mais personne n’a à tout aimer.
Pour ma part, je crois que le verdissement que ça apporte est simplement essentiel à l’adaptation climatique, de toute façon. Une semaine comme on vient d’avoir, c’est le jour et la nuit en confort dans les rues.
Je ne pense pas que les arrondissements sont assez riches pour pouvoir faire un entretien méticuleux et artificiels de tous les espaces, de toute manière. On peut choisir ses combats, et déjà avoir de si nombreuses saillies aménagées et planifiées, c’est un plus qu’on avait pas avant. Personnellement, je serais juste plus malheureux, moins appréciatif de Montréal, à ne pas apprécier ces aménagements. C’est une chose qu’on fait bien, qui montre qu’il n’y a pas que du négatif dans un contexte pas facile pour la gestion des villes. C’est vraiment juste ma perception personnelle.

















