Industries aéronautique, aérospatiale et astronautique

Dans la Presse

AirAsia | La grosse commande que l’A220 attendait

Après quelques années de vaches maigres au chapitre des commandes, l’A220 d’Airbus frappe finalement un grand coup en décrochant le plus important contrat de sa jeune histoire auprès d’un nouveau client, AirAsia.

L’annonce effectuée mercredi était un secret de Polichinelle. La Presse avait déjà éventé les détails de ce qui se tramait en coulisses. Il n’y avait qu’un point d’interrogation : le nombre d’appareils que le transporteur asiatique à bas coûts comptait acheter.

C’est finalement 150 exemplaires de l’A220-300 – la plus grande version de la famille d’appareils – qui seront achetés par AirAsia. Pour l’occasion, le président-directeur général de Capital A, la société mère de la compagnie aérienne, Tony Fernandes, s’était déplacé chez Airbus à Mirabel, aux côtés du ministre Mark Carney et de la première ministre québécoise Christine Fréchette.
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Airbus A220/ Une commande historique qui arrive à point

Malgré un carnet de commandes bien garni avec plus de 500 appareils A220 à livrer au cours des prochaines années, la signature de la commande historique de 150 appareils d’AirAsia arrive à point pour Airbus Canada, qui comptait sur une grosse entente commerciale pour sanctionner la pertinence des efforts et des investissements industriels que l’entreprise a réalisés au cours des dernières années.

Depuis trois ans, malgré l’excellente réputation que cet avion moyen-courrier s’est forgée de façon unanime dans l’industrie du transport aérien, les nouvelles commandes se sont faites moins nombreuses pour l’A220 alors qu’on a senti une certaine latence dans le marché.

Au cours des trois dernières années, Airbus Canada a néanmoins embauché 2500 personnes additionnelles à son usine de Mirabel pour mieux réaliser l’assemblage des A220, mais pour aussi assurer le service de la flotte de plus de 500 appareils qui sont maintenant en service.

L’entreprise a aussi renforcé sa chaîne d’approvisionnement alors que la maison mère a racheté les sites de production des ailes et de fuselages qui étaient assemblés en Irlande par l’entreprise Spirit AeroSystems, en difficultés financières.

Les problèmes avec le motoriste Pratt & Whitney ont été aussi en grande partie résorbés alors que le nombre d’avions cloués au sol en raison de problèmes de moteurs a chuté de moitié durant la dernière année.

Donc la mégatransaction qui a été confirmée mercredi en grande pompe à Mirabel arrive au bon moment et vient en quelque sorte récompenser le travail qui a été fait par Airbus Canada.

Cette commande historique, estimée à 19 milliards, on l’attendait pourtant en juin dernier, lors du Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris. Tout semblait en place pour qu’AirAsia confirme son choix entre le constructeur brésilien Embraer et Airbus Canada en vue de la livraison prochaine de plus de 100 appareils moyen-courriers Embraer 195-2 ou A220 d’Airbus.

Benoit Schultz, qui était le PDG d’Airbus Canada à l’époque, a cru jusqu’au dernier moment que cette importante commande pouvait être annoncée durant le Salon du Bourget, mais le propriétaire du transporteur malaisien, Tony Fernandes, a plutôt décidé de reporter sa décision et de prioriser le redressement financier de son entreprise.

Un redressement financier qui a été achevé, même si la situation du transporteur aérien asiatique s’est compliquée depuis que la guerre en Iran a entraîné une hausse faramineuse des coûts du kérosène.

Mais quand même, 10 mois plus tard, Tony Fernandes confirme une commande de 150 nouveaux appareils A220 avec une nouvelle configuration permettant d’accueillir jusqu’à 160 passagers. « C’est en temps de crise qu’il faut prendre des décisions », a expliqué en conférence de presse le financier malaisien.

Un coup de cœur pour la C Series

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Un bon point d’information à la fin de l’article:

Tony Fernandes aurait acheté sans réserve des avions de la C Series si la version à 160 passagers avait été disponible à l’époque. Comme il s’est dit prêt à commander 150 appareils A220 supplémentaires lorsque Airbus commercialisera la nouvelle version de 180 passagers de sa famille québécoise. Un engagement qui n’est pas négligeable quand même.

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L’un des chefs de file de l’industrie aérospatiale canadienne, MDA Space, a inauguré vendredi un nouveau bâtiment à son usine de Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île de Montréal.

Avec cet agrandissement de 185 000 pieds carrés réalisé en moins de deux ans, l’entreprise, qui était déjà impliquée dans le développement du premier satellite canadien au début des années 1960, devrait doubler sa capacité de production. Elle sera désormais en mesure de livrer chaque année jusqu’à 400 satellites de sa gamme phare MDA Aurora.

Il s’agit d’un véritable coup d’accélérateur dans la stratégie de croissance de MDA Space, qui veut profiter de l’appétit mondial pour les satellites de pointe et des besoins grandissants des pays en matière de souveraineté numérique.
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Dans l’un des hangars de L3Harris à Mirabel, on avait mis les petits plats dans les grands pour accueillir les invités venus assister à la présentation de l’Aeris X. Développé à partir du jet d’affaires Global 6500 de Bombardier, c’est cet avion de surveillance que l’entreprise américaine aimerait voir sélectionné prochainement par Ottawa.

Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle.

Le gouvernement fédéral devrait en effet dépenser plus de 5 milliards de dollars pour se doter de six avions de nouvelle génération équipés de radars et de capteurs ultrasophistiqués. Aujourd’hui, trois plateformes sont en lice pour décrocher le contrat. Deux sont développées à partir de l’avion d’affaire de Bombardier, l’Aeris X de L3Harris, et le GlobalEye de la suédoise Saab. La troisième est celle proposée par Boeing et son E-7 Wedgetail.
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Aussi dans la Presse : Contrats d’avions de surveillance | L3Harris à pied d’œuvre pour séduire Ottawa

c’est un secret de polichinelle que le A220-500 s’en vient. C’est une façon intéressante de commencer une transition post-A320.

Dans La Presse

Spectacles aériens | Ottawa renouvelle sa flotte pour les Snowbirds

(Ottawa) Le gouvernement fédéral a annoncé mardi qu’il se doterait de nouveaux avions CT-157 Siskin II pour ses emblématiques Snowbirds qui en sont à leur dernier tour de piste cette année.

À l’âge vénérable de 63 ans et après 55 années de services aériens, l’heure de la retraite a sonné pour les 11 avions CT-114 Tutor.

Le nombre d’avions et le montant qu’Ottawa versera pour l’achat de ces avions n’ont pas encore été annoncés.

Ce dernier a confirmé que les négociations avec le manufacturier Pilatus Aircraft, de Stans en Suisse, se poursuivent et que le fédéral est prêt à sortir le chéquier pour ce que le gouvernement considère d’élément patrimonial.
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Les CT-114 Tutor avaient été construits par Canadair : Canadair CT-114 Tutor - Wikipedia

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J’ai appris d’un collègue que CAE faisait aussi des simulateurs de chirurgie médicale!

Dans La Presse

Recentrage de CAE | « C’est une année qui s’annonce chargée »

Trop, c’est comme pas assez. C’est en quelque sorte ce qui est à l’origine du retour aux sources qui se prépare chez CAE. L’année s’annonce mouvementée chez le géant québécois des simulateurs de vol et de la formation. La bonne nouvelle pour ses employés d’un océan à l’autre : les changements risquent de se matérialiser à l’international plutôt qu’ici.

« Oui, c’est une année qui s’annonce chargée, confie en entrevue le président et chef de la direction de la multinationale, Matthew Bromberg, en poste depuis juin 2025. Mais c’est la bonne décision à prendre, car c’est ce qui nous permettra de renouer avec la croissance. »

La dernière décennie s’est déroulée sous le signe de l’expansion chez CAE, notamment avec d’importantes acquisitions, ce qui lui a permis d’élargir ses champs d’activité, notamment en matière de services logiciels et techniques. Toutefois, l’entreprise établie dans l’arrondissement de Saint-Laurent a éprouvé des difficultés à obtenir les résultats attendus avec certains actifs – ils n’ont pas été directement identifiés.

Des changements étaient donc nécessaires, ce qui a mis la table au plan de transformation de M. Bromberg, un Américain qui a pris la relève de Marc Parent au terme d’un mandat de 15 ans aux commandes de ce poids lourd de l’aéronautique au Québec. L’objectif est de recentrer l’entreprise vers l’aviation civile et la défense.
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Transformation de CAE | Des doutes à dissiper chez les investisseurs

CAE a du pain sur la planche pour dissiper les doutes chez les investisseurs. La feuille de route du géant québécois des simulateurs de vol et de la formation pour redonner du lustre à sa rentabilité est assombrie par les turbulences provoquées par la guerre en Iran.

Résultat : le titre de la multinationale continue de piquer du nez à la Bourse de Toronto, au point d’avoir touché, vendredi, un creux des 52 dernières semaines — à 31,85 $.

« La situation au Moyen-Orient a des répercussions sur nos activités, explique en entrevue le président et chef de la direction de l’entreprise, Matthew Bromberg. Elle a une incidence sur les prix du carburant, ce qui affecte les compagnies du monde entier. »
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Dans la Presse

Dirigeables-cargos Flying Whales | Christine Fréchette ferme le robinet

L’appui de l’État québécois vis-à-vis de Flying Whales se dégonfle, a appris La Presse. Le gouvernement Fréchette cesse de financer cette jeune pousse française et son ambitieux projet de dirigeables-cargos, qui ne laisse personne indifférent. Malgré ce revers, elle maintient le cap sur ses projets québécois.

Plus de 75 millions de dollars ont jusqu’à présent été offerts par Québec au constructeur français pour le faire atterrir dans la province, où il promet d’aménager son usine nord-américaine – le montage financier de ce volet est loin d’être complété.

Ces injections de capitaux, effectuées en 2019 et 2022 par le gouvernement caquiste de François Legault, lorsque Pierre Fitzgibbon était ministre de l’Économie, ont permis à Québec de devenir actionnaire de Flying Whales et de son antenne québécoise. Contrairement à son prédécesseur, Mme Fréchette range le chéquier alors que la jeune pousse finalise sa plus récente ronde de financement. Il n’a pas été possible d’avoir une idée du montant qui avait été demandé au gouvernement québécois.
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Avec le recul on se demande si on n’est pas face à un autre Northvolt en miniature, où le gouvernement Legault a investi dans une nouvelle pousse sans s’assurer qu’elle avait les moyens de ses ambitions. Si cette entreprise faillit ce sera plusieurs dizaines de millions en pure perte, pour les payeurs de taxes québécois.

Faudrait surtout se demander si c’est le job du gouvernement d’investir dans des entreprises… Techniquement, on a déjà la CDPQ pour ça. Je ne comprends juste pas pour le gouvernement trouve toujours des millions/milliards pour ces projets à l’avenir plus qu’incertain, mais jamais pour entretenir les infrastructures ou les transports en commun, au point de demander justement à la CDPQ de faire des projets de TEC !

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C’est ça un gouvernement irresponsable et incompétent, dont les priorités sont plus que discutables et qui ne se gêne pas de dilapider l’argent des contribuables. Cette fois-ci ce sont des cadeaux électoraux, alors avec Fréchette la CAQ c’est du pareil au même.

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Ottawa négocie avec Saab pour construire ses avions-radars au Canada

Un avion GlobalEye, fabriqué par Saab Technologies, est exposé au Salon aéronautique de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 21 novembre 2019.

Photo : Reuters / CHRISTOPHER PIKE

Le gouvernement fédéral négocie avec la compagnie suédoise Saab pour acquérir des GlobalEye, des avions de détection lointaine et d’alerte avancée, et pour s’assurer qu’une partie de ces avions-radars soient construits au Canada. Cela signifierait des retombées importantes pour Bombardier aéronautique à Montréal.

Ottawa se positionne pour que soit construite au Canada une partie de la flotte prévue d’appareils du GlobalEye de Saab, que de nombreux pays de l’OTAN, dont le Canada, songent à acheter d’ici les prochaines années.

Cela serait un coup dur pour l’entreprise américaine Boeing, qui a dominé pendant plusieurs décennies le marché des avions-radars de l’alliance transatlantique, et qui cherche en ce moment des acheteurs pour son nouvel appareil, le E7 Wedgetail.

En vertu des négociations entamées entre Ottawa et Saab, environ le tiers des 40 appareils qui seraient commandés par les pays de l’OTAN seraient assemblés au Canada.

Selon le gouvernement fédéral, cela donnerait du travail à 3000 employés du secteur aérospatial et de la défense au Canada pour les 15 prochaines années.

Le premier ministre Mark Carney en a fait l’annonce mercredi à Ottawa, à l’occasion de la grande conférence canadienne sur la Défense et la sécurité (CANSEC).

Potentielles retombées pour Bombardier

La compagnie Bombardier est un partenaire de la compagnie Saab pour la construction de son avion-radar, qui utilise l’appareil Global 6500, un jet d’affaires long-courrier qui peut être transformé en avion de surveillance grâce à l’installation de capteurs.

Ces avions-radars permettent notamment la détection d’avions ennemis, de missiles de croisière et de drones dans l’espace aérien. Ils peuvent également surveiller les espaces maritimes et terrestres, afin de fournir de l’information pour les forces sur le terrain.

Le Canada jongle avec l’idée d’acheter six avions-radars pour ses propres besoins, pour une facture évaluée à 5 milliards de dollars. Saab et Boeing tentent toutes deux d’obtenir ce contrat.

La France, de son côté, vient de finaliser un contrat pour l’achat de deux avions GlobalEye pour la somme de 1,3 milliard de dollars, afin de remplacer sa flotte vieillissante de Boeing E-3 Sentry.

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Avion hybride

Décollage d’un projet québécois

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Un projet d’avion hybride électrique est en développement chez Evio, à Montréal. Un simulateur de vol est notamment en cours d’élaboration.

Il est encore tôt pour parler du baptême de l’air, mais un avion hybride électrique à bord duquel vous pourriez vous envoler prend discrètement forme à Montréal. Vous n’avez jamais entendu parler d’Evio ? Cela changera sans doute si cette jeune pousse remplit ses promesses.

Oubliez Montréal-Paris et pensez plutôt à des liaisons régionales de quelques centaines de kilomètres : c’est dans ce créneau que l’entreprise fondée en 2018 espère décoller avec son modèle Evio 810. Concrètement, on parle d’un appareil turbopropulsé – chacune des ailes accueille deux hélices – qui pourrait transporter de 76 à 88 passagers.

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB D’EVIO

Le modèle hybride électrique imaginé par Evio est un avion à hélices.

« Il n’existe pas de solution moderne et rentable dans ce segment, explique le cofondateur et chef de la direction d’Evio, Michael Derman, en entrevue avec La Presse. Je crois que nous avons une occasion de faire une différence ici. »

Après des années de travail dans les coulisses, la jeune pousse est maintenant installée à Dorval, dans des bureaux situés à proximité de l’aéroport Montréal-Trudeau. Elle compte environ 35 personnes, surtout spécialisées en ingénierie. L’endroit sera inauguré ce mercredi.

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Les préparatifs se déroulent rondement en vue du lancement, le 30 août prochain, du télescope spatial Nancy Grace Roman à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis le Centre spatial Kennedy de la NASA en Floride.

Avec pas moins de huit mois d’avance sur le calendrier prévu, cet observatoire de l’Univers prendra la direction du point de Lagrange L2 à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, où il sera placé en orbite solaire. Il se trouvera ainsi à la même distance que le télescope James Webb lancé il y a 5 ans.

Nommé en l’honneur de la première astronome en chef de la NASA, surnommée la mère de Hubble, le télescope Nancy Grace Roman a un champ de vision au moins 100 fois plus large que ce dernier. Cette fenêtre sur l’Univers va lui permettre d’observer la lumière d’un milliard de galaxies, d’étudier l’énergie sombre et la matière noire, et de trouver des exoplanètes rocheuses qui tournent très près de leurs étoiles.

C’est que le télescope Roman est équipé de deux caméras ultrasensibles fabriquées par son entreprise Nüvü Cameras de Montréal et ABB de Québec. Ces caméras permettent d’imager avec précision inégalée les zones qui entourent les étoiles et qui peuvent receler de petites exoplanètes rocheuses.

Il est rare que l’agence spatiale américaine et ses institutions associées accordent des contrats d’envergure à des compagnies étrangères à l’extérieur des ententes de partenariat qu’elle signe avec d’autres pays, et qui sont chapeautées par leurs agences spatiales nationales. C’est pourtant ce qu’a fait le Jet Propulsion Laboratory (JPL) en accordant au duo québécois la conception du système de deux caméras à bord du télescope Roman.
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Texte de la Presse canadienne

MDA Space a des installations dans l’Ouest de Montréal

Le gouvernement fédéral a annoncé la signature d’un contrat de 688 millions $ pour la construction d’un nouveau satellite destiné à renforcer la constellation nationale de satellites d’observation de la Terre.

La ministre canadienne de l’Industrie, Mélanie Joly, a déclaré mardi que la société torontoise MDA Space se chargera de la construction et du lancement du satellite dans le cadre de la mission de la Constellation RADARSAT.

Le programme canadien RADARSAT comprend une constellation de trois satellites capables de balayer 90 % de la surface du globe jusqu’à quatre fois par jour.
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Feds to spend almost $700M on new RADARSAT Constellation Mission satellite

The Liberal government will spend almost $700 million to build, test and launch a new satellite for Canada’s RADARSAT Constellation Mission (RCM).

The RCM, launched in 2019, is made up of three identical satellites that work together providing observational data to help officials, tracking Canada’s Arctic sea ice; monitoring floods; assisting with maritime emergencies; and studying environmental change.

The government said in a statement that because RCM’s monitoring mission is focused in the North, it also helps “safeguard Canada’s sovereignty and support intelligence, surveillance and reconnaissance.”
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Dans La Presse

Industrie aéronautique | L’ÉNA atterrit à Montréal et Mirabel

Il sera bientôt plus facile de former des recrues à Montréal ainsi qu’à Mirabel dans l’industrie aéronautique, l’une des locomotives économiques du Québec, où jusqu’à 80 000 postes seront à pourvoir au cours de la prochaine décennie.

Établie à Longueuil, en banlieue sud de Montréal, l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) accroît sa capacité d’accueil en plus d’ouvrir des antennes à Montréal ainsi qu’à Mirabel, dans les Laurentides – où plusieurs donneurs d’ordre sont établis.

L’annonce a été effectuée lundi par le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Bernard Drainville, à Mirabel.

Dans la métropole, c’est l’usine de Bombardier située dans l’arrondissement de Saint-Laurent – l’ex-usine Canadair – qui accueillera le site de formation.

Dans les Laurentides, l’antenne sera implantée dans un établissement appartenant à Aéroports de Montréal (ADM). Il s’agit de l’ancien centre de démonstration de Lion Électrique.
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C’est clair que la formation est la base de l’industrie et son avenir, donc un passage obligé pour orienter le maximum de candidats potentiels vers une carrière prometteuse.

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Sur la chaîne YouTube d’ADM

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Aéroport de Mirabel /« On est en train de renaître de nos cendres »

PHOTO FOURNIE PAR AÉROPORTS DE MONTRÉAL

Le centre d’innovation appartenait autrefois à Lion Électrique.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Maintenant propriétaire des anciens bâtiments de Lion Électrique à Mirabel, Aéroports de Montréal (ADM) croit avoir les ingrédients pour transformer les terrains de l’aéroport en « parc technologique » aérospatial.

L’intérieur du centre d’innovation YMX, où le réaménagement intérieur est toujours en cours.

Idéalement, des projets porteurs prendraient forme dans les centres de R-D d’ADM pour faire des petits. Autrement dit, cela se traduirait, par exemple, par la construction de nouveaux bâtiments si l’on atteint la phase de production.

Et ce n’est pas l’espace qui manque dans les environs. Il y a environ 1,2 million de kilomètres carrés – un peu plus que la superficie du Vieux-Montréal – prêts à accueillir de nouveaux projets avec les infrastructures (routes, aqueducs, etc.) déjà en place.

On dénombre déjà plus de 8000 travailleurs et près de 40 entreprises dans le parc industriel, qui accueille des poids lourds de l’industrie. ADM veut aller plus loin.

C’est dans ce contexte que l’organisme campe un rôle de promoteur. Il veut aussi séduire d’autres entreprises de l’industrie aéronautique et même de la défense – un secteur en vogue par les temps qui courent.

ADM souhaite profiter de la grand-messe de l’industrie aéronautique, le Salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni, qui prend son envol le 20 juillet prochain, pour passer ce message.
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