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Chronique de Jean-Philippe Décarie dans La Presse
Aéronautique | Une industrie en prise d’altitude
L’industrie aéronautique québécoise est en bonne santé et les entreprises du secteur ont soif de croissance. Elles entendent bien profiter des nouvelles possibilités que va générer l’expansion explosive des dépenses fédérales dans le secteur de la défense et de la sécurité et veulent surtout que les retombées industrielles promises se matérialisent dans leurs activités quotidiennes et leur carnet de commandes.
Samedi, en fin d’après-midi, Aéro Montréal et Investissement Québec ont organisé dans La City un cocktail de réseautage qui marquait le lancement officiel de la délégation québécoise au Salon international de l’aéronautique de Farnborough, qui ouvre ses portes ce lundi, en banlieue de Londres.
Les nombreux PDG d’entreprises et responsables d’organisations liées à l’aéronautique que j’ai rencontrés durant l’évènement affichaient tous une franche bonne humeur qui reflétait bien, je pense, l’état de leurs affaires.
Les carnets de commandes sont bons, les perspectives de croissance le sont également et le boom des dépenses militaires ne fait qu’embellir les perspectives à court et à moyen terme. Mais il faut penser plus loin encore, et certains le font déjà.
[…]
Ce que je retiens particulièrement de cette chronique:
…Mélanie Lussier a d’ailleurs été occupée au cours des dernières semaines avec la mise en place de deux nouvelles antennes de l’École nationale de l’aéronautique à Saint-Laurent et à Mirabel, ainsi que l’implantation du Carrefour sécurisé de l’innovation pour la défense, lui aussi à Mirabel, qui va devenir le centre d’excellence canadien pour le développement des drones.
C’est important que l’on devienne plus attractif pour les jeunes et que l’on réussisse à attirer des gens d’autres horizons, comme d’anciens militaires, parce que la demande de main-d’œuvre va augmenter de façon significative au cours des 10 prochaines années.
Mélanie Lussier, PDG d’Aéro Montréal
L’an dernier, Mélanie Lussier évoquait l’embauche éventuelle de 40 000 nouveaux travailleurs pour combler les besoins de l’industrie d’ici 2035, alors qu’on évalue aujourd’hui que les besoins seront de 65 000 travailleurs d’ici 2036, pour remplacer ceux qui vont partir à la retraite et pour répondre à la demande croissante de l’industrie aéronautique. Une bonne nouvelle en soi, mais un fameux casse-tête en perspective.
Affichant une vitesse maximale de Mach 0,95 et une distance franchissable de 8 000 NM(2), le Global 8000 est l’avion le plus rapide et le plus performant de l’industrie, transportant les passagers plus rapidement, plus loin, depuis plus d’emplacements et avec une efficacité sans précédent. Lors de ce vol, l’avion s’est rendu à Farnborough pour présenter ses caractéristiques de performance incroyables aux spectateurs et participer à la démonstration aérienne au Salon international de l’aéronautique de Farnborough.
« Ce nouveau record de vitesse illustre les caractéristiques vraiment particulières de cet avion incroyable, le chef de file de l’industrie en matière de rapidité, d’agilité et de performances », a déclaré Stephen McCullough, vice-président exécutif, Ingénierie, Développement de produits et Bombardier Défense. « La vitesse est sans aucun doute la carte de visite de l’avion Global 8000, et ce dernier exploit souligne avec justesse ce qui distingue cet avion : sa capacité à rapprocher le monde plus que jamais. Et en ajoutant à cela son vol en douceur emblématique, sa cabine luxueuse, sa basse altitude en cabine et ses capacités d’atterrissage inégalées, y compris sa capacité d’atteindre jusqu’à 30 % plus d’aéroports que son plus proche rival, il est vraiment dans une classe à part. »
L’avion Global 8000 fait ses débuts au Salon international de l’aéronautique de Farnborough 2026 et participe à des démonstrations aériennes tout au long de la semaine pour mettre en valeur ses caractéristiques de performance exceptionnelles. Pour en savoir plus, visitez le chalet C603.
À propos de Bombardier
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J’attend de voir si on va faire une annonce au salon de Farnborough pour un Airbus A220 allongé.
le Canada va participer au salon de Farnborough cette année
La présence de la délégation canadienne au Salon international de l’aéronautique de Farnborough viendra stimuler l’industrie aérospatiale canadienne, augmenter la compétitivité et renforcer l’économie de notre pays
Le Canada mettra en lumière sur la scène mondiale son leadership en aérospatiale. En effet, la délégation fédérale canadienne qui se rendra au Salon international de l’aéronautique de Farnborough du 20 au 24 juillet s’emploiera à faire valoir l’innovation canadienne, à attirer des investissements et à renforcer les partenariats qui sous-tendent la croissance économique et des emplois de haute qualité.
La ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, l’honorable Mélanie Joly, le ministre des Transports et leader du gouvernement à la Chambre des communes, l’honorable Steven MacKinnon, le ministre de la Défense nationale, l’honorable David J. McGuinty, et le secrétaire d’État (Approvisionnement en matière de défense), l’honorable Stephen Fuhr, dirigeront la délégation canadienne lors du Salon de Farnborough, l’un des principaux événements consacrés à l’aérospatiale au monde.
Accompagnée de représentants de plus de 150 entreprises canadiennes, Équipe Canada fera ressortir les compétences de calibre mondial du pays dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’espace et de la défense, et fera la promotion du Canada en tant que destination fiable et concurrentielle pour l’investissement, l’innovation, la fabrication de pointe et la production de haute valeur.
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Qu’est-ce qu’on entend par là, si ce sont des vents arrière?
L’entreprise suédoise Saab a peut-être émis l’hypothèse que son partenaire d’affaires Bombardier pourrait assembler au Canada ses chasseurs Gripen si le gouvernement fédéral lui accordait le mandat de renouveler en partie ou en totalité sa flotte de CF-18. Mais Bombardier n’y gagnerait absolument rien, bien au contraire. « On en a déjà plein les bras », convient son PDG, Éric Martel.
Le contrat de remplacement de la flotte de chasseurs canadiens qui avait été au départ accordé à la firme Lockheed Martin et à ses avions furtifs F-35 est toujours en révision par le gouvernement fédéral, qui cherche à s’émanciper de la mainmise américaine comme fournisseur d’équipements militaires et à diversifier la base commerciale du pays.
On comprend aussi que le gouvernement de Mark Carney cherche tout autant à faire mal paraître le président Donald Trump, qui ne manque jamais une occasion de s’essuyer les pieds sur le dos du Canada ou de remettre en question sa vacillante souveraineté.
Bombardier a laissé la porte ouverte à son partenaire Saab, avec qui elle a développé avec beaucoup de succès les avions de mission Global Eye, mais Éric Martel confirme que Bombardier ne gagnerait rien à faire le simple assemblage d’avions pour Saab, sans aucune autre valeur ajoutée.
L’entreprise qui emploie 19 000 personnes à travers le monde, dont 12 000 au Canada, fait face à des départs à la retraite de plusieurs centaines de travailleurs chaque année et accueillera même une antenne de l’École nationale de l’aéronautique dans ses installations de l’arrondissement de Saint-Laurent dans le but de former de futurs employés qu’elle espère conserver.
Combler les départs à la retraite sera un défi, mais Bombardier doit aussi prévoir des embauches pour faire face à la croissance de son volume d’affaires, notamment dans le secteur de la défense, qui s’est multiplié par quatre depuis la création de Bombardier Défense, il y a quatre ans, pour atteindre 1 milliard l’an dernier.
« Les commandes pour le Global Eye vont très bien, on a signé avec la France, l’OTAN s’est engagée à acheter jusqu’à dix appareils, le Canada jusqu’à six. Tous les pays de l’OTAN doivent augmenter leurs dépenses militaires, on peut en profiter », estime le PDG.
Plutôt que de prévoir l’assemblage de quelques dizaines de chasseurs Gripen, Bombardier planifie plutôt l’ouverture d’une nouvelle usine où elle fera elle-même l’habillage électronique des Global Eye et l’installation de radars, ce qui est normalement fait par son partenaire Saab, en Suède.
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(Londres) Le Canada va rejoindre comme premier pays « observateur » le projet d’avion de combat britannico-italo-japonais GCAP, ce qui ouvre la voie à ce qu’il en devienne un membre à part entière, a annoncé mardi le ministère de la Défense du Royaume-Uni.
Le programme GCAP, pour Global Combat Air Programme, doit développer d’ici 2035 un avion de combat de sixième génération pour remplacer l’Eurofighter Typhoon pour l’Italie et le Royaume-Uni et le Mitsubishi F‑2 pour le Japon.
« Le Canada bénéficiera d’une visibilité directe sur le programme GCAP, notamment en ce qui concerne le développement des capacités, la collaboration industrielle et les plans de livraison à long terme », a précisé le Ministère dans un communiqué.
Cette initiative « ouvre la voie à des discussions sur sa future participation et sa contribution au GCAP », ajoute-t-il.
Cette annonce intervient au lendemain de l’arrivée à Downing Street du travailliste Andy Burnham et à l’issue d’une réunion à Londres entre le nouveau ministre britannique de la Défense Wes Streeting et ses homologues japonais (Shinjiro Koizumi), italien (Guido Crosetto) et canadien (David McGuinty).
Dans un communiqué commun, les quatre pays ont affirmé voir l’arrivée du Canada comme « une étape importante dans le renforcement de la coopération entre des partenaires de confiance aux vues similaires ».
Le projet GCAP est développé dans le cadre d’une coentreprise entre l’italien Leonardo, le britannique BAE Systems et le japonais JAIEC.
Début juillet, les trois pays partenaires ont signé un contrat de 4,6 milliards de livres (8,7 milliards de dollars) avec cette coentreprise, baptisée Edgewing, pour financer les prochaines étapes de son développement.
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En mission économique près de Londres, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a assuré mardi que l’aéroport international Montréal-Mirabel serait utile aux entreprises aérospatiales, qui pourraient « en avoir besoin » après s’être installées dans la grande région métropolitaine.
« Je suis très confiante que Mirabel va être un des choix prédominants de certaines compagnies », a affirmé celle qui est aussi présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal.
Soraya Martinez Ferrada a tenu une conférence de presse au Salon de l’aéronautique de Farnborough, près de Londres. Ce prestigieux forum bisannuel, qui attire plus de 1500 exposants venant d’une soixantaine de pays, a servi d’occasion à la mairesse de Montréal pour vanter les mérites de l’industrie aérospatiale métropolitaine, qui est responsable à elle seule d’un peu plus de la moitié des ventes dans ce secteur au pays.
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(Londres) Pratt & Whitney Canada a assurément été la vedette québécoise mardi au Salon international de l’aéronautique de Farnborough, en annonçant un investissement de 275 millions que l’entreprise va réaliser pour moderniser ses installations manufacturières de Longueuil. C’est ce qu’on appelle un engagement structurant pour l’industrie québécoise et la grappe aéronautique de Longueuil.
La ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, le ministre québécois de l’Économie et de l’Innovation, Bernard Drainville, et le nouveau PDG de Pratt & Whitney Canada, Satheeshkumar Kumarasingam (qui aime qu’on l’appelle plus simplement Kumar), ont procédé à cette annonce au kiosque canadien du Salon de Farnborough.
Il s’agit d’un investissement important de la part de Pratt & Whitney Canada, une division depuis 2020 de l’entreprise américaine RTX, qui va lui permettre de hausser de façon considérable la productivité de son usine de Longueuil.
« En raison notamment de problèmes qu’on a eus avec notre chaîne d’approvisionnement, notre capacité de production plafonne depuis trois ans en moyenne à 2400 nouveaux moteurs par année.
« Une fois que l’usine sera modernisée, réoutillée et davantage automatisée, on va être capables de produire jusqu’à 3500 moteurs par année d’ici 2033 », m’explique le PDG, Kumar, qui a succédé le 1er juin dernier à Maria Della Posta, qui a pris sa retraite.
Cette hausse de la capacité de production de près de 50 % en sept ans va en fait permettre à Pratt & Whitney Canada de répondre correctement à la demande pour ses moteurs qui sont utilisés sur de multiples plateformes : pour propulser les jets d’affaires, les avions régionaux, les hélicoptères, desservir l’aviation générale et prendre le rôle d’appareils auxiliaires qui fournissent l’électricité et la climatisation des gros porteurs.
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Communiqué de presse du ministère de Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada
Le centre d’excellence en fabrication de Pratt & Whitney Canada sera modernisé dans le cadre d’un projet de 275 millions de dollars
Aujourd’hui, au Salon international de l’aéronautique de Farnborough, la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, l’honorable Mélanie Joly, a annoncé que le gouvernement du Canada accorde une contribution pouvant atteindre 34 millions de dollars par l’entremise du Fonds de réponse stratégique afin de soutenir la modernisation du centre d’excellence en fabrication de moteurs d’aéronef de Pratt & Whitney Canada, situé à Longueuil, au Québec.
Chef de file mondial des chaînes d’approvisionnement aérospatiales dynamiques et innovantes, le Canada est bien placé pour faire progresser les partenariats internationaux et jouer un rôle de premier plan dans l’avenir de la fabrication aérospatiale. Dans le cadre du plan du gouvernement visant à transformer la base industrielle du Canada, à renforcer notre économie et à créer des emplois bien rémunérés, nous obtenons de nouveaux investissements stratégiques qui favoriseront l’afflux de capitaux, consolideront notre souveraineté économique et nationale, et accroîtront la compétitivité du Canada pour les années à venir.
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Chronique de Jean-Philippe Décarie dans La Presse
La Presse à Farnborough | Un marché aéronautique qui commence à être tendu
Je vous disais lundi que l’industrie aéronautique québécoise gagnait en altitude et que ses acteurs – petits et grands – avaient soif d’expansion et prenaient les moyens pour réaliser leurs ambitions. Ce n’est pas un phénomène unique, le secteur manufacturier de l’aéronautique commence à être tendu, particulièrement en Amérique du Nord.
Il y a deux ans, quelques jours avant la tenue du Salon international de l’aéronautique de Farnborough, le constructeur de trains d’atterrissage Héroux-Devtek annonçait qu’il avait accepté d’être racheté pour 1,35 milliard par le fonds d’investissement américain Platinum Equity.
L’entreprise québécoise, qui n’arrivait pas à obtenir une valorisation conséquente sur le marché boursier, en se négociant à un multiple de 9 fois ses bénéfices, était bloquée dans ses tentatives de prendre de l’expansion via des acquisitions.
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texte de l’AFP
Lancer un nouvel avion en 2030 pour une entrée en service à partir de 2035 : Airbus a affiché son ambition cette semaine pour le successeur de son monocouloir vedette A320 au salon de Farnborough, tandis que Boeing juge que les compagnies aériennes attendent plutôt un 737 MAX amélioré qu’un nouvel appareil.
Comme à chaque édition, Airbus et Boeing se sont livré un duel serré pour engranger le plus grand nombre de commandes.
Mais cette année, la bataille s’est aussi déplacée sur le terrain stratégique, avec les prochaines générations d’avions au cœur des discussions.
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Classique Boeing!
Dans La Presse
A220 | L’investissement de Québec en panne sèche
En surface, l’A220 d’Airbus prend de l’altitude avec un carnet de commandes rempli et une cadence de production qui s’accélère. Le ciel semble finalement s’éclaircir. C’est pourtant l’effet inverse qui se produit dans les comptes de l’État québécois : la valeur de son investissement dans le programme est désormais nulle.
À moins d’un revirement inattendu, Québec prévoit donc faire une croix sur les 2,1 milliards injectés depuis 2015 dans l’appareil développé par Bombardier construit à Mirabel et à Mobile (Alabama).
En petits caractères dans le budget déposé en mars dernier par le ministre des Finances Eric Girard, le gouvernement Fréchette avait inscrit une « moins-value durable » – une expression signifiant que l’argent est vraisemblablement perdu – de 402 millions vis-à-vis de son placement dans l’A220, qu’il détient à hauteur de 25 %.
Cette décision s’est reflétée dans les comptes publics, le document qui fait état des dépenses et revenus du gouvernement pour l’année financière terminée le 31 janvier dernier. Ce portrait a été dévoilé vendredi dernier. Le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie a dû inscrire une provision pour créances douteuses et autres pertes de 663 millions. Le plus gros est attribuable à l’A220.
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Chronique de Jean-Philippe Décarie
Après avoir conclu la plus importante commande de son histoire en mai dernier avec le transporteur AirAsia qui va prendre livraison de 150 appareils A220, Airbus Canada n’a pas été en mesure de réaliser un nouveau coup d’éclat durant le Salon international de l’aéronautique de Farnborough, même si son PDG Guillaume Chevasson n’avait toujours pas jeté l’éponge jeudi en fin d’après-midi.
« Le salon se termine [ce] vendredi, on ne sait jamais », m’a confié le PDG d’Airbus Canada, qui a participé cette semaine au Salon de Farnborough où il a rencontré plusieurs fournisseurs et clients de l’entreprise établie à Mirabel.
L’an dernier, au salon de l’aéronautique du Bourget à Paris, l’ex-PDG d’Airbus Canada Benoit Schultz a travaillé jusqu’à la dernière minute de l’évènement, convaincu qu’il pourrait conclure une transaction avec AirAsia.
Il a fallu 10 mois additionnels de négociations pour que l’entente se finalise avec AirAsia. C’est comme ça que ça se passe dans l’univers particulier du transport aérien. L’an dernier, Airbus Canada espérait aussi annoncer la conclusion d’une commande avec un autre nouveau client, Royal Air Maroc.
Est-ce que cette entente aurait pu aboutir à Farnborough ?
« Il est certain qu’on aimerait beaucoup compter Air Maroc comme nouveau client, ça, c’est sûr. Mais on ne commente pas les négociations qui se déroulent avec nos partenaires, mais je peux vous dire qu’on a plusieurs discussions en cours », indique Guillaume Chevasson.
Le PDG d’Airbus Canada s’est par ailleurs réjoui de la divulgation du nom d’un nouveau transporteur aérien, BermudAir, qui s’est engagé à acquérir 10 avions A220-300, appareil capable d’accueillir jusqu’à 160 passagers.
Ça nous ouvre un nouveau marché, celui des Bermudes et des Caraïbes, et ça démontre encore combien l’A220 est polyvalent puisqu’il pourra faire des vols de 45 minutes entre les îles tout en pouvant réaliser des trajets de 7 heures pour se rendre en Amérique du Nord.
Le PDG d’Airbus Canada, Guillaume Chevasson, à propos de l’entente avec BermudAir
Sans aller jusqu’à dire que l’A220 dispose des attributs d’un avion de brousse, Guillaume Chevasson souligne que l’appareil peut se poser sur des pistes beaucoup plus courtes que les autres avions de ligne.
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Mon ancienne collègue Cara Salci qui devient PDG de Saab Canada. ![]()
C’est à dire que ça promet pour Saab Canada et leur Grippen, sinon elle n’aurait pas quitté Thales.
https://www.saab.com/markets/canada/saab-canada-president-press-release
Un projet d’avion de combat intéresse Bombardier, mais oubliez l’offensive de Saab au Canada. Il faut plutôt tourner les yeux vers la collaboration entre le Royaume-Uni, le Japon et l’Italie, qui rêvent d’un appareil de sixième génération.
Le Canada vient d’obtenir le statut d’observateur dans ce dossier, appelé Global Combat Air Program (GCAP). Cela permet à Ottawa d’avoir accès aux informations relatives au programme. Il y a encore bien des étapes à franchir avant de savoir si le pays fera officiellement partie de l’aventure.
N’empêche, cette nouvelle, annoncée la semaine dernière, n’est pas passée sous le radar chez Bombardier, qui lorgne de plus en plus le marché de la défense.
« Nous sommes intéressés à contribuer sur le plan de l’ingénierie », a expliqué le président et chef de la direction de Bombardier, Éric Martel, jeudi, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du deuxième trimestre. « Dans ces programmes, les investissements sont majeurs, il y a de nouvelles technologies. On pourrait devenir fournisseur pour certains aspects. »
La collaboration entre le Royaume-Uni, le Japon et l’Italie dans le cadre du GCAP vise un objectif bien précis : remplacer les Eurofighter Typhoon et les avions F-2 japonais d’ici 2035. Le projet en est encore à ses balbutiements.
Reste à voir si l’intérêt exprimé par M. Martel se traduira par une collaboration. Il y a encore bien des étapes à franchir ici. Le ton utilisé par le principal intéressé vis-à-vis de ce projet était néanmoins beaucoup plus enthousiaste que celui utilisé pour commenter l’ambition canadienne de Saab avec le Gripen.
Le constructeur suédois tente de convaincre le gouvernement Carney d’opter pour une flotte d’avions de chasse mixte – ce qui impliquerait l’achat de son modèle Gripen – pour l’Aviation royale canadienne. Ce scénario réduirait la portée du contrat conclu avec la multinationale américaine Lockheed Martin pour l’achat de 88 exemplaires du F-35.
En raison des tensions commerciales avec Washington, l’entente est réévaluée.
Pour séduire Ottawa, Saab fait miroiter l’assemblage des Gripen en territoire canadien, plus précisément chez Bombardier. Dans un contexte où le constructeur québécois peine déjà à répondre à la demande dans le secteur des jets privés, le projet n’intéresse guère M. Martel.
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