Merci pour ta réponse et le transfert des messages, ce sera plus facile pour tout le monde de suivre l’évolution de cette industrie au grand potentiel au Québec. ![]()
Les entreprises Pearlson & Pearlson Inc., ainsi que Construction Dinamo inc., seront les deux nouveaux partenaires de Chantier Davie pour moderniser ses installations. Le chantier naval de Lévis en a fait l’annonce mardi matin.
Le premier, basé en Floride, est reconnu comme ayant une expertise dans la conception et le développement de chantiers navals. Parmi ses réalisations, on peut dénombrer les chantiers de BAE Systems, d’Austal USA et de Fincantieri Marine Group.
Quant à Dinamo, il supervisera la construction dans cette modernisation qui prévoit la construction de six nouveaux bâtiments, la rénovation de structures existantes et des améliorations du secteur riverain.
Le plan de modernisation de la Davie, estimé à 840 millions, bénéficie d’un soutien financier de 519 millions du gouvernement du Québec.
(…) Contrer les menaces
Ce virage vers l’international et vers le renforcement des capacités des pays alliés est désormais ancré dans le discours de Davie, et ce, depuis quelques mois.
Devant un parterre d’industriels rassemblés par l’Association des industries finlandaises de la défense et de l’aérospatiale en janvier dernier, le président et chef de la direction de Davie, James Davies, a livré un discours foncièrement axé sur la défense de l’Arctique.
“Presque partout où nous regardons sur la carte du monde aujourd’hui, la planète est en proie à des tensions géopolitiques, à des conflits et à une compétition pour les ressources”, a-t-il dit, peut entendre dans un enregistrement capté par Sixty Degrees North et authentifié par Davie. “Cela ne peut être plus évident en Arctique.”
Évoquant une “ruée vers l’or”, M. Davies a mis les alliés occidentaux en garde. “Nos adversaires partagent et augmentent leurs capacités en Arctique”, a-t-il dit, insistant au passage sur la nécessité d’une réponse occidentale “décisive et unie”.
Résumé
Contrat de 3,25 milliards à Davie Le Canada devance l’acquisition d’un brise-glaces polaire
IMAGE FOURNIE PAR LE GOUVERNEMENT DU CANADA
Ottawa a diffusé cette illustration des futurs brise-glaces canadiens.
Pressé de faire sentir sa présence dans l’Arctique en raison de l’intérêt croissant de puissances étrangères pour la région, le Canada accélère l’acquisition d’un brise-glaces polaire de nouvelle génération qui sera construit en grande partie à Lévis dans le cadre d’un contrat de 3,25 milliards avec le chantier maritime Davie.
Publié hier à 19 h 33
![]()
[
Vincent Larouche Équipe d’enquête, La Presse
](La Presse | Vincent Larouche)
L’annonce doit être officialisée ce samedi, mais La Presse a pu confirmer l’information d’abord éventée par Radio-Canada. Ottawa et Québec estiment que le contrat devrait générer des centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects en lien avec la construction du navire.
Il était déjà prévu que la Garde côtière reçoive deux nouveaux brise-glaces modernes capables d’opérer aux pôles, au cours des années 2030 : l’un construit sur la côte Ouest, l’autre au Québec.
Mais pour ce qui est de celui à construire au Québec, Davie a proposé une solution pour devancer l’échéancier de plusieurs années, selon nos informations. Le plan est désormais d’utiliser un design de navire qui avait été développé en Finlande et qui devait initialement être livré à une entreprise russe.
Un concept acquis grâce à Québec
En 2023, grâce à une aide de 110 millions de dollars du gouvernement du Québec, Davie a acheté le chantier Helsinki Shipyard Oy, un chantier naval situé dans la capitale finlandaise qui a construit à lui seul 60 % de la flotte mondiale de brise-glaces.
Le chantier était autrefois détenu par des investisseurs russes et avait conçu un nouveau type de brise-glaces pour une entreprise russe, qui n’a jamais pu être livré en raison des sanctions imposées à Moscou dans la foulée de l’invasion de l’Ukraine. C’est ce concept qui sera adapté pour le Canada afin de remplacer le Louis S. St-Laurent, un navire vieillissant qui demeure pour le moment le brise-glaces canadien le plus lourd en service.
Une partie des travaux sera réalisée au chantier d’Helsinki, mais la grande majorité du travail se fera au Québec, selon nos informations.
Le ministre fédéral des Services publics et de l’Approvisionnement, Jean-Yves Duclos, le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, ainsi que le premier ministre du Québec, François Legault, et le député de Lévis, Bernard Drainville, doivent participer à l’annonce.
Intérêt américain
Les médias finlandais ont rapporté récemment que les États-Unis envisagent d’acquérir le même modèle de brise-glaces, mais la commande d’un navire par Ottawa assurera au Canada d’être le premier pays à l’obtenir.
Donald Trump a déjà déclaré publiquement qu’il souhaiterait acquérir 40 nouveaux brise-glace pour les États-Unis. Washington dispose d’à peine deux vieux brise-glaces qui sont incapables d’opérer à l’année. Les plans de Washington pour en construire de nouveaux piétinent depuis des années.
L’an dernier, dans la foulée de l’acquisition du chantier finlandais par Davie, le Canada, les États-Unis et la Finlande ont annoncé la création du Pacte de collaboration sur les brise-glaces, ou ICE Pact en anglais.
L’accord signale la volonté de ces pays de relancer la construction de brise-glaces et de partager l’expertise en la matière.
Un rapport du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) rendu public cette semaine soulignait que l’Arctique est devenu une « destination attrayante, stratégique et vulnérable ».
L’agence de renseignement croit que les projets d’extraction de ressources, l’augmentation du trafic maritime, la construction de ports et la possible militarisation de la région pourraient mener des acteurs étrangers malveillants à tenter de prendre pied dans la région et à s’immiscer dans les affaires canadiennes.
Dans un discours prononcé à Ottawa cette semaine, la cheffe d’État-major de la Défense du Canada, la générale Jennie Carignan, a aussi insisté sur l’intérêt que la région suscite chez certaines puissances étrangères. « Dans l’Arctique, il faut être très vigilant », a-t-elle déclaré.
Résumé
L’investissement de 3,25 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour la construction d’un brise-glace polaire au chantier maritime Davie, à Lévis, fait des heureux dans l’industrie de la construction navale. Le ministre Jean-Yves Duclos assure que des milliers d’emplois en découleront au pays pour la construction d’un des plus gros brise-glace au monde.
L’annonce a été officialisée samedi matin par le ministre fédéral des Services publics et de l’Approvisionnement, Jean-Yves Duclos. Le premier ministre du Québec, François Legault, qui pressait tout récemment le gouvernement fédéral à renforcer sa flotte, était également présent.
Ce dernier estime que le contrat permettra la création de 2000 emplois dans la province, soit 1000 emplois directs sur le chantier de Lévis et 1000 autres chez des fournisseurs québécois. Jean-Yves Duclos indique pour sa part que le produit intérieur brut (PIB) canadien en sera bonifié de 440 millions de dollars par année.
Le Canada aura ainsi accès à l’Arctique et à l’extrême Arctique en tout temps et en toute circonstance, et ce, pour la première fois de l’histoire du pays.
Une citation de Jean-Yves Duclos, ministre fédéral des Services publics et de l’Approvisionnement
Jean-Yves Duclos, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec.
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Attendu en 2030, le brise-glace PolarMax devrait ainsi voir le jour de 10 à 15 ans plus tôt qu’il aurait pu le faire sans l’expertise détenue par le chantier Helsinki Shipyard, en Finlande, selon le ministre fédéral.
Le contrat entre le gouvernement fédéral et l’entreprise canadienne stipule que 70 % des heures de travail du projet doivent demeurer à Lévis, tandis que 30 % des heures sont allouées au chantier scandinave.
Ce bateau de la Garde côtière canadienne, d’une longueur de 139 mètres, pourra briser des glaces de près de 3 mètres d’épaisseur.
La construction de la coque commencera à l’été 2026 en Finlande. La conception du navire sera poursuivie dans les installations de Lévis dès l’automne 2026, selon le ministre Duclos.
Est-ce moi ou le Chantier Davie est une véritable sangsue de fonds publiques ?
La Davie a longtemps été négligée et même injustement mise de côté politiquement par le gouvernement Harper au profit de deux chantiers maritimes, l’un au Nouveau-Brusnwick et l’autre en C-B.
Elle part donc de loin et aura réussi a sauver ses installations et son expertise. Sa modernisation était indispensable pour obtenir sa juste part des contrats fédéraux, dont les brises-glace, mais pas seulement. On parle alors de milliards en contrats étalés sur plusieurs décennies. Il s’agit donc d’un départ canon pour cet important chantier maritime qui a dorénavant de belles années devant lui.
Rappelons-nous qu’en économie c’est avec de l’argent qu’on fait de l’argent et ici ces décisions sont plus que bienvenues pour assurer définitivement l’avenir de cette précieuse entreprise du Québec qui fait partie de notre histoire depuis des générations.
Résumé
Davie débute la construction du brise-glace Polaire Max
20 août 2025 à 08h00
Une esquisse illustrant ce à quoi aura l’air le brise-glace Polaire Max de Davie pour la Garde côtière canadienne. (Davie)
Cinq mois après la signature du contrat de 3,25 milliards de dollars, le chantier maritime Davie est prêt à débuter la construction du brise-glace Polaire Max. Les travaux seront lancés mercredi… à Helsinki.
Une cérémonie de découpe de l’acier aura lieu mercredi en Finlande, en compagnie de la direction de Davie et de ministres fédéraux et provinciaux, au chantier maritime Helsinki Shipyard, lequel a été acquis par Davie en novembre 2023 et renommé CDCI Nordic.
C’est à ce chantier naval que débutera la construction de l’imposant brise-glace qui sera le plus puissant et le plus polyvalent jamais conçu pour le Canada, tel qu’annoncé en mars 2025 par le gouvernement fédéral.
À lire aussi
Ce nouveau brise-glace fait partie de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN), lancée il y a 15 ans et dans laquelle Davie a été intégrée en 2023.
Plus tôt que prévu
Afin d’avoir «une marge de manœuvre» et de respecter l’échéancier ou même le devancer, Davie a accéléré le début de la construction qui était initialement prévu pour 2026.
affaires/2025/08/20/davie-debute-la-construction-du-brise-glace-empolaire-maxem-DKUICDCBPJGNHAFX7763FIAXLE/#DKUICDCBPJGNHAFX7763FIAXLE)
«On est en avance sur notre planification» se réjouit Marcel Poulin, directeur des affaires externes de Davie, dans un entretien avec Le Soleil.
Parallèlement aux travaux qui débutent à Helsinki, le projet de modernisation des installations de Davie, à Lévis, lancé en juin, se poursuit. Ces travaux sont évalués à 840 millions de dollars.
«On a fait en sorte d’être prêt plus tôt pour livrer avant 2030», explique-t-il.
Une première pour Davie
Comme annoncé précédemment, le Polaire Max sera construit selon un modèle hybride.
Il s’agit d’une première collaboration industrielle pour une construction navale entre les installations sous contrôle canadien à Helsinki et celles de Lévis, selon la direction de Davie.
De fait, la coque du brise-glace sera entièrement construite à Helsinki, qui a l’expertise de ce type de navire. Une étape qui devrait durer entre 18 et 24 mois.
Pendant ce temps, Davie finalisera la modernisation de son chantier de Lévis. «On procède aussi à des ajustements sur le chantier pour faire arrimer les étapes de production», renchérit M. Poulin.
Une fois complétée, la coque sera acheminée vers Lévis où sera fait la majeure partie des travaux, dont ceux des blocs allant dans la coque et des modules externes, sur une période d’environ cinq ans.
Le chantier maritime Davie sera aussi en charge de la livraison du brise-glace à la Garde côtière canadienne.
«Le recours au chantier naval de la Finlande est nécessaire pour pouvoir livrer le brise-glace à temps pour 2030.»
— Marcel Poulin, directeur des affaires externes de Davie
«C’était l’une des conditions pour respecter l’échéancier», rappelle-t-il.
La livraison devrait coïncider avec le retrait du NGCC Louis S. St-Laurent, qui a été mis à jour, il y a deux ans.
Cette collaboration entre les deux pays a été rendue possible par le pacte signé en novembre 2024 avec la Finlande et les États-Unis (ICE Pact pour Icebreaker Collaboration Effort).
Un contrat à coût fixe
Si la construction peut débuter dès maintenant, c’est également en raison du contrat à coût fixe, évalué à 3,25 milliards de dollars. Pas question de dépasser les coûts, jure Davie.
«Un contrat fixe permet d’accélérer le processus et de respecter les coûts», rappelle le porte-parole de Davie. «Si on avait suivi les processus traditionnels d’approvisionnement, on ne pourrait pas livrer si tôt», poursuit-il.
Selon Davie, un tel processus est profitable pour l’industrie et ses fournisseurs. Davie calcule que 200 millions seront investis dans les PME canadiennes tout au long de la chaîne d’approvisionnement du Polaire Max.
Visite payante pour Davie à la Maison-Blanche
Davie fait un pas de plus pour concrétiser ses ambitions aux États-Unis. Le passage du président finlandais Alexander Stubb à la Maison-Blanche cette semaine a permis de mettre la table à un protocole d’entente où Washington pourrait acheter jusqu’à 11 brise-glaces pour accroître sa présence dans l’Arctique.
Publié à 11 h 00
![]()
En plus de son chantier à Lévis, l’entreprise est aussi propriétaire de Helsinki Shipyard Oy, le plus important constructeur de brise-glaces.
« C’est un accord historique pour la reconstruction des flottes de brise-glaces américaine et occidentales », a indiqué le copropriétaire de Davie, James Davies, dans une déclaration.
Ce dernier était à la Maison-Blanche dans le cadre de la visite du président de la Finlande.
En juin dernier, le constructeur a conclu une entente pour racheter les actifs d’un chantier maritime américain, Gulf Copper & Manufacturing, au Texas, en bordure du golfe du Mexique.
Manque d’eau dans le fleuve Régime minceur pour les navires et surcharge pour les clients
Les porte-conteneurs et autres grands navires n’ont pas fini de naviguer en étant plus légers sur le fleuve Saint Laurent, où les niveaux d’eau sont à leur plus bas depuis 2012. Rien ne laisse présager une remontée prochaine en raison du temps sec. Chez les transporteurs maritimes, on se tourne donc vers un vieil outil, la surfacturation.
Publié à 7 h 00
Julien Arsenault La Presse
](https://www.lapresse.ca/auteurs/julien-arsenault)
« C’est une année particulière, observe Cédric Baumelle, directeur des opérations maritimes à la Fédération maritime du Canada, qui représente les géants du transport maritime. Dès le mois de juin, on a commencé à constater que les niveaux d’eau n’étaient pas très élevés et cela ne s’est qu’accentué. »
L’automne coïncide généralement avec la période d’étiage, soit le moment de l’année où le niveau d’eau se rapproche de son point le plus bas dans le fleuve. En plus d’être plus prononcé cette année, le phénomène s’est prolongé, ce qui a eu des conséquences sur la navigation commerciale.
Au port de Montréal, le niveau d’eau minimum garanti pour la navigation commerciale est de 11,3 mètres. Mercredi, la moyenne des 30 derniers jours était inférieure de 15 centimètres à cet indicateur. Cela peut paraître anodin, mais pas pour un porte-conteneurs.
Chaque centimètre d’immersion pour un navire représente environ 50 tonnes de marchandises que l’on peut transporter ou devoir soustraire.
Cédric Baumelle, directeur des opérations maritimes à la Fédération maritime du Canada
Signe d’une année hors du commun, le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent a estimé que c’était du jamais vu depuis 2012 dans le « cours intérieur » du fleuve Saint-Laurent, soit la partie depuis le complexe hydroélectrique de Beauharnois-Les Cèdres jusqu’à Trois-Rivières.
C’est toujours le cas, a confirmé l’organisation à La Presse.
Pas de répit en vue
Et les prévisions de la Garde côtière canadienne pour les environs du port de Montréal ne sont guère encourageantes. Le niveau d’eau devrait continuer à baisser au cours des prochaines semaines pour se situer aux alentours de 10,8 mètres au début du mois de novembre.
Outre les faibles précipitations de l’été, un hiver moins neigeux et un couvert de glace plus mince dans les Grands Lacs l’hiver dernier ont été des facteurs qui influent sur le niveau du fleuve.
Les porte-conteneurs vont donc continuer à naviguer avec moins de boîtes métalliques à bord. Cela ne veut pas dire qu’ils seront pris de court avec un navire trop chargé au milieu de l’Atlantique. On peut par exemple faire un arrêt à Halifax pour s’alléger avant de se rendre jusqu’aux quais montréalais. Le port de Halifax n’a pas voulu dire s’il avait observé cette tendance au cours des derniers mois.
La situation peut varier d’un armateur à l’autre.
« Nos navires canadiens sont spécialement conçus pour naviguer exclusivement dans le corridor du Saint-Laurent et des Grands Lacs, ce qui leur permet de répondre à des exigences de tirant d’eau relativement faibles, souligne Brigitte Hébert, directrice des communications chez Canada Steamship Lines. Ainsi, jusqu’à présent, nous n’avons dû réduire notre capacité de chargement que de 1 à 3 %. »
Malgré la situation actuelle, aucun porte-conteneurs n’a été détourné, affirme l’Administration portuaire de Montréal. De janvier à août, le volume de conteneurs affichait une croissance de 5,8 % dans la métropole. La croissance avait cependant ralenti en juillet et août.
On refile la facture
N’empêche, à compter du 15 octobre, tous les grands armateurs appliqueront des frais supplémentaires pour faire venir des conteneurs de l’étranger. Hapag-Lloyd et CMA CGM ont été les derniers à signaler leurs intentions plus tôt ce mois-ci avec des tarifs supplémentaires oscillant entre 150 $ US et 250 $ US par conteneur « équivalent vingt pieds ».
« Le niveau des eaux du fleuve Saint-Laurent a considérablement baissé, et les prévisions annoncent de nouvelles baisses », a observé Hapag-Lloyd dans son message diffusé le 2 octobre dernier.
Ces surplus n’ont pas mis de temps à apparaître sur les factures des clients. Le président du fabricant de meubles montréalais Keca International, Pierre Lemieux, l’a constaté cette semaine pour un conteneur qu’il attend en provenance du Vieux Continent.
« Je dois absorber cela, dit M. Lemieux. Je ne peux pas dire à mon client « je vais te le refiler ». J’ai besoin de mes coussins et autres matériaux. Cela [la surfacturation] s’ajoute aux tensions commerciales. C’est un contexte qui n’est pas facile. »
Depuis juillet dernier, Mediterranean Shipping Company et Maersk, deux autres des principaux acteurs du transport maritime, appliquaient une surfacturation semblable à celle de Hapag-Lloyd et de CMA CGM.
En savoir plus
2000
Navires de toutes catégories qui accostent au port de Montréal chaque année.
source : administration portuaire de montréal
35 millions
Nombre de tonnes de marchandises (conteneurs, vrac liquide et vrac solide) ayant transité par les quais montréalais en 2024.
source : administration portuaire de Montréal
Prêts de 325 millions au chantier Davie « C’est un cadeau à l’entreprise »
L’intégralité des 325 millions promis en prêts par le gouvernement Legault pour moderniser le chantier maritime de Davie à Lévis est « pardonnable », sans obligation de remboursement. L’État lui a aussi accordé une aide financière équivalente au prix d’achat du chantier naval finnois, plus gros constructeur de brise-glaces au monde.
Publié hier à 19 h 45
Julien Arsenault La Presse
Ces détails figurent dans des documents internes d’Inocea – la société mère du spécialiste de la construction navale – consultés par La Presse. Ils lèvent le voile sur bon nombre de détails entourant le soutien public dont bénéficie le constructeur naval, toujours en mode embauche dans Chaudière-Appalaches.
« Il faut dire les choses telles qu’elles le sont : c’est [les prêts-subvention] un cadeau à l’entreprise, affirme la professeure de sciences comptables à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Saidatou Dicko, après avoir consulté les documents. C’est une subvention. »
Ces dernières années, quelque 630 millions ont été mis sur la table pour Davie – l’argent n’a pas encore été versé en totalité – et ce n’est peut-être pas fini. Le constructeur souhaite investir jusqu’à 1 milliard au Texas pour y construire des brise-glaces, un projet où Québec pourrait une fois de plus monter à bord, selon nos informations. Le potentiel de retombées pour la province – pouvoir compter sur un chef de file de la construction navale qui génère des milliers d’emplois – est grand, mais l’entreprise doit maintenant livrer la marchandise, au sens propre comme au sens figuré. Autrement, il risque d’être difficile de passer du rêve à la réalité.
Grosse poussée
Comme une subvention
Bailleur de fond
Construction de brise-glaces Le Canada s’entend avec les États-Unis et la Finlande
(Washington) Le Canada, les États-Unis et la Finlande ont franchi une étape importante vers la construction conjointe de nouveaux brise-glaces, malgré la rupture des négociations commerciales entre Ottawa et l’administration Trump.
Publié hier à 15 h 36
Pour prospérer dans l’Arctique, a expliqué Mme Noem, l’Amérique a besoin de brise-glaces. Cela implique, selon elle, de sécuriser les chaînes d’approvisionnement et de relocaliser la production aux États-Unis.
Mme Noem a indiqué que le Pacte met en commun l’expérience et les ressources des trois pays afin de garantir la construction rapide de brise-glaces dans le respect du budget.
Elle a cité l’exemple du Chantier Davie, qui a annoncé en juin son intention d’investir un milliard de dollars dans des chantiers navals texans. Davie est également présent en Finlande. Le Canada renforce également ses capacités arctiques. Il construit deux nouveaux brise-glaces polaires pour la Garde côtière canadienne.
Construction de navires : Naval Québec veut bâtir une filière québécoise
Les contrats de construction navale promis au Québec ne doivent pas servir qu’une ou deux générations. (Photo d’archives)
Photo : iStock
David Rémillard](David Rémillard | Profil | Radio-Canada)
Publié à 4 h 00 HNE
Les juteux contrats de construction de navires promis par le gouvernement fédéral au Québec ne doivent pas servir qu’une ou deux générations. Pour la directrice générale de Naval Québec, Sylvie Laporte, le temps est venu d’établir une véritable filière et de raviver l’expertise québécoise, « en dormance » ces dernières années.
De l’eau a coulé sous les ponts depuis la dernière conférence annuelle de l’association Naval Québec, qui représente des centaines de fournisseurs et d’entreprises de l’industrie à travers la province.
À Lévis, Davie a finalement signé un contrat avec le gouvernement fédéral pour la construction d’un brise-glace de classe polaire au coût de 3,25 milliards $. À lui seul, le projet obligera le chantier naval à pourvoir quelque 1000 emplois au cours des prochaines années, sans compter les embauches nécessaires chez ses partenaires.
Les promesses d’Ottawa vont bien au-delà du brise-glace polaire. Six autres navires arctiques sont dans les cartons du fédéral et Davie est déjà pressentie pour rafler la mise après avoir obtenu le contrat de conception.
Le Canada doit remplacer ses brise-glaces. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Audrey Limoges
Sur la scène internationale, les États-Unis, le Canada et la Finlande ont convenu de s’entraider à travers l’ICE Pact. Les trois pays ont annoncé, il y a deux semaines, avoir signé une déclaration d’intention.
Cette dernière vient renforcer la coopération industrielle entre les trois pays, dans le but de construire et de maintenir des brise-glaces et les capacités connexes, tout en soutenant les industries navales nationales et en créant des emplois bien rémunérés dans le secteur maritime.
Le Québec, qui a ocrtoyé 519 millions $ pour aider le chantier lévisien à moderniser ses infrastructures, pousse lui aussi pour attirer des investissements dans la province. Le premier ministre François Legault croit que Davie peut non seulement répondre à la demande de la Défense pour les brise-glaces, mais aussi pour la construction de nouveaux navires de guerre.
Rendez-vous de la chaîne d’approvisionnement de la construction navale du Québec
Ruée vers Lévis
C’est dans ce contexte effervescent que Naval Québec tient sa conférence 2025, ce lundi, à Lévis.
Signe de l’ébullition, l’association enregistre un record de participation, autant pour le nombre d’exposants que de participants. Sylvie Laporte, nommée directrice générale de l’association au cours de l’été, sent bien le momentum qui s’installe dans l’industrie.
Et l’engouement n’est pas seulement local.
Outre les États-Unis et la Finlande, des délégations provenant de la France, de l’Espagne, de l’Angleterre et de la Lettonie ont fait le voyage cette année. Je crois que les gens voient ces opportunités-là et voient les possibilités de faire du maillage avec des entreprises, avec la chaîne d’approvisionnement d’ici, explique Mme Laporte en entrevue à Radio-Canada.
Sylvie Laporte était responsable de l’approvisionnement au chantier maritime Davie lors de la conversion du navire Asterix. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Marc Godbout
Avec tous les contrats à la portée de l’industrie au Québec, l’occasion est belle pour les entreprises québécoises de créer des ententes et de se préparer à la demande qui pointe à l’horizon, au Canada comme à l’étranger.
Sylvie Laporte cite en exemple les récents échanges avec la Finlande, principal pays producteur de brise-glaces sur la planète. Comme ancienne responsable de l’approvisionnement au chantier Davie, elle rappelle que des délégations finlandaises ont proposé leurs services au cours des dernières années, voyant le Canada en voie de renouveler sa flotte de la Garde côtière.
Davie a depuis multiplié les partenariats avec le pays scandinave. L’entreprise a fait l’acquisition d’un chantier naval majeur à Helsinki afin d’augmenter ses capacités de production. Elle a du même coup mis la main sur une expertise essentielle pour répondre aux besoins du gouvernement fédéral.
À lire aussi :
Brise-glaces polaires : le chantier Davie sur un pied de guerre
Une expertise à (re)bâtir
Les chantiers et les entreprises québécoises seront particulièrement testés au cours des prochaines années, selon Sylvie Laporte. Le regain contractuel au Canada force en effet l’industrie à se remettre en marche.
D’autant qu’Ottawa, sous le premier ministre Mark Carney, semble décidé à accélérer le pas. On voit une volonté très affirmée des entités gouvernementales de raccourcir les délais. Entre j’annonce [le projet] et on le réalise, on le voit, c’est très clair, observe-t-elle.
À ce sujet, Mme Laporte croit qu’il reste du travail à faire si le Québec veut profiter au maximum des retombées promises par les contrats fédéraux. Je dirais qu’on est peut-être presque prêt, mais on n’est pas tout à fait prêt.
Outre la main-d’œuvre à produire en quantité, il faudra surtout créer une filière capable de soutenir les projets de la stratégie navale canadienne, et plus largement à la demande internationale.
Le Québec et ses entreprises se préparent à faire face aux besoins grandissants du gouvernement fédéral pour le renouvellement de sa flotte de navires. (Photo d’archives)
Photo : Crédit : Facebook/HMCS Toronto / NCSM Toronto
Le savoir-faire québécois n’est pas mort, insiste Mme Laporte. La province a toutefois des expertises à renouveler, à remettre sur pied, pour que les donneurs d’ordres d’ici puissent vraiment avoir à disponibilité les expertises dont ils ont besoin pour réaliser les projets, poursuit-elle.
La situation n’est pas anormale, à son avis. On s’entend aussi que l’industrie de la construction navale a été en dormance pendant les 30 dernières années. Le temps presse maintenant pour donner un coup de barre. Les opportunités ont beau poindre, encore faut-il que l’expertise soit disponible.
Selon Mme Laporte, une mise à jour est nécessaire pour plusieurs entreprises. Je me suis aperçue que c’est une industrie qui est très familiale, qui a grandi dans des expertises très fines. Ces Mom and Pop shops n’ont pas connu des projets d’envergure comme ceux lancés actuellement par le fédéral.
Les projets n’étaient pas gérés de la même façon. Ce n’étaient pas des mégaprojets comme on a aujourd’hui. Ce sont ces entreprises-là qu’on veut aider à faire grandir, à être capable de mieux répondre à la demande et à mieux s’adapter.
Une citation de Sylvie Laporte
Pas seulement Davie
Pour Naval Québec, le chantier Davie n’est pas le seul joueur qui profitera de la manne fédérale à venir. S’ils jouent bien leurs cartes, les plus petits chantiers profiteront aussi des retombées.
Que ce soit des petits, des moyens, des grands, on a 18 chantiers au Québec, rappelle Sylvie Laporte. L’objectif de l’association est de les mettre de l’avant. Outre les contrats de construction qui nécessitent des infrastructures particulières, les chantiers pourront rafler des ententes pour l’entretien, la maintenance et la réparation des futurs navires.
Tout ça, inévitablement, va faire grandir les autres. On s’attend vraiment à une remontée tout le long du fleuve. C’est certain que tous ces petits chantiers-là vont connaître une grande progression. Ça ne peut que faire ça, croit Mme Laporte.
Son espoir, à terme, est de profiter du souffle actuel pour bâtir une industrie capable de se maintenir dans le temps. Pas question de relancer l’industrie dans 30 ans comme Naval Québec tente de le faire actuellement. Il faut voir au-delà des 8,6 milliards $ de contrats sur la table et penser aux prochaines générations.
Si on est capable d’être plus compétitif comme chaîne d’approvisionnement, on va aider nos chantiers à être plus compétitifs à l’international aussi. Ça va s’entretenir naturellement.
Une nouvelle formation pour soutenir Davie
Le chantier maritime Davie et le Centre de services scolaire des Navigateurs ont profité de la conférence annuelle de Naval Québec, lundi, pour annoncer la création d’un nouveau programme de formation. Prévu pour un déploiement en février 2026, ce programme permettra de former la prochaine génération de travailleuses et travailleurs de la construction navale au Québec, a-t-on annoncé par voie de communiqué. La formation, qui prendra la forme d’une attestation d’études professionnelles, aura une durée totale de 600 heures. Elle permettra de former des spécialistes en construction, en réfection et en réparation de navires, afin de répondre aux besoins croissants de l’industrie.















