Industrie de la construction - Actualités et innovation

  1. Bonne foi

qualité d’une personne qui parle, agit avec une intention droite, sans ruse.

La “bonne foi” est la croyance qu’a une personne de se trouver dans une situation conforme au droit, et la conscience d’agir sans léser les droits d’autrui. C’est une notion fréquemment utilisée dans notre législation pour atténuer les rigueurs de l’application de règles positives.

« Les contrats doivent être exécutés de bonne foi » comme l’énonce le code civil du Québec, ce qui implique loyauté et coopération. Le contractant doit être fidèle à son engagement et faire preuve de cohérence, de transparence et de vigilance.

https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/CCQ-1991

https://www.fasken.com/fr/knowledge/2020/04/14-covid19-obligation-bonne-foi-et-notion-imprevision-quebec

https://www.usherbrooke.ca/droit/fileadmin/sites/droit/documents/RDUS/volume_26/26-2-rolland.pdf

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Etre payé 750$ par par semaine par le gouvernement pour apprendre à rénover sa propriété privée

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PakVille Une pièce de plus, au jardin

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Le concept d’extensions de maison de PakVille est présenté pour la première fois au public cette fin de semaine dans le cadre d’ExpoHabitation

Il ne manque parfois dans une maison qu’une pièce supplémentaire pour ne plus s’y sentir à l’étroit. La jeune entreprise montréalaise PakVille propose une solution pratique et relativement économique pour ajouter un pavillon dans sa cour pouvant servir de bureau, de salle de yoga, voire de minimaison.

Mis à jour hier à 12h00

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Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

Lancé le 1er janvier dernier, le concept d’extensions de maison de PakVille est présenté pour la première fois au public cette fin de semaine dans le cadre d’ExpoHabitation. Devant la montée en popularité du télétravail et des minimaisons, l’entreprise souhaite offrir un produit presque clés en main et facile d’installation.

Au cours des dernières années, plusieurs géants du commerce de détail tels que Amazon, Home Depot et Costco ont mis en marché des minimaisons ou des studios en kit à assembler soi-même, mais PakVille va plus loin, selon sa fondatrice et présidente-directrice générale, Parinaz Pakniat, en offrant des bâtiments dotés d’une bonne isolation et pouvant être raccordés aux réseaux électrique et sanitaire.

Un soin particulier a aussi été apporté à l’esthétique pour proposer des bâtiments qui se distinguent de produits similaires offerts sur le marché, souvent pensés pour être installés sur un terrain, de façon indépendante. « Rien ne nous empêche de mettre des PakVille sur un terrain en nature, mais on souhaitait avoir un modèle qui pourrait également être utilisé dans le domaine de la construction de maison », indique Parinaz Pakniat, ingénieure civile de profession, qui a travaillé pendant plusieurs années dans le secteur de la construction, notamment sur le chantier du nouveau pont Champlain.

Si elle a décidé de se lancer dans les affaires, c’est, dit-elle, pour avoir un plus grand impact sur la société.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUDET, LA PRESSE

Parinaz Pakniat, ingénieure civile et fondatrice de PakVille

J’ai réalisé que beaucoup de gens souhaitent avoir plus d’espace et d’un autre côté, il y a un besoin criant de nouveaux logements à construire. Je pense qu’une façon de répondre à cette problématique est de créer de l’espace de vie dans la cour des maisons existantes.

Parinaz Pakniat, ingénieure civile et fondatrice de PakVille

L’ingénieure souhaitait présenter une solution plus abordable que la construction traditionnelle. PakVille a d’abord conçu des minimaisons en bois assemblées en usine, mais les coûts de transport étaient trop grands et les dimensions possibles, limitées.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUDET, LA PRESSE

Le noyau est fabriqué entièrement de polyéthylène téréphtalate (PET) recyclé, qui est ensuite recouvert de deux feuilles de fibres de verre.

En partenariat avec une entreprise établie à Toronto, elle a donc développé des minimaisons faites de panneaux à assembler sur place, dont le noyau est fabriqué entièrement de polyéthylène téréphtalate (PET) recyclé, soit une mousse composée de paillettes de plastique obtenues par la transformation de bouteilles de plastique. Ce noyau est ensuite recouvert de deux feuilles de fibres de verre, pour le renforcer, puis d’un revêtement décoratif résistant au feu sur sa face interne et d’un film résistant à l’eau sur sa face externe.

« Ce produit est le résultat d’une recherche et d’une analyse approfondies dans l’industrie, menées par nos divers partenaires depuis 2010, précise Mme Pakniat. Le matériau a été utilisé et testé dans la vie réelle dans différentes industries, y compris la construction d’éoliennes, la fabrication de trains ultrarapides et les remorques de camions de livraison alimentaire. » Des tests de résistance ont aussi été menés dans des laboratoires indépendants et à l’Université Concordia.

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Trois modèles

Les bâtiments sont offerts en trois modèles, tous d’une largeur de 12 pieds. C’est leur longueur qui varie. Le plus compact, PakMontréal (à partir de 30 000 $), fait 11 pieds de long. Le PakStockholm (à partir de 35 000 $) est plus profond (15 pieds) puisqu’il compte un patio couvert. Enfin, le plus luxueux, le PakShiraz (à partir 50 000 $), avec une longueur de 22 pieds, peut servir de minimaison. Dans ce modèle, offert en trois configurations, il est possible d’ajouter une salle de bains et une cuisine.

Bien que les modèles viennent avec un revêtement de base, il est possible de les personnaliser en choisissant la couleur et les matériaux, voire en optant pour un canevas blanc à recouvrir ultérieurement. Ceux qui préfèrent le bois peuvent obtenir le premier modèle (déjà assemblé) pensé par PakVille, moyennant des coûts de transport plus élevés. Les délais de livraison sont de six à huit semaines.

L’entreprise recommande de déposer le bâtiment sur une fondation en pieux vissés. Bien que l’installation soit relativement simple, des connaissances minimales en construction sont nécessaires. Ayant entamé des démarches pour obtenir une licence de la Régie du bâtiment du Québec, Parinaz Pakniat espère être en mesure d’offrir un service d’installation. PakVille est aussi à la recherche de partenaires dans les différentes régions du Québec.

Et l’hiver ?

Peut-on utiliser une minimaison PakVille toute l’année ? Oui, estime la PDG. Les panneaux PakVert affichent une résistance thermique (valeur R) de 4,5 par pouce. Au Canada, les normes de construction résidentielle exigent une valeur R de 24,5 pour un mur hors sol. Or, les panneaux PakVert standard ont une épaisseur de 4 pouces, donc une valeur R de 18.

« Nous croyons qu’une valeur R de 18 offre une isolation suffisante pour l’utilisation prévue de ces unités, assurant confort et efficacité énergétique », argue-t-elle. L’entreprise propose tout de même des panneaux de 6 et 7 pouces d’épaisseur lorsque ceux-ci sont utilisés dans un cadre d’habitation plus traditionnel. Mme Pakniat précise que la performance isolante des panneaux PakVert ne se dégrade pas avec le temps.

Aussi, les unités peuvent être dotées d’un système de chauffage et de climatisation.

Attention à la réglementation

Si en Ontario, il est désormais possible d’ajouter une minimaison sur un terrain déjà construit, au Québec, plusieurs municipalités l’interdisent encore. « Les unités sans cuisine et sans salle de bains sont généralement considérées comme des extensions de maison, souligne Mme Pakniat. Mais il y a quand même des critères à respecter et un permis à aller chercher pour la plupart des municipalités. Pour les modèles plus grands, on tombe dans des règlements de minimaison et malheureusement au Québec, ce n’est qu’une poignée de municipalités qui le permettent. » Une réglementation qui, espère l’entrepreneure, sera appelée à changer.

Un bâtiment PakVille sera en démonstration à ExpoHabitation (kiosque 535). L’évènement se déroule jusqu’à dimanche au Stade olympique de Montréal.

Consultez le site de PakVille

PME Innovation À la rescousse des dos

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Laurent Blanchet, cofondateur et PDG de Biolift. À gauche, un homme portant le fameux « exosquelette ».

Mis à jour le 11 déc. 2023

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Karim Benessaieh
Karim Benessaieh La Presse

L’innovation

Une structure portable de 3,5 kg attachée au dos qui diminue l’effort musculaire. Cet « exosquelette » destiné aux travailleurs de la construction emmagasine avec des ressorts à air comprimé l’énergie mécanique quand on se penche, et la redistribue lorsqu’on se relève, réduisant d’au moins 30 % l’effort du dos pour un poids pouvant aller jusqu’à 27 kg.

Qui ?

À partir de 2013, quatre étudiants en génie mécanique à Polytechnique Montréal – Samuel Lecours, Laurent Blanchet, Guillaume Gaudet et Mathieu Ramananarivo – mettent au point divers prototypes d’exosquelettes. « On travaillait sur des prothèses de main, des exosquelettes pour la marche, pour les épaules, chacun avait un peu ses propres projets, raconte Laurent Blanchet. Mais en arrière-plan de tout ça, on avait un peu une idée entrepreneuriale aussi. »

Biolift est finalement fondée en mars 2019 avec un objectif plus précis : mettre sur le marché un exosquelette pour préserver le dos des travailleurs appelés à lever de lourdes charges, notamment sur les chantiers de construction.

Mon père est entrepreneur général : quand j’étais plus jeune, j’ai été journalier sur des chantiers, j’en ai balayé de la poussière. J’ai côtoyé plein de travailleurs qui avaient les épaules détruites, le dos démanché. Tout le monde en construction dit à un moment ou un autre : j’ai mal quelque part.

Laurent Blanchet, PDG de Biolift

Notamment grâce aux contacts paternels, les fondateurs de Biolift rencontrent des responsables d’Eurovia Québec, une filiale du groupe français Vinci, un des principaux acteurs mondiaux de la construction.

« Ils avaient des problèmes majeurs chez leurs équipes de bordures et trottoirs, des blessures au dos, aux poignets, aux épaules, explique le PDG. C’est à ce moment-là qu’on a proposé le projet de développer l’exosquelette. Ils nous ont aidés de loin. Ça nous a permis d’avoir un premier client, c’est si important. »

Le premier exosquelette a été vendu en 2021. Biolift compte aujourd’hui une vingtaine de clients, essentiellement au Québec, et emploie dix personnes. Trois des quatre fondateurs font toujours partie de l’équipe, seul Guillaume Gaudet est parti en juin 2022.

Le produit

Le cœur de la structure de l’exosquelette conçu par Biolift est en aluminium, un matériau léger qui a la solidité et la souplesse pour supporter les poids à porter et la force musculaire humaine. Tout est assemblé par Biolift à partir de composantes produites « à 90 % par des sous-traitants au Québec », précise M. Blanchet.

Pas de moteurs ou de pièces électroniques, ce sont des ressorts qui emmagasinent l’effort musculaire et le redistribuent « de façon intelligente pour certaines tâches ». « Rien ne se perd, rien ne se crée : on prend l’énergie du corps humain et on la déplace. »

Le résultat, c’est que cet exosquelette peut lever des poids jusqu’à 27 kg en réduisant de façon considérable l’effort du travailleur – au moins de 30 %, selon des tests préliminaires. Biolift s’occupe des ajustements et de la formation, minime, pour utiliser l’exosquelette.

On réduit l’effort, on prévient le risque, mais on n’est pas en mode Iron Man. Et ça marche. On a des gens qui ne travailleraient plus sans exosquelette. Ils arrivent à la maison, ils n’ont plus mal au dos, on a des succès qui changent des vies.

Laurent Blanchet, PDG de Biolift

L’exosquelette est vendu aux entreprises, pas à des particuliers, à un coût allant de 3000 $ à 5000 $ l’unité.

Les défis

Trouver les bons éléments, durables tout en étant souples, a été un bon défi de conception. « Si je pèse 80 kg, juste par le poids de mon torse, je peux créer des tensions de 40 kg. On avait testé des pièces d’acier d’un demi-pouce qui ont fini par tordre. On a fini, avec l’aluminium, par trouver la bonne façon de le placer dans les bons axes. »

Proposer une nouveauté dans l’industrie de la construction, « un endroit où le changement n’est pas évident », est un défi. Il a fallu déterminer le marché, « cibler les bonnes entreprises, les bons métiers, trouver le bon marché où on a le plus d’impact. Les premières années, ç’a été beaucoup d’exploration ». Outre les chantiers, on a trouvé une niche dans le paysagement, notamment pour la pose de pavé uni.

L’avenir

Après le Québec – et quelques présences à Ottawa –, Biolift souhaite s’attaquer à tout le marché nord-américain dès l’an prochain. « On est inscrits à toutes les foires commerciales, tous les congrès qui s’en viennent, on va aller montrer ça à tout le monde », annonce le PDG.

Pour le moment, ce sont les partenariats avec les entreprises qui sont le modèle d’affaires de Biolift. Ils ne sont pas fermés, « à plus long terme », à offrir l’exosquelette aux consommateurs.

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