Immobilier résidentiel - Actualités

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) indique jeudi que les ventes résidentielles dans la région de Montréal ont chuté de 3,2 % en février par rapport à l’année précédente, le marché étant entré dans une « phase de stabilisation des ventes ».

Quelque 3930 propriétés résidentielles ont changé de mains au cours du mois dans la région métropolitaine de Montréal, contre 4058 en février 2025.

Parallèlement, les prix des propriétés ont augmenté dans toutes les catégories, avec une hausse de 7,6 % du prix médian des plex, qui a atteint 850 000 $.

Le prix médian d’une maison unifamiliale a grimpé de 6,5 % d’une année à l’autre pour atteindre 639 000 $ en février, tandis que le prix médian d’un appartement en copropriété a pris 2,4 % pour se chiffrer à 430 000 $.
[…]

En comparaison, à Toronto c’est une baisse des transactions de 6,3 %, en plus d’une baisse de prix de 7,1 %

Dans la Presse

Condos | Les acheteurs en position de force dans la région de Montréal

Le rapport de force bascule sur le marché du condo à Montréal : après le centre-ville, c’est tout le reste de l’île qui se dirige vers un marché favorable aux acheteurs. En février, le nombre de copropriétés en vente dans la région a bondi de 20 %, d’après les données de Centris.

En février 2026, le nombre de copropriétés inscrites sur le marché est passé de 7655 à 9210 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, comparativement à l’an dernier.

Le chiffre dépasse désormais son niveau moyen des dix dernières années, a révélé l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), à la sortie de ses statistiques mensuelles jeudi.

Au centre-ville de Montréal, il n’y a plus de doute. Il s’agit d’un marché d’acheteurs, observe Charles Brant, directeur du service de l’analyse de marché de l’APCIQ.

Mais on s’en rapproche aussi dans tout le reste de l’île, affirme-t-il. Au rythme des ventes de la dernière année, il faudrait environ sept mois pour écouler tout l’inventaire des copropriétés dans la métropole ; pour atteindre un seuil d’équilibre, un délai de huit à dix mois est optimal, selon l’APCIQ.

En cause : la hausse marquée des inscriptions sur l’île de Montréal et dans des secteurs de la Rive-Sud comme Brossard, Saint-Lambert, La Prairie et Candiac, où les copropriétés neuves et invendues se sont accumulées en 2024 et en 2025. Un phénomène que les analystes appréhendaient depuis plusieurs mois[1].
[…]


  1. Lisez l’article « Le condo neuf perd en attractivité, selon l’étude d’un économiste » ↩︎

De bureaux à logements/ Le casse-tête de la conversion

Un élan qui semble freiné

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

1720, rue du Canal, à Montréal
Les anciens bureaux d’Airbnb sont actuellement convertis en logements.

Le bilan est non négligeable : dans les trois dernières années, 13 immeubles de bureaux ont été convertis en logements, en résidences étudiantes ou en hôtels à Montréal. Une dizaine d’autres projets sont à l’étude, mais leur avenir pourrait être menacé par le retour au bureau et l’absence de soutien de la Ville.

Quand le télétravail a pris notre quotidien d’assaut, en 2020, les bureaux se sont vidés au centre-ville de Montréal. Tout le contraire de ce qui s’est passé sur le marché de l’habitation dans les années qui ont suivi, où les logements inoccupés se sont faits de plus en plus rares.

Neuf projets au centre-ville de Montréal

Résumé

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Dans ce casse-tête, plusieurs voyaient la solution dans la conversion des bâtiments. Même si l’idée est séduisante, plusieurs la jugeaient beaucoup trop complexe.

Mais où en sommes-nous depuis ?

La firme Avison Young avait identifié à l’époque, selon des critères très précis, quels immeubles de bureaux au cœur de la métropole pourraient faire l’objet d’une telle transformation.

Au total, elle en avait identifié 19 – et elle avait visé juste. De ce nombre, 13 ont aujourd’hui été convertis, dont 4 en hôtels, ou sont en voie de l’être. À terme, cela représenterait près de deux milliers d’unités, explique Patrick Laurin, président de la firme Avison Young au Québec.

C’est sans compter la dizaine d’autres promoteurs en réflexion en ce moment même, dévoile-t-il, sans mentionner lesquels. À Québec aussi, ça bouge : quatre projets de conversion sont en cours là-bas.

L’initiative n’est donc plus anecdotique, et on commence tout juste à voir les premiers résultats. Mais voilà que deux nouvelles données viennent déjà brouiller les cartes, et pourraient dissuader les promoteurs d’aller de l’avant : le présage du retour au bureau et la hausse des logements inoccupés à Montréal.

La semaine dernière, une analyse du marché commercial de Royal LePage établissait justement que le retour au travail allait à nouveau dicter le marché. Au début du mois, Ottawa décidait d’ailleurs de faire revenir ses fonctionnaires au bureau quatre jours par semaine, ce qui pourrait inciter des entreprises privées à lui emboîter le pas1.

En gros : un dilemme, pour les promoteurs.

Déjà, Avison Young note des exemples concrets. Un investisseur récemment rencontré par la firme, qui avait acheté un immeuble de bureaux en pensant le convertir en logements, a finalement décidé de conserver l’usage initial du bâtiment, quitte à y investir pour le moderniser.

Sauf que les villes sortent gagnantes après une conversion, croit la directrice de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), Isabelle Melançon. « À partir du moment où les valeurs plantent dans le bureau, c’est de l’argent en moins dans les poches de la Ville de Montréal », indique-t-elle.

De fait, le plus récent rôle foncier de la Ville de Montréal, dévoilé en septembre dernier, a encaissé un choc inédit. Ses tours de bureaux ont vu leur valeur fondre de près de 11 %, soit de 1,2 milliard, en trois ans.

Pas de logement abordable

En parallèle, on anticipe une offre grandissante de logements, en raison du ralentissement de la croissance de la population. Les unités issues des conversions – souvent haut de gamme – pourraient donc avoir de la difficulté à rivaliser avec le reste du marché.

C’est une nouvelle réalité : le taux d’inoccupation est plus élevé dans les constructions neuves. Il se situe actuellement à 8 % dans les constructions âgées de trois ans et moins à Montréal, soit le double d’il y a un an, a dévoilé le plus récent rapport sur l’état du marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

C’est bien beau de parler de conversion, mais avec les nouvelles politiques d’immigration, et la demande pour du logement abordable… Les transformations en ce moment ne répondent pas à ça.

Patrick Laurin, président de la firme Avison Young au Québec

Le plus récent projet de conversion achevé, Le Samuel, rue Sherbrooke, offre des appartements luxueux à près de 1800 $ pour un studio. Il est actuellement occupé environ au tiers de sa capacité.

L’exemple de Calgary

Selon Isabelle Melançon et Patrick Laurin, la solution est claire : si la Ville de Montréal souhaite que de tels projets voient encore le jour, elle doit intégrer des incitatifs à la conversion dans son approche. De cette façon, elle pourrait non seulement rentabiliser l’utilité des immeubles sur son territoire, mais aussi permettre aux promoteurs d’offrir du logement plus abordable.

Elle doit aussi faciliter et accélérer les délais administratifs pour qu’un projet puisse répondre au besoin du moment, et éviter qu’il arrive sur le marché… trop tard.

La Ville de Calgary est souvent citée en exemple. En plus d’accélérer les approbations municipales, la Ville offre aux promoteurs 75 $ par pied carré converti depuis cinq ans. En août dernier, elle calculait ainsi avoir contribué au financement d’une vingtaine de projets, à raison de plus de 150 millions de dollars investis.

« Le municipal a un petit peu un rôle à jouer là-dedans », conclut Patrick Laurin. L’expert et Mme Melançon sont d’avis que la nouvelle administration à la tête de la Ville semble être ouverte à se pencher sur le sujet.

Joint à ce sujet, le cabinet de la mairesse Sorraya Martinez Ferrada a répondu par courriel qu’à ce jour, « la Stratégie centre‑ville 2022‑2030 n’intègre pas la conversion d’espaces commerciaux en logements comme levier pour répondre aux enjeux d’abordabilité ». Ce point demeure toutefois à valider dans le cadre de sa mise à jour actuellement en cours, a-t-on précisé.

1. Lisez l’article « Retour au bureau des fonctionnaires fédéraux : les entreprises emboîteront-elles le pas ? »

En savoir plus

  • 1,17 million de pieds carrés
    Nombre de pieds carrés de bureaux convertis en logements ou en hôtels, dans les 13 projets recensés à Montréal.

Source : Avison Young

4,6 %
Part de l’inventaire de bureaux de catégories B et C au centre-ville de Montréal et sa périphérie qui auront été convertis, si les projets actuellement à l’étude vont de l’avant.

Source : AVISON YOUNG

Les critères de conversionLes critères de conversion

Les critères de conversion

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Un appartement du Samuel, au 1245, rue Sherbrooke Ouest

Un remède miracle à la crise du logement ? Ça n’est pas si simple. Voici les principaux critères à prendre en considération lorsqu’un promoteur veut transformer son bâtiment.

Les baux en place

Le zonage

Les coûts de conversion

Le risque

Les délais requis et le timing

Les contraintes physiques de l’immeuble

Le financement

Les conditions pour l’acheteur

Résumé

Les baux en place

Des entreprises louent-elles toujours des locaux dans l’immeuble visé ? Si oui, cela risque d’allonger le processus, prévient Avison Young. Ces locataires devront être relogés, ou ils pourraient négocier une compensation financière pour partir. « Ça rentre aussi dans ton coût de projet », explique Patrick Laurin. Un taux d’inoccupation d’au minimum 65 % est optimal, ajoute-t-il.

Le zonage

Le zonage impose des restrictions concernant l’usage d’un immeuble, car il détermine spécifiquement ce qui peut être construit sur le territoire : par exemple, un immeuble résidentiel, commercial, ou industriel. Changer l’utilisation d’un immeuble nécessite donc d’abord d’avoir l’approbation de la municipalité.

Les coûts de conversion

Ce point névralgique, selon M. Laurin, englobe les investissements totaux du promoteur dans la conversion de l’immeuble visé. Il inclut les coûts de construction, le coût de la main-d’œuvre et le coût des permis de construction. « Je pense que le premier projet [le 16, place du Commerce, à L’Île-des-Sœurs] a permis de mettre en lumière les coûts, comment bien faire ce qui était plus complexe, quels étaient les avantages dans certains cas… ça a fait école », explique Isabelle Melançon, de l’IDU.

Le risque

Il y a tout de même une prise de risque lorsqu’on effectue la conversion d’un immeuble, explique Patrick Laurin. Autrement dit, la rentabilité du projet n’est pas chose promise, et il peut y avoir beaucoup d’imprévus à toutes les étapes de la conversion, du changement de zonage à la mise en marché des logements. Les immeubles de bureaux de catégories B ou C, souvent plus âgés, sont plus propices à une conversion.

Les délais requis et le timing

La conversion d’un immeuble peut prendre plusieurs années, même si la structure de l’immeuble est déjà érigée. La principale raison : les délais administratifs, indique Avison Young. Un promoteur doit voir la conversion comme un investissement à long terme. Ces délais peuvent aussi influencer le coût de la conversion à la hausse. La date d’arrivée de l’immeuble sur le marché doit donc être prise en considération, afin d’évaluer si son usage sera toujours attendu à la livraison.

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Au Samuel, l’emplacement des ascenseurs est resté le même.

Les contraintes physiques de l’immeuble

La faisabilité d’un projet de conversion dépend aussi de la superficie des planchers. Si elle est trop importante, il est peu probable que chaque unité puisse avoir sa propre fenêtre. Une superficie de 10 000 pieds carrés ou moins est optimale, explique M. Laurin. Ensuite, l’accès aux ascenseurs et aux escaliers doit être conforme au Code du bâtiment et aux normes d’incendie. La plomberie et les accès électriques doivent aussi être entièrement revus, puisque chaque unité doit pouvoir en bénéficier. « Il y a plein d’éléments qui sont plus techniques comme ça qui doivent être analysés », ajoute Patrick Laurin.

Le financement

Il n’existe pour l’instant aucun incitatif pour faciliter la conversion d’un immeuble de bureaux en logements à Montréal. Les taux d’intérêt et les taxes peuvent aussi faire fluctuer la rentabilité du projet. « Il ne faut pas oublier le coût d’entretien de la propriété, pendant qu’on attend une approbation pour le changement de zonage », souligne Patrick Laurin. Durant la phase de conversion, l’immeuble ne génère aucun loyer.

Les conditions pour l’acheteur

Le produit terminé doit, au bout du compte, répondre à un besoin sur le marché. C’est pourquoi l’emplacement de l’immeuble – accès aux transports en commun, commerces de proximité – et le coût de location par unité doivent faire partie des calculs. Même si un immeuble répond à tous les critères de conversion, s’il n’est pas bien situé, il aura plus de difficulté à trouver preneur – ou, du moins, la tranche de la population susceptible de s’y intéresser sera moins importante. Même chose pour le coût des unités.

Moins simple que de partir de zéro

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Georges Jr Armoyan, vice-président chez Armco et Nexarm, nous fait visiter Le Samuel.

L’un des plus récents exemples de conversion vient tout juste d’être achevé à Montréal : Le Samuel. Jusqu’à présent occupé au tiers de sa capacité, le projet sert de leçon à l’industrie.

Quand La Presse a visité le complexe résidentiel Le Samuel, à la fin février, le chantier battait encore son plein dans les étages les plus hauts de la tour de la rue Sherbrooke.

Maintenant terminé, l’établissement qui abritait autrefois la Standard Life Assurance Company compte plus de 200 logements, et devient par le fait même l’un des plus importants projets de conversion au Québec.

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Environ 50 % des unités disponibles dans l’immeuble sont des appartements d’une chambre.

Pour l’instant, environ 30 % des unités sont occupées, nous explique Georges Jr Armoyan, vice-président chez Armco et Nexarm, pendant la visite. La famille de l’investisseur est également derrière le nouvel immeuble résidentiel Le Georges, qui se trouve en face du Centre Bell.

Sans s’avancer sur la rentabilité de la conversion ni sur les sommes investies dans l’immeuble, M. Armoyan ne cache pas qu’un tel projet comporte beaucoup plus d’imprévus qu’une construction à partir de zéro.

Au début février, l’entrepreneur donnait d’ailleurs une conférence au Forum sur l’investissement multirésidentiel, à Montréal, sur les défis de la transformation de bureaux. Là-bas, M. Armoyan a indiqué que de nombreux promoteurs avaient pris contact avec lui pour discuter de ses apprentissages durant le processus.

Pour être honnête, je pense que les gens pensent que vous allez économiser beaucoup, beaucoup d’argent avec une conversion par rapport à une toute nouvelle version, mais les surprises finissent par s’accumuler. Mais c’est aussi notre première conversion, donc je suis sûr que pour la prochaine, nous serons plus efficaces sur le plan financier.

Georges Jr Armoyan, vice-président chez Armco et Nexarm

Résumé

La famille Armoyan, détentrice du holding G2S2 Capital, compte répéter l’expérience à Calgary.

Si l’entrepreneur sait que le prix des loyers – qui varient entre 1750 $ pour un studio et plus de 5300 $ pour un appartement de 3 chambres – est plus élevé que la moyenne des logements à Montréal, il estime que la grande superficie des unités différencie le projet des autres, dans la métropole.

Face à l’augmentation de l’offre de logements haut de gamme, les propriétaires sont de plus en plus nombreux à proposer des « cadeaux » aux locataires. Sur le site web du Samuel, le complexe offre d’ailleurs un mois gratuit à la location d’une unité, ainsi qu’une garantie de non-augmentation de loyer pendant deux ans.

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Un restaurant dont le nom n’est pas encore connu sera accessible de l’entrée du bâtiment. Au total, l’établissement compte 120 places de stationnement pour les locataires.

Tout démolir

Si elle devait revoir sa stratégie de départ, la famille Armoyan aurait… « tout démoli, sauf la structure », explique Georges Jr Armoyan, qui a acheté l’immeuble en juin 2023. Son équipe a d’abord tenté de conserver le plus d’éléments possible, mais la plomberie et la séparation des unités rendait le tout beaucoup plus complexe.

« Au final, on devait tout refaire », explique-t-il. On reconnaît encore le granit rose de la structure du bâtiment, mais aussi l’emplacement des escaliers et des ascenseurs, resté le même.

Le projet a pu voir le jour tout de même rapidement, puisque le zonage du secteur permettait déjà un usage mixte de bureaux et de logements. La disposition des fenêtres, aussi, était déjà optimale pour le projet, ce qui a permis de ne rien toucher de la façade.

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Plusieurs commodités sont offertes aux locataires, dont un sauna et un centre de conditionnement physique.

M. Armoyan admet toutefois que l’absence de balcon – ce qui est souvent le cas dans les projets de conversion – peut déplaire à certains locataires potentiels.

Maintenant que les leçons sont tirées, l’entrepreneur est heureux de voir que le résultat de la transformation commence à porter ses fruits, a-t-il déclaré à La Presse, dans une salle de conférence du deuxième étage. La famille y a aménagé ses bureaux, comme un hommage à l’héritage du bâtiment.

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5300$ pour un 5 1/3 c’est crazy :sob:

Ça donne beaucoup d’insight sur à quel point c’est difficile ce genre de conversions et pourquoi on n’en voit pas beaucoup.

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Devimco lance les rétro-prix. Ça en dit long sur l’état de la siuation actuelle en immobilier résidentiel.

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Les loyers moyens ont baissé en février, pour le 17e mois consécutif

Au Québec, les prix moyens ont reculé de 2,7 % pour se chiffrer à 1916 $

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2026-03-09/canada/les-loyers-moyens-ont-baisse-en-fevrier-pour-le-17e-mois-consecutif.php

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Dans la Presse

Marché du condo à Montréal | Un scénario pour une… nouvelle pénurie

Si les Montréalais ont aujourd’hui un peu plus de choix, cette abondance freine déjà les nouveaux chantiers, prévient l’organisme, qui a publié mercredi la plus récente édition de son rapport sur l’offre de logements. Un ralentissement qui, dans les prochaines années, risque de provoquer… une nouvelle pénurie.

L’offre de condos à vendre augmente sans cesse depuis quelques mois, dans la grande région de Montréal, et le nombre de logements inoccupés aussi.

En somme : une bonne nouvelle pour les locataires et les acheteurs de copropriétés, qui ont désormais un peu plus de choix lorsqu’ils magasinent. La demande globale en habitation a été affaiblie, durant les derniers mois, par les nouvelles politiques d’immigration et l’incertitude économique.

Mais cette lumière au bout du tunnel de la crise du logement pourrait s’éteindre rapidement.

Selon la SCHL, « ces conditions ne vont pas se maintenir » et « surestiment l’abondance de l’offre ».

L’organisme anticipe justement un ralentissement de nouvelles constructions en 2027, explique l’économiste. Dans les années suivantes, de nouveaux déséquilibres pourraient donc émerger : un signal d’alarme, alors que le marché peine tout juste à reprendre son souffle.

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Je ne sais pas quoi penser du modèle d’affaire de Landerz. D’un côté, le terrain est prêt pour un développement simplifié, ce qui peut être intéressant pour des constructeurs. D’un autre, on utilise des ressources limités d’arrondissement pour analyser des projets qui ne seront peut-être pas réalisés, et augmente les délais pour les autres projets.

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Je me suis posé la même question quand j’ai appris leur existence. Peut-être que c’est un cas de “on réduit suffisament le risque pour les promotteurs et donc ça fait sortir plus de projets de terre”. :man_shrugging:

Conséquence attendue malheureusement. Si on veut sortir de cette situation, il faut baisser le coût de construire du neuf, soit par des terrains moins chers, moins de risque ou faire des bâtiments pour moins cher.

À Construisons Montréal, on a eu des rencontres récemment avec QS et le PCQ où on leur a parlé d’adopter la norme internationale des ascenseurs et parlé d’augmenter le nombre d’étages où on peut construire qu’une seule cage d’escalier pour s’aligner avec le reste du monde. Ils ne savaient pas à quel point le Canada était derrière le reste du monde sur ces normes et étaient très réceptifs à l’idée. On espère avoir l’occasion d’en parler aux autres partis, ça serait nice qu’il y ait un consensus pour changer ces normes-là, ça aiderait à baisser quelques hard costs.

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Le projet QV Outremont est cité.

Acheter un condo sur plan présente d’autres risques.

Sur le 98,5 FM:

Au Canada, les ventes résidentielles ont chuté en février, mais les prix, eux, continuent de monter.

Pourquoi les prix sont-ils toujours en hausse dans un pareil contexte?

Écoutez à ce sujet la courtière en immobilier au Groupe Parent-Bergeron, Mélanie Bergeron, mercredi, au micro de Marie-Eve Tremblay.

Maisons moins chères, familles comblées

Comme au Canada, l’accès à la propriété est devenu un problème aigu en Nouvelle-Zélande, surtout pendant la pandémie. Or, depuis le pic historique de 2021, le prix des propriétés a chuté de 30 %, grâce à la construction de maisons de ville qui a gonflé l’offre, mais aussi à des formes innovantes de financement. Le Québec pourrait-il en tirer des leçons ? Un reportage d’Isabelle Dubé et d’Edouard Plante-Fréchette.

Un nouveau reportage de solution de La Presse, comment la Nouvelle-Zélande a fait baisser les prix de l’immobilier.

  • La maison individuelle a été abandonnée pour la maison de ville
  • Acheter seulement une part de la maison lors de l’achat initial
  • Simplifier le zonage et encourager la densité

J’aime beaucoup comment ils réussissent à vendre des avantages de la densité dans un contexte de banlieue : personne n’a le temps de tondre son immense terrain la fin de semaine, on peut profiter d’infrastructures communes de qualité à la place, comme des parcs, à la place. Revoir le “rêve” et mettre de l’avant d’autres avantages.

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S’agit-il d’un modèle basé sur la “propriété à capitalisation partagée”?

L’article sur le sujet

programme d’accès à la propriété partagée de la Housing Foundation

La Housing Foundation aide les Néo-Zélandais de la classe moyenne qui travaillent à devenir propriétaires en acquérant une partie de leur maison. Les ménages ont une dizaine d’années pour racheter les parts détenues par la Fondation et devenir entièrement propriétaires.

Le fonctionnement est expliqué plus en détail là. :slight_smile:

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En lien avec ses reportages sur des modèles d’accès à la propriété aileurs dans le monde, la Presse a publié un balado

Accéder à la propriété sans se ruiner ǀ Balado En quête de solutions [Épisode 3]

L’accès à la propriété a longtemps été un jalon naturel de la vie d’adulte, mais avec la flambée des prix, ce projet semble désormais hors de portée. Cette impasse ne se limite pas à l’achat : elle sature le marché locatif et fragilise l’équilibre social.

Dans cet épisode, on reçoit Isabelle Dubé, qui revient de Nouvelle-Zélande, où on a entrepris une densification massive et introduit des modes d’achat éclatés, et Henri Ouellette-Vézina, qui s’est rendu en Suisse pour observer comment le pays a fait des coopératives d’habitation un des piliers de son parc immobilier. Quelles solutions le Québec peut-il importer ?

Les trois reportages :

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La Presse au Vermont

UNE MAISON À UNE FRACTION DU PRIX

Une maison neuve payée le tiers du prix du marché. Un condo acquis avec une mise de fonds de quelques milliers de dollars… À deux heures de Montréal, à Burlington, un organisme fondé par Bernie Sanders a développé un concept unique qui permet aux travailleurs de la classe moyenne d’accéder à une propriété qu’ils n’auraient pas pu se payer autrement. De quoi inspirer le Québec ? Un reportage de Vincent Larin et de Josie Desmarais

Et le dernier reportage de trois, plus proche d’ici cette fois-ci.

Les contrecoups de la guerre au Moyen-Orient se font aussi sentir au Canada, alors que l’incertitude économique tire à la hausse les taux hypothécaires.

Après le déclenchement du conflit, les prêts hypothécaires à taux fixe sur 3 et 5 ans ont augmenté de 0,5 % en seulement trois semaines, selon Marshall Tully, un courtier hypothécaire torontois.

Puisque les taux hypothécaires fixes suivent les rendements des obligations, lesquels fluctuent selon le contexte international, notamment en période de guerre, « il est possible que cette tendance se poursuive », estime M. Tully.

La situation est d’autant plus incertaine que le président américain, Donald Trump, n’a pas fourni d’échéancier clair quant à la fin des hostilités lors de sa première adresse à la nation depuis le début de la guerre, mercredi dernier.
[…]

Après le remboursement de la TPS par Mark Carney, une nouvelle mesure. Les premiers acheteurs sont gâtés en 2026.

Fréchette confirme le remboursement pour les premiers acheteurs

La première ministre Christine Fréchette confirme que le gouvernement remboursera la taxe de bienvenue des premiers acheteurs, jusqu’à un montant maximal de 5875 $, lors d’une conférence de presse vendredi après-midi à Laval.

Plus concrètement, la première tranche de 5000 $ sera entièrement remboursée. Le crédit d’impôt remboursable sera de 25 % par la suite pour un montant additionnel de 875 $.

Pour y avoir droit, le prix d’achat doit être inférieur à 1 million. Le crédit est d’ailleurs progressivement réduit pour les propriétés d’entre 750 000 $ et 1 million.

Manchette La Presse

En fait, ce sont les vendeurs qui sont gâtés. Ça parait contre-intuitif, mais en économie 101, il y a une règle de base : ce qui détermine le prix c’est l’offre et la demande.

Or ici, on n’augmente aucunement l’offre, on ne fait que dopper la demande. Donc il y a un effet “positif” pour quelques acheteurs à court-terme, mais à moyen et long terme, la loi du marché fera que les prix vont augmenter, vue que l’offre n’est pas affectée par cette mesure, mais uniquement la demande.

Qui mettra donc dans sa proche cette taxe de bienvenue? Le vendeur par l’entremise d’un prix plus élevé.

Pour l’acheteur, ce remboursement servira à rembourser “le prix payé en trop au vendeur”, et il le mettra sur son hypothèque plus élevée.

Mais surtout, Oh surtout, cette mesure ne fera rien pour régler la crise du logement ou la crise de l’itinérance. C’est une mesure uniquement politique, comme la réduction de la taxe sur l’essence. En fait, elle va empirer cette crise puisque l’état aura moins d’argent à mettre en logements sociaux ou en aide aux gens dans la rue pour se loger.

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