Mises en chantiers résidentielles annuelles au Québec depuis 1955 (70 ans).
Les données de 2023: 38 912, 2024: 44 863, 2025: 59 864.
Meilleure année absolue: 1987 avec 74 179.
Seulement 4 années en 70 ans ont dépassé 60 000 mises en chantiers: 1976, 1986, 1987 et 2021.
Je ne connais pas l’histoire de la construction au Québec, mais qu’est-ce qui explique la chute drastique en 1995 qui ne s’améliore pas avant 2002???
La récession du début des années 90 a fait très mal. Le taux de chomage était de plus de 10% en 1995 encore.
Les deux plus fortes baisses de l’histoire se sont produites lors des référendums de 1980 et 1995.
Il y a une correlation assez fascinante de baisse soudaine et plutôt drastique des mises en chantier suivant l’élection d’un gouvernement du Parti Québécois. 1976-1985, 1994-2003, 2012-2014. À chaque période, une baisse marquée, suivi d’une remontée en fin de règne annonciateur d’un éventuel nouveau parti au pouvoir. Il sera intéressant de voir la dynamique à partir de l’élection de l’automne 2026 et si ce “refroidissement dû à la peur” aura encore de la traction après tant d’années de cette dynamique.
Pourquoi la loi effraie peu les courtiers immobiliers
Chaque nouvelle histoire de courtier immobilier qui paraît dans les journaux me décourage un peu plus. Un jour, des courtières cachent un rapport d’inspection gênant, le lendemain, il est question de mensonges sous serment, le surlendemain, de manœuvres malhonnêtes pour arnaquer un nonagénaire.
Dans certains cas, même la pénalité maximale de 50 000 $ ne semble pas très dissuasive. Deux courtières du Groupe Sutton sur l’île devront chacune payer cette somme après avoir menti en vendant leur propre maison, racontait ma collègue Isabelle Dubé il y a quelques jours1. Or, le duo a réalisé un bénéfice brut d’environ 550 000 $ en vendant la résidence au cœur de l’affaire.
Inquiétudes citoyennes autour de projets immobiliers
Trois développements immobiliers totalisant près de 492 nouveaux logements projetés par la Ville de Sainte-Thérèse sur son territoire soulèvent l’inquiétude de certains thérésiens qui ne se sont pas gênés pour manifester leur désapprobation lors de la séance publique du comité de démolition tenue avant l’assemblée du conseil municipal, le lundi 12 janvier, à l’hôtel de ville.
C’est le directeur de l’urbanisme de la Ville de Sainte-Thérèse, Emmanuel Farmer, qui s’est prêté à l’exercice en dévoilant les trois immeubles, dont l’éventuelle construction exige la démolition des bâtiments actuellement sur place.
Le premier serait situé 9, rue Labonté, et comportera deux logements.
Le second projet sera situé dans le quadrilatère Desjardins-Turgeon, soit les 22-24-26 rue Desjardins. À terme, il comportera trois immeubles de quatre étages comprenant 62 logements, soit l’un de 21 unités, un second de 34 unités et un autre de 28 unités, le tout incluant 81 cases de stationnement. La phase 1 est déjà construite et s’intègre au lot de bâtiments prévu à proximité de la gare afin de répondre au concept du TOD.
Enfin, le troisième projet de construction serait pour sa part déployé sur le terrain de l’ancien commerce Brault & Martineau, qui fait le coin de la rue Desjardins et du boulevard Curé-Labelle. Ce projet situé au 125, rue Desjardins, serait érigé en deux parties, soit deux blocs de huit et de quatre étages imbriqués l’un sur l’autre, comprenant 429 logements en tout, et incluant une piscine extérieure au centre du terrain ainsi que 558 cases de stationnement.
Une bien belle trouvaille pour une analyse du marché immobilier résidentiel, au-delà des grands titres dans les médias:
Région de Montréal | Le condo neuf perd en attractivité, selon l’étude d’un économiste
Dans la grande région de Montréal, un condo neuf peut parfois coûter jusqu’à 30 % plus cher qu’un condo équivalent construit il y a quelques années. De quoi décourager les acheteurs d’en acheter et les constructeurs d’en construire.
Cela fait déjà plusieurs mois que les développeurs le soulèvent : c’est difficile, pour le condo neuf, d’être attrayant pour le portefeuille d’un acheteur potentiel.
Les données te donnent raison, le nombre de permis de construction de projets de 3 logements+ a été plus bas en janvier que les deux précédentes années, mais assez proche des tendances depuis 2019.
Pareil pour décembre, c’était le pire décembre depuis 2016, mais pas de beaucoup.
Je ne serais pas prêt à attribuer cette baisse à la nouvelle administration étant donné qu’il y a une tendance à la baisse depuis 2019, mais il n’y a surtout pas un « réveil » des promoteurs depuis novembre.
Merci beaucoup pour les données, pouvoir sortir ces informations est vraiment un atout à la dicussion.
Tu as bien raison !
J’avais aussi posé la question à une personne qui a un regard à l’interne sur le baisse d’activité, et on m’avait confirmé l’observation au niveau des approbations. C’est là que la thèse des CCU repoussés m’a été présentée.
C’est probablement une condition du changement d’administration avec les élections, ni plus ni moins.
Et à l’opposé, la ville n’est pas la machine la plus rapide. Un projet qui s’active physiquement en janvier ou en février, ou qui est rendu à une lecture pour approbation, c’est un projet qui est dans la machine de la ville depuis assez longtemps. Ce n’est pas le fruit d’un optimisme récent, c’est trop tôt pour cela.
Maintenant que la machine repart, les prochains mois peuvent se rattraper. J’espère bien aussi, parce que ça fait des jeudis plates. ![]()
À noter que j’avais fait une grosse erreur, j’ai modifié mon message, mais le constat demeure le même.
En plus, il s’agit de la période creuse de l’année et ça suit les tendances.
J’aimerais bien tester aussi l’hypothèse que les promoteurs se sont empressés de déposer leurs projets avant l’entrée en vigueur du RMM en 2021, mais rapidement, au niveau de la ville entière, ça ne semble pas avoir été le cas.
Puis juste pour le plaisir, pour l’ensemble des données depuis 1990 :
Malgré le gros pic au début des années 2000, si on regarde les permis de construction pour les 50, 100 et 250 logements+ (plus gros bâtiments), le constat est différent. Tel que perçu, on est en pente montante depuis le creux de 2023.
texte de la Presse canadienne publié sur le site de la Presse
Ensemble du Canada | Les mises en chantier ont diminué de 15 % en janvier
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) rapporte que le nombre mensuel de mises en chantier a diminué de 15 % en janvier pour l’ensemble du Canada.
Montréal, à l’inverse, a enregistré une baisse de 44 %, en raison de la diminution des mises en chantier de logements collectifs et de maisons individuelles.
La tendance sur six mois du nombre désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier a diminué de 3,5 % en janvier pour s’établir à 254 794 unités.
Je présume que la température particulièrement brutale cette année à peu près partout au pays peut avoir eu un effet sur ces mises en chantier?
Un extrait de l’article de RC paru ce matin qui résume la situation :
Pour un acheteur comme M. Almeida, les options sont limitées s’il ne peut pas réunir la somme nécessaire pour combler l’écart entre la valeur estimée et le prix convenu. Le constructeur peut conserver l’acompte et les frais payés par l’acheteur, et ce dernier pourrait être tenu responsable des coûts supplémentaires.
« Ils me disent clairement qu’ils vont le vendre à perte et qu’ils vont me réclamer la différence », explique-t-il.
Quoi faire?
À moins de disposer d’une machine à remonter dans le temps, il n’existe probablement aucune issue facile pour les acheteurs pris au piège d’un marché de la construction en chute libre, selon le courtier en prêts hypothécaires Ron Butler.Il estime que les acheteurs dans cette situation ne peuvent échapper aux conséquences. « Il ne fait aucun doute que le promoteur vous poursuivra en justice et qu’il gagnera, car vous avez signé un contrat valide », affirme-t-il.
Pour lui, le problème pourrait atteindre son paroxysme en 2026 à Toronto, qualifiant cette année de « plus problématique », avec environ 28 000 unités qui devraient être achevées et un écart croissant entre les prix d’achat et les valeurs marchandes actuelles.
Trouver un repreneur pour le bien n’est pas toujours chose aisée. Bien que des groupes aient vu le jour sur les réseaux sociaux, où de nombreuses personnes tentent de se défaire de leurs achats sur plan par le biais d’une « cession de propriété », la démarche est plus complexe qu’il n’y paraît.
« L’autorisation du constructeur est également indispensable pour une cession », explique Gathya Manoharan, avocate spécialisée en droit immobilier. Elle précise que, parmi ses nombreux clients, un seul a réussi à céder son achat d’appartement sur plan à un autre acquéreur.
Les constructeurs peuvent également exiger des frais pour approuver une cession, allant de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de dollars, ajoute-t-elle.
Malheureusement l’achat sur plan protège bien plus le promoteur que l’acheteur, ensuite les mises de fond peuvent être bloquées longtemps si le projet prend du retard. En d’autres mots acheter sur plan c’est acheter du rêve, puisque qu’il n’y a rien de concret tant que l’immeuble n’est pas terminé et disponible à l’occupation.
Le dernier vidéo de Stewart Hicks:
Why are apartments shrinking across America — and why does every tiny unit look exactly the same?
In 2017, Chicago’s first purpose-built micro-apartment building opened, and people couldn’t understand why anyone would choose to live in 350 square feet. But since then, these tiny units have become the norm in cities across the country — renting for $1,000 to over $2,000 a month, roughly what a two-bedroom costs elsewhere.
In this video, I break down why micro-apartments all share the same oddly specific layout, why building them actually costs more than larger units, and why the real story behind their spread isn’t developer greed — it’s a collision of plumbing logic, accessibility codes, zoning laws, and a massive demographic shift toward single-person households.









