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La valeur des permis de bâtir grimpe de 4,5 % au pays et de 5,0 % au Québec
(Ottawa) La valeur totale des permis de bâtir délivrés au Canada a grimpé de 4,5 % en septembre par rapport au mois précédent pour s’établir à 11,72 milliards. Tous les secteurs ont contribué à cette hausse, indique mercredi Statistique Canada.
Publié à 11 h 25
La Presse Canadienne
La valeur mensuelle totale des permis de bâtir résidentiels a progressé de 4,8 %, se chiffrant à 7,27 milliards en septembre. Autant la composante des logements multifamiliaux qu’unifamiliaux ont participé à cette croissance, en s’établissant respectivement à 4,69 milliards et à 2,58 milliards.
La poussée de logements multifamiliaux s’est principalement matérialisée en Alberta et au Québec, tandis que la Colombie-Britannique a connu une baisse.
Pour les logements unifamiliaux, l’augmentation a été observée en Ontario.
Le nombre total de nouvelles unités se chiffre à 24 105 en septembre, logements multifamiliaux et unifamiliaux inclus.
Du côté du secteur non résidentiel, les composantes commerciale et industrielle ont contribué à la hausse de 4,0 %, pour une valeur mensuelle totale de 4,45 milliards. Les constructions industrielles ont fait un bond de 14,1 %, principalement porté par le Québec, et les commerciales de 9,6 %, grâce à l’Alberta.
La composante institutionnelle a quant à elle régressé de 10,1 % en septembre, en raison de baisses d’environ 75 millions d’un mois à l’autre autant au Québec et qu’en Alberta.
Par provinces, la valeur totale des permis de bâtir de septembre a progressé de 5,0 % au Québec, de 2,8 % en Ontario et de 16,1 % au Nouveau-Brunswick. Elle a reculé de 4,4 % au Manitoba et de 5,6 % en Colombie-Britannique.
Comparativement à septembre 2024, la valeur totale des permis de bâtir délivrés en septembre a chuté de 11,2 %, principalement en raison de baisses dans les secteurs industriel et institutionnel.
En dollars constants, la valeur totale des permis de bâtir délivrés en septembre a augmenté de 4,2 % par rapport au mois précédent.
L’ancien ailier du Canadien de Montréal Oleg Petrov est aussi rapide pour construire et revendre des maisons de luxe qu’il l’était sur la glace, selon Revenu Québec. Installé pour de bon à Montréal depuis 2006, l’ex-joueur d’origine russe conteste avec son épouse une facture d’impôt sur des revenus d’entreprises de 2,4 millions de dollars au total.
Dans la défense de sa cotisation, Revenu Québec affirme que l’ex-Canadien « s’est comporté comme un homme d’affaires expérimenté » en faisant des « transactions similaires » en série.
Pour le fisc, les gains en capital réalisés sur la revente de ces propriétés sont donc en réalité des revenus d’entreprise, qui doivent être imposés comme tels, sans bénéficier de l’exemption à laquelle donnent droit les résidences principales.
Dans la Presse
Mise de fonds pour une maison unifamiliale | Deux fois plus d’argent nécessaire pour la nouvelle génération
L’abordabilité des maisons unifamiliales dans la province s’est fortement détériorée en 10 ans, et pas juste à Montréal. Le principal obstacle : amasser la mise de fonds nécessaire, selon une nouvelle étude de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.
Le prix
Depuis 2015, le prix des maisons unifamiliales a été multiplié par deux dans la majorité des régions de la province, révèle une nouvelle étude de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Pendant ce temps, les revenus des ménages n’ont progressé que de 15 à 25 %, après impôts. Autrement dit, la partie de son revenu consacrée au paiement de sa maison a nettement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 15 % à 32 % au niveau provincial. « La capacité d’une famille à devenir propriétaire dans sa région dépend en grande partie de son revenu disponible », explique Hélène Bégin, économiste experte à l’APCIQ et auteure de l’étude. À Montréal, 48 % du revenu net est consacré au remboursement de son prêt hypothécaire, calcule l’étude.
Rare baisse du prix des maisons à Montréal
Il faut remonter au début de l’année 2023 pour observer la dernière baisse des prix des maisons dans l’île de Montréal.
Pour l’une des rares fois au cours des dernières années, le prix des maisons unifamiliales a diminué dans l’île de Montréal, en novembre. Et cette tendance pourrait très bien se poursuivre jusqu’en 2026, prédisent des spécialistes, à l’inverse du reste de la province.
Publié à 5 h 00
Megan Foy La Presse
Il faut remonter au début de l’année 2023 pour observer la dernière baisse des prix des maisons dans l’île de Montréal.
Durant cette période, la hausse des taux, combinée à l’inflation et à un contexte géopolitique affecté par la guerre en Ukraine, a porté un dur coup à l’activité et aux prix sur le marché de l’immobilier en général.
Cette fois-ci, les raisons sont tout autres, explique Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Même si les taux d’intérêt ont baissé, les prix ont fortement augmenté, ce qui vient en diluer l’impact, indique le spécialiste.
En novembre 2024, le prix médian des maisons unifamiliales dans la métropole s’établissait à 800 500 $. Un an plus tard, il s’élève à 776 750 $, selon les plus récentes statistiques mensuelles de l’APCIQ.
Dans les autres grands marchés du Canada, notamment Toronto et Vancouver, les prix connaissent des baisses substantielles depuis un moment déjà, souligne M. Brant. Et cela devrait même se poursuivre l’an prochain, selon les prévisions 2026 de Royal LePage, que l’enseigne a publiées ce mardi. C’est aussi ce que laissent entrevoir les prévisions de l’Association canadienne de l’immobilier et de RE/MAX Canada.
Est-ce donc le signe d’un ralentissement du marché à Montréal, à l’instar de ses voisins ?
Il faut dire que l’on compare les données avec la fin de l’année 2024, souligne d’abord M. Brant, où l’activité avait été très forte.
Mais cela va probablement perdurer […] en 2025. Il est fort possible qu’on ait d’autres variations négatives au cours des trois prochains mois, au moins. On arrive vraiment à un niveau où le pouvoir d’achat des ménages est de plus en plus déconnecté de la réalité du marché.
Charles Brant, directeur économique
Sur le plan des prix, on pourrait donc en arriver à un certain plafonnement, sans parler de « revirement complet » puisque la demande est encore soutenue.
« J’ai l’impression que là, Montréal va revenir dans les moyennes et se stabiliser avec ses banlieues », croit Marc Lefrançois, courtier immobilier agréé, Royal LePage Tendance. À son avis, l’île de Montréal a aussi souffert de la migration de sa population vers la couronne nord et la Rive-Sud au cours des dernières années. En parallèle, le segment du luxe a connu une activité plus faible au cours du dernier trimestre.
Difficile au centre-ville
La ville de Montréal a aussi connu une augmentation de son stock, notent les deux spécialistes.
Au centre-ville, cette dynamique est encore plus marquée, notamment en raison de mesures gouvernementales en lien avec l’immigration ou l’achat de propriétés par des non-Canadiens. Il existe toute une catégorie de propriétés, surtout des copropriétés, qui prennent plus de temps à trouver preneur sur le marché.
« Dans le centre-ville de Montréal, on est vraiment dans un marché d’acheteurs », affirme même M. Brant.
La surchauffe continue ailleurs
Les prévisions de Royal LePage sont sans équivoque : hors de l’île de Montréal, tout le Québec connaîtra des hausses de prix en 2026.
Cette surchauffe est « l’exception notable » du marché immobilier canadien, peut-on lire dans le rapport.
En cause : les prix relativement plus abordables que dans le reste du pays. Les Québécois ont aussi semblé être moins directement affectés par l’incertitude liée aux relations commerciales avec les États-Unis, observe-t-on. « En Ontario, par exemple, le secteur de l’automobile, ce n’est pas un petit morceau de leur économie, c’est des centaines de milliers d’emplois et d’entreprises qui gravitent autour », note M. Lefrançois.
Selon les estimations de l’enseigne, c’est la ville de Québec qui mène le bal à l’échelle nationale en matière d’appréciation des valeurs immobilières, et ce, pour la deuxième année consécutive. Là-bas, un manque d’offre criant se jumelle à une demande toujours grandissante.
Parmi les cinq plus grands marchés urbains dans la province, on pourrait aussi assister à d’importantes augmentations à Trois-Rivières et à Sherbrooke, deux marchés attrayants par leur plus grande abordabilité, mais qui font aussi face à un manque d’offre.
Gatineau affecté
Le prix des maisons unifamiliales demeurera stable à Gatineau, prévoit Royal LePage, avec une augmentation de 2 %. Celui d’un appartement en copropriété devrait diminuer de 3 %. « C’est le marché ontarien qui les affecte », explique sans détour M. Lefrançois. « C’est difficile pour Gatineau de valoir vraiment plus cher qu’une maison à Ottawa, donc il y a des petites hausses, mais très légères », illustre-t-il.
Disons que le son de cloche varie un peu suivant les médias à matin… ![]()
Le Québec sera une « exception » à la tendance en 2026, selon la firme Royal LePage, qui prévoit des hausses du prix moyen des propriétés à Montréal et à Québec, notamment, alors que le marché immobilier sera en « recalibrage » dans de nombreuses autres régions au Canada, y compris celles de Toronto et de Vancouver.
Selon Royal LePage, le prix de l’agrégat des propriétés augmentera d’à peine 1 % au pays au quatrième trimestre de 2026, comparativement au même trimestre de 2025, alors que la hausse prévue est de 7 % au Québec.
Montréal | Déjà des hausses de taxes locales salées
Les arrondissements augmenteront de nouveau leurs taxes locales de façon importante pour boucler leur budget 2026, malgré la hausse des transferts de la ville centre. À Verdun, par exemple, la portion locale du compte de taxes grimpe de 25 %, ce qui signifie 132 $ de plus pour une maison unifamiliale.
La taxe locale représente, selon les arrondissements, de 5 % à 10 % du compte de taxes municipales, qui est surtout dicté par le budget de la ville centre. Les revenus qui en découlent servent à financer ce qui relève directement des administrations locales, comme les services de proximité et l’entretien des rues locales.
Les augmentations décrétées par chaque arrondissement, qui ont adopté leurs budgets ces derniers jours, ne touchent donc que cette partie de la facture. Les hausses varient entre 2,7 % et 24,5 %.
C’est à Verdun que la flambée est la plus importante : la taxe locale gonfle de 24,5 %, ce qui représente 132 $ de plus pour une maison unifamiliale et 72 $ de plus pour un condo.
À cette hausse viendra s’ajouter l’augmentation décrétée par la ville-centre lorsque son budget sera présenté, à une date qui n’a pas encore été annoncée.
Hausse des loyers : Montréal bat Vancouver et Toronto à plate couture
En moyenne, un logement de deux chambres coûte 1346 $ par mois à Montréal. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Publié à 11 h 40 HNEMis à jour à 12 h 31 HNE
Parmi les grandes villes du Canada, c’est dans le Grand Montréal que les loyers ont le plus augmenté dans la dernière année, révèlent les dernières données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).
En moyenne, un logement de deux chambres coûte 1346 $ par mois, une augmentation de 7,2 % comparativement à l’an dernier.
Cette hausse est nettement supérieure à celles connues par Vancouver et Toronto, où les loyers demeurent toutefois beaucoup plus élevés qu’à Montréal. Le loyer d’un logement de deux chambres y a augmenté de 2,2 % et de 3,4 %, respectivement.
À travers le Canada, la hausse moyenne des loyers pour un 4 ½ est de 5,1 %. C’est Saguenay qui a connu la plus forte hausse, avec 10,8 % sur un an.
AILLEURS SUR INFO : Red Bull et Biphentin, un cocktail qui peut tuer
Calgary, elle, a connu une variation non statistiquement significative.
La SCHL explique qu’une bonne partie des hausses de loyer est attribuable au roulement des locataires. Les loyers ont tendance à augmenter plus significativement entre deux baux.
En 2023 et en 2024, le loyer moyen des logements avec roulement a connu de fortes hausses, mais il s’est stabilisé dans la dernière année à l’échelle du pays.
Dans le Grand Montréal, cependant, il poursuit sa hausse. Par ailleurs, la Société note que l’écart se creuse entre la hausse des loyers et celle des revenus dans la région, ce qui accentue les enjeux d’abordabilité.
La hausse des loyers (+7,2 %) a surpassé celle des revenus. L’accès au logement est donc de plus en plus difficile, notamment pour les ménages les plus défavorisés.
Une citation de Extrait du Rapport sur le marché locatif 2025
De plus en plus de logements disponibles
Le parc locatif a tout de même continué de croître (2,7 %), après une expansion record en 2024, note la SCHL dans son Rapport sur le marché locatif 2025. Le taux d’inoccupation a pourtant dépassé la moyenne sur 10 ans.
La demande pour les logements abordables, qui, à Montréal, sont ceux qui ont connu la plus forte hausse des loyers, demeure cependant très forte.
Grâce à la hausse des revenus et aux taux d’inoccupation élevés, l’abordabilité devrait s’améliorer de façon plus généralisée l’an prochain, prévoit la Société.
Pour la porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, le fait que les hausses de loyers se poursuivent même si le taux d’inoccupation augmente est la preuve que la crise du logement en est maintenant une d’abordabilité.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, a-t-elle déclaré dans un communiqué. La seule voie crédible pour affronter une crise d’une telle ampleur, c’est d’investir massivement dans le logement social accessible aux locataires à faible et modeste revenu et d’imposer un contrôle beaucoup plus serré du marché privé.
À lire aussi :
Bulletin de l’APCHQ « Québec est resté muet sur plusieurs dossiers essentiels »
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
En 2025, l’Association des professionnels en construction et en habitation du Québec (APCHQ) a eu la nette impression qu’il manquait un acteur essentiel : le gouvernement du Québec.
L’habitation n’est pas à l’ordre du jour au Parlement à Québec, déplore un regroupement de constructeurs d’habitations, qui publie son bulletin annuel à l’égard des gouvernements en matière d’immobilier résidentiel.
Publié à 11 h 00
Megan Foy La Presse
Maintien des bâtiments, investissements en infrastructures, soutien aux villes… En 2025, l’Association des professionnels en construction et en habitation du Québec (APCHQ) a eu la nette impression qu’il manquait un acteur essentiel : le gouvernement du Québec. « Alors que plusieurs nouvelles personnes élues sur la scène municipale ont affirmé vouloir faire de l’habitation leur priorité numéro un, et que le gouvernement fédéral a annoncé des mesures ambitieuses, le Québec est resté sur la ligne de touche », explique l’organisation, dans son bulletin dévoilé mardi.
Retour sur les faits saillants du bulletin de l’APCHQ.
Ce qui s’est détérioré
L’action gouvernementale
Au provincial, l’habitation ne semble pas être une priorité, résume le bulletin de l’APCHQ. En l’espace de quelques mois, trois ministres se sont succédé à la tête du ministère de l’Habitation, ce qui nuit à la crédibilité de la démarche et crée une perte de repères pour le milieu. L’enjeu de l’habitation n’a pas été abordé lors du discours d’ouverture de la 43e législature. Pourtant, tant au fédéral qu’au municipal, l’enjeu de l’habitation s’est démarqué dans les campagnes électorales tenues cette année. Les effets des promesses fédérales ne se feront sentir que l’an prochain, soutient l’APCHQ, et les pouvoirs municipaux restent limités par leurs moyens financiers.
Le maintien du parc immobilier
D’après l’analyse de l’APCHQ, l’accès aux programmes de rénovation résidentielle a reculé en 2025. Des leviers financiers ont disparu : la Subvention canadienne et le Prêt canadien pour des maisons plus vertes. Au provincial, les surplus du Fonds d’électrification et de changements climatiques ont été utilisés pour rembourser la dette de la province. Selon l’APCHQ, ces fonds auraient pu être réinvestis pour la décarbonation des bâtiments.
Les infrastructures et la densification
Le déficit d’investissements dans les infrastructures en eau demeure « l’angle mort de la crise [en habitation] », avance l’APCHQ. À noter que le Québec est l’une des seules provinces qui n’ont pas d’entente avec le fédéral pour recevoir les sommes prévues dans le cadre du Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement. En parallèle, les municipalités qui imposent des moratoires sur les projets résidentiels se multiplient, ce qui ralentit la densification.
Le soutien aux municipalités
Le gouvernement du Québec a mis en place plusieurs chantiers de travail pour accélérer les processus d’approbation des projets de construction dans les municipalités, participation citoyenne et urbanisme, « mais les suites demeurent incertaines », estime l’organisation. Bref, « le gouvernement du Québec est resté muet sur plusieurs dossiers essentiels », résume l’Association, dans son communiqué de presse, diffusé mardi. Par exemple, elle déplore l’absence d’un plan clair pour atteindre l’objectif de 100 000 nouveaux logements par année d’ici 2035.
Ce qui s’est amélioré
Stimuler l’offre de logements
En 2025, la Commission de la construction du Québec (CCQ) prévoit que 59 000 nouvelles unités auront été construites dans la province, une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Toutefois, ces mises en chantier restent insuffisantes aux yeux de l’APCHQ. Selon l’organisation, il faudrait doubler le rythme actuel, au Québec, en construisant 100 000 habitations par an d’ici 2035 pour rétablir l’abordabilité. Au fédéral, la mise en place de la nouvelle agence fédérale Maisons Canada pourrait aider à stimuler l’offre, à l’avenir.
L’accès à la propriété
L’APCHQ l’écrit d’emblée, dans son bulletin : le coût des propriétés a encore augmenté en 2025. Or, de nombreux éléments ont facilité l’achat d’une propriété, comme l’abaissement du taux directeur de la Banque du Canada et le remboursement de la TPS aux acheteurs d’une première propriété – un engagement du fédéral toujours à l’étude. La semaine dernière, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dévoilait par ailleurs que plus de logements sont libres qu’en 2024, ce qui est une bonne chose en soi. « Toutefois, ce sont principalement les logements récents qui tirent [le taux d’inoccupation] à la hausse, entre autres parce que leurs loyers sont généralement plus élevés », rappelle David Goulet, directeur du service économique à l’APCHQ.
La main-d’œuvre
Sans s’être nécessairement améliorées, les solutions au recrutement et à la rétention de la main-d’œuvre restent stables, estime l’APCHQ. Cette année, la CCQ a lancé un plan d’action pour accélérer l’alternance travail-études dans la construction. Elle a aussi poursuivi ses efforts pour améliorer l’accès à l’industrie pour les femmes et les personnes issues des Premières Nations et les Inuits.
En savoir plus
- C
Note globale du bulletin de 2025, qui évalue les efforts des trois ordres de gouvernement. En 2024, l’organisation avait attribué une note globale de C+.
source : APCHQ
Vers une densification du Vieux-Longueuil
Un complexe résidentiel de 500 logements y verra le jour en 2028
Publié à 7 h 00
Megan Foy La Presse
Avec son nouveau plan d’urbanisme, la Ville de Longueuil souhaite transformer le cœur résidentiel de son centre-ville. L’un des premiers projets d’envergure à devenir réalité : un complexe résidentiel d’un demi-millier de logements dans le Vieux-Longueuil, qui verra le jour en 2028.
Au 500, boulevard Roland-Therrien, dans le Vieux-Longueuil, se trouve actuellement un petit centre commercial dont la majorité des locataires n’ont pas renouvelé leur bail ou ont fermé leurs portes. Mais d’ici quelques années, c’est un complexe résidentiel de huit étages qui prendra sa place.
« On est un des premiers projets qui va faire partie du nouveau Programme particulier d’urbanisme [PPU] du secteur Roland-Therrien, entériné l’été dernier », a déclaré Thomas Dufour, co-président du Groupe HD.
C’est d’abord ce terrain, situé dans le Vieux-Longueuil – un site à « fort potentiel », selon M. Dufour – qui a convaincu le promoteur d’aller de l’avant. Sa proximité avec d’importants pôles d’emploi et avec le cégep Édouard-Montpetit en fait un site particulièrement porteur, souligne l’organisation.
Le projet nécessitera des investissements de 200 millions de dollars.
Au total, 525 ménages pourront s’y installer, et ce, à partir de l’été 2028. Le type de logements locatifs envisagés par le groupe : des studios, des appartements à une chambre, deux chambres et trois chambres.
Le Groupe HD assure que les prix – quoiqu’ajustés au marché – seront intéressants aux yeux des locataires puisqu’il s’agit d’un des premiers projets du genre dans le secteur, en plein développement. Aussi, 10 % des logements seront réservés au logement abordable, souligne l’organisation.
Le projet résidentiel locatif de 525 logements prévu dans le Vieux-Longueuil
Le début des travaux de construction est prévu pour l’automne 2026, et ils seront réalisés par Construction Paxis, une division du Groupe HD. L’échéancier de construction, qui comprendra deux phases, sera détaillé dans les prochaines semaines.
Pour le moment, le complexe devrait aussi comprendre 450 espaces de stationnement sous-terrain. Il sera aussi agrémenté d’espaces communs, comme une salle d’entraînement, une piscine extérieure, une salle de co-working et une salle de toilettage pour animaux.
Vision commune
Le Groupe HD peut compter sur deux partenaires financiers dans la réalisation du projet, soit les sociétés immobilières Capital Property Developments (CPD) ainsi que Kastello.
La société d’investissement Kastello affirme que la revitalisation du boulevard Roland-Therrien permet de bonifier l’offre résidentielle de Longueuil, mais aussi de la Rive-Sud de Montréal en général, qui bouillonne de nouveaux projets locatifs.
« Ce projet s’appuie sur une vision claire : créer un ensemble résidentiel ambitieux, bien ancré et aligné sur les besoins réels du marché », a déclaré Alexandra Kau, présidente de Capital Property Developments (CPD), par voie de communiqué.
La firme d’architecture et de design montréalaise NEUF architectes sera chargée de la conceptualisation de l’immeuble. Le Groupe HD vise la certification environnementale LEED argent pour ce nouveau complexe.
Le projet en bref
- Localisation : 500, boul. Roland-Therrien
- Investissement total : 200 millions de dollars
- Nombre d’étages : 8
- Superficie habitable : 380 000 pieds carrés
- Nombre de logements : 525
- Types de logements : studios, appartements à une chambre, deux chambres ou trois chambres
- Nombre de stationnements : 450
- Plusieurs espaces communs
Augmentation de près de 65% des mises en chantier sur 11 mois en 2025 vs. 11 premiers mois de 2024 pour la Ville de Montréal (ville administrative).
source : https://www03.cmhc-schl.gc.ca/hmip-pimh/fr#Profile/2466023/4/Montréal%20(V)
Vente d’une propriété Le vendeur peut refuser l’inspecteur choisi par l’acheteur

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE
Le vendeur ou son courtier sont libres d’ajouter une clause dans la contre-proposition d’achat leur permettant de refuser l’inspecteur retenu par l’acheteur.
Les propriétaires peuvent refuser l’inspecteur retenu par l’acheteur après l’acceptation de la promesse d’achat, mais à condition d’avoir prévu une clause à cette fin dans la contre-proposition, a tranché la Cour supérieure.
Publié à 6 h 00
Marie-Eve Martel Collaboration spéciale
Le juge Étienne Parent a débouté l’entreprise Inspro le 18 décembre dernier. Sa fondatrice, Anastasia Luckenuick, alléguait avoir perdu plusieurs contrats parce qu’une équipe de courtiers immobiliers, dont Denis Desjardins, lorsqu’elle représentait des vendeurs, exigeait des acheteurs qu’ils embauchent un professionnel figurant sur une liste sur où elle n’apparaissait pas.
M. Desjardins, représenté par le cabinet Gaucher Ross, a plaidé que la décision finale revenait à ses clients et qu’il ne faisait qu’indiquer à ceux-ci si l’inspecteur choisi par l’acheteur se trouvait sur sa liste. Néanmoins, plusieurs acheteurs ont renoncé à faire affaire avec Inspro « au motif que le vendeur, par lui-même ou par son mandataire Desjardins, a exigé de l’acheteur qu’il choisisse un inspecteur se trouvant sur la liste », lit-on dans la décision.
À qui profite l’inspection ?
Mme Luckenuick, représentée par CBL & Associés Avocats, est devenue inspectrice en bâtiment après avoir acquis un immeuble comptant plusieurs vices cachés. « Les gens vont devoir mieux s’informer pour comprendre en quoi consiste une inspection et l’achat d’une bâtisse », note-t-elle, craignant que l’imposition d’un professionnel par le vendeur mène à des inspections complaisantes.
En réponse, M. Desjardins a indiqué que le vendeur a tout intérêt à s’assurer que l’inspecteur retenu soit compétent pour se protéger d’éventuels recours. Le courtier a ajouté qu’actuellement, n’importe qui peut s’improviser inspecteur, ce qui donne lieu à des inspections inégales ou bâclées.
Comme le vendeur demeure propriétaire de l’immeuble jusqu’à la signature de l’acte de vente, il est en droit de décider qui peut entrer chez lui, rappelle le juge Parent.
Ainsi, le vendeur ou son courtier sont libres d’ajouter une clause dans la contre-proposition d’achat leur permettant de refuser l’inspecteur retenu par l’acheteur. Il serait toutefois illégal de refuser une inspection préachat à un acheteur qui souhaite en faire réaliser une, nuance-t-il.
De plus, le refus entraîne la réinitialisation des délais convenus pour procéder à l’inspection. Par ailleurs, le vendeur ne doit pas systématiquement refuser tous les inspecteurs proposés par l’acheteur dans l’optique d’étirer inutilement la transaction ou de la faire avorter.
Les parties mieux protégées
Le jugement a été accueilli comme un « cadeau de Noël à l’avance » par l’avocate spécialisée en droit immobilier Isabelle Sirois.
« Des vendeurs ont été condamnés à payer de grosses sommes pour des vices cachés, alors que c’est l’inspecteur qui avait mal fait son travail, soulève-t-elle. La décision permettra aux vendeurs de s’assurer que l’inspecteur retenu est qualifié. »
L’avocate indique néanmoins que « la bonne foi aura toute sa place » dans ce genre de négociations. « Il va falloir que les vendeurs usent de ce droit-là à bon escient et qu’ils ne tentent pas d’imposer à l’acheteur un inspecteur qu’ils connaissent. »
Nathalie Bégin, directrice, pratique sur le courtage, à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, rappelle que des vendeurs ont déjà dû payer de coûteuses contre-expertises pour prouver l’inexistence de problèmes relevés par des inspecteurs négligents. Certains ont dû payer des dommages aux acheteurs parce que l’inspecteur n’avait pas d’assurances.
Selon elle, cette décision forcera tant les acheteurs que les vendeurs à mieux se renseigner avant d’embaucher un inspecteur.
Rapport de force déséquilibré
Tant l’Association canadienne des inspecteurs de biens immobiliers (ACIBI) que l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC) émettent des réserves face au jugement, qui déséquilibre le rapport de force entre le vendeur et l’acheteur.
« En tant qu’inspecteur immobilier professionnel depuis près de 25 ans, je pense que cela pourrait nuire à nos activités respectives si les vendeurs avaient le droit de dire aux acheteurs qui allait inspecter leur maison, sans parler du conflit d’intérêts que cela pourrait créer », fait valoir Peter Weeks, président de l’ACIBI.
Le directeur général de l’ACQC, Marc-André Harnois, abonde en ce sens. « Cette décision ne permet pas le consentement libre et éclairé de l’acheteur, dit-il. L’accès à la propriété étant plus difficile, des acheteurs n’oseront peut-être pas s’opposer aux exigences du vendeur, surtout s’ils veulent une maison dans un délai raisonnable. »
Un rapport d’inspection détaillé protège toutes les parties, reconnaît le directeur général. « Sauf si ça fait tomber la vente », note-t-il. « Dans ce cas, c’est le courtier qui est pénalisé… », suggère-t-il.
Vers une certification obligatoire
À compter du 1er octobre 2027, tous les inspecteurs en bâtiment devront être certifiés par la Régie du bâtiment du Québec.
Un encadrement qui sera le bienvenu, note Nathalie Bégin. « À ce moment-là, les inspecteurs qui feront mal leur travail se feront épingler et tant les acheteurs que les vendeurs seront mieux protégés », avance-t-elle.
« Cette certification ne fera pas des miracles, mais elle va uniformiser des pratiques. Elle va atténuer les divergences d’un inspecteur à l’autre, mais il y aura toujours des incompétents », relève Me Sirois.
Rénover une salle de bain pour 25 000 $ : « On n’est plus du tout là », selon une experte
Le coût moyen des rénovations a augmenté de plus de 40 % au Québec depuis 2020, selon Statistique Canada.
Les Québécois qui contemplent l’idée de rénover leur domicile sous peu pourraient sursauter au moment de recevoir une soumission. D’après les données de Statistique Canada, le coût moyen des rénovations a augmenté de plus de 40 % dans la province par rapport à la période prépandémique.
Si l’idée d’une nouvelle salle de bain à 25 000 $ pouvait autrefois sembler réaliste, « on n’est plus du tout là » désormais, confirme Marie-Philippe Poirier.
Suite de l'article
Cette dernière est designer-conceptrice à MCJV, une entreprise de rénovation établie à Québec. Dans les dernières années, elle a été aux premières loges de la hausse marquée des coûts des projets dans ce secteur.
Marie-Philippe Poirier, designer-conceptrice à MCJV
Photo : Radio-Canada
Selon Marie-Philippe Poirier, plusieurs clients sont aujourd’hui surpris de la hauteur du budget à laquelle ils doivent s’attendre à débourser pour entreprendre des rénovations. Dans le cas d’une salle de bain, par exemple, la facture s’élève « minimalement [à] un 40 000 $ si on veut un clés en main, mais on est plus entre 40 000 $ et 60 000 $ », remarque-t-elle.
À 40 000 $, généralement, ça prend la participation du client. Il faut que les clients soient prêts à mettre la main à la pâte un peu.
Une citation de Marie-Philippe Poirier, designer-conceptrice à MCJV
Le constat est tout aussi similaire pour la remise à neuf d’une cuisine, d’après sa collègue designer à MCJV, Catherine Gaudy. « Des cuisines qu’on faisait il y a 5 ou 10 ans, même pas, on est facilement rendus au double, au triple du prix », ajoute-t-elle.
Parmi les facteurs pouvant expliquer cette tendance à la hausse, le directeur des opérations de MCJV, Jérôme Pruneau, note entre autres les coûts liés aux matériaux et aux salaires de la main-d’œuvre qui ont, d’après lui, monté en flèche.
« Pour les matériaux, il y a eu un gros boom après la pandémie. Ils ont monté excessivement, ils ont baissé, mais c’est resté quand même relativement beaucoup plus haut que c’était », constate-t-il.
C’est le cas de la mélamine, par exemple, dont le prix a pratiquement doublé ces dernières années, illustre Marie-Philippe Poirier.
« C’est super banal, mais généralement, l’intérieur des cuisines est tout en mélamine. […] Sur le prix final, c’est sûr que ça fait une énorme différence », estime-t-elle.
Vendre ou rénover?
Les propriétaires en quête de nouveauté dans leur domicile hésitent parfois entre entreprendre des rénovations pour lui donner un nouveau souffle ou encore déménager sous un autre toit.
Face à ce dilemme, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) observe que beaucoup de ménages préfèrent désormais la première option, considérant que les prix explosent aussi sur le marché immobilier.
Ainsi, malgré la flambée de ses coûts, la rénovation a toujours la cote pour de nombreux Québécois depuis la pandémie de COVID-19, indique Isabelle Demers, vice-présidente au développement stratégique, aux affaires publiques et à l’innovation à l’APCHQ. « C’est quelque chose qui ne semble pas s’estomper. »
L’APCHQ rapporte d’ailleurs que les dépenses en rénovations dans la province ont augmenté de 30 % au cours des trois premiers trimestres de 2025, comparativement à 2024.
Pour d’autres clients, les coûts des soumissions jugés démesurés mettent parfois un frein à leurs ambitions de rénovations.
« Ça peut facilement grimper rapidement en dizaines de milliers de dollars de frais de plan, puis au final, le projet n’est pas viable. Ça crée beaucoup de frustration et de déception », dit Marie-Philippe Poirier.
Avec les informations de Marie-Pier Mercier
Extrait de l’émission L’enquête McSween de Télé-Québec
L’immobilier au Québec est-il devenu un jeu pour les riches? | L’enquête McSween
L’immobilier est-il devenu une affaire de riches au Québec? Entre le gain en capital et la fiscalité, le système semble avantager les propriétaires déjà bien nantis. On se penche sur les inégalités et on se demande si le gouvernement favorise les investisseurs au détriment des futurs acheteurs.
Ça me fâche tellement la création du CELIAPP. On aurait pu utiliser l’argent que ça coûte pour subventionner du logement ou stimuler l’offre à la place, mais on préfère continuer que la propriété soit primairement une façon d’avoir de la richesse. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ![]()
Groupe Brivia se protège des créanciers (TVA Nouvelles)
LaPresse:
Les grands projets de gratte-ciel de Brivia insolvables
Incapable de sortir la tête de l’eau, le Groupe Brivia perd ses grands projets de gratte-ciel au centre-ville de Montréal, placés à l’abri des créanciers.
À la demande de la Banque de Montréal, la Cour supérieure vient de mettre les chantiers du Square Philips et des Condos Manfield entre les mains du contrôleur Raymond Chabot, en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies . La firme confie la supervision des travaux pour ces tours inachevées à deux vétérans de l’industrie : André Fortin et Martin D’Aoust.
quand tu mises sur les ressortisants chinois pour acheter tes condos et que le gouvernement a limité la possibilité d’achat de propriétés par des étrangers afin de baisser la flambée des prix ![]()
Prolongation de 2 ans à la Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens
Le 4 février 2024, le gouvernement du Canada a annoncé son intention de prolonger de 2 ans l’interdiction de la propriété étrangère sur le marché canadien de l’habitation, c’est-à-dire jusqu’au 1er janvier 2027. Pour obtenir plus d’information, veuillez consulter le communiqué diffusé par le ministère des Finances du Canada.
C’est un sacrifice de marché nécessaire si ça permet d’endiguer les condos de taille garde-robes.
Je ne suis pas trop déçu: Après le très distinct YUL ils sont tombés dans des architectures de tours assez générique ici…





