Immobilier résidentiel - Actualités

C’est ce que j’allais dire. En fait on sous-performe.

Par contre, j’imagine qu’on reçoit moins que 21-22% de l’immigration, donc on n’a pas à autant construire que les autres.

Les 2023 mises en chantier recensées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) en 2024 représentent une hausse de 73 % en un an, ce qui demeure toutefois mais bien en deçà de la moyenne des 2500 unités enregistrées à Laval en 2020, 2021 et 2022.

Mais ce qui retient surtout l’attention de ce bilan annuel, c’est l’absence de nouveaux condos. Ce segment du marché de l’habitation, qui a longtemps dominé à Laval, a été littéralement rayé de la carte en 2024; même qu’il faut remonter 15 mois en arrière pour retracer le dernier projet mis en chantier en sol lavallois.

L’an dernier, l’industrie de la construction domiciliaire a essentiellement reposé sur le marché locatif.

En 2024, on a coulé les fondations de 1831 logements locatifs, soit plus de 90 % de toutes les nouvelles constructions résidentielles. L’année précédente, le locatif comptait pour 62 % de l’ensemble des mises en chantier à Laval.

Complètent le tableau : 140 maisons unifamiliales et 52 maisons jumelées et en rangée.

Si c’est le cas c’est néfaste à long-terme, puisque ça veut dire que notre population relative décroit au pays.

Éventuellement on perdra des sièges à l’assemblé fédérale, ce qui serait déjà le cas de mémoire.

Un article sur les parcs de maisons mobiles
Les propriétaires des maisons louent le terrain sur lequel est installée leur maison

Dans cette histoire, le maire de Saint-Constant a trouvé un terrain pour les 25 familles près de Saint-Rémi

En ouvrant leur courrier, Jacques Cloutier et Danielle Dubé ont eu la surprise de leur vie, en janvier 2024 : une lettre les avisait qu’ils devraient déménager la maison mobile où ils vivent depuis 12 ans, à Saint-Constant, en Montérégie. Le couple et ses 24 voisins ont appris que le propriétaire du terrain où ils ont installé leurs maisons allait les évincer pour construire 200 appartements.

Des histoires comme celle-là surviennent un peu partout au Québec. Les maisons mobiles représentent une des dernières formes de logement « abordable », en cette ère d’explosion des prix de l’habitation. Mais ce type de domicile est une espèce menacée.

Les propriétaires de maisons mobiles louent généralement le terrain sur lequel ils installent leur chez-soi. La tentation est grande, pour les propriétaires des terrains, de vendre leurs terres à des promoteurs qui construisent des immeubles d’appartements. Il suffit pour cela d’expulser les locataires, qui ont peu de recours légaux.

Autres que les 200 logements à Saint-Constant, d’autres projets dans des parcs de maisons mobiles sont mentionnés dans l’article :

  • Quartier Sainte-Rosalie à Saint-Hyacinte : groupe Marcil, 160 logements (13 maisons mobiles)
  • Sutton : 250 logerments (35 maisons mobiles)

Rejeté par les citoyens, autorisé par la Ville

Résumé

Rejeté par les citoyens, autorisé par la Ville

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Un projet immobilier sur ce terrain du boulevard Saint-Michel, à Montréal, illustre la portée des nouveaux « superpouvoirs » accordés aux municipalités l’an dernier par Québec.

En 2023, des résidants du quartier Saint-Michel à Montréal ont rejeté un projet d’immeuble de trois étages parce qu’il ne prévoyait ni logements sociaux ni épicerie. La Ville vient d’autoriser, au même endroit, un édifice de six étages qui n’offre pas plus de logements sociaux.

Publié à 5 h 00

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Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Le projet illustre la portée des nouveaux « superpouvoirs » accordés aux municipalités l’an dernier par Québec. Pour accélérer la construction de logements, certains projets immobiliers ne sont plus soumis à l’approbation des citoyens, même quand ils dérogent aux règles d’urbanisme.

Ainsi, l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension permet au promoteur Mondev d’offrir 178 appartements dans son futur immeuble, au lieu des 112 d’abord prévus, et de construire six étages, même si les règles d’urbanisme n’en permettent que deux sur ce terrain du boulevard Saint-Michel, site de l’ancien supermarché Esposito.

Pour gagner du temps, l’arrondissement a éliminé la possibilité, pour les résidants du secteur, d’exiger un référendum, alors que cette procédure est normalement prévue lorsqu’un promoteur demande une dérogation.

Ailleurs à Montréal, plusieurs arrondissements invoquent la crise du logement et mettent aussi sur la voie rapide des projets résidentiels plus importants que permis normalement, en sautant l’étape de l’approbation par les citoyens, ce qui permet d’éviter des manifestations du syndrome « pas dans ma cour ».

Sept projets, représentant près de 1100 appartements, sont en voie d’obtenir le feu vert en accéléré, dont deux projets de logements sociaux et deux projets de loyers abordables.

Opposition dans Saint-Michel

En 2023, quand Mondev a demandé une dérogation pour un projet immobilier de trois étages, 145 citoyens ont signé le registre, un nombre suffisant pour exiger un référendum. Les opposants déploraient surtout l’absence de logements sociaux et demandaient une épicerie au rez-de-chaussée, puisque celle qui s’y trouvait auparavant était appréciée dans le quartier.

Comme c’est généralement le cas, le conseil d’arrondissement n’a pas tenu de référendum, une procédure coûteuse, et Mondev a revu l’ampleur de son projet pour qu’il respecte les règlements.

« Entre-temps, le gouvernement a adopté le projet de loi 31, et on a décidé d’utiliser ces nouveaux pouvoirs pour renégocier avec le promoteur, afin qu’il modifie son projet », explique en entrevue le conseiller municipal qui représente ce secteur, Sylvain Ouellet.

M. Ouellet s’avoue satisfait malgré l’absence de logements sociaux. « J’aime beaucoup mieux le projet qui s’en vient que le projet [de 112 logements] qui avait été déposé à l’origine. »

On est à 300 mètres d’une station de métro, dans un district où il n’y a pas tant de grands terrains qui peuvent encore être développés, alors je trouvais qu’il y avait ici un gaspillage de potentiel.

Le conseiller municipal Sylvain Ouellet

Le promoteur, Mondev, affirme avoir fait des démarches auprès de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour obtenir du financement qui lui permettrait d’offrir des loyers abordables dans son futur immeuble, mais aucune entente n’a été conclue jusqu’à présent.

« C’est notre objectif d’inclure des logements abordables dans ce projet, et on pense pouvoir atteindre cet objectif », indique le coprésident de Mondev, Michael Owen.

Quelle abordabilité ?

Pour le moment, impossible de savoir quelle proportion des appartements aurait un loyer abordable. De plus, la SCHL emploie une méthode critiquée pour déterminer ce qu’est un loyer abordable, en plus du fait qu’il s’applique seulement pendant un certain nombre d’années.

« J’ai hâte de voir le prix des logements », laisse tomber avec cynisme Alexandre Boucher-Bonneau, un des citoyens qui a mené la contestation pour obtenir des logements sociaux sur le site.

« La décision de l’arrondissement nous laisse un goût amer. »

« La Ville donne son aval à ce projet sans aucune garantie concrète. C’est inacceptable ! », renchérit Josée-Maude Carrier-Léger, une autre résidante du secteur.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Josée-Maude Carrier-Léger, une résidante du secteur

Dans une lettre envoyée à Sylvain Ouellet au nom du comité de citoyens, Mme Carrier-Léger a écrit : « Cette situation est perçue comme un contournement d’une mobilisation citoyenne et d’une victoire démocratique obtenue dans les règles établies par la Ville. »

Lors de l’approbation du projet, l’arrondissement a fait valoir qu’un toit vert était prévu pour le bâtiment, et plusieurs arbres et arbustes autour, que de grands logements étaient prévus pour les familles et d’autres pour les personnes handicapées.

« Ça fait quatre ans qu’on essaie de développer ce site-là, commente Michael Owen, de Mondev. Nous sommes très satisfaits du support de l’arrondissement, qui a fait preuve de vrai leadership en utilisant les nouvelles règles pour faire avancer le projet. Ce sont des outils qui étaient nécessaires. »

Accélération de « plusieurs mois »

En plus de pouvoir faire fi de l’approbation des citoyens, les arrondissements ont le droit de sauter d’autres étapes pour autoriser la construction de logements, accélérant de « plusieurs mois » le démarrage des chantiers, souligne le responsable de l’habitation au comité exécutif, Benoit Dorais, aussi maire de l’arrondissement du Sud-Ouest.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Benoit Dorais, responsable de l’habitation au comité exécutif et maire de l’arrondissement du Sud-Ouest

Des arrondissements ne soumettent plus les projets résidentiels au comité consultatif d’urbanisme ou au comité de démolition quand un promoteur veut développer un terrain où il y a déjà un immeuble.

« Les nouvelles règles nous permettent aussi d’amalgamer plusieurs étapes en une seule pour l’approbation par le conseil d’arrondissement, ce qui permet à un projet d’avancer drôlement plus vite », explique M. Dorais.

Selon lui, la Ville peut ainsi négocier avec les promoteurs l’inclusion de logements sociaux et abordables.

D’autres règles d’urbanisme peuvent aussi être contournées, comme le nombre de places de stationnement exigé, les marges de recul (distance qui doit séparer le bâtiment de la rue ou du trottoir) ou les revêtements autorisés.

Les citoyens peuvent toujours se faire entendre lors des séances de consultations publiques, ajoute M. Dorais. Ils ne peuvent plus faire avorter un projet, mais la Ville peut demander des modifications au promoteur pour tenir compte des critiques entendues.

Pour le projet de Mondev dans Saint-Michel, la consultation publique est prévue le lundi 3 février.

Certains arrondissements ont décidé d’exercer de nouveaux pouvoirs pour favoriser la construction de logements sociaux et abordables.

Dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, par exemple, la procédure accélérée est réservée à ce type de projets, sauf dans ses « secteurs planifiés » (ex. : Namur-Hippodrome, le Triangle, Crowley-Décarie), où même les projets résidentiels privés peuvent en profiter.

Qu’est-ce que le projet de loi 31 ?

La nouvelle loi sur l’habitation – auparavant le projet de loi 31 – a été adoptée en février 2024 après avoir été vivement critiquée, car elle réduisait notamment la portée de la cession de bail. Il s’agissait, selon des organismes, d’une rare mesure de « contrôle des loyers » en pleine crise du logement. La loi a aussi donné des « superpouvoirs » aux villes pour bâtir des logem ents à grande vitesse. L’objectif était de passer outre à certains règlements d’urbanisme pour autoriser plus rapidement la construction de logements, notamment en hauteur. Québec avait reçu l’appui des maires pour cette initiative.

Bruno Marcotte, La Presse

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Un projet immobilier sur ce terrain du boulevard Saint-Michel, à Montréal, illustre la portée des nouveaux « superpouvoirs » accordés aux municipalités l’an dernier par Québec.

En 2023, des résidants du quartier Saint-Michel à Montréal ont rejeté un projet d’immeuble de trois étages parce qu’il ne prévoyait ni logements sociaux ni épicerie. La Ville vient d’autoriser, au même endroit, un édifice de six étages qui n’offre pas plus de logements sociaux…

Six projets approuvés en accéléré

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE

À Montréal, des appartements seront construits plus rapidement et en plus grand nombre grâce aux nouveaux pouvoirs détenus par les villes.

Dans tous les coins de Montréal, des appartements seront construits plus rapidement – et en plus grand nombre – grâce aux nouveaux superpouvoirs des villes. Voici les premiers projets de logements qui ont profité d’une approbation accélérée, sans opposition possible des citoyens.

Publié à 5 h 00

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Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Logements sociaux

Lachine-Est – Habitation Harmonie

Résumé

Six projets approuvés en accéléré

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE

À Montréal, des appartements seront construits plus rapidement et en plus grand nombre grâce aux nouveaux pouvoirs détenus par les villes.

Dans tous les coins de Montréal, des appartements seront construits plus rapidement – et en plus grand nombre – grâce aux nouveaux superpouvoirs des villes. Voici les premiers projets de logements qui ont profité d’une approbation accélérée, sans opposition possible des citoyens.

Publié à 5 h 00

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Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Logements sociaux

Lachine-Est – Habitation Harmonie

IMAGE FOURNIE PAR ATELIER CHALOUB ARCHITECTES

Le projet Habitation Harmonie, dans Lachine-Est

La Société d’amélioration de Pointe-Saint-Charles construira 98 logements sociaux dans un bâtiment de six étages, sur la 6e Avenue. Il s’agit du terrain de l’ancien concessionnaire Spinelli, qui était auparavant prévu pour un usage commercial, avec un maximum de trois étages. Une seconde phase du projet, menée par le promoteur Solano, prévoit deux autres immeubles de 6 et 15 étages, comptant 492 appartements au prix courant sur le marché, dont 190 logements de plus de deux chambres à coucher.

Ahuntsic-Cartierville – Coop Bien-Aimé

IMAGE FOURNIE PAR GEIGER ET HUOT ARCHITECTES

Le projet Coop Bien-Aimé, dans Ahuntsic-Cartierville

L’organisme communautaire Pavillon Bien-Aimé, mené par la Société d’amélioration de Pointe-Saint-Charles, offrira 39 logements sociaux dans un bâtiment de six étages, à l’intersection des rues Lachapelle et Dulongpré, sur un terrain de 1,4 million cédé par la Ville de Montréal, où seulement quatre étages sont normalement permis. Le projet prévoit 26 unités destinées à des ménages à faible revenu et 13 unités pour des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

Logements abordables

Plateau-Mont-Royal – Logements pour étudiants de Polytechnique

IMAGE FOURNIE PAR L’ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL

Le projet de logements pour les étudiants de Polytechnique Montréal, rue Saint-Hubert, dans le Plateau-Mont-Royal

L’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE) développera 149 logements, comportant 235 chambres, destinés aux étudiants de Polytechnique, dans un immeuble de cinq étages au 5500, rue Saint-Hubert. L’arrondissement a accepté que l’édifice n’offre aucun espace de stationnement. On a aussi permis la construction de logements à 30 mètres d’une voie ferrée, en exigeant des mesures pour contrer les vibrations et le bruit.

Notre-Dame-de-Grâce – Projet Connaught

IMAGE FOURNIE PAR L’ARRONDISSEMENT DE CÔTE-DES-NEIGES–NOTRE-DAME-DE-GRÂCE

Le projet Connaught, dans Notre-Dame-de-Grâce

L’Institut canadien pour le développement neuro-intégratif construira 92 logements abordables sur le site de l’ancienne école pour élèves autistes À pas de géant, avenue Connaught. Le nouvel immeuble aura quatre étages, soit un de plus que ne l’autorise le règlement d’urbanisme. Ici aussi, à cause de la proximité avec la voie ferrée, des aménagements particuliers ont dû être proposés avant que l’arrondissement autorise l’utilisation du terrain pour l’habitation.

Logements au prix courant sur le marché

Pierrefonds-Roxboro – Espace 9

IMAGE FOURNIE PAR DKA ARCHITECTES

Le projet d’édifice du promoteur Espace 9, sur le boulevard Gouin, à Pierrefonds-Roxboro

Un édifice de 100 logements, sur 12 étages, sera construit par le promoteur Espace 9, au 14045, boulevard Gouin Ouest, alors que seulement 6 étages sont normalement autorisés à cet endroit. Une maison unifamiliale et un bâtiment commercial seront démolis pour faire place au nouvel immeuble.

Pointe-aux-Trembles – Le MileBrook, phase 2

IMAGE FOURNIE PAR LE GROUPE BÂTIR

La deuxième phase du projet le Mile Brook, à Pointe-aux-Trembles

La deuxième phase du projet Mile Brook, rue Sherbrooke Est, a été autorisée en accéléré par l’arrondissement. Gestion Immobilière Courose prévoit la construction de 427 logements et des espaces commerciaux répartis dans quatre édifices de trois à huit étages. Un premier immeuble de six étages est déjà en construction. À terme, le site devrait compter 800 logements, répartis dans neuf bâtiments. Lundi, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il accordait un prêt de 50 millions au promoteur pour 144 de ces logements. Grâce à une collaboration avec la Fondation Louis-Charles Routhier, certaines unités seront réservées à des mères seules à revenu faible ou modeste. Normalement, les règles d’urbanisme prévoyaient un maximum de 60 logements sur ces terrains, dans des édifices d’au plus quatre étages.

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Ils doivent être en colère ceux là. Très bien.

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Je n’aime pas ce titre, je trouve qu’il est trompeur. J’aurais préféré ‘‘Rejeté par DES citoyens’’ ou bien par ‘‘Rejeté par certains citoyens’’.

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Un sommet historique de ventes attendu ainsi qu’une hausse de prix supérieure au Québec en 2025 selon la SCHL.

Une reprise de la croissance dans l’immobilier, mais l’incertitude persiste : Perspectives 2025 | Une reprise de la croissance dans l’immobilier, mais l’incertitude persiste | La Presse

En janvier 2025, les ventes résidentielles ont connu un bond de 36 % par rapport à janvier 2024. Ces données expriment un regain comparable aux années prépandémiques, qui s’observe d’ailleurs dans toute la province, remarque l’APCIQ, dans la publication de ses statistiques mensuelles.

« Déjà, au cours des derniers mois de l’année 2024, on a connu une très forte activité », souligne le directeur du service de l’analyse du marché de l’APCIQ, Charles Brant. « Donc, on est toujours sur cette tendance qui est vraiment liée à la chute assez rapide des taux d’intérêt », poursuit-il.

Le 29 janvier dernier, la Banque du Canada a annoncé une sixième baisse de son taux directeur, qui se situe maintenant à 3 %.

Même si cet engouement concerne toutes les catégories de propriétés, ce sont les ventes de maisons unifamiliales sur l’île de Montréal qui ont connu la plus forte augmentation – soit 55 %. Les premiers acheteurs se font nombreux sur le marché, ont constaté Christophe Langlois et Joannie Ferron, tous deux courtiers immobiliers dans le Grand Montréal.

En janvier 2025, les ventes résidentielles ont connu un bond de 36 % par rapport à janvier 2024. Ces données expriment un regain comparable aux années prépandémiques, qui s’observe d’ailleurs dans toute la province, remarque l’APCIQ, dans la publication de ses statistiques mensuelles.

« Déjà, au cours des derniers mois de l’année 2024, on a connu une très forte activité », souligne le directeur du service de l’analyse du marché de l’APCIQ, Charles Brant. « Donc, on est toujours sur cette tendance qui est vraiment liée à la chute assez rapide des taux d’intérêt », poursuit-il.

Le 29 janvier dernier, la Banque du Canada a annoncé une sixième baisse de son taux directeur, qui se situe maintenant à 3 %.

Même si cet engouement concerne toutes les catégories de propriétés, ce sont les ventes de maisons unifamiliales sur l’île de Montréal qui ont connu la plus forte augmentation – soit 55 %. Les premiers acheteurs se font nombreux sur le marché, ont constaté Christophe Langlois et Joannie Ferron, tous deux courtiers immobiliers dans le Grand Montréal.

Surchauffe à Québec…

Le complexe Cloria Lévis Signature Danū, en construction dans l’arrondissement de Desjardins, se veut exemplaire. Il profite des expertises complémentaires des entreprises Quo Vadis Capital et Cloriacité, qui ont uni leurs forces à l’intérieur du Groupe Danu afin de créer des communautés carboneutres et d’avoir rapidement une réelle incidence.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR LE GROUPE DANU

À Lévis, un parc partagé avec les résidants du quartier, à travers lequel coulera un ruisseau naturel, sera aménagé dans un lieu auparavant asphalté.

Divers éléments seront testés, mesurés et améliorés grâce à la collaboration de chercheurs de l’Institut des villes de nouvelle génération de l’Université Concordia. Deux autres projets du Groupe Danu sont en préparation à Saint-Jérôme et à Chambly. D’un commun accord, après avoir effectué une immense étude internationale sur les certifications existantes, la norme du bâtiment à carbone zéro – Design, du Conseil du bâtiment durable du Canada, a été choisie comme le standard minimum à respecter lors de la conception de tous les immeubles du Groupe Danu. Le fait que les résultats soient mesurables et que la norme évolue constamment a joué en sa faveur.

« On pense faire à peu près 500 unités par année pendant les 10 prochaines années, et dans chaque projet, on essaye quelque chose de nouveau. », précise Maxime Camerlain.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Maxime Camerlain, coprésident de Cloriacité

Cela va tellement vite que même si tu veux faire l’immeuble le plus vert au monde aujourd’hui, dans deux ans, quand tu vas livrer, d’autres choses vont être arrivées. Il faut vraiment avoir cette capacité de suivre l’innovation, de calculer, de se remettre en question et d’essayer d’autres technologies. C’est très stimulant.

Quelques stratégies durables employées dans le complexe Cloria Lévis Signature Danū

Certification BCZ-Design visée
Réduction de la consommation d’énergie grâce à un système hybride avec des thermopompes et la géothermie
Fenêtres à triple vitrage thermique avec installation étanche à l’air
Stratégie d’atténuation des ponts thermiques des balcons pour réduire les pertes de chaleur
Programme pilote de compostage avec la municipalité
Création d’un parc accessible aux résidants du quartier contribuant à la santé et au bien-être de la communauté
Potagers urbains dans la cour intérieure

Surplus de condos neufs sur le marchés, car comparés aux condos sur le marché de la revente, les condos neufs sont plus chers et plus petits

1 condo neuf sur 4 est vendu à perte

Il y a 15 ans, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) recensait 14 000 mises en chantier de copropriétés, au Québec. En 2024, elle en dénombre 2400, dont 80 % sont à Montréal.

Mais la réalité, c’est que le prix des condos neufs ne peut rivaliser avec celui des condos existants, explique Francis Cortellino, analyste à la SCHL.

« À la blague, un promoteur dans le marché de la copropriété me disait que les plus grands compétiteurs dans le marché du condo neuf, ce ne sont pas les autres promoteurs, mais ce sont les projets qu’il a livrés il y a deux, trois ans », rapporte M. Cortellino. « Les gens peuvent avoir quelque chose de similaire pour moins cher, finalement », poursuit l’analyste. Et au centre-ville de Montréal, dans l’arrondissement de Ville-Marie et dans Griffintown, c’est encore plus vrai.

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Augmentation du prix des unifamiliales de 8,9%, des condos de 6,3% et des plex de 6% versus l’an dernier dans la région de Montréal.

Le marché résidentiel tient bon malgré les tensions économiques, selon les courtiers : Le marché résidentiel tient bon malgré les tensions économiques, selon les courtiers | La Presse

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Densification douce du tissu urbain

Résumé

Hypothèque Cinq règles d’or pour les premiers acheteurs

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

En vue de leur plus gros achat à vie, Lysanne Ricard, conseillère en sécurité financière pour Argus, recommande aux premiers acheteurs de s’entourer d’experts comme un planificateur financier, un courtier immobilier, un courtier hypothécaire, etc.

Le plus récent sondage de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) indique que les premiers acheteurs n’ont pas abandonné l’idée de devenir propriétaires. En fait, 45 % des 18-34 ans prévoient acheter une résidence d’ici cinq ans. Voici cinq règles d’or à appliquer pour négocier un premier prêt hypothécaire.

Publié hier à 9 h 00

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Julie Roy Collaboration spéciale

Entourez-vous de pros

En vue de leur plus gros achat à vie, Lysanne Ricard, conseillère en sécurité financière pour Argus, recommande aux premiers acheteurs de s’entourer d’experts comme un planificateur financier, un courtier immobilier, un courtier hypothécaire, etc. Pour elle, ces professionnels sont des personnes de confiance à qui on peut recourir pour poser toutes ses questions et qui accompagnent leurs clients à toutes les étapes. « Ces spécialistes posent des questions afin de prendre en compte vos besoins et votre réalité. Des questions importantes qui peuvent vous éviter, entre autres, de payer des pénalités hypothécaires, car le produit hypothécaire choisi conviendra à votre situation. »

PHOTO SYLVAIN MAYER, LE NOUVELLISTE

Lysanne Ricard, conseillère en sécurité financière pour Argus

Obtenez une préqualification

Courtière hypothécaire pour le cabinet Consortium hypothécaire, Carine Béchard ne manque jamais de dire à ses clients que la préapprobation hypothécaire est incontournable et assure une certaine crédibilité auprès des institutions financières, mais aussi auprès du vendeur. Cette préqualification exige toutefois rigueur et planification. « Vos papiers doivent être en ordre, que ce soit des talons de paie, des preuves d’emploi, des T4, preuve de mise de fonds, etc. » Cette préqualification ne vous lie pas obligatoirement à un prêteur. « Une fois cela en main, vous pouvez avoir le choix entre plusieurs options et arriver avec plus de confiance devant un banquier. Attention à ne pas étirer l’élastique de la préapprobation et d’aller à la limite de son endettement. Faites-vous un budget dès le départ. »

Passez en mode économie

Le mot d’ordre de Carine Béchard : freiner les dépenses et économiser. « Si vous pensez acheter une propriété, ce n’est pas le temps de prendre des vacances dans le Sud avec sa carte de crédit. Il faut éviter la hausse des dépenses et conserver une bonne cote de crédit. En gros, votre situation financière ne doit pas changer et on garde son emploi. » L’experte est d’avis qu’il n’y a jamais trop d’économies. « Plus vous avez d’économies, plus vous avez une marge de manœuvre pour négocier. On pense souvent que le 5 % de mise de fonds est suffisant, mais c’est une erreur, car il faut penser aux autres frais de démarrage qui correspondent à au minimum 1,5 % du prix d’achat. »

PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE

Carine Béchard, courtière hypothécaire pour le cabinet Consortium hypothécaire

Gardez votre pouvoir de négocier

« Certaines institutions vont vous proposer des assurances vie, dont le prix va s’ajouter à votre prêt hypothécaire, affirme Lysanne Ricard. Les paiements mensuels peuvent considérablement augmenter, car vous ne payez plus uniquement votre emprunt. Cela vous lie aussi à cette institution et vous fait perdre votre pouvoir de négociation. » Même constat lorsqu’on vous propose une offre bonifiée si vous y transférez vos REER, CELI, carte de crédit, etc. « Imaginez les complications si vous vous brouillez avec cette institution », souligne l’experte. À cela s’ajoute le péril annoncé de l’ajout d’un autre prêt pour des rénovations par exemple, mais dont la date de renouvellement ne correspond pas à votre prêt hypothécaire. « Assurez-vous de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. Restez maître de votre prêt en portant attention aux dates qui se chevauchent. Vaut mieux tout ramener à la même date pour avoir une marge de négociation. »

Ne vous attachez pas

Pour Lysanne Ricard, chaque prêt hypothécaire est unique et correspond à des situations et des objectifs spécifiques. « Il faut éviter de se précipiter à une succursale bancaire en ayant en tête les commentaires de son entourage. Le produit hypothécaire que votre oncle a obtenu peut ne pas vous convenir si, par exemple, vous avez des projets de rénovation ou si vous pensez acheter à court terme. » Carine Béchard suggère de ne pas s’attacher à une institution financière en particulier, car celle-ci n’offre peut-être pas le meilleur produit pour eux. « Il faut aller au-delà du taux et prendre en compte les modalités du prêt. »

Résumé

Hypothèque Renouveler ou refinancer stratégiquement ?

PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE

Sébastien Lagassé et Marie-Ève Mc Lean

Environ 1,2 million de prêts hypothécaires à taux fixe doivent être renouvelés au pays en 2025, et plus de 85 % ont été signés lorsque le taux directeur de la Banque du Canada était de 1 % ou moins, d’après la Société canadienne d’hypothèques et de logement. S’il a beaucoup augmenté, puis redescendu dernièrement, il reste que ces emprunteurs devront absorber une hausse de taux. Quelles sont les stratégies à prendre pour limiter les impacts ?

Publié hier à 8 h 00

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Martine Letarte Collaboration spéciale

](La Presse | Martine Letarte)

Marie-Ève Mc Lean et son conjoint, Sébastien Lagassé, sont de ceux qui devaient renouveler leur prêt hypothécaire en 2025. Ils viennent tout juste de passer au travers du processus qui s’est terminé par une surprise pour eux.

Ils pensaient rester avec leur banque virtuelle puisqu’ils croyaient qu’elle leur offrait un renouvellement concurrentiel. De plus, ils avaient avec leur prêt une marge de crédit hypothécaire qui leur servait de compte conjoint : ils y faisaient des dépôts et plusieurs factures passaient dans ce compte.

Avant de signer le renouvellement avec notre banque virtuelle, j’ai appelé une courtière hypothécaire et elle me proposait un taux d’intérêt de presque 2 % de moins. Nous y avons réfléchi et nous avons décidé de changer de prêteur pour économiser beaucoup en intérêts.

Marie-Ève Mc Lean

Évaluer ses besoins pour cinq ans

Renouveler un prêt hypothécaire est une décision qui peut avoir un grand impact financier, et l’idéal est de commencer ses démarches trois ou quatre mois d’avance.

Pour choisir un produit hypothécaire, il ne faut pas juste regarder les taux. Il faut commencer par se questionner sur ses besoins maintenant, puis dans deux, trois, quatre et cinq ans.

Sandra Allard, courtière hypothécaire, Planiprêt

Alors qu’il y a une grande incertitude dans l’air, il est particulièrement important de regarder les options de remboursement du prêt, d’après Maria Ricciardi, vice-présidente, développement des affaires, habitations, chez Desjardins.

« Par exemple, est-il possible de prolonger l’amortissement pour alléger temporairement les paiements mensuels, ou de procéder à un remboursement anticipé et si oui, à quelles conditions ? »

Quelqu’un qui pense vendre sa propriété dans les prochaines années aurait d’ailleurs avantage à aller vers un terme court ou flexible afin d’éviter d’avoir une pénalité importante à payer, s’il met fin à l’hypothèque.

Il peut aussi arriver qu’après l’analyse de la situation, un refinancement apparaisse plus pertinent qu’un renouvellement. « Par exemple, si la personne a une dette sur sa carte de crédit, indique Sandra Allard. Ou encore, si elle doit refaire la toiture de sa maison ou acheter une voiture. L’idée, c’est d’aller chercher un plus gros prêt hypothécaire puisque son taux d’intérêt est bas pour éviter d’avoir d’autres dettes à des taux d’intérêt plus élevés. »

Marie-Ève Mc Lean a évalué toutes ces options avec sa courtière. Finalement, elle a décidé de prendre une marge de crédit hypothécaire même si elle n’en avait pas besoin et de ne pas faire de remboursement anticipé même si elle avait des liquidités. « Je ne considère pas que le prêt hypothécaire est une mauvaise dette et comme j’ai un profil de risque croissance, mon potentiel de rendement avec mes investissements peut être plus élevé que mon taux d’intérêt hypothécaire, explique-t-elle. Et nous avons pris la marge pour nous donner de la flexibilité parce qu’avec une maison, il peut arriver de gros imprévus. »

Fixe ou variable ?

Une autre étape importante est de regarder son ratio d’endettement et sa tolérance au risque afin de déterminer si on veut aller vers un taux variable.

« Ça peut valoir la peine maintenant que la tendance des taux est à la baisse, mais ça dépend vraiment de la personne et de sa situation, affirme Sandra Allard. Et même dans les taux variables, il y a différents types de produits, alors il faut les analyser. »

Alors qu’elle avait auparavant un taux fixe, Marie-Ève Mc Lean a opté cette fois pour un taux variable qu’elle peut geler durant le terme. « Lorsque nous avons pris notre prêt hypothécaire, je venais de terminer mes études et ma carrière n’était pas encore très stable, explique-t-elle. Nous avions voulu nous protéger et les taux étaient bas. Maintenant que ma situation financière est stable et que les taux diminuent tranquillement, le taux variable nous apparaissait la meilleure option. »

S’informer sur les frais de notaire

Si, après avoir bien évalué ses besoins et comparé les différentes offres, le changement d’institution financière s’impose, il faudra repasser chez le notaire.

« Comme tout le reste, les frais de notaire ont grandement augmenté ces dernières années, indique Sandra Allard. Mais plusieurs prêteurs paient la facture en totalité ou en partie. C’est quelque chose qu’il faut vérifier. »

Très peu de mises en chantier à Montréal en 2024

Les mises en chantier à Montréal sont en chute libre, selon les données de l’institut du développement urbain. Montréal connaît son pire bilan depuis 2002, alors que les villes de Longueuil et Laval voient le nombre de chantiers bondir.

En cause, la lourdeur de la réglementation et la lenteur de l’obtention des permis qui rebutent les promoteurs. La Ville affirme pourtant tout faire pour leur faciliter la vie.

Voici le compte-rendu de notre journaliste Marie-Josée Paquette-Comeau.

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It does seem like 2025 could bring a lot of challenges. With elections, tariffs, and layoffs all looming, uncertainty can be very unsettling. Economic conditions, political shifts, and job market changes can all make the year feel especially unstable.

Ça va mal, c’est à cause de la ville. Quand ça va bien, ça va quand même mal à cause de la ville.

Sérieusement le processus est beaucoup plus accommodant qu’avant. Il y a plein de projets adoptés en PL31.

Peut-être que le fait que le quart des condos soient vendus à perte à un impact aussi :thinking:

Mais la réalité, c’est que le prix des condos neufs ne peut rivaliser avec celui des condos existants, explique Francis Cortellino, analyste à la SCHL.