26 septembre 2024
La SCHL vient de publier une nouvelle édition de son Rapport sur l’offre de logements.
Personnellement, je serais pour une pure interdiction de construction de nouveaux logements en sous-sol. Ce sont toujours des appartements problématiques (souvent les moins salubres du plex ou du bloc). Mais faudra trouver le moyen de récupérer cet espace d’habitation “pas cher” autrement c’est certain.
Il faudrait faire attention à ne pas rendre une telle mesure rétroactive, sinon on ne ferait qu’empirer la crise du logement.
Les logements en sous-sol sont généralement moins dispendieux et permettent à des personnes ayant un revenu moins élevé de pouvoir se loger en ville.
Hausse de 58 % dans la région de Montréal
Après une « descente abrupte » en 2022 et 2023, les mises en chantier d’habitations dans la grande région de Montréal se sont « raffermies » au cours des derniers mois, indique la SCHL.
Tout de même, le niveau est inférieur à la moyenne historique en proportion de la population, avec 20 unités par tranche de 10 000 habitants qui ont été mises en chantier dans la première moitié de l’année.
« Avec la forte augmentation de la population depuis deux ans, le rythme de construction peine à suivre la croissance des besoins en logement », soutient le rapport.
De janvier à juin 2024, les mises en chantier ont augmenté de 58 % par rapport à la même période l’an dernier, avec un regain d’activité observé dans les grands immeubles d’appartements locatifs dans l’ouest de l’île de Montréal.
Globalement, le marché locatif demeure le moteur de la construction résidentielle dans la métropole. En première moitié d’année, trois unités mises en chantier sur quatre étaient des appartements destinés à la location.
Totalement vrai mais ce n’est malheureusement pas une solution “digne” pour un pays comme le nôtre (pays riche et en paix). Il va de soit qu’il ne faut pas interdir rétroactivement ce type de logement (malheureusement la crise du logement ne se résorbera pas d’aussitôt). Cependant, je persiste à croire que l’on ne devrait plus en construire de nouveaux parce que même les moins nantis devraient pouvoir vivre dans de meilleures conditions.
16 octobre 2024
Faits saillants pour Montréal…
- Le rythme des mises en chantier s’est raffermi cette année, mais reste insuffisant pour bien répondre à l’augmentation des besoins en logement. La population a fortement augmenté et seulement 20 unités par tranche de 10 000 habitants ont été mises en chantier.
- La construction résidentielle se concentre plus que jamais dans le marché des appartements locatifs. Cette tendance devrait se poursuivre cette année grâce à une demande qui reste vigoureuse.
- Des changements en cours dans la réglementation municipale et provinciale pourraient favoriser la densité et l’accélération des mises en chantier à plus long terme.
Entrevue avec la PDG de Rachel-Julien
Après avoir construit plus de 5000 logements dans les quartiers centraux de Montréal, le promoteur immobilier Rachel Julien commence maintenant à étudier des sites en banlieue. « C’est rendu très complexe de faire des projets à Montréal, on regarde des lieux à proximité des infrastructures de transport collectif, c’est un élément central à tous nos projets », explique Mélanie Robitaille, vice-présidente et directrice générale de Rachel Julien.
Rachel Julien a célébré il y a deux semaines son 30e anniversaire et le président fondateur du groupe, Denis Robitaille, a profité de l’occasion pour confirmer que sa nièce Mélanie allait prendre sa place comme PDG, alors que le processus de relève est déjà amorcé depuis un certain temps.
Mais c’est devenu compliqué de faire du développement immobilier à Montréal, c’est long, chaque arrondissement a ses propres façons de faire. C’est pourquoi on commence à regarder du côté de Longueuil, Brossard et Candiac. On veut des sites qui sont accessibles par transport collectif. Idéalement, il faudrait limiter l’utilisation de l’auto à l’autopartage.
— Mélanie Robitalle, PDG de Rachel Julien, qui vient travailler tous les matins en vélo
Ça me fâche un peu ce genre de commentaire, surtout venant d’un promoteur qui fait généralement de bons projets, et qui en fait peu. C’est pas comme s’ils étaient dans la production de masse.
C’est une forme de paresse. Évidemment qu’à Candiac ils acceptent n’importe quoi, mais est-ce mieux pour autant?
La vérité c’est surtout que les terrains en banlieue sont moins chers, mais la crise du logement existe autant, alors la marge de profit est plus grande.
Faillite de Catania et de son propriétaire!
L’homme d’affaires fait face à des réclamations de près de 39 millions de dollars, selon les documents déposés au Bureau du surintendant des faillites. Il dit n’avoir que 1000 $ à son actif.
Paolo Catania se retrouve dans cette situation à cause de garanties personnelles qu’il a données pour cautionner les dettes de son entreprise Développement Lachine Est (DLE), responsable du Flora, un projet incluant trois tours de condos. La compagnie a elle aussi fait faillite en même temps que son propriétaire, après avoir été en liquidation judiciaire de 2014 à 2020 avec l’ensemble du groupe Catania.
L’homme d’affaires et son entreprise DLE font face aux mêmes créanciers, qui incluent notamment La Corporation d’investissement Romspen. Ce prêteur privé torontois, qui finançait les activités du promoteur depuis des années, réclame 25 millions, puisque Paolo Catania a personnellement cautionné les financements accordés à DLE.
Son deuxième créancier en importance, HRM Projet Villanova, lui réclame 7 millions. Cette compagnie des promoteurs Philip Kerub et Sarto Blouin faisait équipe avec Raymond Chabot pour terminer les projets de DLE pendant sa liquidation judiciaire. Le contrôleur a ainsi pu terminer les condos, les revendre et maximiser les sommes payables aux créanciers.
Qu’est-ce qui se passe avec le Groupe Sélection ?
À l’abri de ses créanciers depuis le 14 novembre 2022, l’entreprise a été démantelée afin de récolter de l’argent pour rembourser ses prêteurs. Sélection a été dépouillée de ses participations dans des RPA ainsi que dans d’autres complexes pour aînés qu’elle détenait entièrement. Elle a aussi été écartée de projets à vocation mixte comme celui d’Espace Montmorency, à Laval, et du district des brasseurs – l’ancienne brasserie Molson. Depuis, le contrôleur Christian Bourque, de PwC, s’est affairé à finaliser des transactions et à gérer des réclamations, notamment. Il s’agissait de l’un « des plus importants dossiers de restructuration des dernières années », souligne M. Bourque, dans son dernier rapport. Le processus en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) tire à sa fin. La faillite ainsi que la dissolution attendent plusieurs entités dans lesquelles Sélection détenait des participations. La Cour supérieure du Québec vient de donner sa bénédiction à cette recommandation.
Comment le gouvernement québécois est-il impliqué ?
En dépit de problèmes financiers qui dataient d’avant la pandémie, le géant déchu des RPA avait bénéficié du soutien du gouvernement Legault au printemps 2021 dans le cadre du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE), mis en place par Québec afin d’offrir du financement d’urgence aux entreprises éprouvées par la crise sanitaire. Investissement Québec, le bras investisseur de l’État québécois, avait ainsi consenti des garanties de prêt – des promesses d’assurer une créance si l’emprunteur ne peut la rembourser – à hauteur de 60 millions. Ces garanties concernaient un financement bancaire obtenu par Sélection auprès de huit institutions financières. La somme atteignait 272 millions lorsque l’entreprise s’est tournée vers la LACC.
Données de 2022. Nombre de logements par 1000 habitants.
Canada: 426
Moyenne des pays de l’OCDE: 468
Vente de maisons neuves L’abolition de la TPS ne serait pas une « mesure efficace », estime Eric Girard
PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Questionné au sujet de potentielles nouvelles mesures pour faciliter l’accès à la propriété des premiers acheteurs, le ministre Girard s’est contenté de souligner l’existence CELIAPP.
Pour le ministre québécois des Finances, Éric Girard, l’abolition de la TPS sur la vente de maisons neuves de moins d’un million de dollars, comme le proposent les conservateurs, ne serait « pas une mesure efficace » pour la province.
Publié hier à 22h04
Quentin Dufranne La Presse Canadienne
« Ce ne serait pas une mesure particulièrement efficace parce qu’elle ne stimule pas l’offre, car le prix au constructeur ne change pas, donc ça n’encourage pas le constructeur à construire plus, mais ça stimule la demande », a expliqué le ministre Girard au cours d’une mêlée de presse jeudi à Québec.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE
Le ministre québécois des Financies, Eric Girard
« Dans un marché où la demande est déjà forte et qu’il n’y a pas suffisamment d’offres, la mesure n’aura pas l’effet souhaité. »
Le ministre Girard a ainsi répondu à l’annonce qu’a faite lundi le chef conservateur Pierre Poilievre, dans laquelle il a expliqué qu’il supprimerait la TPS sur les nouveaux logements vendus pour moins d’un million de dollars, s’il était élu.
Mais pour le ministre des Finances, Québec n’a « pas l’intention de faire ça », car une telle mesure coûterait, selon lui, 750 millions au Trésor québécois.
Questionné au sujet de potentielles nouvelles mesures pour faciliter l’accès à la propriété des premiers acheteurs, le ministre Girard s’est contenté de souligner l’existence du compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), qu’il considère comme étant une « mesure extrêmement généreuse ».
11 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Réglementation municipale - actualités et discussion générale
Cette crise du logement a pris particulièrement de l’ampleur lors de la Covid il y a plus de 5 ans et touche autant le marché locatif que celui communautaire (hors-marché) que l’immobilier résidentiel en général. C’est pour cela que j’ai choisi de publier ces 4 articles dans ce fil, mais pas seulement.
Toutefois il faut savoir que c’est le gouvernement conservateur du Canada qui a été à l’origine de la crise actuelle en 1985, en éliminant ses investissements dans le logement social.
Maintenant qu’on est sur le point d’élir un autre gouvernement conservateur encore plus à droite avec Poilievre, risquons-nous d’amplifier la crise en retournant au sous financement et ses conséquences dont on souffre encore pleinement aujourd’hui?
Je ne sais pas dans quel discussion mettre ceci, modérateurs n’hésitez-pas à déplacer.
Un article dans La Presse mentionne une nouvelle règle portant à 300 mètres la distance minimale entre toute construction résidentielle et une voie ferrée, à moins de mesures de mitigations dans la construction.
C’est une nouvelle pour moi… à Montréal, je croyais que la limite était de 30 mètres.
Considérant les couloirs CN et CP existants, cette règle compliquera des projets de développements tels le (futur) ancien centre de transport Saint-Denis, Nouveau Outremont, Blue Bonnet, etc…
Dans le centre-ville, les promoteurs ont réussi à vendre à peine 13 appartements entre les mois de juillet et septembre derniers. Au total !
En d’autres mots : il y a eu tout juste une transaction par semaine, dans un vaste quadrilatère qui inclut aussi Griffintown et le Vieux-Montréal. C’est une chute de 97 % par rapport à la moyenne historique des ventes.
Les copropriétés déjà construites, mais invendues, accumulent pendant ce temps la poussière sur le marché. Il y en a presque 1700 dans la région métropolitaine. Un bond de 175 % depuis un an.