Immobilier commercial - Actualités

Je ne savais pas qu’on pouvait forcer un commerçant de continuer d’opérer :hushed_face:

J’assume que Starbucks va évaluer les coûts d’opérer vs les coûts probable de ne pas opérer pendant le reste de la période (ie payer la pénalité).

Rockland va mourir à petit feu.

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Taux de vacance en baisse Le marché de l’immobilier commercial canadien à un tournant

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Le rapport de Colliers International indique que le taux national de vacance des bureaux s’élevait à 13,6 % au premier trimestre 2026 au Canada, en baisse d’un point de pourcentage par rapport à l’année précédente.

Le secteur de l’immobilier commercial canadien pourrait se trouver à un tournant après que les taux de vacance des immeubles de bureaux et des propriétés industrielles au Canada ont simultanément baissé pour la première fois depuis 2020, selon une nouvelle analyse.

Le rapport de Colliers International indique que le taux national de vacance des bureaux s’élevait à 13,6 % au premier trimestre 2026, en baisse d’un point de pourcentage par rapport à l’année précédente, ce qui marque l’une des améliorations les plus significatives depuis la pandémie de COVID-19.

Le marché industriel canadien, quant à lui, a enregistré sa première baisse nationale du taux de vacance depuis 2022, celui-ci tombant à 3,5 %.

Selon le rapport, ces tendances suggèrent que le marché de l’immobilier commercial dans son ensemble évolue vers un environnement plus équilibré.

« La durée de la hausse, en particulier celle du taux de vacance des bureaux, était tout à fait sans précédent », explique Adam Jacobs, directeur de la recherche chez Colliers Canada, lors d’une entrevue.

« Les taux ont augmenté pendant cinq ou six bonnes années […], mais la dynamique de retour au bureau que nous avons observée, en particulier à Toronto, a été très rapide au cours des six derniers mois et a véritablement redressé le marché assez rapidement. »

Il ajoute que la demande de location reste principalement concentrée sur « la crème de la crème » des immeubles, et qu’il faudra peut-être un certain temps avant que cette dynamique ne se répercute sur d’autres biens moins convoités.

Offre excédentaire

Toronto et d’autres grands centres urbains du Canada sont toujours confrontés à une offre excédentaire d’espaces de bureaux existants après une vague de livraisons postpandémique, rappelle Ben Haythornthwaite, directeur de l’analyse de marché chez CoStar Group.

« Le marché des bureaux, c’est un peu comme si un patient en soins intensifs venait d’être transféré en service général », image M. Haythornthwaite.

« Il est toujours malade, mais son état ne s’aggrave pas, et c’est pourquoi nous constatons une baisse du taux de vacance. »

Alors que de nombreuses entreprises ont fait revenir leurs employés au bureau au moins une partie de la semaine, la croissance du parc immobilier est en train de « s’arrêter presque complètement », selon le rapport de Colliers.

Moins de deux millions de pieds carrés de nouveaux espaces de bureaux sont actuellement en construction, ce qui marque un ralentissement majeur par rapport à la période 2021-2023. Au cours de cette période, 1,8 million de pieds carrés de nouveaux espaces étaient livrés en moyenne chaque trimestre à l’échelle nationale.

(…)

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En fait, c’est parce que c’était une condition dans le contrat de location. Les baux commerciaux peuvent contenir des conditions assez féroces.

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Ville de Montréal | Un important déplacement de fonctionnaires annulé

Difficile à comprendre

La nouvelle administration montréalaise avait déjà annoncé sa volonté de revoir sa stratégie immobilière dans la foulée de sa décision de ramener ses fonctionnaires au bureau trois jours par semaine, début avril.

Pour accueillir ces personnes, Montréal avait indiqué qu’en plus de renouveler certains de ses baux, elle devrait trouver des bureaux supplémentaires⁠1.

Une opération qui, selon ses estimations, devrait lui coûter 2,4 millions en 2026, 6,2 millions en 2027 et 8 millions par année à partir de 2028.

Une dépense difficile à comprendre tandis que la Ville renégocie actuellement les conventions collectives de ses employés en faisant valoir ses finances serrées, estime le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal.

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Pour ceux que ça intéresse la Place du Parc vient d’être vendu au Groupe Alta. Les mêmes qui ont acheté l’hôpital de la miséricorde.

Aussi la Place Dupuis est à vendre.

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Économie et commerce - Actualités

Dans la Presse, long texte sur la disponibilité des espaces à bureaux dans le centre-ville

Banque de la défense | Vers une pénurie de bureaux de prestige au centre-ville

La Banque de la défense trouverait-elle chaussure à son pied si elle devait se poser à Montréal, comme beaucoup l’espèrent ? Une pénurie de bureaux se dessine au centre-ville dans la catégorie des locaux de grande qualité susceptibles d’être recherchés par la future organisation.

C’est ce qui se dégage d’une analyse de la firme de courtage Avison Young qui a de quoi surprendre étant donné que l’inoccupation reste élevée dans les gratte-ciel du centre-ville.

Or, la conjoncture au cœur de la métropole, où aucun chantier de nouvelle tour n’a été lancé depuis l’élévation du siège social de la Banque Nationale en 2024, ne serait pas étrangère à ce phénomène, estime le président d’Avison Young, Patrick Laurin. D’autant que tout indique qu’elle devrait persister en 2026, puis en 2027.

Avec le retour inexorable des employés du public et du privé au bureau, « il va commencer à manquer d’espaces de bureaux dans les prochaines années », prédit cet observateur aguerri du paysage immobilier montréalais.

D’abord les grands espaces

La pénurie risque d’abord de toucher les grands espaces de bureaux, des blocs de 50 000 pieds carrés de bureaux contigus, soit l’équivalent de deux étages d’un gratte-ciel au centre-ville, a-t-il nuancé lundi, en marge de sa présentation au Forum stratégique sur les grands projets.

Mais cette pression est encore loin de se faire sentir, juge le président de Groupe Mach, Vincent Chiara, qui souligne qu’encore plusieurs blocs du genre demeurent vacants pour le moment.

Il doute d’ailleurs que l’arrivée potentielle de la Banque de la défense nécessite la construction d’une nouvelle tour, compte tenu des espaces toujours disponibles. Parmi les adresses qui pourraient accueillir l’institution, il cite l’édifice Sun Life ou la Tour de la Bourse.
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Dans le contexte de la fermeture du café Station W sur Wellington à Verdun

Contraint de fermer son café après 13 ans d’activité dans la dynamique rue Wellington, à Montréal, en raison d’une hausse de loyer de 60 %, le propriétaire du Station W presse Québec de réglementer les baux commerciaux pour éviter que d’autres entreprises bien établies ne mettent la clé sous la porte.

Au-delà de la fermeture du Station W, M. Defoy s’inquiète pour les autres établissements indépendants de l’artère, craignant que plusieurs finissent par subir le même sort. C’est ce qui le pousse à dénoncer publiquement ce qu’il considère comme « le nœud du problème » : l’absence totale d’encadrement des baux commerciaux.

Contrairement aux baux résidentiels, il n’existe aucune réglementation entourant les baux commerciaux au Québec. Un propriétaire peut hausser le loyer commercial comme il l’entend et choisir de ne pas renouveler son locataire à l’échéance du bail.

La popularité croissante de la rue Wellington — élue « la plus cool au monde » par le magazine Time Out en 2022 — semble désormais desservir ses commerçants. Après avoir contribué à son dynamisme, ils se retrouvent aujourd’hui exposés à la spéculation immobilière alimentée par sa réputation. Plusieurs commerces ont d’ailleurs déjà fermé leurs portes ces dernières années, eux aussi incapables d’absorber des hausses de loyer jugées abusives.

Attristée par la fermeture du Station W, la mairesse de Verdun, Céline-Audrey Beauregard, y voit un « signal d’alarme clair ». « Ça nous rappelle qu’il faut un cadre pour que ces négociations [de baux commerciaux] ne terminent pas toutes comme ça. Ça prend aussi un portrait plus clair pour établir qui doit payer quoi et à quelle hauteur entre le locataire et le propriétaire du local », souligne-t-elle.

Bien que son pouvoir reste limité au municipal, la mairesse dit vouloir remettre ce dossier en haut de sa pile. « Je vais questionner notre administration municipale pour voir si un programme pourrait aider nos commerçants. Comme une aide à l’acquisition de leurs propres locaux commerciaux par exemple. »
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On spécule, mais ça serait une bonne occasion de finaliser la Cité Internationale de l’art avoir le siège de la banque à côté de celui de l’OACI, avec un immeuble prestigieux et sécurisé.

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Je ne savais pas qu’il n’y avait pas d’encadrements des baux commerciaux au Québec. Ça serait bien que Mme Martinez Ferrada se saisisse de ce dossier et fasse de la pression sur Québec là-dessus. Je sais qu’elle a eu un discours plus pro-propriétaire pour ce qui est du résidentiel, mais je crois qu’elle doit être plus nuancée pour le commercial, vu qu’EM a toujours eu un positionnement pro-business. Le gouvernement actuel n’a probablement aucun intérêt sur l’enjeu vu que les sièges caquistes sont plus en régions, mais je verrais bien le PLQ ou PQ s’y attarder.

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Sur CBC

Closure of beloved Verdun café Station W renews concerns over rising commercial rents

[…]
Unlike residential renters, commercial tenants do not have access to protections through Quebec’s housing tribunal. Lease negotiations between landlords and business owners are largely governed by private contracts.

Montreal lawyer Jonathan Franklin, who specializes in commercial leasing, says that under Quebec law, commercial tenants are generally treated as equals in negotiations with landlords.

“There’s no equivalent to the protections residential tenants have,” Franklin explained. “A commercial lease is fundamentally considered a negotiated business agreement between two parties.”

Terrace permit fees reduced for downtown Montreal businesses until 2030
That means there are few restrictions on rent increases when leases come up for renewal unless terms are specifically negotiated in advance.

Marc-André Robertson — director of a Montreal anti-gentrification non-profit focused on housing and displacement issues — says rising commercial rents are also connected to broader affordability pressures across Montreal neighbourhoods.

“The issue is not only to protect the local businesses, but we need to protect the social fabric of the neighbourhood,” Robertson said. “Affordable housing is strongly connected to commercial affordability.”
[…]

J’ai l’impression qu’il y a aussi les règles de zonage à blâmer parce que c’est rendu compliqué d’ouvrir des nouveaux commerces près des gens. Ça fait augmenter les loyers des rues commerciales parce qu’il n’a plus d’autres espaces à ouvrir. Clairement, la ville a plusieurs outils dans son sac pour adresser ce problème.

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Permettre plus de commerce sur les rues parallèles et transversales peut etre une solution, par contre ca remplace forcément des résidences. Est ce un compromis que les gens sont pret à payé?

Est-ce que les règles de zonage ont changé, durant les dernières années ? Je crois me souvenir que VSP voulait tenter de contrer la disparition des commerces de quartier (tout en permettant la construction d’un complexe de condos sans commerce…) mais j’ignore si d’autres mesures existent dans les autres arrondissements.

Personnellement, j’ai vu beaucoup trop de petits locaux commerciaux devenir des logements au fil des ans mais je ne crois pas que le zonage soit a blâmer nécéssairement.

La rue Wellington est populaire justement parce qu’il n’y a pas d’encadrement des baux commerciaux. La hausse des loyers sur les artères commerciales plus prestigieuses a entrainé une migration de certains commerces et d’une certaine activité commerciale vers d’autres artères moins populaires et donc moins chères, d’où la rennaissance de wellington (et de Verdun en général). Ainsi va la vie. Mettre fin au libre marché en matière d’immobilier commercial aurait à mon avis des impacts très négatifs et insoupçonnés. Qui sait, ce qui se passe sur Wellington sera l’occasion pour de nouvelles rues de renaitre (boul. Monk par exemple). Le libre marché, ça marche mieux qu’on pense parfois.

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Justement dans les dernières années, il y a quelques commerçants de la rue Wellington à Verdun qui ont déménagé ou ouvert un nouveau commerce sur le boul. Monk dans Le Sud-Ouest

Je crois que les loyers commerciaux sur Monk sont plus bas que sur Wellington .. et ce n’est pas si loin de Verdun

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Pas vraiment la même clientèle, non plus.

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Pour que le libre marché fonctionne, faut qu’il soit libre justement. Les locaux des rues commerciales sont détenus par une poigné de propriétaires et ceux-ci se comportent comme des monopoles, ou au mieux des oligopoles. Ex: la rue Saint-Viateur c’est pas mal juste Schiller Lavy qui est propriétaire des bâtiments commerciaux

Le résultat prévisible c’est que le proprio maintient des locaux vacants en attendant des grosses bannières où bien double simplement le montant du bail (quand ce n’est pas tripler).

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Si certains propriétaires sont en mesure de faire cela, c’est que le libre marché le permet et que ça fonctionne (i.e. ils trouvent quelqu’un prêt à payer ce genre de loyers). L’inverse se produit parfois également, soit qu’après une certaine période les loyers rebaissent et les locaux se remplissent. En quoi ce que je viens de décrire n’est pas libre? Quelle est ta définition de libre marché? Ça ne peut pas être de forcer les propriétaires à garder leurs loyers artificiellement bas.

Par définition, tu peux pas avoir un marché libre si la demande ou l’offre est concentrée entre une poignée d’acteurs.

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