Hydro-Québec - Discussion générale et actualités

Appel d’offres éolien Hydro-Québec reçoit 16 soumissions

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Un parc d’éolienne à proximité de Carleton-sur-Mer

Hydro-Québec, qui veut acheter 1500 mégawatts d’énergie éolienne, a reçu des propositions totalisant le double de la commande, soit plus de 3000 mégawatts à la clôture de son appel d’offres.

Publié à 11h47 Mis à jour à 17h07

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Hélène Baril
Hélène Baril La Presse

L’appel d’offres lancé le 31 mars dernier pour l’achat de 1500 mégawatts d’énergie éolienne a suscité 16 soumissions, pour un total de 3034 mégawatts.

Les projets les plus importants ont été soumis par Innergex (300 mégawatts) dans la région de la Côte-Nord, par Boralex (265 mégawatts) dans la région de Victoriaville, par Tugliq (300 mégawatts) dans la MRC de Manicouagan et par Invernergy (291 mégawatts) dans le Bas-Saint-Laurent.

Ces soumissions respectent la condition préalable posée par Hydro-Québec, soit que les projets soient situés dans des zones précises, afin que l’énergie produite puisse être intégrée rapidement et sans exiger d’investissements importants dans le réseau électrique.

Le réseau d’électricité québécois peut intégrer un total de 3000 mégawatts d’énergie éolienne d’ici 2030, selon Hydro-Québec. Il en restera donc encore la moitié, soit 1500 mégawatts, une fois que les contrats de l’appel d’offres qui vient de se conclure seront signés.

Les exigences minimales de l’appel d’offres comprennent aussi l’obligation pour le soumissionnaire de démontrer que son projet est appuyé par le milieu local où il sera réalisé. À cet effet, il doit joindre à sa soumission une copie certifiée conforme d’une résolution de la collectivité concernée.

Le prix de l’électricité de source éolienne offert à Hydro-Québec n’a pas été précisé. Les contrats issus d’un appel d’offres éolien précédent, actuellement examinés par la Régie de l’énergie, font état d’un coût variant entre 7 et 8 cents le kilowattheure.

Courts délais

Le délai accordé aux intéressés pour soumettre un projet dans le cadre de cet appel était très court.

Dans plusieurs régions du Québec, les citoyens se sont sentis bousculés par les promoteurs de projets éoliens qui voulaient répondre à l’appel d’offres lancé par Hydro-Québec avant la date butoir du 13 septembre. La MRC de Nicolet-Yamaska, qui était courtisée par trois promoteurs, a ainsi décidé de n’en appuyer aucun afin de prendre plus de temps pour consulter la population.

Les projets retenus permettront de contribuer à soutenir la demande croissante en électricité au Québec, selon Hydro-Québec, qui prévoit une croissance de la demande québécoise de 14 % entre 2022 et 2023, soit 25 térawattheures. Cette prévision ne tient pas compte des projets de développement industriel comme ceux liés à la filière des batteries.

Les projets retenus devront pouvoir être mis en service entre le 1er décembre 2027 et le 1er décembre 2029.

Les contrats devront être approuvés par la Régie de l’énergie.

https://www.lapresse.ca/affaires/2023-09-18/appel-d-offres-eolien/hydro-quebec-recoit-16-soumissions.php

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Churchill Falls : Legault se dit convaincu d’en arriver à une entente avec Terre-Neuve

Hydro-Québec devrait épuiser ses surplus d’électricité d’ici 2027 et le Québec cherche de nouvelles sources d’énergie renouvelables.

François Legault croit à la possibilité d’une entente avec Terre-Neuve.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Publié à 4 h 00 HAE

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Le premier ministre du Québec, François Legault, soutient qu’un accord avec Terre-Neuve-et-Labrador est possible en ce qui a trait au contrat de Churchill Falls. Il fait valoir qu’il n’est « pas arrogant mais confiant », a-t-il dit aux Coulisses du pouvoir.

De passage à New York la semaine dernière pour y participer au Sommet sur l’ambition climatique et pour y promouvoir l’énergie verte du Québec, M. Legault a discuté de cet important contentieux énergétique avec le journaliste Daniel Thibeault.

Hydro-Québec achète presque toute la production de la centrale de Churchill Falls au prix de 0,2 cent le kilowattheure. Elle revend ensuite ses surplus pour environ 8 cents le kilowattheure. Cela alimente un profond sentiment de colère et d’injustice chez les Terre-Neuviens, qui se sentent floués à cause des milliards de dollars engrangés par la société d’État québécoise.

Je suis optimiste qu’on va trouver un compromis où Terre-Neuve vient un peu sauver la face avec peut-être un ajustement des prix, maintenant.

Une citation de François Legault, premier ministre du Québec

M. Legault souhaiterait que le Québec ait toujours accès à l’énergie produite par la centrale terre-neuvienne une fois le contrat arrivé à échéance, en 2041. Le sujet a été abordé en février dernier lors d’un entretien avec son homologue provincial, Andrew Furey, à Saint-Jean.

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Le premier ministre désire aussi travailler avec M. Furey pour rehausser la capacité de Churchill Falls et pour lancer le projet de Gull Island au Labrador, dont la réalisation permettrait de produire 2250 mégawatts.

La filière batterie

François Legault a de grandes ambitions pour le développement économique du Québec. À ses yeux, la province est la batterie du nord-est de l’Amérique du Nord, ce qu’il a mis en avant à New York auprès de ses nombreux interlocuteurs.

Pour l’instant, Hydro-Québec a suffisamment de surplus pour répondre aux besoins, selon le premier ministre. Par contre, on a plusieurs dizaines d’investissements, que ça soit dans la batterie, que ça soit dans l’aluminium vert, dans les autobus électriques, dans l’acier vert, où on n’a pas assez d’électricité, ajoute-t-il.

La société d’État devra donc trouver de nouvelles sources d’approvisionnement pour répondre à la demande et pour parvenir à la carboneutralité d’ici 2050. Le plan stratégique 2022-2026 de la société d’État prévoit qu’il faudrait 100 térawattheures additionnels pour combler les besoins de l’avenir, soit la moitié de ce qu’elle génère en ce moment. Le nouveau président-directeur général d’Hydro-Québec, Michael Sabia, pourrait réviser ces chiffres à la hausse. Son rapport est attendu au cours des prochaines semaines.

François Legault a accordé une entrevue à Daniel Thibeault, animateur des «Coulisses du pouvoir», lors d’un passage à New York.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Même s’il se dit prêt à envisager des projets d’énergie éolienne et solaire, notamment, pour combler le manque à gagner, François Legault songe toujours à la construction de barrages si cela s’avère nécessaire.

Les Québécois vont devoir se poser la question : “Est-ce que, pour offrir des jobs payantes à nos jeunes, je suis prêt à faire un nouveau barrage ou à rehausser le volume des barrages existants?”

Une citation de François Legault, premier ministre du Québec

Dans l’esprit du premier ministre, ces grands chantiers pourraient être réalisés en moins de 15 ans.

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Pour y arriver et pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit en ce moment, François Legault a confié à son ministre du Travail, Jean Boulet, le mandat de mener une réforme de l’industrie de la construction qui conduirait à un décloisonnement des métiers.

Cela exigera des négociations avec les syndicats. On pense qu’on pourrait faire un gain d’efficacité d’à peu près 10 %, a indiqué le dirigeant caquiste. Donc, ça veut dire indirectement 10 % plus de travailleurs.

Le premier ministre Legault s’attend également à ce que le ministre des Finances, Eric Girard, dévoile dans son énoncé économique de l’automne des incitatifs financiers qui encourageront un plus grand nombre de Québécois à compléter un programme de formation au cours de l’hiver pour travailler sur les chantiers de construction l’été prochain.

À lire aussi :

Une entente, mais à quel prix ?!
Pourquoi ne pas simplifier le processus pour les autoproducteurs à la place ? On a suffisamment de toits au Québec pour installer des panneaux solaires. Et ça tombe bien, les journées les plus froides sont celles où il fait soleil ! Couplés à des batteries (soit chez les clients, soit sur le réseau lui-même), on pourrait en plus stocker ce qui n’est pas utilisé pendant la journée pour les pointes.

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Non, le solaire photovoltaïque n’est pas vraiment capable de remplacer les 30 TWh d’électricité qui arrivent annuellement de Churchill Falls. Pour te donner une idée, il faudrait installer trois fois tous les parcs éoliens présentement en production au Québec (3 800 MW), juste pour remplacer le volume de production de Churchill Falls.

Mais comme le dit Legault dans l’entrevue, les Terre-Neuviens n’ont pas vraiment beaucoup d’alternatives. Hydro-Québec est propriétaire de 34% de la centrale et contrôle les 600 km de lignes électriques qui la relie au réseau électrique principal, à Sept-Îles.

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Ça demeure un pari plutôt risqué pour Legault de croire qu’il tient le gros bout du bâton. Rien n’empêche TNL de vendre l’électricité aux USA en passant par le Québec si le prix offert y est meilleur. C’est ce qui va changer, ils ne seront plus lié à un contrat à long terme. Et le Québec n’y gagnera pas grand chose s’il n’est qu’un transporteur.

Il serait temps de penser à d’autres plans aussi ! Pas juste pour Churchill Falls, mais pour le futur. On manquerait déjà de capacité pour les années à venir de toute façon.

Pour mieux comprendre ce dossier litigieux, il faut retourner au début du projet. Sans Hydro-Québec Churchill Falls n’aurait tout simplement jamais existé. C’est cette dernière qui a été maitre-d’oeuvre, qui a pris tous les risques et investi la grande majorité du financement. Elle était aussi le principal acheteur d’énergie et a construit à ses frais la ligne de transmission pour desservir la clientèle.

Ainsi H-Q avait l’expertise pour réaliser cet important projet à son plein potentiel, qui requérait des ressources immenses de main-d’oeuvre et d’ingeniérie. Elle a d’ailleurs relevé ce défi avec succès, T-N étant un partenaire minoritaire dont le revenu a été calculé au pro-rata. N’oublions pas que tous les jugements de contestation de la part de Terre-Neuve lui ont donné tort.

Finalement le Labrador était un territoire appartenant de facto au Québec avant que T-N (Dominium britannique) ne joigne la fédération canadienne en 1949. Le référendum demandant le rattachement au Canada a d’ailleurs été très serré. En l’occurrence le fédéral a octroyé ce territoire (Labrador, voir anciennes cartes) sans consulter le Québec, comme cadeau d’accueil à la nouvelle province.

Extrait du texte de Wikipédia: Un procès devant le Conseil Privé à Londres, débuté en 1922, aboutit en 1927 à une décision qui avantageait fortement Terre-Neuve en ce sens où le territoire du Labrador fut retiré du territoire du Québec et concédé à Terre-Neuve sans vote populaire ni compensation pour le Québec. Deux des cinq juges du conseil privé avaient des intérêts monétaires dans cette affaire12. Lors de son entrée dans la Confédération canadienne, en 1949, Terre-Neuve a exigé que la frontière de 1927 fasse partie intégrante de la Constitution.

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https://www.lapresse.ca/affaires/2023-09-25/contrat-de-churchill-falls/montrez-nous-l-argent-lance-le-premier-ministre-terre-neuvien.php

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Oui, Terre-Neuve peut essayer de vendre l’électricité de Churchill Falls aux réseaux des États-Unis. Leur problème va survenir à la frontière. Pour vendre aux USA, il faut que les Américains construisent des lignes de leur côté, et Dieu sait comme c’est difficile, même pour Hydro.

La proposition de HQ pour le contrat du Massachussetts a été acceptée au terme d’un appel d’offres en 2016. Les livraisons par la ligne NECEC (celle qui a failli ne pas être construite en raison d’un référendum au Maine) commenceront quand la ligne sera sera finalement construite, d’ici la fin de 2025. Même chose pour la ligne vers New York, qui avait été d’abord proposée en 2009 afin de mettre en concurrence l’électricité de Muskrat Falls et celle de la Romaine. HQ a obtenu un permis pour construire son bout de la ligne dès 2013. Pourtant la première pelletée de terre a eu lieu la semaine passée.

Les deux lignes vont être construites parce qu’Hydro-Québec a de l’argent, parce que c’est un joueur respecté dans l’industrie avec plus de 40 ans de business dans cette région et que le Québec en a fait une priorité absolue de sa diplomatie. Terre-Neuve arrive avec beaucoup de promesses, mais pas d’argent et pas de présence dans le marché. Alors bonne chance à eux, mais ils ont une longue pente à monter.

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Disons que le Québec reconnaît de facto la frontière du Labrador, même si le gouvernement dit le contraire sur ses cartes. Hydro (qui est, il faut le noter, un “mandataire de l’État”) a d’ailleurs ajusté la taille du réservoir de la centrale de Romaine-4 en limitant le niveau maximum du réservoir à l’élévation 458,6 m ASL pour ne pas que ça déborde de l’autre côté. Aussi dans le même secteur, la ligne électrique construite entre Romaine-4 et le poste Montagnais (le point X du contrat de Churchill Falls), évite de franchir le la ligne de 1927 du Conseil privé.

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Il me semble que seule la frontière sud du Labrador était contestée par le Québec, celle-ci suivant un parallèle tandis que le reste est défini par la limite du partage des eaux.

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Nouveaux barrages au Québec : entrevue avec Pierre-Olivier Pineau

François Legault veut construire jusqu’à quatre nouveaux barrages au Québec.

Est-ce réaliste?

Catherine Gauthier en discute avec Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal.

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https://www.lapresse.ca/affaires/2023-10-10/contrat-avec-l-etat-de-new-york/une-mine-d-or-pour-hydro.php

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Forte baisse des stocks d’énergie dans les barrages d’Hydro-Québec

Le niveau d’eau des réservoirs a diminué, ce qui réduit de 20 TWh les estimations d’énergie disponible.


Un des barrages du complexe hydroélectrique de la Romaine
PHOTO : HYDRO-QUÉBEC

Thomas Gerbet
Publié hier à 16 h 33 HAE

Un nouveau document publié par la Régie de l’énergie montre que les stocks d’énergie sont à leur plus bas en huit ans dans les barrages d’Hydro-Québec. Beaucoup d’eau en moins dans les réservoirs veut dire beaucoup d’argent en moins dans les coffres de l’État québécois.

Le plus récent État des réserves et de la fiabilité énergétique, dévoilé mardi, montre que la société d’État prévoit des stocks d’énergie de 103,9 térawattheures (TWh) au 1er janvier 2024. Or, en mai dernier, elle anticipait plutôt avoir 124,1 TWh. C’est donc 20 TWh de moins que prévu.

L’été chaud et sec dans le nord, marqué par des feux de forêt, avec peu de précipitations, explique en partie la diminution de l’apport d’eau des réservoirs. Hydro-Québec ajoute à cela la faible couverture de neige à la fin de l’hiver et une crue printanière moins importante que d’ordinaire.

Il faut remonter à 2015 pour voir un niveau aussi bas. Cette donnée permet de comprendre pourquoi Hydro-Québec a annoncé, le 29 septembre, la baisse de ses exportations, afin de garantir une gestion optimale des ressources.

En théorie, les 20 TWh manquants pourraient se vendre 2 milliards de dollars sur les marchés extérieurs si l’on prend en compte la valeur du contrat passé avec New York.

Dans son plus récent rapport trimestriel, le ministère des Finances du Québec attribue une partie de la baisse anticipée des revenus du gouvernement à Hydro-Québec. En 2023-2024, il prévoit un manque à gagner de 650 millions de dollars attribuable à la réduction des volumes d’exportation d’électricité.


L’an dernier, Hydro-Québec a vendu 35,6 TWh d’électricité sur les marchés extérieurs, ce qui a fortement contribué à la croissance des revenus.
PHOTO : RADIO-CANADA / BENOIT JOBIN

Les réservoirs moins pleins cette année limitent les options d’Hydro-Québec. On est un peu plus serré, explique le professeur agrégé au Département de génie électrique et informatique de l’Université McGill François Bouffard.

Le but principal, c’est de s’assurer que les Québécois auront assez d’électricité pour se chauffer et vaquer à leurs occupations pendant tout l’hiver. Si on a moins de stocks, les occasions hors frontières vont être diminuées.

Une citation de François Bouffard, professeur agrégé au Département de génie électrique et informatique de l’Université McGill

Selon lui, l’hiver qui s’en vient sera déterminant, selon qu’il sera plus froid ou plus chaud. L’hiver dernier, Hydro-Québec a fait face à une pointe de consommation hivernale jamais vue auparavant.


Une photo aérienne du réservoir et du barrage Eastmain-1
PHOTO : HYDRO-QUÉBEC

Hydro-Québec possède 27 grands réservoirs. Véritables mers intérieures, ils offrent une capacité maximale de stockage de 179 TWh (soit l’équivalent des besoins de l’ensemble du Québec pendant un an), qui s’ajoute au reste de la capacité de production.

Des réservoirs assez remplis pour alimenter les Québécois et honorer les contrats

La société d’État précise que cette décision n’a aucun impact sur l’approvisionnement en énergie du Québec et les engagements à long terme avec les marchés voisins. En bref, personne ne devrait manquer d’électricité et les contrats avec les États-Unis seront honorés.

Cette situation est toutefois un indicateur des défis qui attendent Hydro-Québec, d’abord pour s’adapter aux changements climatiques, mais aussi pour augmenter fortement sa production.

La société d’État, qui entrevoit la fin des surplus d’ici l’hiver 2026-2027, pourrait revoir à la hausse son objectif d’ajouter 100 TWh à la capacité de production de son réseau, soit 13 complexes de la Romaine. Une mise à jour des objectifs sera présentée au gouvernement et au public début novembre, a annoncé le PDG d’Hydro-Québec, Michael Sabia, jeudi.

Davantage de pluie dans l’avenir, selon Hydro-Québec

Si juin 2023 a été le mois de juin le plus sec en au moins 100 ans au Québec, avec 62 % de la pluie normalement reçue, ce ne sera pas toujours le cas, selon Hydro-Québec.

La société d’État affirme qu’à plus long terme, les prévisions tenant compte des changements climatiques laissent entrevoir une hausse de 5 à 10 % des précipitations dans le nord du Québec, là où se trouvent les grands réservoirs.

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Au Téléjournal

Archives : la grande histoire d’Hydro-Québec

François Legault a inauguré jeudi (12 octobre 2023) le complexe de la Romaine, sur la Côte-Nord.

La Romaine est le dernier d’une série de grands projets hydroélectriques, qui ont changé le Québec.

Retour en archives avec Jacques Bissonnet

Grands barrages : François Legault inaugure la Romaine

Le complexe hydroélectrique de la Romaine a été inauguré jeudi (12 octobre 2023).

Pour l’occasion, le premier ministre Legault avait invité l’ancien premier ministre Jean Charest : la première pelletée de terre a été faite sous sa gouverne.

Le projet aura coûté 7,4 milliards et les quatre barrages peuvent alimenter 470 000 foyers.

Le reportage de Véronique Prince

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Peut-être controversé comme commentaire, mais jusqu’où va la responsabilité de HQ d’accommoder des usagers qui décident de s’établir sur des terrains de plus en plus éloignés de toutes formes d’urbanisation et des réseaux publiques? Alors que les communautés existantes ont déjà d’importants besoins d’investissements dans leurs infrastructures, il faut considerer l’autonomie énergétique si on tient absolument à habiter si loin.


Hydro-Québec s’amuse de ses délais de branchement dans une vidéo interne

Deux directeurs habillés en pêcheurs décrivent un processus digne des « 12 travaux [d’Astérix] » pour brancher les maisons nouvellement construites.

La vidéo met en scène le directeur Excellence opérationnelle et solution clientèle et le directeur Réalisation services techniques aux clients. PHOTO : RADIO-CANADA / THOMAS GERBET

Thomas Gerbet

Dans un exercice d’autodérision, Hydro-Québec an mis en scène deux directeurs costumés pour expliquer comment le branchement de nouveaux clients peut être long et complexe, à leur grand désarroi. Radio-Canada, qui a obtenu la vidéo interne, l’a montrée à des clients qui attendent l’électricité ou l’on attendue pendant plus d’un an. Ceux-ci ne la trouvent pas drôle.

C’est le cas de Joanie Fillion et de son conjoint, qui ont attendu 15 mois pour qu’Hydro-Québec raccorde leur nouvelle maison de Senneterre, en Abitibi-Témiscamingue. En février dernier, au même moment où le couple devait se chauffer avec un poêle à bois en attendant l’électricité, la société d’État partageait avec ses employés la vidéo en question, intitulée Les 12 travaux d’Hydro.

Dans la mise en scène de 5 minutes, deux directeurs costumés en pêcheurs, filmés devant un écran vert, font l’énumération des étapes que peuvent avoir à franchir les clients qui attendent un branchement : la demande de permis du maître électricien (parfois par fax), le service à la clientèle, les services de qualification, l’usage en commun, la réalisation des travaux, l’ingénierie, la végétation, la gestion des engagements, voire le service commercial.

  • Combien de temps ça va me prendre à peu près?

  • Tu habites où?

  • Laurentides.

  • Mon Dieu, as-tu un poêle à bois?

  • Oui, pourquoi?

  • Ben, je pense que tu vas en avoir besoin cet hiver. On a tellement de demandes.

Écoute, Serge, là, d’un point de vue client, là, je trouve ça assez compliqué de faire affaire avec vous. On dirait qu’il y a un paquet d’Hydro-Québec dans la même Hydro-Québec.

Une citation de Extrait de l’échange entre les deux directeurs dans la vidéo interne

Je trouve ça un peu déplorable, réagit Joanie Fillion, à qui nous avons montré la vidéo. Il n’y avait rien de drôle dans sa situation, dit-elle. C’était juste une histoire sans fin.

Elle a l’impression qu’Hydro-Québec rit des difficultés qu’elle a vécues, sans les comprendre.

Je ris jaune. […] J’ai l’impression qu’ils se font des petites blagues entre eux autres : “Hahaha, les gens chialent.”

Une citation de Joanie Fillion, qui a attendu 15 mois pour un branchement d’Hydro-Québec

C’est du niaisage […] c’est ridicule, réagit pour sa part Ghyslain Octeau-Piché, un promoteur immobilier qui développe le projet domiciliaire du domaine Versailles, à Saint-Côme, dans Lanaudière.

Hydro-Québec avait promis à son entreprise, le Groupe Sierra, un raccordement en janvier 2023. Ce dernier se fait toujours attendre, et des constructions sont ainsi en arrêt forcé.

Ghyslain Octeau-Piché, promoteur immobilier avec le Groupe Sierra, écoute la vidéo d’Hydro-Québec sur le chantier d’une maison qui attend un branchement. PHOTO : RADIO-CANADA / THOMAS GERBET

Tu ne peux pas avoir une meilleure vidéo pour décrire ce que c’est, Hydro-Québec, dit-il. C’est exactement ça : tout le monde se lance la balle. C’est tellement difficile d’avoir des réponses.

Eux-mêmes rient de leur fonctionnement, de leur lourdeur administrative. […] Elle est où, notre fierté d’avoir Hydro-Québec?

Une citation de Ghyslain Octeau-Piché, promoteur immobilier du domaine Versailles, avec le Groupe Sierra

Hydro-Québec assure que la vidéo ne visait pas du tout à se moquer de quiconque. Cette vidéo était faite de façon un peu ludique pour mettre la table à une discussion sur la façon d’améliorer les choses pour les clients, répond la porte-parole Caroline Des Rosiers.

Le service au client est notre priorité. On est en constante quête d’amélioration de nos façons de faire.

Une citation de Caroline Des Rosiers, porte-parole d’Hydro-Québec

Beaucoup de demandes et beaucoup de retards

La société d’État explique qu’elle fait face à une augmentation du nombre de demandes de raccordement, un volume extrêmement important qui entraîne des délais. Pour les dossiers qui requièrent des travaux d’ingénierie, la moyenne est de 12 à 18 mois d’attente.

En 2022, Hydro-Québec a reçu plus de 44 000 demandes de travaux requérant de l’ingénierie (raccordement et autres) et 15 000 demandes de raccordement simple, qui, eux, se font en deux semaines.

Il y a des projets d’envergure où on doit construire un nouveau réseau, prolonger le réseau, planter de nouveaux poteaux, explique Caroline Des Rosiers.

Chantier d’une maison du domaine Versailles, à Saint-Côme, en attente de raccordement. PHOTO : RADIO-CANADA / THOMAS GERBET

Hydro-Québec explique avoir augmenté la force de frappe pour répondre aux demandes de raccordement en haussant le nombre de contrats avec des firmes d’ingénierie externes et en embauchant plus de techniciens qui peuvent aller réaliser les travaux sur le terrain.

Elles sont où, ces solutions-là? demande le promoteur du Groupe Sierra. Elles ne sont pas ici, en tout cas.

Hydro-Québec assure que les travaux de raccordement pour le projet du domaine Versailles seront lancés dans les prochaines semaines, rappelant qu’il s’agit d’un projet important qui implique beaucoup de travaux.

En attendant, certains acheteurs des maisons en construction de Saint-Côme, qui pensaient en prendre possession l’été dernier, doivent se trouver un logement temporaire.

Mais voyons ! On sait tous que St-Côme, c’est dans la banlieue proche de Montréal ! Normal qu’Hydro soit en mesure d’y planter des poteaux en 2 semaines avec une chalet à tous les 200 mètres ! Faut penser à tous ses pauvres travailleurs qui n’auront pas leur maison juste devant le centre de ski…

(oui je sais, je manque d’empathie…)

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Pas besoin d’aller dans les Laurentides pour que ce soit long se faire connecter :wink:

Bien vrai, mais je ne commente pas tant sur l’efficacité générale de HQ à déployer et entretenir ses d’infrastructures, mais plutôt la pression d’une périurbanisation effrénée sur celle-ci, surtout les cas extrêmes. Si on fait le choix de s’exiler avec son RAM et Starlink dans un nouveau développement résidentiel ou un chalet rénové au fin fond d’une municipalité rurale, c’est bien étrange de s’indigner des délais de raccordement.

Je compatis beaucoup avec les acheteurs au Crown, mais moins pour les gens avec un projet en région éloignée qui requièrent de toutes nouvelles lignes sur des centaines de mètres, voir kilomètres.

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Si ça continue Legault va vouloir décider quotidiennement ce qu’on va manger pour souper.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2023-10-25/hausses-importantes-des-tarifs-d-hydro/on-ne-fera-jamais-ca-dit-legault.php

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