Hydro-Québec - Discussion générale et actualités

N’oublions pas que 60% des Québécois sont des propriétaires occupants. Disons aussi que 56% du parc résidentiel au Québec date d’avant 1980.

Mettons que j’extrapole vraiment quick and dirty, ça voudrait dire que le cas de figure représente 22% des clients. 1/5 quand même.

2 « J'aime »

HQ a modifié son programme Hilo pour les nouveaux abonnements

Jusqu’ici, les clients déjà inscrits à Hilo avaient accès à la tarification « crédit hivernal » qui leur permettait de recevoir un crédit sur leur facture pour les kWh non consommés lors des périodes de pointe, et ce, sans incidence sur leur tarif d’électricité. Les clients déjà inscrits peuvent conserver cette tarification.

Or, pour les nouveaux abonnés, Hilo offre une nouvelle tarification dynamique : Flex D.

« Du 1er décembre au 31 mars, ces clients-là vont payer un tarif qui est moindre pour chaque kilowattheure (kWh) qui est consommé durant l’hiver, mais pendant les appels de pointe, ils vont payer un tarif qui est plus élevé », explique Cendrix Bouchard, porte-parole d’Hydro-Québec. « Elle est là, la différence », ajoute-t-il.

Autre changement : Hydro-Québec applique désormais un seuil de 40 kWh pour accéder à un tarif plus bas lors d’un événement de pointe. Au-delà de cette consommation, le tarif sera plus élevé.

Le nombre de clients d’Hilo a considérablement augmenté passant de 60 000 l’an dernier à 120 000 pour l’hiver 2025-2026.

Rien n’empêche de faire la première année sur le tarif Flex, puis passer aux crédits hivernaux les années suivantes, avec en prime n’avoir rien dépensé pour les thermostats intelligents.

1 « J'aime »

Hydro-Québec dévoile le corridor choisi pour la nouvelle ligne à 120 kV dans Lanaudière

Hydro-Québec a dévoilé le tracé définitif de la future ligne à 120 kV qui reliera le poste Jean-Jacques-Archambault, en construction à Sainte-Julienne, au poste de transport projeté à Rawdon.

D’une longueur de 17 km, cette nouvelle infrastructure vise à répondre à la croissance soutenue de la demande énergétique dans la région de Lanaudière tout en limitant les impacts sur le territoire.

À la suite d’un processus de consultation publique et de l’étude de trois corridors potentiels, la société d’État a opté pour un tracé qui longe l’actuel corridor de lignes à 735 kV sur environ 9 km. Le parcours se dirige ensuite vers le nord, en bordure du parc régional de Kilkenny, pour se terminer à l’intersection des routes 125 et 335, où sera implanté le nouveau poste de Rawdon.

Le poste de transformation 120-25 kV permettra d’ajouter de nouveaux équipements afin de renforcer la fiabilité du réseau local. Le jumelage d’une grande portion du tracé avec une ligne existante réduit l’ouverture de nouveaux corridors et contribue à minimiser l’empreinte environnementale du projet.

Parallèlement, Hydro-Québec poursuit d’autres démarches distinctes dans Lanaudière, notamment un vaste projet dans l’axe Vallée-du-Saint-Laurent incluant deux postes à 735 kV et quelque 200 km de lignes entre les régions de la Capitale-Nationale et de Lanaudière. Le poste Jean-Jacques-Archambault, pour sa part, augmentera significativement la capacité d’alimentation du nord et du centre de la région.

Source : Hydro-Québec

1 « J'aime »

Le siège social d’Hydro-Québec est maintenant en rénovation intérieure complète. Tous les bureaux ont été déménagés le temps de la réfection.

2 « J'aime »

Bécancour /Hydro-Québec relance la centrale au gaz naturel

Hydro-Québec se prépare à redémarrer la centrale au gaz naturel de Bécancour, construite en 2006 et qui n’a jamais servi à alimenter le réseau québécois, même si elle a coûté très cher à la société d’État pendant toutes ces années.

La centrale construite pour alimenter le réseau en continu sera reconvertie en une installation qui sera utilisée uniquement en période de pointe, a fait savoir Hydro-Québec dans un communiqué.

L’équipement ne sera toutefois pas disponible pour affronter la période de grand froid qui s’annonce ce week-end. Sa mise en service n’est pas prévue avant 2028-2029. La centrale reconvertie sera alimentée par du gaz naturel renouvelable plutôt que du gaz fossile.

Résumé

La centrale a été construite par TC Énergies pour alimenter le réseau québécois, qui n’en a pas eu besoin. En vertu du contrat d’une durée de 20 ans conclu avec Hydro-Québec, le propriétaire de la centrale a reçu les revenus attendus de la vente d’énergie pendant toute cette période.

Depuis 2018, Hydro-Québec utilise déjà la centrale de Bécancour lors des périodes de forte sollicitation de son réseau, en vertu d’entente avec TC Énergie. Des autorisations réglementaires et une conversion des équipements sont requises pour en faire une centrale de pointe.

« La centrale sera utilisée de façon ponctuelle pour maintenir la stabilité et la fiabilité du réseau lorsque la demande atteindra des sommets », a fait savoir Hydro-Québec. Sa capacité est d’environ 350 MW, soit la capacité nécessaire pour alimenter 70 000 résidences.

L’intention d’Hydro-Québec d’utiliser la centrale de Bécancour en période de pointe avait été annoncée dans le Plan d’action 2025 qui prévoit doubler la production d’électricité.

Cet hiver, le réseau d’Hydro-Québec a été mis à rude épreuve avec l’arrivée précoce de la saison froide. En décembre, trois records de consommation ont été enregistrés pour ce mois de l’année. Le record de tous les temps remonte à l’hiver 2023, où la demande a atteint plus de 43 000 mégawatts.

La croissance de la demande d’électricité oblige Hydro-Québec à augmenter la puissance de son réseau pour ces quelques heures par année de forte demande.

« Avec nos offres en efficacité énergétique déjà en cours et celles qu’on va mettre de l’avant pour aller plus loin, Hydro-Québec pourra compter sur un coffre à outils bien rempli lors des journées froides en hiver », a assuré son vice-président exécutif Dave Rhéaume.

2 « J'aime »

2 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Nouveau poste électrique de Côte-Saint-Luc

Où est l’épicentre des pannes d’électricité dans la région de Québec?

Manquer de chauffage en plein hiver. Perdre sa nourriture. Se laver à l’eau froide. Pour des milliers de clients d’Hydro-Québec, c’est une réalité récurrente. L’an dernier, certaines adresses ont manqué d’électricité pendant l’équivalent de près de deux semaines, révèle une compilation minute par minute des pannes survenues aux quatre coins de la province.

Résumé

Propriétaire d’une maison dans un endroit très boisé du secteur de Tewkesbury, à Stoneham-et-Tewkesbury, Gilles Méthé est abonné aux pannes d’électricité. Ces dernières années, les vents forts ont fait tomber des dizaines d’arbres sur les équipements d’Hydro-Québec près de chez lui. «Chaque fois qu’il vente fort, dit M. Méthé, on a toujours l’impression qu’on va se retrouver sans électricité.»

Chaque minute de l’année 2025, les données du site Info-pannes d’Hydro-Québec ont été enregistrées grâce à un script créé par Jean-Hugues Roy, professeur de journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). L’analyse est si fine que les données ont pu être séparées par code postal.



La maison de Gilles Méthé et celles d’autres citoyens dans les environs de la rue du Moulin ont subi l’an dernier une moyenne de 98,2 heures de pannes par adresse, un bilan qui classe leur code postal au 20e rang des plus touchés de la province.

La MRC de La Jacques-Cartier parmi les plus touchées

Dans la région de la Capitale-Nationale, la Municipalité régionale de comté (MRC) de La Jacques-Cartier est la sixième plus touchée de la province. La durée moyenne totale des pannes en 2025 s’y est établie à 22,8 heures par adresse.

«Ce n’est pas surprenant, mais c’est sûr que ça frappe de voir les chiffres.»

— Sébastien Couture, maire de Stoneham-et-Tewkesbury et préfet de la MRC de La Jacques-Cartier

Ces dernières années, M. Couture a surmonté aux côtés de ses concitoyens de nombreuses pannes. En 2022, de forts vents avaient privé d’électricité des résidents de Stoneham pendant plusieurs jours, en pleine période des Fêtes, gâchant plusieurs rassemblements de familles. Le complexe municipal de la Ville de Stoneham-et-Tewkesbury avait été ouvert pour les citoyens qui souhaitent se réchauffer.

Sébastien Couture, maire de Stoneham-et-Tewkesbury et préfet de la MRC de La Jacques-Cartier. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Dans la foulée de cette crise, le maire Couture estime qu’Hydro-Québec a amélioré ses communications avec la municipalité et renforcé ses efforts pour prévenir les pannes, intensifiant ses travaux de dégagement des arbres et des branches à proximité des lignes électriques.

Ce constat est partagé par Yvan Côté, maire de Lac-Saint-Joseph, dixième municipalité la plus durement touchée du Québec avec une moyenne de pannes de 57,3 heures par adresse en 2025. M. Côté note lui aussi qu’Hydro-Québec a redoublé d’efforts pour dégager des arbres et prévenir les pannes. «Ça a porté fruit», dit-il.

Hydro-Québec confirme que la MRC de La Jacques-Cartier est «soumise à des conditions qui éprouvent difficilement la continuité de service», puisque «les intempéries affectent davantage ce secteur montagneux et forestier».



Environ 40 % des pannes sur le réseau sont attribuables aux conditions météo et à la végétation qui entre en contact avec les équipements d’Hydro-Québec, selon la société d’État. Cette proportion grimpe à 70 % lors d’événements météorologiques extrêmes.

Pour Gilles Méthé, citoyen de Stoneham-et-Tewkesbury, Hydro-Québec doit toutefois améliorer la coordination entre les monteurs de lignes et les émondeurs sur le terrain.

La coordination sur le terrain doit être améliorée, estime Gilles Méthé. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Lors d’une panne d’électricité qui a duré cinq jours dans sa rue, en juin dernier, M. Méthé se souvient d’avoir vu plusieurs employés d’Hydro-Québec attendre dans leurs camions l’arrivée de leurs collègues. «Ils n’arrivent pas en équipes coordonnées, dit Gilles Méthé. Ils disent: “Quand les autres seront passés, on viendra faire notre travail.”»

Le portrait est plus reluisant du côté de Chaudière-Appalaches, qui ne compte aucune municipalité dans le top 100 des villes les plus touchées par des pannes l’an dernier. Val-Alain arrive au 101e rang, avec une moyenne de 30,6 heures de pannes dans l’année.



Le palmarès par région

Le bilan des pannes d’Hydro-Québec survenues en 2025 montre que pour l’ensemble de la Capitale-Nationale, il y a eu des pannes totalisant en moyenne 8 heures par adresse. Chaudière-Appalaches fait encore mieux, avec une moyenne de 5,7 heures.

Les résidents de Stoneham-et-Tewkesbury sont des habitués des pannes d’électricité. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

À Québec, la moyenne s’est établie à 7,3 heures par adresse. Les interruptions ont généralement été moins longues de l’autre côté du fleuve, avec une moyenne de 4 heures par adresse à Lévis.

La région de Lanaudière obtient le moins bon résultat, avec une moyenne de 14,2 heures d’interruption par adresse. À l’autre bout du palmarès, les abonnés d’Hydro-Québec dans le Bas-Saint-Laurent ont connu des pannes se limitant à une moyenne de 4 heures pour toute l’année.

Pour l’ensemble du Québec, plus de 450 codes postaux ont été touchés par des pannes dont la durée cumulative dépasse les 48 heures au courant de 2025. Les données ont été analysées seulement pour les codes postaux liés à un minimum de 20 adresses.

Hydro-Québec soutient que les écarts entre les différents territoires s’expliquent surtout par «la fréquence et la nature des événements météorologiques», les changements climatiques et la végétation près des lignes. Hydro-Québec indique avoir récemment doublé ses dépenses en «maîtrise de la végétation», ce qui permet de dégager environ 20 000 kilomètres de réseau sur une base annuelle.

La société d’État souligne que selon ses données, «le nombre moyen de minutes d’interruption par client» pour 2024 et 2025 est inférieur de 50% à ce qui était observé en 2023. Avec des investissements de 45 à 50 milliards $ d’ici 2035 pour «assurer la fiabilité du réseau», Hydro-Québec a comme objectif de «réduire le nombre de pannes de 35% d’ici sept à dix ans».

Ailleurs dans la région (moyenne par adresse)

  • Lac-Saint-Joseph: 57,3 heures
  • Sainte-Pétronille: 38,6 heures
  • Stoneham-et-Tewkesbury: 37,3 heures
  • Lac-Beauport: 24,8 heures
  • Shannon: 22,9 heures
  • L’Isle-aux-Coudres: 14 heures
  • Beaumont: 11,2 heures
  • Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier: 10,7 heures
  • Montmagny: 10 heures
  • Sainte-Brigitte-de-Laval: 9,7 heures
  • Saint-Raphaël: 9,2 heures
  • Saint-Michel-de-Bellechasse: 8,4 heures
  • Beauceville: 8,3 heures
  • Québec: 7,3 heures
  • Saint-Charles-de-Bellechasse: 6,6 heures
  • Saint-Siméon: 6,5 heures
  • Sainte-Anne-de-Beaupré: 5,8 heures
  • Laurier-Station: 5,1 heures
  • Disraeli: 4,5 heures
  • Lévis: 4 heures
  • Sainte-Marie: 3,5 heures
  • Lac-Etchemin: 2,9 heures
  • Saint-Henri: 2,7 heures
  • Pont-Rouge: 2,1 heures
  • Saint-Ferréol-les-Neiges: 1,7 heure
  • Saint-Georges: 1,7 heure
  • Baie-Saint-Paul: 1,6 heure
  • Thetford Mines: 1,6 heure
  • La Malbaie: 1,5 heure
  • Donnacona: 0,7 heure

Treize jours sans courant

Le bilan des pannes pour chacune des MRC de la province ne fait pas bien paraître l’Outaouais. La pire de toutes: la MRC de Pontiac, avec des pannes totalisant en moyenne 32 heures par adresse. La MRC des Collines-de-l’Outaouais n’est pas très loin derrière, avec 26 heures par adresse.

C’est d’ailleurs dans cette MRC que se trouve le code postal le plus affecté au Québec, plus précisément à Val-des-Monts, une municipalité de quelque 14 000 habitants. Danielle Brisson et Marc Caron ont un chalet dans le secteur concerné, où il y a eu une moyenne de 323 heures d’interruption l’an dernier — l’équivalent de 13 jours et demi.




À lire aussi


«Inacceptable»: Hydro-Québec provoque des pannes pour éviter de surcharger son réseau

En comparaison, les abonnés d’Hydro-Québec de partout en province ont connu des pannes totalisant en moyenne 8,4 heures pendant l’année.

«Je ne laisse plus rien dans les congélateurs, je maintiens le minimum», raconte Mme Brisson.

Le code postal le plus touché l’an dernier est situé à Val-des-Monts, en Outaouais. (Graham Hughes/Archives La Presse Canadienne)

Les soubresauts météorologiques plus intenses observés ces dernières années ont causé plusieurs interruptions, souligne-t-elle. Mais elle pointe aussi du doigt une diminution des travaux préventifs autour des lignes de transport. «Chaque fois qu’il y avait des tempêtes le moindrement sévères, il y avait des arbres et des branches qui tombaient sur les lignes», déplore Mme Brisson.


Méthodologie

Pour compiler toutes ces données, le professeur Jean-Hugues Roy a utilisé un «script en langage python» se connectant au site Info-pannes d’Hydro-Québec chaque minute, pendant toute l’année 2025. Lors de chaque visite sur le site, le script a copié les coordonnées des secteurs touchés par des interruptions. D’autres informations étaient enregistrées en même temps, dont la quantité d’abonnés privés de courant.

Les territoires touchés par des pannes ont par la suite été croisés avec la base de données du Référentiel québécois des adresses, qui rassemble les coordonnées des quelque 5,2 millions d’adresses existantes au Québec. Des regroupements ont ainsi pu être effectués à partir des quelque 500 000 fichiers récoltés tout au long de l’année.

Pour des raisons hors de notre contrôle, la collecte automatisée des données a été interrompue pendant quelques jours en août, puis en septembre.

Les données récoltées excluent les adresses desservies par les 10 réseaux indépendants. En Estrie, par exemple, Hydro-Sherbrooke, Hydro-Magog et Hydro-Coaticook desservent ensemble quelque 150 000 adresses. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Service électrique de la Ville d’Alma fournit près de 19 000 adresses, tandis qu’Hydro-Jonquière en dessert plus de 35 000.

Allo quelqu’un sait tu quel entrepreneur a obtenu le contrat pour l’installation des caniveaux?

Sur la rue Bennett.