Hydro-Québec - Discussion générale et actualités

Une tarification selon la superficie de la résidence ou selon la consommation ne serait pas très grave pour les plus pauvres.

Ce que je trouve étrange de la publication de l’IdQ, c’est que le tarif G, pour les entreprises, le kWh est de 11,933¢ pour les 15 090 premiers par période de 30 jours, puis 9,184¢ par la suite.
Pour le tarif D, c’est 6,905¢/kWh pour les 1200 premiers (toujours sur 30 jours), puis 10,652¢.

Donc oui, une petite résidence qui demeure sous 40kWh par jour s’en sort pas mal moins cher, mais que l’IdQ ne vienne pas me faire croire que 10,652¢ est plus petit que 9,184¢ ! Et dans la tarification LG, on parle de 4,165¢/kWh !

Effectivement, il pourrait y avoir le bloc patrimonial pour les 40kWh, puis mettre un autre tarif lorsque la consommation dépasse 100kWh dans la journée.

En fait peut être que la solution serait juste que tout le monde soit au tarif Flex et que, lors des événements de pointe, l’électricité coute plus cher…

Mais ça impacterait là aussi les ménages les moins fortunés qui habitent les vieux apparts sans même thermostats muraux et qui n’ont pas nécéssairement les moyens (par exemple, si un proprio ne veut pas faire installer les fils électriques et les thermostats intelligents) de bien gérer leur consommation en pointe.

C’est sur que pour le chauffage ça peut être plus complexe… Je pensais surtout aux électroménagers mais c’est vrai que le chauffage est ce qui cause le plus un pic de demande.

Chauffage + chauffe eau, le reste des électros, c’est un peu des peanuts en comparaison et ce sont les plus difficiles à controler. Juste le chauffe eau, avec ses 3.5 kWh en moyenne en chauffage, même en fermant tous les autres brakers, ça affecterait pas tellement la consommation d’un appartement et ça couterait pas mal chère en période de pointe (sans avoir la possibilité de le régler sans interrupteur intelligent).

Hydro-Québec a forcé tout le monde à se convertir au chauffage électrique dans les années 60-70 à coup de subvention. Aujourd’hui ils nous forcent à économiser à coup de subvention (Tarif flex, crédit hivernal, Hilo…)
Facile à dire que les québécois consomment trop quand vous les avez forcé à chauffer électrique contrairement à ailleurs où ils chauffent encore au gaz.
Facile à dire aussi de baisser le chauffage quand il fait plus froid que d’habitude.
Augmenter le chauffage avant une pointe, c’est contre-productif. Une habitation plus chaude perd plus de chaleur vers l’extérieur.
Pour les intéressés, Hilo peut venir chez vous gratuitement changer tous vos thermostats et ajouter un contrôleur sur votre chauffe-eau.
Ensuite ils pourront décider que les périodes de pointes ne sont pas seulement de 6h à 10h mais éventuellement de 6h à midi, et pourquoi pas toute la journée un coup parti?
Ils ont déjà augmenté la pointe du matin de 1h.
Les chars électriques surchargent le réseau. Il faudra aussi les forcer à refournir de l’électricité dans le réseau.

Je ne crois pas qu’on devrait critiquer le fait que nos maisons sont chauffées à l’électricité et que nos voitures sont électriques. C’est une bonne chose pour la planète (surtout que notre électricité est propre).

Par contre, dans un contexte de rareté, je suis d’accord avec vous qu’on ne devrait pas laisser Hydro contrôler notre consommation à travers Hilo.

C’est justement pour ça que le meilleur mécanisme de contrôle de la demande, c’est le prix… C’est comme ça que ça marche partout ailleurs, alors pourquoi pas ici?

3 « J'aime »

Tu peux ne pas le faire. Ainsi tu récupères uniquement après la pointe. L’option est là pour une question de confort. Tout comme le choix de combien de degrés tu es prêt à perdre pendant le défi avant que le chauffage démarre.

L’inscription à Hilo est sur une base volontaire, avec un engagement d’un an. Si Hydro change les termes des pointes dans 1 an, facile, tu débranches la passerelle et garde quand même les thermostats.

Ça fait longtemps qu’on le demande, mais des bornes bidirectionnelles, c’est plusieurs milliers de dollars. Sinon, juste de recharger hors pointe, surtout avec Hilo, où on a un tarif réduit sur les kWh !

Contrôler via Hilo ou contrôler via le prix, ça revient pas mal au même ! Avec Hilo, c’est plus de 50¢/kWh pendant les pointes ! Un assez bon incitatif pour consommer moins !!

Et la plupart des places où il y a une tarification dynamique ont aussi privatisé la production et distribution d’électricité.

2 « J'aime »

C’est moins cher que la géothermie subventionner par hydro, ils devraient subventionner des bornes bidirectionnelle, combiner avec des panneaux solaires, la réduction des pointes pourrait être énorme avec cette technologie selon moi.

On peut très bien permettre une tarification dynamique sans privatiser la production et la distribution… La Régie de l’Énergie peut aussi mettre des balises de tarification pour éviter des situations comme au Texas ou des gens se sont ramassé avec des factures à plusieurs milliers de dollars lorsque l’État à gelé.

Vous ne voyez pas ce qui s’en vient? Ils vont mettre le tarif flex D obligatoire pour tout le monde éventuellement. Ils préparent tranquillement le terrain en culpabilisant les abonnés.

Hilo c’est juste un outil aux allures “cool” pour aider à faciliter l’adoption. Mais n’importe qui peut s’inscrire au tarif flex sans passer par Hilo.

Si tu savais… Quand j’ai acheté ma Leaf en 2014, on me prédisait déjà les fortes hausses d’électricité. Alors les prédictions à 2 balles du premier quidam me passent 20 pieds par dessus la tête !

C’est le même fameux plan annoncé depuis l’installation des compteurs intelligents. Fait 15 ans que le plan est en marche ! Soyons patient !

La tarification dynamique est une bonne chose pour Hydro et pour la société. Globalement on se doit “d’aplanir la courbe” et de mieux consommer (et même idéalement consommé moins).

Je ne comprends pas la “crainte” de voir une tarification dynamique être implémentée ‘at large’ par Hydro-Québec…

1 « J'aime »

Le problème c’est que, pendant les pointes hivernales, il fait plus froid. Quand il fait plus froid, il faut chauffer plus. C’est quand même pas de notre faute si il fait froid et qu’il faut se chauffer? Les pauvres dans les appartements mal isolés vont soufrir encore plus. On ne “gaspille” pas l’électricité contrairement à ce que les Roy Dupuis de ce monde veulent nous faire croire.

1 « J'aime »

Justement, tant que l’électricité sera cheap, relativement parlant, l’isolation sera de basse priorité.

Il faut augmenter le prix en général, tout en mitigeant l’impact sur les moins nantis sur une période étendu, pour changer les habitudes et atteindre un meilleur équilibre.

2 « J'aime »

Mais de quelle façon des prix d’électricité plus élevés encourageraient des proprios à rénover leurs appartements et à refaire l’isolation, lorsque l’électricité est payée par les locataires, surtout tant et aussi longtemps que le taux d’inoccupation restera bas.

  • La location n’est pas l’unique marché. Il y a des propriétaires qui habitent leurs logements.
  • L’ajustement sert à améliorer le parc à venir: nouvelles constructions et rénovations.
  • Les taux d’occupations qui génèrent des marchés locataires et propriétaires sont typiquement cycliques.

C’est sûr qu’on peut aider la transition, notamment en créant et affichant des normes d’isolation. Hydro-Québec le fait déjà par proxy en rendant disponible au public la consommation moyenne des logements sur une période donnée.

Aussi, on peut créer un marché où on peut motiver les gens à participant activement au marché, s’ils peuvent revendre l’électricité qu’ils ont générés et/ou stockés, et pas seulement réduire leur consommation momentanément comme le programme Hilo. Tant que les critères sont biens paramétrés.

Si l’entente tombe à l’eau, ce sera un échec de plus du gouvernement Legault, qui n’aura pas su vendre efficacement son contrat à long terme à Terreneuve.


Churchill Falls : l’accord fête son 1er anniversaire, T.-N.-L. s’apprête à le réviser


La salle des machines de la centrale de Churchill Falls, au Labrador, en 2023. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Patrick Butler
Publié à 4 h 42 HNE

Un an après l’annonce de l’entente provisoire avec le Québec qui porte sur Churchill Falls et Gull Island, le nouveau gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador dit qu’il s’apprête à annoncer une révision indépendante de l’accord de principe.

Les partis d’opposition attendent avec impatience les détails de la révision, une promesse électorale phare du premier ministre progressiste-conservateur, Tony Wakeham.

Ce dernier s’est engagé à nommer un comité d’experts d’ici Noël. Il a aussi indiqué, le mois dernier, que le comité sera composé de trois membres et devra soumettre ses conclusions au gouvernement d’ici la fin du mois de février.

Tout ce qu’on nous dit, c’est que ce sera un comité de trois personnes et que le premier ministre parcourt les CV, affirme le chef libéral, John Hogan, qui s’inquiète de la possibilité d’un changement de gouvernement provincial au Québec, où les électeurs seront appelés aux urnes d’ici octobre prochain.

John Hogan remet aussi en question l’indépendance du comité si les membres de celui-ci sont choisis par le premier ministre.

Pour le moment, il y a pas mal de flou pour un gouvernement et un parti qui faisaient la morale sur la transparence, renchérit le chef du NPD, Jim Dinn.

Dans une lettre envoyée au premier ministre jeudi, il demande que les partis d’opposition puissent participer à la sélection des experts indépendants.

L’entente provisoire

L’entente provisoire, annoncée le 12 décembre 2024, cherche à remplacer le contrat existant de Churchill Falls, au Labrador. Signé en 1969, ce contrat est très favorable à Hydro-Québec, qui achète pour des miettes presque toute la production de la centrale de 5428 mégawatts.

L’accord existant n’expire qu’en 2041, mais le gouvernement du Québec accepte de le déchirer si Terre-Neuve-et-Labrador autorise la construction par Hydro-Québec de deux nouvelles centrales à Churchill Falls et à Gull Island. La grande proportion de la production sera réservée à la société d’État québécoise.

Entente historique et controversée

L’entente provisoire, certes historique, ne fait pas l’unanimité à Terre-Neuve-et-Labrador.

Ses promoteurs soutiennent qu’elle permettra à Terre-Neuve-et-Labrador de toucher 225 milliards $ en revenus d’ici 2075, soit une somme mirobolante qui fait rêver dans la province la plus endettée du Canada.

Ses détracteurs estiment que Terre-Neuve-et-Labrador ne profite toujours pas assez de l’énergie produite sur son territoire. Ils s’inquiètent de la durée de l’entente de longue haleine et doutent de l’efficacité de la clause d’indexation qui permettra au prix de l’électricité de grimper au fil des années.

Tony Wakeham a indiqué pendant la campagne électorale que l’entente provisoire était extraordinaire pour le Québec et mauvaise pour Terre-Neuve-et-Labrador, mais n’a jamais précisé ce qu’il souhaite faire pour la bonifier.

Un premier comité indépendant établi en janvier dernier

L’ex-gouvernement libéral, qui a annoncé l’entente provisoire il y a un an, a établi en janvier dernier son propre comité indépendant présidé par le défenseur du consommateur, Dennis Browne. John Hogan souligne que le défenseur a pu choisir sa propre équipe, sans la participation du gouvernement.

Ce comité, qui n’a toujours pas été démantelé par les progressistes-conservateurs, est néanmoins devenu la cible des critiques en raison de ses rapports laconiques. Les trois rapports trimestriels publiés jusqu’à maintenant ne donnent que très peu d’informations sur l’entente provisoire et les négociations en cours entre Hydro-Québec et Hydro Terre-Neuve-et-Labrador.

L’impartialité de Dennis Browne avait aussi été remise en question par les progressistes-conservateurs en raison de ses liens avec le Parti libéral provincial. Un membre du comité, le comptable agréé Michael Wilson, a aussi démissionné en mai, citant l’indépendance compromise du processus.

Une entente finale d’ici avril prochain, est-ce toujours possible?

Hydro T.-N.-L. et Hydro-Québec avaient indiqué, lors du dévoilement de l’entente provisoire en décembre dernier, qu’elles souhaitaient entériner les accords définitifs d’ici avril 2026.

Il me semble de moins en moins réaliste qu’on atteigne la cible d’avril 2026, estime John Hogan, en rappelant que Tony Wakeham promet aussi un référendum sur les ententes définitives.

Notre gouvernement lancera prochainement un examen indépendant du protocole d’accord, écrit Ashley Politi, la porte-parole du premier ministre, dans une déclaration envoyée à Radio-Canada. Notre objectif est que ce travail soit réalisé rapidement, mais surtout, qu’il soit fait correctement.

Je crois que les technologies de bidirection pour les autos électriques, c’est pas encore assez mature. Il n’y a presque aucun véhicule qui le supporte.

J’ai l’impression que c’est une technologie qui va évoluer rapidement et les premières technologies vont vite devenir désuète.

2 « J'aime »