Hébergement touristique et Airbnb

Dans le nouveau règlement de la Ville de Montréal, les amendes sont de 2 000 $ par jour, par récidive, pour une résidence principale. Bien sûr, si, par jour, veut dire chaque fois qu’un inspecteur de l’escouade prend quelqu’un en flagrant délit, au lieu de chaque jour qu’une annonce illégale est publiée, ça n’exerce pas la même pression ! Et c’est comme ça depuis le 10 juin…

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Reportage au Téléjournal

Airbnb illégaux : la Ville de Montréal peine à donner des amendes

Depuis le 10 septembre, la location de résidences principales à court terme est interdite en dehors de la période estivale. Or, il est difficile pour la ville de Montréal de donner des amendes sur le champ à tous les contrevenants.

Les explications de Marie Isabelle Rochon.

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2 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Élections municipales 2025 - Villes de l’agglomération de Montréal

Dans la loi provinciale sur l’hébergement touristique, il n’y a malheureusement pas de nombre maximal de nuitées par année pour une résidence principale. Il n’y en a pas non plus dans le règlement de la Ville de Montréal.

Avant, c’était uniquement un numéro d’enregistrement CITQ qui était exigé et le certificat de conformité municipal qu’il fallait demander à la Ville de Montréal était basé sur la bonne foi du demandeur avec trop peu de vérifications de la part de la Ville. Maintenant, il faut produire plusieurs documents et faire la demande en personne, ce qui rend un peu gênant de se pointer pour sa nième « résidence principale ». Résultat : parce qu’ils ne pouvaient pas produire les documents requis, des hôtes publient des annonces sans numéro de permis municipal ou font semblant d’en avoir un en répétant leur numéro d’enregistrement CITQ. En passant, les plateformes et les hôtes ne semblent pas être sanctionnés pour ces annonces illégales.

Tout le monde a l’air de supposer qu’avec les règles simples du nouveau règlement de la Ville de Montréal, dont le permis municipal obligatoire, son application allait être facile et la mairesse faisait même miroiter des constats d’infraction remis sur-le-champ. Eh bien, on est loin de là. Dans son reportage du 3 octobre, La Presse montrait que des centaines de résidences principales sont toujours offertes en location. On pourrait penser que ça veut dire après le 10 septembre, mais j’ai constaté moi-même que, depuis le 10 juin, la majorité des annonces Airbnb à Montréal n’avaient pas de numéro de permis municipal. Et ce n’est pas à Revenu Québec d’appliquer le règlement de la Ville de Montréal.

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Le local de l’ancien café super sympathique Cafécito, sur la rue Prince, fermé depuis, est maintenant le débarras de l’hébergement touristique Les Chambres du Petit Prince, appartenant à Émile Benamor, tristement célèbre en tant que propriétaire de l’immeuble Airbnb incendié Place d’Youville. Dommage d’avoir perdu un café de quartier pour ça.

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Saint-Lambert interdit Airbnb en zone résidentielle

Un logement mis en location pour des périodes non consécutives de moins de 30 jours est réputé utilisé à des fins commerciales», rappelle la Ville.

Ainsi, cette pratique est considérée comme étant commerciale et, par conséquent, elle ne peut être pratiquée dans des zones résidentielles.

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Le Monde a un long éditorial sur les effets de Airbnb sur le prix des logements à Paris et ailleurs en France

La multinationale américaine a non seulement dynamité le marché de la location touristique, mais a aussi encouragé la transformation de résidences principales en logements réservés à la location de courte durée.

Dans le Grand Paris, 30 % des biens présents sur son site servent exclusivement à de l’hébergement de courte durée, privant les candidats au logement d’autant de chances. Au centre de Nice, 70 % des meublés sont détenus par des investisseurs. L’impact est également massif en matière de saturation touristique, de raréfaction des commerces abordables dans certains centres-villes et de vivre-ensemble dans des immeubles livrés aux allées et venues d’usagers éphémères.

L’enquête sur 6 articles : L’ogre Airbnb - Actualités, vidéos et infos en direct :arrow_heading_down:

  1. Comment Airbnb a fait de la France son terrain de jeu favori avec plus de 1 million d’annonces
  2. « Airbnb a façonné l’idée que tout peut être rentabilisé. C’est une logique d’optimisation permanente »
  3. Le modèle de tourisme d’Airbnb a métamorphosé certaines villes en France, comme La Rochelle et Nice
  4. Les stations de ski françaises ont basculé dans la « culture de la résidence secondaire », sous l’impulsion d’Airbnb
  5. « Airbnb, c’est de l’argent facile et c’est très addictif » : des milliers de personnes s’improvisent hôteliers en France
  6. Comment New York est devenu un enfer pour Airbnb
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Transition Québec veut interdire la conversion de logements en Airbnb

La candidate à la mairie, Jackie Smith, espère freiner la crise du logement et améliorer l’offre en habitation, en s’attaquant à la conversion de logements en hébergements touristiques.

Pour arriver à ses fins, la cheffe de Transition Québec planifie retirer tout immeuble qui n’est pas un hôtel ou une auberge du zonage C-10.

Transition Québec veut redoubler d’efforts afin de ralentir la crise du logement en taxant les logements vacants ou sous-utilisés.

Quelle signification faut-il accorder aux notes sur Airbnb ?

La demande d’échange de bons procédés – je te donne cinq étoiles, tu m’en donneras autant ? – est classique sur Airbnb, où les hôtes comme les clients s’évaluent mutuellement. Et alors que les insultes pleuvent sur les réseaux sociaux en général, il est frappant de constater à quel point tout est presque toujours ultrapositif sur Airbnb.

https://www.lapresse.ca/voyage/2025-10-25/quelle-signification-faut-il-accorder-aux-notes-sur-airbnb.php

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Aux débuts de eBay, le système de rétroaction était bilatéral : les acheteurs et les vendeurs pouvaient s’évaluer mutuellement, avec des notes positives, neutres ou négatives.

Ce système a été modifié en 2008 : désormais, les vendeurs ne peuvent plus laisser de notes négatives ou neutres aux acheteurs, uniquement des évaluations positives. Cette décision visait à encourager les acheteurs à laisser des évaluations honnêtes sans craindre des représailles.

Vers la première minute d’un reportage de CBC Québec (https://www.youtube.com/watch?v=Q5cpQugwoRw&t=62s), à propos de la période du 10 juin au 10 septembre où l’hébergement touristique en résidence principale est permis à Montréal, Luc Rabouin dit : « Tout le reste de l’année, la seule preuve qu’on a à faire, c’est qu’il y a une annonce. Dès qu’il y a une annonce, c’est illégal. »

C’est difficile de concilier cette affirmation avec les méthodes de l’escouade contre l’hébergement touristique illégal décrites dans cet article de Montreal Gazette :

Le nombre de 526 annonces illégales encore actives d’après le site À bas Airbnb est sous-estimé, car fait à partir du scraping du site d’Airbnb. Dans mon propre échantillonnage d’annonces Airbnb (ma méthode manuelle décrite dans la section Hébergement touristique et Airbnb), j’obtiens environ 50 % plus d’annonces. Fait à souligner, environ 85 % d’entre elles n’ont pas de numéro de permis municipal et étaient donc passibles de constats d’infraction dès le 10 juin, puisque ce numéro est obligatoire avec le nouveau règlement de la Ville de Montréal.

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L’annonce est pour combien de temps? Si c’Est pour >31 jours, ça passe je pense.

Même sans numéro de permis municipal?

Un numéro de permis municipal n’est pas requis pour louer une résidence principale à Montréal pour des durées de plus de 31 jours parce que ces locations sont considérées comme de la location à long terme et relèvent du Tribunal administratif du logement (TAL), non du régime de l’hébergement touristique.

Par contre, si le logement n’est pas une résidence principale, pour des séjours de 31 jours ou moins, il faut obtenir un certificat d’occupation et ce type de location est permis uniquement dans certains secteurs commerciaux ou mixtes.

Dans toutes les annonces que j’ai vues, les réservations étaient éparpillées en petits blocs et, quand il y en a des dizaines par année pour un logement, ça devrait être clair qu’il ne s’agit pas d’une résidence principale et que ce n’est pas pour des durées de plus de 31 jours. Et pourtant, l’escouade hésite encore à se prononcer !

Tirés de mon échantillonnage, voici des exemples de fréquences de locations (plusieurs pour au moins 2 nuitées ) de “résidences principales” encore actives à Montréal :

Note : 4 fois “107 commentaires en 6 ans”, c’est parce que le même numéro CITQ était utilisé pour 4 adresses différentes. On dirait que ni Airbnb ni Revenu Québec n’a vu ça…

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Gros chamboulement dans le milieu hôtelier. J’ai une amie qui vient de se faire mettre dehors de son ‘hôtel’ à cause de cette histoire

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Sonder :-1: : surtout des résidences de tourisme déguisées en hôtels avec " réceptions " virtuelles…

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a investi dans Sonder avant son entrée en bourse en janvier 2022 et je ne sais pas si elle détient encore des actions.

Voici la performance en bourse de Sonder Holdings Inc. depuis 2022 :

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Je ne sais pas si ça concerne l’ensemble des propriétés, mais ça me désolerait particulièrement pour l’ancien Board of Trade fraîchement rénové, et le bâtiment sur Maisonneuve près de Concordia.

La majorité des établissements de Sonder Holdings ne sont pas des hôtels traditionnels avec personnel sur place. Sonder privilégie un modèle hybride axé sur le numérique, avec peu ou pas de personnel physique dans la plupart de ses unités.

Dans certains établissements, comme l’ “hôtel” Le Guérin sur Drolet, pour de longs séjours, des clients se plaignent que la literie n’est pas changée…

Maintenant, en allant sur le site sonder.com pour voir les offres à Montréal, voici ce qu’on trouve :

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Deux extraits de l’article :

The company’s market value is $6.79 million, according to LSEG, a far cry from its $2.2 billion valuation at the time of its initial public offering in 2021.

In its last quarterly report, Sonder cited “substantial doubt” about its ability to remain as a going concern as its liquidity toes the border of the company’s obligations. As of the end of June, Sonder had $1 billion of assets, but $1.5 billion in liabilities.

Un exemple de ce qui arrive aux clients : Guests at Sonder Witherspoon Center City Philadelphia given less than 24 hours to vacate premises following Marriott announcement - 6abc Philadelphia

Un autre média rapporte que Sonder Holdings Inc. ferme ses livres.

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:balance_scale: Dans de nombreuses juridictions, un séjour à l’hôtel dépassant une certaine durée (généralement 30 jours, parfois jusqu’à 90 jours) est considéré comme une location, similaire à la location d’un appartement. Cela signifie que l’hôtel ne peut pas expulser le client (devenu locataire) sans ordonnance du tribunal.

Tout client ayant séjourné dans un établissement Sonder plus longtemps que la durée requise pour devenir légalement locataire, ou ayant une réservation dépassant cette durée (même s’il n’a pas encore séjourné tous les jours), devrait poursuivre l’hôtel en justice s’il a été expulsé.