Grand parc de l’Est

Dépense de 425 000$ d’ici 2025 pour étudier la possibilité de créer un Grand parc de l’Est. Le projet embryonnaire consiste à créer de nouveaux espaces verts et relier les parcs existants dans l’est de Montréal.

Article du Journal Métro:

5 Likes

Le fameux droit de péremption accordé à la Ville de Montréal joue maintenant un rôle essentiel dans le développement d’espaces verts sur l’ile de Montréal (mais pas seulement). En effet il permet à l’administration municipale de se porter acquéreur (en priorité) de terrains jugés stratégiques dans l’élaboration d’un réseau vert sur l’ile, poumon indispensable pour la qualité de vie et le développement durable de la métropole.

De ce fait, même s’il serait idéal de créer de grands parcs d’un seul tenant, bien que pas toujours possible pour plusieurs raisons (économiques ou administratives). La deuxième option d’établir un réseau d’espaces verts reliés entre eux par des corridors naturels, des sentiers et des passerelles (pour franchir certaines voies) deviennent un compromis très acceptable. Même si à priori ce n’est pas forcément le premier choix.

Ces mêmes liens ne visent pas seulement le déplacement aisé des gens d’un secteur à un autre, mais favoriseront aussi la mobilité de la faune, afin qu’elle joue un meilleur rôle écologique dans l’équilibre naturel du territoire.

On peut certainement se réjouir de ces objectifs municipaux sur le plan environnemental qui projettent aujourd’hui la ville de demain. En effet à ce chapitre nous suivons l’exemple des décideurs du 19è siècle qui ont créé en 1876 le parc du Mont-Royal https://www.lemontroyal.qc.ca/fr/a-propos-du-mont-royal/l-histoire-du-mont-royal

C’est donc ce même esprit qui motive la Ville plus d’un siècle plus tard, afin que les futures générations montréalaises profitent à leur tour d’un environnement sain et accueillant au coeur de la ville, comme lieu de nature, de beauté et de bien-être.

1 Like

Je verrais bien un regroupement des parcs dans RDP et PAT. Cependant, contrairement au Grand parc de l’Ouest où les espaces verts sont relativement proches les uns des autres, le golf d’Anjou est à une bonne distance des parcs au bout de l’île.

Dans l’article on parle d’acquisition de terrains, mais à part les parcs de la Coulée Groulx, Pointe des Prairies & le golf, je ne sais pas qu’elle terrain la ville pourrait acquérir pour agrandir la superficie des parcs.

Car dans les alentours, à parc les terrains du Collège St-Jean Vianney peut être le terrain du Sanctuaire du Sacré-Coeur, l’autre côté de la track de chemin de fer, mais le reste autour est construit : Usine d’épuration, Poste du Bout-de-l’ïle, Cimetière & résidences privées.

Si la ville et le MTQ veulent investir dans une vraie dalle parc, ici serait un bon moyen de regrouper les 2 secteurs, car il n’y qu’un passage sous la 40 pour le golf & une passerelle le long de la voie ferrée

Il y a un bon potentiel dans les friches industriels du secteur. Il faudra de la réhabilitation, mais dans 20 ans, on pourrait avoir une nouvelle surface boisée importante, mais discontinue. Tant qu’à rêver, on peut espérer qu’on plantera des espèces indigènes pour recréer la forêt montréalaise.

J’ai créé une carte où je répertorie les terrains potentiels pour un parc. En vert sont les terrains en bon ou assez bon état, en jaune sont les terrains où il y aurait besoin d’une bonne réhabilitation. image

4 Likes

C’est bien beau avoir plusieurs petits terrains morceler autour des parcs existants, mais qui va vouloir aller se promener dans un labyrinthe de petit sentier entres des usines/raffineries? De plus, si aucun des terrains se touchent, certaines parcelles ne seront jamais utilisées, car les gens ne seront pas poussé de rentrer/sortie du parc 8 fois pour faire une promenade de 4 km

Personnellement, tout ce qui trouve à l’ouest du boulevard St-Jean-Baptise serait trop loin et morcelé pour faire partie du même parc que lui de la Pointe des Prairies. Si un piéton doit traverser la 40 ou des tracks de chemin de fer en faisant un détour de 500m-1km, ça ne va pas aider les gens à s’approprier le parc.

De plus, plusieurs terrains grandes institutions se trouvent dans le secteur (prison, centre jeunesse, hôpital) et je ne crois pas que ça va être un argument très vendeur, pour dire aller vous promener autour de Philipe-Pinel, juste au tournant derrière les réservoirs à l’ombre des pylônes…

1 Like

Je suis d’accord avec toi, le morcellement des terrains est vraiment un gros désavantage pour le parc. Par contre, le Grand parc de l’Est peut être subdivisé en plusieurs zones, avec celle de la pointe Est (Coulée-Grou, Golf, boisé derrière rue Joverte-Bernier) étant la principale. Les autres zones, plus petites, serviraient surtout de parc plus local afin de transformer les friches industrielles en lieux plus vert et qui, dans quelques décennie, rendraient l’est de l’ile très vert.

La carte que j’ai fais n’est cependant pas du tout réaliste, c’est juste pour répertorier les terrains où se trouve un certain potentiel de transformation et d’aménagement.

Perso, c’est surtout ce qui ce trouve entre Henri-Bourrassa et Sherbrooke, en plein milieu de le méga zone industrielle de la Pointe-de-l’Île, que je trouve le moins intéressant. L’intérêt écologique est là, mais pas vraiment de plus-value récréative comme tu dis. J’ai moins de réserve pour le reste.

J’aimerai surtout que la ville soit plus agressive dans la revitalisation et l’appropriation des berges. C’est triste de voir ce genre d’aberration à l’entrée de parcs sur Gouin.

8 Likes

Engagement de Projet Montréal à créer un réseau vert et à agrandir plusieurs des parcs existants.

2 Likes

https://www.facebook.com/239368983499867/posts/1041405529962871/?sfnsn=mo

1 Like

Il y a une annonce pour le Grand parc de l’Est (golf d’Anjou) aujourd’hui au comité exécutif

Sur Twitter

«Le parc du Boisé-Jean-Milot, reconnu depuis 2008 par l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve comme un milieu naturel à protéger, passera de l‘affectation « dominante résidentielle » à l’affectation « conservation ». »

«En plus, de nouveaux terrains du Club de Golf Métropolitain Anjou seront protégés de tout développement industriel par la modification de leur affectation, qui passera d’« industrie » à « grand espace vert ou récréation » .»

«Précisons que cela n’empêche pas le Club de Golf Métropolitain Anjou de poursuivre ses activités. Le développement industriel sera toutefois désormais impossible et nous pourrons et de mieux encadrer les activités permises sur cet espace vert. »

«Ces deux terrains représentent des lieux uniques, des îlots de fraicheurs et de biodiversité essentiels à la bonne qualité de vie de la population de l’Est de la métropole. »

«En modifiant l’affectation de ces terrains, nous posons un geste fort pour assurer la protection des rares espaces verts encore présents dans l’Est de Montréal. »

— Valérie Plante

Communiqué sur le site de la Ville

Engagement 100 jours : La Ville de Montréal élargit la protection de deux espaces verts significatifs dans l’Est

16 février 2022

Montréal, le 16 février 2022 - Afin d’offrir une ville plus verte à la population montréalaise, la Ville de Montréal procède au changement d’affectation au Schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Montréal (SAD) de deux importants espaces verts de l’Est. Le parc du Boisé-Jean-Milot, reconnu depuis 2008 par l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve comme un milieu naturel à protéger, passera de l?affectation « dominante résidentielle » à l’affectation « conservation ». De plus, de nouveaux terrains du Club de Golf Métropolitain Anjou seront protégés de tout développement industriel par la modification de leur affectation, qui passera d’« industrie » à « grand espace vert ou récréation ».

En modifiant l’affectation de ces terrains, la Ville pose un geste fort pour assurer la protection des rares espaces verts encore présents dans l’Est de Montréal. Situés au cœur d’un imposant développement industriel, le parc du Boisé-Jean-Milot et les terrains du Club de Golf Métropolitain Anjou représentent des lieux uniques, des îlots de fraicheurs et de biodiversité essentiels à la bonne qualité de vie de la population de l’Est de la métropole.

« L’une des priorités de la population montréalaise est d’avoir accès à des espaces verts, à des parcs, à des milieux naturels de qualité. Notre administration a toujours partagé cette volonté et n’a pas hésité, dans son premier mandat, à investir dans un avenir plus vert pour Montréal, notamment avec la création du Grand parc de l’Ouest. En ce début de deuxième mandat, nous maintenons le cap sur notre objectif d’offrir à l’Est de Montréal davantage d’espaces verts. Au cours des 100 premiers jours de notre mandat, nous avons élargi la protection à une plus grande superficie du Club de Golf Métropolitain Anjou, de même qu’au Boisé-Jean-Milot, et nous poursuivons le travail en vue de la création du poumon vert de l’Est, qui sera formé d’espaces verts situés dans les arrondissements de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et d’Anjou », a déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

L’affectation conservation au SAD n’empêche pas le Club de Golf Métropolitain Anjou de poursuivre ses activités. Il permet toutefois d’empêcher un futur développement industriel et de mieux encadrer les activités permises sur ce précieux espace vert, qui sera rattaché au corridor que formera le poumon vert de l’Est.

« Nous continuons de travailler afin de sécuriser un tracé pour le corridor vert de l’Est. Nous sommes déterminés à offrir à la population de l’Est de Montréal davantage d’espaces verts et à lutter contre les îlots de chaleur et nous travaillons d’arrache-pied pour y arriver le plus rapidement possible », a souligné Caroline Bourgeois, responsable des grands parcs, des sports et loisirs, du Mont-Royal, du parc Jean-Drapeau, d’Espace pour la vie et de l’Est de Montréal au sein du comité exécutif.

5 Likes

Le maire d’Anjou n’est pas content

Montréal protège davantage le golf d’Anjou


PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
Le terrain de golf d’Anjou

L’administration Plante protégera une nouvelle partie du golf d’Anjou, dans l’Est de Montréal.

Publié à 15h58
PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
LA PRESSE

La mairesse en a fait l’annonce mercredi, à la réunion du comité exécutif.

« Il faut protéger les espaces qui sont déjà verts. C’est une question de gros bon sens », a-t-elle dit. « Cette modification ne va pas empêcher les activités du club de golf. »

Le club de golf d’Anjou avait fait l’objet de vifs débats, cet automne, entre promoteurs de son développement et partisans de sa conservation. Lors de la dernière campagne électorale, Denis Coderre et le maire d’arrondissement Luis Miranda faisaient partie du premier camp, alors que Projet Montréal adhérait au second.

Il s’agit de l’un des derniers grands espaces verts de ce secteur. Le sol est toutefois hautement contaminé parce qu’une raffinerie a déjà opéré dans le secteur.

« Nous avons été très clairs sur notre volonté de faire un grand parc de l’Est, un poumon pour l’Est. Ça s’inscrit dans cette volonté », a dit Mme Plante, qui a aussi annoncé la protection du Boisé-Jean-Milot, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

En entrevue téléphonique, le responsable de l’urbanisme au comité exécutif s’est félicité de cette décision.

« On double la portion protégée », a dit Robert Beaudry. « On est en urgence climatique actuellement, il faut qu’on puisse mettre en place pour permettre aux citoyens […] de jouir d’espaces verts et d’espaces qui luttent contre les îlots de chaleur. »

Mais l’annonce ne fait pas que des heureux. Le maire Miranda a dénoncé mercredi un changement de zonage « improvisé » qui pourrait coûter cher à la Ville de Montréal en compensation aux propriétaires. « Le site était en développement », a-t-il dit. « Il y a au moins deux bâtisses et cinq autres projets en marche » dans le secteur à protéger, a-t-il dit.

M. Miranda a aussi dénoncé la méthode utilisée par l’administration Plante : il dit avoir appris la décision sur les réseaux sociaux.

2 Likes

Le golf d’Anjou voué au vert et non aux industries, tranche Valérie Plante


Valérie Plante | Photo: Josie Desmarais/Métro

Journal Métro | MONTRÉAL | 16 février 2022 à 9h54 | Jason Paré

La Ville de Montréal double la superficie du Golf métropolitain d’Anjou qui sera protégée de tout développement industriel, une décision qui déplaît au maire de l’arrondissement, Luis Miranda.

La mairesse Valérie Plante en a fait l’annonce mercredi lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif. Le zonage industriel sera donc remplacé par un zonage permettant uniquement les espaces verts et les loisirs.

«C’est notre volonté d’avoir un Grand Parc de l’Est. On voulait faire ça dans les 100 premiers jours de notre mandat pour démonter à quel point l’Est est important pour notre administration», a-t-elle dit.

Si le secteur nord du Golf d’Anjou avait déjà une vocation de grand espace vert ou récréation, c’est le secteur sud qui sera réaffecté prochainement.

Ce changement d’affectation au Schéma d’aménagement et de développement (SAD) de l’agglomération de Montréal touche 40 hectares du Golf d’Anjou. C’est donc un total de 80 hectares qui sera dorénavant protégé, selon le responsable de l’urbanisme, de la participation citoyenne et de la démocratie du comité exécutif, Robert Beaudry.


Gracieuseté, Ville de Montréal

Main tendue

Affirmant avoir appris la nouvelle ce matin sur Twitter, le maire de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, déplore que la Ville de Montréal n’ait pas saisi la main tendue par son administration à la suite des élections de l’automne dernier. L’arrondissement aurait proposé d’organiser une rencontre au sujet de l’avenir de ce site, rencontre qui n’a finalement pas eu lieu.

C’est un manque de professionnalisme flagrant de la part de la mairesse. […] On sort d’un marasme économique depuis les deux dernières années. On a l’occasion de faire du développement, car pour distribuer de la richesse, il faut la créer.

Luis Miranda, maire d’Anjou

À cette critique, Robert Beaudry rétorque que les intentions de la Ville étaient claires.

«Il y a eu de nombreux échanges avec l’arrondissement d’Anjou dans le cadre du dernier mandat. On a même déposé une déclaration qui souhaitait protéger les golfs, dont le Golf d’Anjou et le Golf de Dorval, qui appartient au fédéral.»

Mentionnant l’urgence climatique, Robert Beaudry explique que Luis Miranda est dans une autre optique puisqu’il souhaite développer cet espace de façon industriel.

Le maire d’Anjou affirme que quatre projets industriels sont à l’étude pour le secteur. «C’est une expropriation déguisée. Ça coûte cher ça.»

Luis Miranda croit donc qu’il y aura des recours juridiques de la part des promoteurs.

Robert Beaudry préfère ne pas se prononcer sur cette éventualité, mais soutient que la Ville est dans son droit et que le processus est tout à fait normal et légitime.

Un échéancier de six mois

Selon le responsable en urbanisme, le changement d’affectation prendra six mois. «Toutefois, entretemps, il va y avoir un règlement de contrôle intérimaire, qui vient créer un effet de gel pour permettre que se tienne la consultation de la commission du changement d’aménagement.»

Ce règlement de contrôle intérimaire devrait être applicable après le conseil d’agglomération de jeudi.

Situé dans un parc industriel, le Golf métropolitain d’Anjou sera-t-il véritablement accessible pour les familles?

Je ne m’attends pas que demain matin, des familles chantent « promenons-nous dans les bois » pour se rendre sur ce terrain. […] La vision à long terme, c’est de connecter les espaces verts restants dans l’est de Montréal qui, actuellement, sont enclavés par des axes routiers et des activités industrielles lourdes.

Caroline Bourgeois, responsable des grands parcs, des sports et loisirs, du Mont-Royal, du parc Jean-Drapeau, d’Espace pour la vie et de l’Est de Montréal

Ainsi, si le projet est lié au «poumon vert» que la Ville de Montréal souhaite créer dans l’est de la métropole, l’élargissement de cette zone dédiée au grand espace vert ou récréation a pour objectif de préserver des zones tampons entre des milieux naturels et des îlots de fraîcheur dans le secteur.

2 Likes

Au sujet de la protection du golf d’Anjou je suis complètement derrière l’administration Plante. Je ne comprends absolument pas les critiques du Maire Miranda. Je suis persuadé qu’il existe plusieurs terrains disponibles dans le secteur industriel pour du développement…industriel !

Comment peut-on cracher sur la création d’un grand parc d’envergure en pleine ville ?

4 Likes

Secteur Assomption-Sud–Longue-Pointe « Il y a une limite à ce que la Ville peut faire seule »

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Le secteur Assomption-Sud–Longue-Pointe est largement industriel.

Montréal appelle Québec et Ottawa à collaborer pour faire « des gains en verdissement et en mobilité »

Publié à 5h00

Partager

Henri Ouellette-Vézina

Henri Ouellette-Vézina La Presse

Montréal réclame la création d’un groupe de travail conjoint, qui impliquerait Québec et Ottawa, pour acquérir davantage d’espaces verts et « préserver la qualité de vie » des résidants d’Assomption-Sud–Longue-Pointe, un secteur déjà largement industriel.

« On se fait constamment interpeller par les résidants, mais il y a une limite à ce que la Ville peut faire seule. On a besoin d’aide. Ce groupe conjoint nous permettrait de se parler, d’être plus agiles pour faire des gains en verdissement, en mobilité. Il faut que tout le monde se parle, qu’on travaille dans le même sens, parce que là, on se sent un peu laissés à nous-mêmes », confie la responsable du transport et de la mobilité au comité exécutif de la Ville, Sophie Mauzerolle.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Sophie Mauzerolle, responsable du transport et de la mobilité au comité exécutif de la Ville de Montréal

Les chantiers sont nombreux dans Assomption-Sud–Longue-Pointe, leur développement impliquant des débats sur tous les fronts. Du REM de l’Est à la plateforme de transbordement de Ray-Mont Logistiques, en passant par le prolongement de l’axe Assomption-Souligny ou encore le poste de transformation d’Hydro-Québec, les projets abondent.

À ses yeux, la Ville demeure toutefois restreinte dans son champ d’action, notamment parce qu’elle n’a pas « la mainmise foncière d’une bonne partie du secteur ». « On n’a pas, non, les deux mains sur le volant sur à peu près tout », lance-t-elle, en réclamant de pouvoir discuter de « possibilités d’acquisitions » de terrains conjointes avec Québec et Ottawa, mais aussi de « montages financiers qui nous donneraient une certaine force de frappe dans certains secteurs ».

« On se retrouve à devoir manœuvrer et essayer de faire atterrir des projets sans avoir le plein contrôle de ce qui s’y passe. On sent qu’il y a vraiment un besoin que tout le monde s’assoie à la même table », insiste encore Mme Mauzerolle.

Il est grand temps que toutes les parties prenantes se réunissent afin de s’assurer que le développement d’Assomption-Sud–Longue-Pointe se fasse en tenant compte des besoins des résidants dans un contexte d’urgence climatique.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Un parc-nature complexe à réaliser

En 2019, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) s’était penché sur la possibilité de construire un parc-nature dans le secteur. L’idée est aussi ressortie récemment, en janvier, lors d’une rencontre à laquelle participaient des citoyens dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

En 2019, l’Office de consultation publique de Montréal s’était penché sur la possibilité de construire un parc-nature dans le secteur.

Le hic, c’est que le terrain visé empiète sur celui du promoteur Ray-Mont Logistiques, qui vient d’ailleurs de commencer ses travaux en vue de la construction de son terminal de conteneurs. En 2017, l’arrondissement avait d’abord refusé de délivrer les permis. Ont suivi deux procès, que Ray-Mont Logistiques a gagnés, obligeant les autorités à délivrer ces permis. « La Ville a quand même perdu à deux reprises, donc cette demande-là sur ce terrain, c’est difficile de se prononcer », avoue Sophie Mauzerolle.

« On reste toutefois convaincus qu’il y a des opportunités de venir bonifier certains espaces verts, d’en créer d’autres, et surtout d’en préserver. Les citoyens tiennent notamment beaucoup au boisé Steinberg, et on travaille très fort pour que le projet de prolongement Assomption-Souligny n’empiète pas sur ce boisé », ajoute la conseillère, qui promet un projet final « qui circonscrira le camionnage au maximum » en préservant les espaces verts.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Image aérienne du tracé proposé du REM de l’Est dans l’emprise ferroviaire Souligny, dans le secteur Montréal-Est

Dans ce dossier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) demeure pour l’instant flou sur ses intentions, refusant de dire comment il prolongera le boulevard de l’Assomption, alors que l’avenir du REM de l’Est demeure pour le moins incertain, vu les récentes tensions entre la Ville, Québec et CDPQ Infra.

Mme Mauzerolle affirme que la Ville fait tout pour « faire atterrir sa propre gouvernance » dans le dossier du REM. « On partage les préoccupations soulevées par le comité d’experts. Il faut qu’on soit à la table de discussions, on ne peut pas juste subir ce projet-là. Le REM ne peut pas faire son projet et après la Ville arrive pour régler ce qu’il y a autour, ce qui semble être sous-entendu pour le moment. Il faut que ce soit concerté, et ça va prendre des sommes », conclut-elle.