Exportation Hydro-Québec

Feu vert final pour l’interconnexion avec le Massachusetts

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Le permis présidentiel obtenu vendredi était la dernière d’une longue série d’autorisations réglementaires que devaient obtenir Hydro et son partenaire américain, Avangrid, avant de commencer la construction de l’interconnexion.

Hydro-Québec a reçu le permis présidentiel pour construire la ligne de transport qui lui permettra d’acheminer son électricité au Massachusetts.

Publié le 15 janvier 2021 à 11h59

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Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

« Le département fédéral de l’Énergie a accordé le permis présidentiel au projet de ligne de transport New England Clean Energy Connect (NECEC), a fait savoir la société d’État. Toutes les autorisations réglementaires nécessaires à la réalisation du projet ont donc été obtenues aux États-Unis ».

Le permis présidentiel était la dernière d’une longue série d’autorisations réglementaires que devaient obtenir Hydro et son partenaire américain, Avangrid, avant de commencer la construction de l’interconnexion.

« L’obtention du permis présidentiel est une excellente nouvelle, a commenté Sophie Brochu, présidente-directrice générale de la société d’État, dans un communiqué. Tout comme la pandémie, l’urgence climatique ne connaît pas de frontières. Ce projet d’interconnexion constitue un grand pas dans nos efforts de décarbonation ».

Le projet permettra à Hydro-Québec d’acheminer 1200 mégawatts d’hydroélectricité jusqu’en Nouvelle-Angleterre, en passant par Lewiston, dans le Maine et d’encaisser des centaines de millions de revenus. Le projet demeure soumis à l’approbation de la portion québécoise de l’interconnexion.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-01-15/hydro-quebec/feu-vert-final-pour-l-interconnexion-avec-le-massachusetts.php

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Excellente nouvelle!!! Toute cette saga qui est presque finie, c’est presque un miracle.

Le rêve américain d’Hydro-Québec

Si l’entrée en fonction du président américain Joe Biden a sonné la fin des travaux de construction de l’oléoduc Keystone XL, ce qui est un coup dur pour l’économie albertaine, les perspectives sont tout autres chez nous, où Hydro-Québec pourrait entreprendre rapidement la construction d’une nouvelle ligne de transmission et alimenter la ville de New York en énergie propre et renouvelable, un rêve que n’a cessé de caresser l’ancien premier ministre Robert Bourassa.

Publié le 21 janvier 2021 à 6h30

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Jean-Philippe Décarie Jean-Philippe Décarie
La Presse

Il y a plus de 30 ans, en janvier 1988, Robert Bourassa annonçait la signature d’une entente de principe entre Hydro-Québec et l’État de New York pour la vente et l’exportation de 1000 mégawatts d’électricité pour une durée de plus de 20 ans, un contrat de plus de 17 milliards.

Pour des raisons protectionnistes de la part des producteurs locaux d’énergie et d’acceptabilité sociale – notamment le contentieux avec les Cris de la Baie-James –, l’entente ne s’est jamais matérialisée.

L’élection d’un nouveau président démocrate n’a rien à voir avec l’embellie des perspectives d’expansion d’Hydro-Québec aux États-Unis, c’est plutôt l’engagement ferme du gouverneur Andrew Cuomo de « décarboniser » l’économie de l’État de New York qui ouvre ainsi les horizons à notre société d’État.

La semaine dernière, l’État de New York a officiellement lancé des appels d’offres pour la réalisation de trois projets de lignes de transmission d’énergie renouvelable, dont une ligne qui relierait le réseau de l’État américain à celui d’Hydro-Québec.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

L’État de New York veut relier son réseau local d’électricité à celui d’Hydro-Québec.

Cet État voisin a adopté il y a quelques années des lois environnementales strictes qui prévoient que l’électricité utilisée sur son territoire doit être d’ici 2030 à 70 % renouvelable. L’objectif étant d’éliminer le maximum d’énergie fossile pour combler ses besoins internes.

Pour arriver à ses objectifs, l’État de New York souhaite multiplier l’utilisation de l’énergie éolienne et solaire, mais a aussi admis l’hydroélectricité comme source d’énergie renouvelable. Le fabricant québécois de tours d’éoliennes Marmen a d’ailleurs annoncé la semaine dernière qu’il allait implanter une usine d’assemblage de tours offshore à Albany pour satisfaire les ambitions de l’État.

D’ici à ce que les parcs d’énergie éolienne que l’on souhaite mettre en place au large des côtes de l’Atlantique deviennent significativement contributifs dans le bilan énergétique de l’État de New York, l’hydroélectricité présente un avantage nettement plus intéressant et immédiat.

Surtout pour la ville de New York, qui dépend à plus de 70 % des combustibles fossiles pour combler ses besoins en électricité. Avec la fermeture prochaine de la centrale nucléaire Indian Point, les besoins de la mégalopole en électricité propre vont devenir plus criants encore.

Un rêve aussi américain

On se souvient qu’il y a bientôt deux ans, le maire de New York, Bill de Blasio, avait lancé un appel à Hydro-Québec en affirmant qu’il souhaitait conclure une entente d’approvisionnement à long terme avec le producteur québécois d’énergie propre.

L’appel d’offres que vient de lancer l’État pourra donc permettre au maire de la plus importante ville américaine de concrétiser son rêve de décarboniser à 100 % ses besoins en électricité. Selon la commission des services publics de l’État de New York, l’appel d’offres doit être conclu d’ici le 16 février, et les résultats finaux seront connus au cours du troisième trimestre de l’année.

PHOTO BEBETO MATTHEWS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le maire de New York, Bill de Blasio, aimerait voir sa ville utiliser de l’énergie renouvelable à 100 %.

Au cours des deux dernières années, la délégation du Québec à New York a travaillé sans relâche, de concert avec Hydro-Québec, pour convaincre tous les acteurs importants de la fiabilité et de la crédibilité de l’hydroélectricité comme source d’énergie renouvelable.

Avec ses surplus abondants, Hydro-Québec a largement les capacités pour répondre à la demande de l’État de New York.

La société d’État est déjà associée au groupe américain Transmission Developers, une division du groupe d’investissement Blackstone, dans un partenariat pour construire la Champlain Hudson Power Express Line.

Cette ligne de transmission sera capable de livrer jusqu’à 1200 mégawatts d’électricité et ses câbles seront enfouis sur l’essentiel du territoire américain, notamment dans le lac Champlain et le fleuve Hudson.

Hydro-Québec vend déjà de l’électricité à l’État de New York, mais essentiellement sur le marché spot (marché libre). Il s’agira donc d’un contrat de vente ferme d’électricité à cet État populeux. La société d’État a déjà signé un contrat de vente ferme d’électricité avec le Vermont et a conclu une nouvelle entente de vente ferme avec le Massachusetts, semblable à celle qu’elle souhaite conclure avec New York.

« La différence entre un contrat de vente ferme et de vente spot, c’est que l’écart de prix est significatif. Quand je vends sur le marché spot, le marché ne reconnaît pas les attributs environnementaux de l’hydroélectricité, je vends au même prix que n’importe quel type d’énergie fossile.

« Quand on réalise une vente ferme, c’est qu’on veut payer pour de l’énergie propre et renouvelable », m’explique Dave Rhéaume, directeur principal, développement, stratégies et relations commerciales hors Québec. Mine de rien, Hydro pourra obtenir 60 % de plus pour ses ventes fermes à l’exportation qu’elle en reçoit sur les ventes actuelles qu’elle réalise sur le marché spot.

Contrairement à Keystone XL, qui a perdu mercredi le permis présidentiel qui lui permettait de poursuivre les travaux de construction de son pipeline pour relier l’Alberta au Texas, Hydro-Québec ne risque pas de perdre le permis présidentiel qu’elle a déjà en poche, puisque le nouveau président démocrate souhaite lui aussi décarboniser le secteur énergétique américain. C’est une belle prévisibilité qui se présente pour notre société d’État.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-01-21/chronique/le-reve-americain-d-hydro-quebec.php

Hydro-Québec veut fournir New York en électricité

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

La société d’État a annoncé mercredi qu’elle et son partenaire américain Transmission Developers proposent de construire une ligne de transport pour alimenter le cinquième de la grosse pomme avec une combinaison d’hydroélectricité québécoise et d’électricité renouvelable produite dans le nord de l’État de New York.

(Montréal) Après le Massachusetts, c’est à l’État de New York qu’Hydro-Québec veut vendre de l’électricité. Si le projet va de l’avant, ça pourrait être son plus gros coup à ce jour.

Publié le 12 mai 2021 à 11h50 Mis à jour à 12h05

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Michel Saba
La Presse Canadienne

La société d’État a annoncé mercredi qu’elle et son partenaire américain Transmission Developers proposent de construire une ligne de transport pour alimenter le cinquième de la grosse pomme avec une combinaison d’hydroélectricité québécoise et d’électricité renouvelable produite dans le nord de l’État de New York.

Le projet, nommé Champlain Hudson Power Express (CHPE), permettrait de livrer jusqu’à 1250 mégawatts (MW), soit l’équivalent de la consommation de 1,2 million de foyers.

« Cet apport d’énergie propre réduirait les émissions de carbone d’environ 3,9 millions de tonnes métriques annuellement, ce qui équivaudrait à retirer 44 % des voitures des rues de New York », insiste Hydro-Québec dans un communiqué.

Dans son approche, Hydro-Québec mise sur le côté vert de l’énergie qu’elle produit. Sa grande patronne, Sophie Brochu, note d’ailleurs qu’elle veut « aider l’État et sa métropole à atteindre leurs objectifs climatiques ambitieux ».

L’État le plus peuplé de la Nouvelle-Angleterre s’est donné pour cible de réduire ses émissions polluantes de 40 % d’ici 2030 et de 85 % d’ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990.

Ligne souterraine

Selon la proposition, la ligne de transport serait entièrement souterraine. « Son tracé commence à la frontière canado-américaine, à la limite sud du Québec, puis passe sous le lac Champlain, le fleuve Hudson et la rivière Harlem avant de rejoindre le poste électrique Astoria, dans le Queens, à New York », détaille Hydro-Québec.

La ligne électrique qui devra être construite au Québec sera également souterraine, a assuré Lynn St-Laurent, une porte-parole de la société d’État, en entrevue avec La Presse Canadienne. Elle reliera le poste Hertel, situé à La Prairie, jusqu’à la frontière. Des consultations publiques seront lancées dans les prochaines semaines.

Le projet a reçu toutes « les autorisations voulues ». Avec une mise en chantier dès cette année, la société d’État projette que la ligne pourrait être mise en service en 2025.

En parallèle, Hydro-Québec mène une bataille dans le Maine où passerait un éventuel corridor énergétique visant à exporter de l’électricité au Massachusetts.

Hydro-Québec souhaite y acheminer 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans dans le cadre d’un contrat dont les revenus sont estimés à environ 10 milliards US.

Note aux lecteurs : Ceci est une version corrigée. Dans une version précédente, La Presse Canadienne avait indiqué que la ligne située en sol québécois serait hors terre. Or, il s’agira d’une ligne souterraine.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-05-12/hydro-quebec-veut-fournir-new-york-en-electricite.php

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Parallèlement à l’article partagé par @acpnc, en voici un autre, également de La Presse, faisant mention de certaines difficultés qu’imposerait l’Office d’investissement du Régime de pension du Canada à Hydro-Québec dans le Maine.

Hydro-Québec fait face à un obstacle canadien | Ligne de transport d’électricité vers le Massachusetts


PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE | Sophie Brochu, PDG d’Hydro-Québec

L’Office d’investissement du Régime de pension du Canada est un des principaux actionnaires de Calpine, le producteur d’énergie américain qui finance le mouvement d’opposition au projet de ligne de transport d’Hydro-Québec vers le Massachusetts.

Publié le 12 mai 2021 à 6h00 | HÉLÈNE BARIL | LA PRESSE

Un fonds d’investissement canadien qui cherche à torpiller un projet d’énergie verte aux États-Unis, c’est assez particulier, a dénoncé la PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, lors de son passage en commission parlementaire la semaine dernière.

Mme Brochu s’est plainte officiellement auprès de la direction de l’Office d’investissement du Régime de pension du Canada, aussi appelé Investissement RPC, dont le siège social est à Toronto. « J’ai commencé à faire des téléphones, a-t-elle dit, et il y a des téléphones qui vont se faire à de gros messieurs aux États-Unis. »

Calpine est un des plus importants bailleurs de Mainers for Local Power, le comité qui a réuni suffisamment de signatures pour forcer un référendum en novembre prochain sur le projet de ligne de transport qui doit traverser cet État pour relier le Massachusetts.

Calpine, NextEra et Systra Energy « ont payé des gens à 35 $ l’heure pour aller récolter des signatures », a précisé Sophie Brochu.

La PDG d’Hydro-Québec estime que le temps est venu de se défendre plus vigoureusement contre ces entreprises gazières qui mènent une campagne « extraordinairement agressive » contre la société d’État.

Hydro-Québec est une maison qui fait les choses de façon élégante, mais ma patience arrive à la limite.

Sophie Brochu, PDG d’Hydro-Québec

Hydro-Québec est accusée de s’immiscer dans le processus électoral du Maine pour avoir financé avec son partenaire Central Maine Power un comité d’action politique pour promouvoir son projet de ligne de transport. Dans une lettre à La Presse, le sénateur républicain Richard Bennett a affirmé que l’intervention d’une entreprise étrangère est « démocratiquement inacceptable ».

« On nous accuse de nous immiscer dans un processus électoral, mais ce n’est pas un processus électoral. C’est un processus commercial », soutient de son côté Sophie Brochu.

Calpine et les autres grands producteurs d’électricité à partir de gaz naturel voient leur modèle d’affaires fondre et sont prêts à tout pour contrer le projet, estime-t-elle. Ils ne craignent ni l’éolien ni le solaire (qui sont des énergies intermittentes), mais Hydro-Québec arrive avec une offre d’énergie ferme, ce qui change complètement la donne pour eux.

Pas plus facile avec New York

Hydro-Québec a aussi des visées sur le marché de New York, qui veut conclure le même genre de contrat à long terme que le Massachusetts. Même si le Québec et l’État de New York ont une frontière commune, ce ne sera pas plus facile pour autant, prévoit Mme Brochu, parce que les mêmes opposants seront là pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Calpine est un producteur d’électricité établi à Houston, au Texas, qui exploite des centrales au gaz naturel en Nouvelle-Angleterre, notamment dans les États de New York, du Massachusetts et au Maine.

Investissement RPC, qui est l’équivalent de la Caisse de dépôt dans le reste du Canada, n’a pas voulu faire de commentaires sur le projet d’Hydro-Québec. L’office d’investissement du Régime de pension du Canada est devenu un des principaux actionnaires de Calpine en 2017 dans le cadre d’une transaction de 5,8 milliards US. Il gère un actif de 475,7 milliards.

La tenue du référendum de novembre et les autres obstacles de nature politique qui pourraient se dresser sur le chemin font que l’échéance de 2023 prévue pour le début des livraisons d’électricité à Boston est incertaine, même si le projet de ligne de transport a obtenu toutes les approbations réglementaires requises.

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C’est potentiellement le début d’une belle patate chaude pour Ottawa ça! Pas certain que ça paraisse bien, un fonds public canadien qui fait opposition à une entreprise canadienne d’énergie propre pour favoriser à la place de l’énergie fossile dans un autre pays.

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La PDG d’Hydro-Québec, Mme Sophie Brochu, était en entrevue avec Patrice Roy, ce soir au Téléjournal 18h:

Ligne Appalaches-Maine Hydro-Québec obtient le feu vert

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

(Montréal) Hydro-Québec annonce qu’elle dispose maintenant de toutes les autorisations nécessaires pour construire au cours des prochaines semaines et éventuellement exploiter la ligne d’interconnexion des Appalaches-Maine entre Saint-Adrien-d’Irlande, au Québec, et Lewiston, au Maine.

Publié le 21 mai 2021 à 6h31

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La Presse Canadienne

La société d’État précise vendredi que la Commission de la Régie de l’énergie du Canada (REC) a délivré le permis qui pave la voie au raccordement au New England Clean Energy Connect (NECEC), dont la construction est entamée depuis février dernier dans l’État du Maine.

Hydro-Québec mise grandement sur le NECEC pour acheminer par le Maine 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans à l’État du Massachusetts dans le cadre d’un contrat dont les revenus sont estimés à environ 10 milliards US.

De plus, grâce à une entente conclue avec le Maine l’été dernier, cet État bénéficiera d’un approvisionnement de 0,5 térawattheures par année, également pendant 20 ans.

Selon le tracé retenu au Québec, la ligne s’étendra sur 100 kilomètres entre le poste des Appalaches, à Saint-Adrien-d’Irlande, et un point de raccordement situé dans la municipalité de Frontenac en Estrie, à la frontière entre le Québec et le Maine.

L’ajout au poste des Appalaches d’un convertisseur qui transformera le courant alternatif en courant continu pour alimenter la nouvelle ligne est aussi prévu.

Quant à la longueur du tracé au Maine, il est de 233 kilomètres.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-05-21/ligne-appalaches-maine/hydro-quebec-obtient-le-feu-vert.php

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Fournisseur d’énergie propre L’État de New York choisit Hydro-Québec

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Les autorités de New York ont choisi Hydro-Québec comme fournisseur d’énergie propre pour les 25 prochaines années, ce qui est le plus important contrat d’exportation conclu par la société d’État.

Publié le 20 septembre 2021 à 12h06

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Hélène Baril

Hélène Baril La Presse

La décision a été annoncée ce matin par la gouverneure de l’État, Kathy Hochul à l’occasion de la Climate Week de New York. Le contrat d’une durée de 25 ans rapporter plusieurs milliards de dollars à Hydro-Québec.

Il prévoit la construction d’une ligne de 545 kilomètres en partie sous-marine sous le lac Champlain et le fleuve Hudson pour rejoindre la ville de New York. Hydro-Québec a déjà fait savoir que la construction de ce nouveau lien pourrait commencer rapidement et être achevée en 2025.

Hydro-Québec fournira 10,5 térawattheures à l’État de New York, soit le cinquième de la consommation totale d’électricité de la ville de New York. Ce sera le plus important contrat d’exportation jamais conclu par l’entreprise. Le Massachusetts a déjà signé une entente avec Hydro-Québec pour acheter 9,45 térawattheures d’électricité pendant 20 ans. Dans les deux cas, des dizaines de milliards de revenus sont attendus, même si Hydro-Québec n’en précise pas le montant.

Selon Hydro-Québec, l’électricité québécoise réduirait les émissions de carbone d’environ 3,9 millions de tonnes métriques annuellement, ce qui équivaudrait à retirer 44 % des voitures des rues de New York.

Au Québec, une portion de ligne de 60 kilomètres devrait être construite pour connecter le réseau québécois à celui de l’État de New York.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-09-20/fournisseur-d-energie-propre/l-etat-de-new-york-choisit-hydro-quebec.php

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Excellente nouvelle au point de vue écologique, et aussi au point de vue économique. Ce sera une source de revenus importants pour Hydro-Québec (et donc ultimement pour le Gouvernement du Québec), estimés à environ environ 13G$ sur 20 ans. Enfin, c’est l’occasion de nous positionner comme un acteur majeur dans l’électrification énergétique. D’autres États américains pourraient emboîter le pas, si nous avons la capacité de les fournir bien sûr.

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Dans un tweet subséquent, François Legault indique plutôt 20G$:

Hydro-Québec: «pas de nouveaux barrages» pour répondre à la demande

Sophie Brochu, pdg d’Hydro-Québec à Tout le monde en parle. Photo: Capture d’écran

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Pascal Gaxet - Métro

4 octobre 2021 à 6h06 - Mis à jour 4 octobre 2021 à 7h13 3 minutes de lecture

Le récent contrat obtenu par Hydro-Québec, en tant que futur fournisseur d’électricité de la ville de New York, ne devrait pas voir la construction de nouveaux barrages au Québec pour répondre à la demande. Les plus de 10 térawatts seront générés en optimisant l’utilisation énergétique au Québec et en développant des parcs éoliens par exemple, explique la présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu.

La pdg décrit ce contrat «américain» comme «la fierté» des Québécois. «La paye du contrat qu’on a signé, c’est pas que ce soit le plus gros contrat d’Hydro-Québec, la plus belle affaire, c’est que les Québécois ont été fiers de l’annonce». Celui-ci distribuera 10,4 térawatts à la ville de New York, soit l’équivalent de «la consommation de 1 million de foyers, ou 20 % de la consommation de la ville de New York». C’est aussi un grand pas vers la transition verte puisque ledit contrat représente une réduction des gaz à effet de serre. «C’est comme si on enlevait 44 % des voitures de New York.»

Fournir cette production électrique ne devrait pas engendrer de nouveaux barrages au Québec, mais plutôt des améliorations d’équipements alliés avec une consommation de l’énergie plus efficace, ainsi que le développement de l’éolien. «Pas de nouveaux barrages dans un horizon prévisible, ce n’est pas dans nos cartons», déclare Sophie Brochu.

«On va moderniser les équipements. On a des barrages un peu partout au Québec qui datent un petit peu et qui ont besoin d’amour. Et quand on met des équipements modernes, on a plus de capacité. On a tous les ouvrages dont on a besoin au Québec»

Sophie Brochu, pdg Hydro-Québec

Sur la question de l’efficacité énergétique, Sophie Brochu explique qu’il y a beaucoup de «térawatts à aller chercher». Même si la pdg ne décrit pas le profil des québécois d’énergivores, elle précise que des améliorations sont possibles. «La première chose à faire au Québec, c’est consommer mieux et consommer moins. Il y a un gisement inouï dans l’efficacité énergétique.»

De plus, Mme Brochu mise sur les découvertes futures pour faire des gains d’énergie. «Entre maintenant et 2050, il va y avoir des technologies que l’on ne connaît même pas. […] Entre 2004 et 2020, en consommant mieux on a épargné 10,2 térawatts, c’est l’équivalent du contrat»

Sophie Brochu, pdg Hydro-Québec

Hydro-Québec devrait dévoiler bientôt les détails financiers de ce contrat. «On va le révéler, mais présentement on est en train de finaliser les détails avec notre partenaire, et c’est cette entité-là qui va déposer le projet.» Le premier ministre du Québec avançait un montant de 20 milliards. «M. Legault a fait une jolie règle de trois avec un ancien contrat que l’on a passé, et il n’est pas complètement dans le champ», dit Sophie Brochu.https://journalmetro.com/actualites/2704852/hydro-quebec-pas-de-nouveaux-barrages-pour-repondre-a-la-demande/

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