Espaces piétonniers

Le bilan de l’opération interblocage près du pont Jacques-Cartier

Sur le compte Twitter d’Annie Desrochers

Bilan de l’opération intersection du @SPVM mené la semaine passée près du pont Jacques-Cartier :

Total des constats émis en 4 jours : 728

Bloquer les intersections : 534
Voie réservée : 53
Changer de voie : 29
Feu rouge : 22
Virage : 16
Gêner la circulation : 13
Varia : 12
Immobiliser un passage pour piétons: 10
Cellulaire : 10
Feu jaune : 10
Piéton : 9
Ceinture : 4
Cycliste : 3
Entrave : 2
Dépasser en sens contraire : 1

( les cyclistes, ces maudits délinquants :upside_down_face: )

Article sur le sujet par La Presse

Texte complet

Blitz de surveillance du SPVM | Presque 800 amendes données aux abords du pont Jacques-Cartier


PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
L’entrée du pont Jacques-Cartier, du côté de Montréal

Pendant cinq jours, la police de Montréal a remis tout près de 800 constats d’infraction la semaine dernière aux abords du pont Jacques-Cartier, dans le cadre d’un « blitz de surveillance » qui avait pour objectif de dissuader le blocage d’intersections par certains automobilistes qui s’engagent sans vérifier si l’espace est suffisant.

Publié à 15h18
Henri Ouellette-Vézina
LA PRESSE

C’est ce qu’a annoncé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans un bilan paru mardi sur son « opération intersections » visant tout particulièrement le phénomène de « l’interblocage ».

Au total, pas moins de 758 constats d’infraction ont été remis durant l’opération qui se tenait du 27 au 31 mars dernier, sur plusieurs artères et intersections précédant le pont Jacques-Cartier. La plupart des amendes, soit 534 d’entre elles, ont d’ailleurs « été remises à des conducteurs qui bloquaient les intersections », affirme le poste de quartier (PDQ) 22, situé dans le Centre-Sud, qui était responsable de l’initiative.


PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Uniquement dans la journée de lundi, plus d’une centaine de constats d’infraction avaient été remis à des usagers de la route, alors que l’achalandage est peu élevé en début de semaine.

« On savait qu’il y avait un problème important, mais on a été quand même très étonnés par le nombre élevé d’infractions, affirme la cheffe du PDQ22, Krisztina Balogh. Ça fait juste montrer le potentiel extrêmement élevé d’infractions au Code de sécurité routière qui sont commises à tous les jours en heures de pointe. »

Plusieurs autres constats ont toutefois été remis pour d’autres raisons, notamment pour utilisation illégale d’une voie réservée (53), changement interdit de voie (29), passage sur un feu rouge (22) ou encore immobilisation sur un passage piéton (10), voire l’utilisation d’un cellulaire au volant (10).

Un exercice à répéter

L’impact d’une telle opération de surveillance est « tangible » en matière de sensibilisation, mais à plus long long terme, « si on veut avoir un effet structurant, ça va sûrement être nécessaire qu’on fasse des opérations dans ce genre-là, ou qu’on combine d’autres stratégies », affirme la commandante Balogh en ce sens. « Il faut qu’on vise un résultat permanent, ou en tout cas qui va durer plus longtemps », concède-t-elle.

Avec l’augmentation de la congestion aux alentours du pont Jacques-Cartier dans les derniers mois, les actions à prendre sont nombreuses, selon la policière.

« Il y a des gens qui préféraient prendre le tunnel [Louis-Hippolyte-La Fontaine] avant et qui se dirigent maintenant vers le pont Jacques-Cartier, en raison des travaux. Pour les deux ou trois prochaines années, on s’attend donc à ce qu’il y ait un problème de fluidité dans le secteur. L’interblocage vient avec, les gens s’impatientent et veulent forcer leurs déplacements », raisonne Mme Balogh.

L’an dernier, dans le quartier Centre-Sud, tout près de 500 automobilistes avaient été épinglés pour de l’interblocage seulement. Le phénomène serait aussi remarqué par « plusieurs brigadiers sur la rue Sherbrooke, qui essaient de faire traverser des enfants », affirme le SPVM.

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Rue partagée permanente sur le boulevard Gouin Est

Mis à jour le 29 mars 2023

À Ahuntsic-Cartierville, prenons le virage de la mobilité durable. Venez découvrir le concept d’aménagement d’une rue partagée entre piétons, cyclistes et automobilistes dans le Sault-au-Récollet.

Suite à un processus de conception participative mené de 2019 à 2022, une rue partagée a été aménagée temporairement sur le boulevard Gouin Est, entre l’avenue de Lorimier et la rue des Prairies.

Après avoir testé le concept lors des trois éditions estivales en 2020, 2021 et 2022, et bonifié l’aménagement de concert avec de nombreuses personnes résidentes du secteur, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville rendra cet aménagement permanent. Une première phase de travaux est planifiée en 2023.

Le 12 avril, de 19h à 21h, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville vous invite à une séance d’information en ligne afin de vous présenter le concept d’aménagement permanent de la rue partagée sur le boulevard Gouin Est ainsi que les travaux projetés. Cette séance vous permettra également de poser toutes vos questions et de formuler vos commentaires.

Nous vous invitons à vous inscrire sur le lien suivant : bit.ly/ruepartageegouin12avril

Pour plus d’informations sur les étapes précédentes, consultez la documentation plus bas.

Pour tout savoir sur les derniers rendez-vous

Consultez la présentation et le compte-rendu du 7 mars 2022

Consultez la présentation et le compte-rendu du 20 mai 2021

Consultez la présentation et le compte-rendu du 4 février 2021

Consultez la présentation du 11 février 2020

Consultez la présentation et le compte rendu du 5 novembre 2019

Consultez la présentation et le compte rendu du 18 septembre 2019

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It’s so great that the city approved it. It’ll be nice to see the local streets quiet down

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Sécurité piétonnière : le paysage urbain de Ville-Marie aura droit à une refonte


La fermeture de la rue Larivière sera en vigueur dès l’été 2023, selon le Plan local de déplacement de Ville-Marie, et pérennisée par l’installation d’aménagements permanents en 2024.
PHOTO : VILLE DE MONTRÉAL

Radio-Canada
Publié à 16 h 52

Fermetures de rues, inversion du sens de la circulation, installation de nouveaux dos d’âne, sécurisation des zones scolaires, telles sont les mesures d’« apaisement » qui ont été votées jeudi lors de la réunion du conseil d’arrondissement de Ville-Marie.

L’objectif phare du plan d’apaisement est de réduire considérablement le transit automobile dans les rues résidentielles, est-il expliqué dans le communiqué de presse de l’arrondissement.

La présentation du nouveau programme survient cinq mois après la mort accidentelle d’une fillette de 7 ans, fauchée par un automobiliste dans le Centre-Sud.

Les zones scolaires feront l’objet d’une attention particulière de la part de l’arrondissement et plusieurs mesures y seront implantées, promet Ville-Marie.

En tête de liste, l’arrondissement annonce la fermeture imminente à la circulation automobile de la rue Larivière, qui scinde le parc des Royaux pour joindre l’avenue De Lorimier à la rue Parthenais. Des aménagements temporaires y seront installés, à l’aide de mobilier convivial et de végétation, est-il indiqué.

L’école secondaire Pierre-Dupuy est notamment située sur Parthenais, entre les rues Ontario et Larivière.

Ces nouvelles installations feront place à un aménagement permanent, dont la nature n’est pas précisée dans le communiqué, dès 2024.

Au total, le sens de cinq rues sera inversé ou converti en sens unique.

Rues sujettes à une inversion du sens de la circulation ou à une conversion en sens unique

  • Rue Fullum, vers le nord, entre les rues Ontario et Sherbrooke
  • Rue Parthenais, vers le nord, entre les rues de Rouen et Sherbrooke
  • Rue de Rouen, vers l’est, entre les rues Fullum et D’Iberville
  • Rue Peel, vers le nord, entre René-Lévesque et Sherbrooke
  • Rues Hope et Sussex, vers le sud, entre René-Lévesque et Tupper

Source : Ville de Montréal - Arrondissement de Ville-Marie

De plus, huit autres rues feront l’objet de réaménagements ou de fermetures.

Rues sujettes à des réaménagements ou des fermetures

  • Rue Saint-Christophe
  • Rue Berthier
  • Rue Sainte-Rose
  • Rue du Square-Amherst
  • Rue Clark (intersection du boulevard De Maisonneuve)
  • Rue Ottawa (fermeture, entre les rues Queen et Prince)
  • Rue Larivière (fermeture, entre les rues De Lorimier et Parthenais)
  • Rue Sussex (fermeture, entre la rue Hope et le boulevard René-Lévesque)

Source : Ville de Montréal - Arrondissement de Ville-Marie

Pour inciter à une conduite réfléchie, 110 dos d’âne seront installés au total dans Ville-Marie, notamment dans le secteur du Centre-Sud, afin d’améliorer la sécurité des usager(ère)s vulnérables.

En outre, de nouvelles saillies de trottoir seront aussi aménagées à diverses intersections.

Nous sommes confiants que les mesures annoncées auront un impact significatif, notamment dans le quartier Centre-Sud, pour que nos rues résidentielles ne soient plus considérées comme des raccourcis, a déclaré par voie de communiqué la conseillère de la ville du district de Sainte-Marie, Sophie Mauzerolle.

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Abords du pont Jacques-Cartie | Les collisions en forte hausse


PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE
Voitures roulant sur l’avenue De Lorimier, à la sortie du pont Jacques-Cartier

Le nombre de collisions a bondi de 24 % dans le quartier où la petite Ukrainienne Mariia Legenkovska a été happée mortellement en décembre, aux abords du pont Jacques-Cartier, depuis le début du mégachantier dans le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. Pour tenter de calmer le jeu, Montréal annonce un blitz de mesures, dont l’ajout d’une centaine de dos d’âne, la fermeture ou le changement de sens d’une dizaine de rues et l’implantation de plusieurs saillies de trottoir.

Publié à 5h00
Henri Ouellette-Vézina
LA PRESSE

« Le contexte actuel nous encourage à aller beaucoup plus vite. L’augmentation des collisions dans les derniers mois – évidemment, on pense toujours au décès tragique de la jeune Mariia en décembre –, ça nous force à accélérer le pas, surtout que la fermeture du tunnel a rajouté de la pression », explique à La Presse la responsable de la mobilité au comité exécutif, Sophie Mauzerolle.

D’octobre à décembre 2022, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a en effet comptabilisé 161 collisions sur le territoire du poste de quartier 22, dans le Centre-Sud. Le bilan fait notamment état de 1 décès, celui de la petite Mariia, de 2 blessés graves, de 25 blessés légers et de 133 accidents avec dégâts matériels uniquement. C’est nettement plus lourd que le total de 130 collisions enregistrées durant la même période en 2021.

Globalement, le nombre de collisions a augmenté de 19 % sur toute l’année 2022 dans le secteur du Centre-Sud. La police y a recensé l’an dernier 613 collisions dans le secteur du poste de quartier 22, contre 514 en 2021.

Fait à noter : cette hausse de 24 % est d’autant plus importante que le nombre de collisions à l’échelle de la Ville est resté stable durant le dernier trimestre de 2022. Le SPVM a enregistré 4085 collisions dans l’ensemble de l’île d’octobre à décembre, soit une vingtaine de moins qu’à la même période l’année précédente.


PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE
Policier dirigeant la circulation sur la rue Papineau, avant l’accès au pont Jacques-Cartier

Mesures d’apaisement

Devant cette hausse des accidents, l’arrondissement de Ville-Marie a décidé de multiplier les mesures d’apaisement de la circulation. D’ici l’été, la Ville procédera donc à l’installation de 110 nouveaux dos d’âne permanents dans les environs. Une carte interactive doit être publiée incessamment pour informer la population de leur emplacement exact. Ces dos d’âne seront « répartis dans l’ensemble de l’arrondissement, avec une attention particulière au secteur du Centre-Sud », affirme la Ville.

Après avoir tenté de limiter les virages dans la rue Larivière, la Ville ordonnera maintenant sa fermeture complète à la circulation automobile entre l’avenue De Lorimier et la rue Parthenais.

À la sortie du pont, les véhicules roulent vite et le virage se fait aussi rapidement. On a mis des interdictions de virage en pointe, mais malheureusement, les gens ne respectent pas toujours la signalisation.

Sophie Mauzerolle, responsable de la mobilité au comité exécutif

« C’est une rue qui se situe entre deux portions du parc des Royaux. C’est aussi à côté de l’école Pierre-Dupuy. Ça fait plusieurs années qu’on nous demande d’intervenir », insiste encore la conseillère.

D’ici la saison estivale, des « mobiliers conviviaux » et de la végétation seront installés sur le tronçon de la rue Larivière, qui sera ensuite fermé à la circulation automobile. En 2024, un « aménagement permanent » sera ensuite intégré au parc des Royaux. Une séance d’information publique est prévue au cours de l’été avec les citoyens.


SOURCE : PLAN LOCAL DE DÉPLACEMENT 2020-2030 DE L’ARRONDISSEMENT DE VILLE-MARIE

Les rues Saint-Christophe, Berthier, Sainte-Rose et du Square-Amherst devraient aussi faire l’objet de « réaménagements », dont des saillies de trottoir et du mobilier urbain.

Non loin de là, cinq rues verront leur sens de circulation « inversé », pour faire en sorte que les automobilistes ne puissent plus « couper dans les petites rues locales », affirme Mme Mauzerolle.

Ainsi, les rues Fullum et Parthenais iront dorénavant vers le nord, respectivement entre Ontario et Sherbrooke, puis entre de Rouen et Sherbrooke. La rue de Rouen, elle, ira maintenant vers l’est entre Fullum et D’Iberville.


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE
Bollards installés à l’intersection des rues de Rouen et Parthenais, où la petite Mariia a été mortellement happée par un conducteur en décembre 2022

Des mesures toucheront également la portion ouest de Ville-Marie. Deux autres rues, l’axe Ottawa entre les rues Queen et Prince et l’axe Sussex entre la rue Hope et le boulevard René-Lévesque seront aussi fermés à la circulation l’été prochain. Dans la rue Peel, on redirigera aussi le trafic vers le nord entre René-Lévesque et Sherbrooke, puis vers le sud dans les rues Hope et Sussex, entre René-Lévesque et Tupper.

Penser au réseau local

Pour la directrice générale de Piétons Québec, Sandrine Cabana-Degani, il faut saluer les efforts de la Ville, mais il est aussi pressant d’instaurer des changements plus structuraux dans le secteur.

« C’est une très bonne nouvelle de voir que la Ville agit pour sécuriser les intersections. Il faut vraiment redoubler d’efforts pour atténuer la circulation dans les rues locales. Cela dit, ça passe aussi par plus d’options de transport collectif. On ne s’en sortira pas si on continue dans cette lignée-là. Il y a de plus en plus de voitures sur les routes au Québec, et elles sont de plus en plus grosses », affirme-t-elle.

Fondamentalement, il faut apprendre de cette situation-là. C’est la démonstration qu’à chaque fermeture de rue, il faut arrêter de penser que les gens prendront le réseau local, et advienne que pourra. Ça prend systématiquement un plan pour prendre en compte les répercussions sur le réseau local.

Pierre Barrieau, chargé de cours en planification des transports à l’Université de Montréal

« Décourager la circulation de transit était déjà la chose à faire pour soutenir la qualité de vie des résidants et prévenir les collisions mortelles dans les secteurs résidentiels de Ville-Marie. […] C’est encore plus nécessaire aujourd’hui pour maintenir le dynamisme et l’attractivité de notre centre-ville en pleine redéfinition », a de son côté expliqué Blaise Rémillard, responsable mobilité et urbanisme du Conseil régional de l’environnement de Montréal.


PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE
Circulation sur le pont Jacques-Cartier, à l’entrée de Montréal

Son collègue Emmanuel Rondia, directeur général du Conseil, se dit « convaincu » qu’après une phase d’adaptation normale, « nous pourrons constater une forte adhésion de la population à ces mesures et les voir reproduites ailleurs dans Ville-Marie et dans d’autres arrondissements ».

Dans une déclaration diffusée jeudi, la Ville de Montréal affirme d’ailleurs très clairement que « plusieurs mesures seront également en planification pour cette année et les années à venir, incluant des analyses visant l’implantation éventuelle d’une rue-école, la bonification du réseau cyclable local, la révision du plan de camionnage et la bonification du transport collectif ».

Tout récemment, pendant cinq jours au tournant du mois d’avril, la police de Montréal avait remis tout près de 800 constats d’infraction aux abords du pont Jacques-Cartier, dans le cadre d’un « blitz de surveillance » qui avait pour objectif de dissuader le blocage d’intersections par certains automobilistes qui s’engagent sans vérifier si l’espace est suffisant.

Avec Pierre-André Normandin, La Presse

EN SAVOIR PLUS

71 %

Un sondage mené l’an dernier par le SPVM montre qu’entre 71 % et 72 % des résidants des quartiers limitrophes au pont Jacques-Cartier, surtout entre les rues Ontario et Sherbrooke, jugent « qu’il y a du danger relié à la circulation automobile dans leur quartier ».

SOURCE : SERVICE DE POLICE DE LA VILLE DE MONTRÉAL

10

Une dizaine d’intersections sont jugées très accidentogènes autour du pont Jacques-Cartier, dont deux où on a recensé plus de 50 collisions entre 2012 et 2017. Les autres en ont totalisé entre 30 et 50 chacune.

SOURCE : PLAN LOCAL DE DÉPLACEMENT VILLE-MARIE 2020-2030

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Rappel de l’aménagement de la rue Peel

Et de la place du Sable-Gris (rue Ottawa entre les rues Prince et Queen)

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Nouvelles mesures de sécurisation routière dans Ville-Marie

L’espace public et le tronçon cyclable reliant la rue de Rouen entre les rues Gascon et du Havre sont très appréciés de la population locale. Ce tronçon était autrefois une rue ouverte à la circulation automobile. Photo: David Beauchamp/Métro

David Beauchamp

13 avril 2023 à 16h36 - Mis à jour 13 avril 2023 à 18h01 4 minutes de lecture

Dès la fin de l’année scolaire 2023, l’Arrondissement de Ville-Marie mettra en place de nouvelles mesures de sécurisation routière dans le but de réduire le trafic automobile. Ce plan de réaménagement comprend la fermeture de certaines rues pour leur conversion en espaces piétonniers, le changement de sens ou la mise à sens unique de cinq rues dans l’arrondissement ainsi que l’installation de 110 nouveaux dos d’âne pour ralentir les voitures.

«On constate, dans les derniers mois, une grande recrudescence des collisions routières sur notre territoire, affirme d’emblée la responsable du transport et de la mobilité au comité exécutif de la Ville de Montréal, Sophie Mauzerolle. On se souvient tous du tragique décès de la petite Maria en décembre dernier, et on veut accélérer le déploiement de mesures de sécurité routière comme demandé par la population locale. Les mesures annoncées aujourd’hui sont transitoires, mais on veut faire des consultations avec les citoyens pour en faire des aménagements permanents.»

Limiter le trafic routier

Parmi les rues qui seront affectées par ces changements, la rue Larivière, entre les rues De Lorimier et Parthenais en bordure du parc des Royaux, sera fermée à la circulation automobile en raison des dangers provoqués par la circulation dense sur De Lorimier. Le parc Médéric-Martin a d’ailleurs servi d’exemple au réaménagement de cette rue en raison de son succès auprès de la population locale.

On a choisi le parc Médéric-Martin dans Centre-Sud pour l’annonce d’aujourd’hui parce que c’est un projet qui nous tient à cœur. Autrefois divisé en deux parties, il est désormais relié par un espace public et cyclable grandement apprécié. On va venir faire la même chose pour le parc des Royaux en fermant la rue à la circulation, ce qui vient corser les mesures de sécurisation routière dans ce secteur jugé insécurisant pour les piétons.

Sophie Mauzerolle, responsable du transport et de la mobilité au comité exécutif de la Ville de Montréal

Les conseillers du comité exécutif, Robert Beaudry et Sophie Mauzerolle, ont présenté les nouvelles mesures de sécurisation routière dans Ville-Marie au parc Médéric-Martin, dans Centre-Sud. Photo: David Beauchamp, Métro

Huit autres rues sont visées par ces mesures, notamment la rue Ottawa, entre les rues Queen et Prince, et la rue Sussex, entre la rue Hope et le boulevard René-Lévesque. Celles-ci seront fermées à la circulation cet été pour éviter des impacts trop abrupts dans le quotidien des automobilistes.

S’ajoutent à la fermeture de la rue Larivière plusieurs changements de sens de rue ou des transformations en sens unique. C’est le cas pour les rues Fullum vers le nord entre Ontario et Sherbrooke, Parthenais vers le nord entre de Rouen et Sherbrooke, de Rouen vers l’est entre Fullum et D’Iberville, Peel vers le nord entre René-Lévesque et Sherbrooke, ainsi que Hope et Sussex vers le sud entre René-Lévesque et Tupper.

Une nouvelle approche

«On a apporté cette culture de sécurisation dans Ville-Marie lorsque notre administration est arrivée en place et là, on passe à l’étape supérieure, soutient le responsable de l’urbanisme, la participation citoyenne et de la démocratie au comité exécutif, Robert Beaudry. La réalité de Ville-Marie est multiple: c’est un quartier résidentiel, de transit et très fréquenté par les touristes, et c’est une des raisons pourquoi on va mettre des dos d’âne dans les endroits prioritaires où il y a de l’achalandage, comme près des écoles ou des centres communautaires.»

Cette «nouvelle culture» vis-à-vis des mesures de sécurisation impliquera aussi le réaménagement des rues: des trottoirs seront élargis et des saillies végétalisées seront installées dans une dizaine de coins de rue. Ces réaménagements serviront à réduire les temps de traverse, à lutter contre les îlots de chaleur et à favoriser une meilleure gestion des eaux de pluie.

En plus des mesures déjà annoncées, M. Beaudry précise que fidèlement au Plan local de déplacement (PDL) dans Ville-Marie, d’autres mesures sont planifiées, comme sécuriser les pistes cyclables avec l’ajout de bollards et revoir le réseau de camionnage en fonction des rues à circulation locale.

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le reportage de Découverte est sur YouTube

Découverte | Des piétons dans l’angle mort

Les accidents mortels et répétés de marcheurs et marcheuses sur la route soulèvent d’importantes questions sur l’ampleur des angles morts à bord des véhicules tels les VUS, camionnettes ou minifourgonnettes, devenus omniprésents dans notre paysage routier.

Reportage diffusé le 2 avril 2023
Journaliste : André Bernard
Réalisateur : Yanick Rose

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J’ai pas réussi à trouver l’information ailleurs. Est-ce que la ville maintiendra une voie en contre-sens pour la 10-S?

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L’autre solution, que je préfèrais, serait d’augementer la fréquence sur le 45 et 94 en éliminant le 10. Aucune nécessité d’avoir la voie contre-sens à seulement 400m des routes alternatives.

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Traverse piétonne dangereuse à Laval | « Ils attendent un accident avant d’agir »


PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
La traverse piétonne qui permet de franchir le boulevard Saint-Martin Ouest, près de la rue Dutrisac, à Laval

Malgré des plaintes répétées des résidants depuis deux ans, la Ville de Laval refuse de rehausser la sécurité à une traverse piétonne empruntée tous les jours par des enfants pour atteindre leur arrêt d’autobus sur le boulevard Saint-Martin Ouest.

Publié à 5h00
Nicolas Bérubé
LA PRESSE

Chaque matin, Noureddine Wahdani craint pour la sécurité de son fils de 12 ans. Pour se rendre à l’arrêt d’autobus, ce dernier doit emprunter une traverse piétonne qui lui permet de franchir le boulevard Saint-Martin Ouest, près de la rue Dutrisac.

Les automobilistes sont nombreux à ne pas laisser passer l’enfant, qui doit attendre, pour ensuite avancer dans le boulevard en espérant avoir été vu.

Les gens roulent vite et n’arrêtent pas. Les enfants ont la priorité ! C’est stressant parce qu’on ne sait jamais si une collision va survenir.

Noureddine Wahdani, père de famille

L’intersection a été réaménagée en 2019 lors de la réfection d’une partie du boulevard Saint-Martin. L’artère a été élargie à cet endroit pour implanter des trottoirs et des bandes cyclables. Mais surtout, une troisième voie de circulation a été ajoutée afin de faciliter les virages des voitures.

Or depuis, les automobilistes n’ont plus à s’immobiliser lorsqu’un véhicule cherche à tourner dans la rue Dutrisac et peuvent poursuivre leur chemin. Cette nouvelle configuration à trois voies a également allongé la distance à traverser pour les piétons. Un passage a été peint au sol pour délimiter la traverse, mais c’est trop peu au goût de plusieurs résidants du secteur.


PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
Lors d’un passage à cet endroit récemment, La Presse a pu voir plusieurs piétons de laisser passer les conducteurs de véhicules motorisés avant de traverser, car ceux-ci les ignoraient.

M. Wahdani note se faire régulièrement engueuler par des automobilistes alors qu’il traverse le passage réservé aux piétons. « Les gens ne sont pas contents, ils me disent de me pousser, alors qu’ils n’ont pas la priorité ! Il y a une énorme incompréhension sur ces aménagements, qui ne sont jamais respectés. »

Lors d’un passage à cet endroit récemment, La Presse a pu voir plusieurs piétons laisser passer les conducteurs de véhicules motorisés avant de traverser, car ceux-ci les ignoraient. « C’est tous les jours comme ça, a dit un homme qui a dit s’appeler Ricardo. J’attends toujours que les automobilistes passent parce qu’ils n’arrêtent jamais pour me laisser traverser. »

« C’est un non-sens ! »

Depuis des années, M. Wahdani et des voisins demandent à la Ville de Laval d’installer un arrêt obligatoire à cette intersection. Sans succès : ils se font répondre que l’aménagement actuel est adéquat.

« On dirait qu’ils attendent qu’un enfant se fasse happer sur le chemin de l’école avant de réaliser qu’il y a un problème. C’est un non-sens ! On ne doit pas accepter ça. »

L’automobiliste qui ne respecte pas la priorité des piétons met les autres en danger tout en étant lui-même protégé des conséquences d’une collision, alors que le piéton qui traverse n’a pas ce luxe, et devrait être d’autant plus protégé par les aménagements, dit le Lavallois. « Une collision pourrait facilement être mortelle pour un enfant. »

La Presse a contacté le cabinet de Séphane Boyer, maire de Laval, mais n’avait pas reçu de réponse au sujet des aménagements en question au moment de publier.

Pour Sandrine Cabana-Degani, directrice générale de Piétons Québec, ce n’est pas parce qu’une traverse piétonne est aménagée selon les normes du gouvernement qu’elle est sûre pour les citoyens qui l’empruntent quotidiennement.

C’est possible qu’une traverse piétonne ne réponde pas aux besoins parce qu’on le sait, au Québec, les automobilistes les respectent peu, malheureusement. Pourtant, dès qu’on dépose le pied dans la rue dans nos provinces voisines, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, les automobilistes arrêtent.

— Sandrine Cabana-Degani, directrice générale de Piétons Québec

Mme Cabana-Degani note qu’il faudrait probablement un arrêt obligatoire ou un feu de circulation pour sécuriser l’endroit pour les piétons. « C’est un triste constat, mais les traverses piétonnes ne fonctionnent pas au Québec, même si on continue de les implanter partout. »

Le fait que peu d’automobilistes semblent savoir que la priorité revient aux piétons montre qu’une campagne de sensibilisation est nécessaire, dit-elle. « Aussi, pour un automobiliste, c’est une infraction qui ne compte pas de points d’inaptitude. Ça envoie le message que ce n’est pas important dans le fond, alors que ça l’est. »

En janvier, La Presse rapportait l’histoire de Mélanie Prescott, une mère dont les deux filles se sont fait happer en 2021 alors qu’elles empruntaient une traverse piétonne dans le village de Saint-Damien, dans Lanaudière.

Deux ans plus tard, l’aînée, Harmonie, aujourd’hui âgée de 13 ans, a encore des séquelles, après avoir été opérée aux jambes et avoir subi un traumatisme crânien. La jeune fille, qui réussissait auparavant très bien en classe, a dû refaire sa première secondaire et a été victime d’intimidation.

La municipalité de Saint-Damien a demandé à Québec de réduire la vitesse maximale dans cette zone, sans succès.

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De Lorimier est infranchissable à pied entre Ontario et de Maisonneuve. Déplacer la 10-S sur Papineau ou l’abolir forcerait tous les résident.es de l’est fe Centre-Sud à se rabattre sur la 94-S à Frontenac et d’Iberville.

Ce n’est pas une incompréhension. C’est du je m’enfoutisme de la part des automobilistes. La voie de virage à gauche devrait être abolie si elle rend la traversée piétonne aussi problématique.

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Il faut mettre un bouton pour les piétons qui font allumer des feux clignotants et juste a coté une belle caméra pour prendre une photo de tous les conducteurs fautifs et leur envoyer une contravention.

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Le fait qu’il est nécessaire d’installer un clignoteur pour les piétons montre que l’intersection n’est déjà pas compatible avec l’aménagement actuel.
La seule façon de promouvoir la sécurité des piétons est de ralentir les automobilistes d’une façon forcée (contracter la largeur des voies, et garder qu’une par direction).

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Réaménger les intersections parce que les automobilistes ne respectent pas la loi, c’est donner la victoire aux automobilistes.
J’en ai marre aussi de ne pas être capable de traverser aux passages piétonnier, pourtant j’ai une voiture et j’arrête quand un piéton veut traverser. Il faut qu’il y ait des conséquences à la conduite dangereuse.

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Comment ça? Avec une surveillance extrêmement ardue on peut toujours attendre à au moins 10% qui ne respectent pas le règle. Car dans le fond, l’efficacité des panneaux et de la peinture ça dépend sur la psychologie du conducteur. Du béton et de la géométrie, ça fonctionne dans 100% des cas, sauf s’ils veulent vraiment détruire leur voiture. Soyons honnêtes, les conducteurs d’ici sont généralement d’accord pour mettre la vie des piétons en danger, mais des dommages à leur voiture ne leur plaisent jamais

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C’est irréaliste de refaire tous les passages piétonniers pour accommoder les conducteurs qui ne veulent pas respecter la loi. Ailleurs dans le monde des pays civilisés ce n’est pas nécessaire de refaire tous les aménagements pour que la loi soit respectée.

Les gens ne savent plus conduire? Mettons des obstacles pour les guider vers la bonne voie, des dos d’ânes pour les faire ralentir autour des écoles, éliminons donc les cours de conduite tant qu’à y être…

C’est évident qu’il manque de policiers dans les rues et sur les routes de Montréal, j’en vois jamais. Le chaos règne.

:face_with_raised_eyebrow:

Hypothèse: Les aménagement du dernier siècle on surtout eu comme fonction d’accommoder l’auto et de pardonner les comportements inadéquats ou dangereux au volant.

Faux dilemme. Pourquoi ajouter des mesures bénéfiques simplement pour en éliminer d’autres?

:thinking:
Je me demande ce qui est plus irréaliste; des aménagements urbains et routiers adéquats et plus humains ou détourner une part importante de nos ressources policière… à la circulation.

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Donc, infranchissable sur 500m? Ce n’est pas un argument convaincant.

Même Parthenais est inaccésible sur 400m entre Ontario et Logan. En éliminal le 10, on permet encore l’accès aux arrêts d’autobus à moins de 800m (un standard typique, utilisé à Vancouver) pour tous les résidents du secteur.

Nous avons les technologies pour discipliner les automobilistes, mettons-les à profit en parallèle avec une campagne de sensibilisation. Les caméras peuvent rendre un grand service quand elles sont couplées avec des amendes correspondantes. Malheureusement notre esprit latin fait que nous sommes plus hardis au volant et avons moins tendance à respecter le code de la route, que l’on soit automobiliste ou piéton.

Or, refaire toutes les intersections considérées plus ou moins problématiques couterait très cher et ne changerait pas davantage l’esprit délinquant d’un bon pourcentage de conducteurs. Tandis que mettre plus de policiers sur la route serait simplement prohibitif et déplacerait le problème, en détournant la fonction principale du corps de police, dont celle de surveiller notamment la criminalité qui prend de l’ampleur dans notre société.

Disons qu’il n’y a pas de solutions parfaites. Bien que pénaliser les gens dans leur porte-feuille est plus efficace et laisse des traces dans un dossier de conducteur, qui à son tour aura des répercussions sur les points de démérite et aussi dans les primes d’assurance. Personnellement je déteste la coercition, mais il faut bien reconnaitre que les pénalités sont parfois la seule façon de protéger les personnes contre elle-mêmes et leurs victimes potentielles.