Les Anticostiens seront-ils aux prises avec le virus du Nil occidental en 2080 ? Pour la première fois, des cartes prévisionnelles à l’échelle provinciale, réalisées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), décrivent une nette expansion de la zone d’activité du virus liée au changement climatique au cours des prochaines décennies.
« Le virus du Nil occidental (VNO) est la maladie la plus transmise par les moustiques au Québec », affirme Kirsten Crandall, conseillère scientifique spécialisée en zoonoses à l’INSPQ. Identifié pour la première fois au Québec en 2002, le virus a été recensé dans 496 municipalités, notamment en Outaouais, en Montérégie, le long de la vallée du fleuve Saint-Laurent et dans la région métropolitaine de Montréal, puisque « le moustique est vraiment bien établi dans les grandes villes ». Or, cette zone d’activité devrait continuer de s’élargir dans les prochaines années et de progresser vers le nord. Un rapport accompagnant les cartes de l’INSPQ, cosigné par Mme Crandall, révèle qu’à l’« horizon 2030, la zone climatique favorable à la transmission du VNO couvre la majorité du sud du Québec ».
En cause : « Les changements climatiques, principalement les hausses de température et les fluctuations des précipitations, [qui] peuvent impacter la transmission du VNO en influençant le développement et l’activité des moustiques ainsi que la réplication du virus », précise le rapport de l’INSPQ. Dans le cas où les émissions de gaz à effet de serre (GES) seraient particulièrement élevées, la zone d’activité parviendrait jusqu’à Chibougamau en 2080 et toucherait même l’île d’Anticosti.
Une attitude irresponsable de la part du monde des affaires local qui souhaite continuer à empoisonner la population pour maintenir ses revenus au maximum.
Résumé
Prolifération de la berce du Caucase: «Il faut agir et vite»
Par Jean-François Guillet, La Voix de l’Est
22 juillet 2025 à 04h02
5 minutes •
3:59
Louise Paquette dénonce l’inaction de la Ville concernant l’expansion de la berce du Caucase. (Catherine Trudeau/La Voix de l’Est)
La berce du Caucase, une plante pouvant causer de graves brûlures, prolifère depuis quelques années sur le vaste domaine de Louise Paquette, à Bromont. Plusieurs de ces énormes plants se multiplient près du cours d’eau qui sillonne son terrain, puis une partie de la municipalité. Si rien n’est fait pour éradiquer cette dangereuse espèce exotique envahissante, elle craint qu’elle se propage aux quatre coins de la ville.
Louise Paquette a été brûlée à de nombreux endroits sur le corps après avoir chuté près d’une talle de berce du Caucase sur son terrain de plusieurs hectares. Et elle veut à tout prix éviter que cette gigantesque plante fasse d’autres victimes.
«Il faut agir, et vite. C’est une question de santé publique», lance la volubile octogénaire.
Elle dit avoir aperçu les premiers plants chez elle il y a une dizaine d’années. Ils se comptent aujourd’hui par dizaines, voire par centaines, aux quatre coins de son domaine. Elle dit avoir interpellé la Ville il y a deux ans pour que des équipes spécialisées viennent éradiquer la plante envahissante, en vain.
On retrouve d’imposantes talles de berce du Caucase tout le long du cours d’eau qui sillonne le domaine. (Catherine Trudeau/La Voix de l’Est)
«Ils ont envoyé des gens couverts de costumes blancs de la tête aux pieds. Ils ont bien constaté que la berce du Caucase est partout. Mais ils sont repartis. Et depuis, plus rien. Vraiment, je ne crois pas que la Ville prend tout ça au sérieux», déplore-t-elle.
Pour manipuler la berce du Caucase en toute sécurité, il est essentiel de porter un équipement de protection individuel complet afin d’éviter tout contact avec la peau. (Félix Lajoie/archives Le Soleil)
De son côté, la Municipalité offre un autre son de cloche.
«La Ville prend très au sérieux la situation et accompagne activement la propriétaire concernée afin d’identifier et mettre en œuvre des solutions appropriées. Il est toutefois trop tôt, à cette étape, pour confirmer précisément quelles actions seront prises par la Ville ou par la propriétaire», indique par courriel Amélie Casaubon, cheffe de la division des communications et de l’expérience citoyenne à Bromont.
«Dès qu’on a de la berce du Caucase sur les terrains de la Ville, on intervient. […] Dans le cas du dossier avec Mme Paquette, c’est certain qu’on va faire le suivi», fait valoir en entrevue le directeur général de Bromont, Francis Dorion.
La berce du Caucase est une plante d’apparence décorative, dont la sève peut provoquer de sérieuses brûlures et démangeaisons. (tirée de Facebook)
Jusqu’au troisième degré
La berce du Caucase a été introduite au Québec à la fin des années 1970.
Cette plante envahissante «aime les climats frais et humides. Elle préfère les milieux ouverts, comme les friches, les rives et les fossés, mais on la trouve parfois en milieu forestier. Elle préfère les sols riches, humides et profonds, mais elle peut s’implanter dans la plupart des types de sols», mentionne le ministère de l’Environnement.
La berce du Caucase, une plante nuisible à la santé. (Tiré de Youtube)
La berce du Caucase peut s’élever jusqu’à deux à cinq mètres et son imposant feuillage peut mesurer jusqu’à un mètre et demi de largeur et trois mètres de longueur. Un plant mature produit entre 10 000 à 20 000 semences, qui sont viables dans le sol pendant plusieurs années. Ces graines se dispersent principalement par le vent et l’eau.
Il ne faut toutefois pas se bercer d’illusions: derrière son côté spectaculaire, cette plante peut causer de graves blessures.
«La berce du Caucase est une plante exotique envahissante qui est nuisible à la biodiversité, mais qui est surtout nuisible à la santé humaine», souligne Yann Arlen-Pouliot, chargé de projets en matière de plantes exotiques envahissantes au ministère de l’Environnement.
Le spécialiste explique que la sève contient des molécules particulières appelées les furanocoumarines.
Yann Arlen-Pouliot, chargé de projets en matière de plantes exotiques envahissantes au ministère de l’Environnement. (Tirée de Youtube)
«Ces molécules sont photosensibilisantes. C’est-à-dire qu’elles enlèvent à notre peau la protection naturelle contre le rayonnement ultraviolet, spécifie-t-il. Une exposition au soleil est suffisante pour créer des brûlures qui vont jusqu’au deuxième degré, parfois même au troisième degré.»
De plus, les tissus cicatriciels demeurent sensibles à la lumière pendant quelques mois, ajoute-t-il.
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Attention à la berce du Caucase!

Si votre peau a été en contact avec la sève toxique, il est recommandé de vous laver la partie touchée avec du savon dans les dix minutes suivant l’exposition. On doit ensuite porter des gants et des vêtements à manches longues durant 24 à 48 heures pour éviter l’exposition à la lumière, même artificielle, qui pourrait déclencher de vives réactions cutanées.
Pour enlever des plants, le corps en entier doit être couvert pour éviter tout contact avec la plante, notamment le visage. Il faut enlever 20 à 30 cm de racines pour éradiquer complètement la berce du Caucase. Le ministère de l’Environnement conseille de faire appel à des équipes spécialisées pour s’attaquer à cette intrusive plante.
Pire que maintenir, c’est croître à l’infini!
Les forces armées s’efforcent à décontaminer des sites pour y construire du logement pour le personnel.
Vous trouverez dans l’arricle une carte interactive et détaillée de tous les sites sous analyse, incluant plusieurs au Québec. Pour chaque site, on y mentionne la nature et la gravité de la contamination ainsi que la priorité.
National Defence plans to solve its housing crunch by developing contaminated sites
The Narwhal le 31 juillet 2025
Je cite la partie du texte qui mentionne Valcartier:
In Quebec, the department has deemed the Valcartier site safe enough for housing. In 2020, the Quebec Court of Appeal awarded millions of dollars to current and former soldiers and military families who drank water tainted with cancer-causing industrial degreaser, used to clean metal equipment. The chemical, called trichloroethylene, leached into the water table when it was used at Valcartier’s research facility and a nearby ammunition factory from the 1950s to 1990s.
National Defence told The Narwhal it has implemented measures to ensure water on-site is safe to drink and that the trichloroethylene plume on the base is closely monitored, adding: “Importantly, the wells used for drinking water are located outside the boundaries of this plume, and testing confirms that the water drawn from them is not contaminated.”
Le CN, ce citoyen corporatif « exemplaire »…
Des citoyens de Mercier Hochelaga-Maisonneuve ont reçu un « avis important » de la Ville de Montréal leur demandant de garder portes et fenêtres fermées, mais aussi de limiter les sorties de leurs animaux domestiques non loin des voies ferrées du Canadien National (CN). La raison ? L’entreprise devait épandre un pesticide à base de glyphosate, ce qui a été fait mardi. Le recours à ce produit interdit à Montréal soulève toutefois de vives critiques.
Le CN procède régulièrement à ce type d’épandages de pesticide un peu partout au Canada, et ce, afin d’éliminer la végétation qui pousse dans l’emprise immédiate de la voie ferrée. À Montréal, de tels épandages ont lieu dans des secteurs résidentiels, à l’image de ce qui a été fait mardi l’arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve.
En prévision des travaux prévus cette semaine, la Ville avait d’ailleurs distribué un « avis important » aux résidents des secteurs touchés par l’« opération d’épandage d’herbicides » prévue le long de l’avenue Souligny. À certains endroits, la voie ferrée est située à un peu plus d’une vingtaine de mètres des résidences.
Le CN devrait upgrade au “roundup advanced”:
Le fabricant du Roundup Advanced et son distributeur canadien sont au cœur d’une demande d’action collective au Québec. Un consommateur leur reproche d’avoir publicisé et commercialisé cet herbicide comme une version améliorée du Roundup alors que son seul ingrédient actif, l’acide acétique, n’est en fait qu’une forme de vinaigre.
« Du simple vinaigre » : une variante du Roundup visée par une demande d’action collective
Radio-Canada le 23 juillet dernier
le pire est que le simple vinaigre blanc qu’on trouve à l’épicerie est assez efficace pour tuer l’herbe qui pousse entre les dalles de la terrasse ![]()
« Nos nettoyages font une petite différence, mais le réel changement passe par la réduction de production de déchets », a rappelé Lyne Morissette, chef scientifique de l’Expédition Saint-Laurent, dans un communiqué.
Résumé
Pas assez de personnel qualifié pour surveiller vos aliments
Par Pascale Lévesque, Le Soleil
7 août 2025 à 04h10
Faute de de cohortes conséquentes avec les forts besoins de l’industrie, les transformateurs alimentaires sont contraints de former eux-mêmes leur personnel pour contrôler la qualité des aliments en usine. (Archives)
Bromatologue recherché. Un quoi ? Voilà bien une partie du problème. Si le grand public ignore ce qu’un bromatologue mange en hiver, il ne pense pas non plus à s’inscrire dans les programmes qui mènent à cette profession… pourtant essentielle chaque fois qu’on se met à table. Résultat: les principaux parcours collégiaux et universitaires peinent à recruter pour répondre aux besoins criants du secteur.
Bromatologue: un nom qui intrigue pour désigner celles et ceux qui occupent les métiers liés à l’industrie de la transformation alimentaire. Pour faire simple, on pourrait dire que ce sont les gens qui veillent à ce qu’on ne s’empoisonne pas en mangeant. En réalité, leur rôle est bien plus vaste.
De la création de nouveaux produits à l’amélioration de ceux qui existent déjà — en réduisant le sucre ou le sel, en éliminant certains agents de conservation ou colorants —, leur champ d’action englobe autant la recherche et le développement que le contrôle qualité et les analyses en laboratoire. Leur expertise permet d’innover, d’optimiser et de s’assurer de la qualité et de la sécurité de ce qui atterrit dans nos assiettes.
Plus de besoins, moins d’étudiants
Or, autant ces métiers sont névralgiques, autant les différents formateurs — Institut des technologies agroalimentaires du Québec (ITAQ), Université Laval et Université McGill — voient fondre le nombre de leurs étudiants.
«On est à une croisée des chemins, si on n’agit pas, on va frapper un mur », prévient, Karine Mercier, directrice générale de l’ITAQ.
Elle comme Steve Labrie, le directeur du programme de premier cycle en Sciences et technologie des aliments à l’Université Laval, s’inquiètent du peu de reconnaissance accordée aux professions liées à la qualité et sécurité alimentaire, malgré leur rôle crucial.
Karine Mercier, directrice générale de l’ITAQ (Institut des technologies agroalimentaires du Québec) (ITAQ)
Avant le prochain scandale?
Selon le professeur et chercheur, tant qu’aucun nouveau scandale sanitaire n’éclate, l’alerte générale ne sera pas donnée.
«Le jour où on aura un autre cas comme chez Maple Leaf [crise de la listériose qui a fait 20 morts] ou XL Foods [le plus important rappel de produits de la viande de l’histoire canadienne], tout le monde va se réveiller en se demandant pourquoi on n’a rien fait. Comment ça se fait qu’on manque autant de compétences dans le domaine? Pour l’instant, c’est du bricolage dans bien des entreprises. Il n’y a pas eu d’éclosion, mais le jour où ça va arriver, on va devoir faire face à tout le laisser-aller des dernières années», prévient-il, espérant qu’on n’attende pas une nouvelle crise pour valoriser enfin ces métiers essentiels.
« Quand on regarde les tendances des cinq-six dernières années, la majorité des programmes voyaient une décroissance des demandes d’admission, autant chez-nous qu’ailleurs pour l’ensemble des formations dans le secteur agroalimentaire», note la directrice de l’ITAQ.
Même son de cloche du côté universitaire. «Il y a une dizaine d’années, on avait autour d’environ 60 étudiants par cohorte dans notre baccalauréat. Et cette année en septembre, on va en admettre seulement une douzaine», se désole Steve Labrie.
Steve Labrie, directeur du programme de premier cycle en Sciences et technologie des aliments à l’Université Laval (Université Laval)
Des métiers inconnus
La raison est simple: les jeunes ignorent que ces professions existent. C’est la conclusion d’une réflexion stratégique amorcée par l’équipe de Karine Mercier et l’amorce d’une grande séduction.
À coups d’interventions dans les écoles primaires et secondaires, de présence dans les foires agricoles, campagnes sur les médias sociaux, l’ITAQ affiche une hausse de 16 % des admissions pour la rentrée 2025 dans ses deux campus, La Pocatière et Saint-Hyacinthe. Le programme de Gestion d’une entreprise agricole connaît à lui seul un bond impressionnant de 50 %.
Suivant le même élan, l’institution prendra d’ailleurs part à la journée portes ouvertes Mangeons local de l’Union des producteurs agricoles (UPA) le 7 septembre prochain sur la ferme Maskita, sa ferme-école de Montérégie.
Mais le programme de Technologie des procédés et de la qualité des aliments — celui qui fait naître des bromologues! — peine toujours à intéresser les étudiants. «C’est le programme typique de “on n’a pas la moindre idée de ce que c’est“. C’est notre plus gros cheval de bataille.»
Steve Labrie multiplie aussi les conférences, les présences dans les Expo-Sciences et les portes ouvertes pour transmettre la piqûre à la relève. Il abonde dans le même sens que sa consœur: le secteur souffre d’un manque de notoriété.
« On pense à l’agriculture ou à la nutrition, mais rarement à ce qu’il y a entre les deux », dit-il. Pourtant, les perspectives d’emploi sont excellentes: «Tous nos finissants trouvent du travail rapidement. Il y a un réel besoin sur le marché.»
Dix finissants pour combler… 2000 postes!
Karine Mercier confirme que la demande pour des techniciens qualifiés explose. «Quand moi, j’arrive à sortir neuf ou dix finissants dans le programme [de technologie des procédés et de la qualité des aliments], ils sont tellement attendus, avec des supers conditions de travail. Et en à peine six mois, certains deviennent directeurs scientifiques ou responsables de la sécurité alimentaire. Ils passent de technologues à superviseurs en un clin d’œil. Mais la vérité? Nous en formons une dizaine alors que les entreprises en auraient besoin de deux mille!»
Car ce manque à combler a déjà des conséquences sur un secteur qui croule déjà sous la pression de la pénurie de main-d’œuvre. «Parce que pendant ce temps, les entreprises, elles, doivent continuer de faire rouler leur chaîne de production… elles, elles n’arrêtent pas», précise la directrice de l’ITAQ.
La ferme-école Maskita de l’ITAQ (ITAQ)
Des recrues formées à la va-vite
Faute de relève diplômée, les employeurs forment en vitesse des recrues non qualifiées pour faire rouler la chaîne de production, au risque de compromettre la qualité et, ultimement, la sécurité alimentaire du public.
«La transformation alimentaire, en fait, c’est le premier secteur manufacturier au Québec. C’est quand même pas rien, mais c’est surtout étrange que personne ne veuille se faire former pour travailler dans le plus gros secteur manufacturier du Québec.»
— Steve Labrie, directeur du programme de premier cycle en Sciences et technologie des aliments à l’Université Laval
Au Québec, et même au pays. L’industrie de la transformation des aliments et des boissons domine le secteur manufacturier d’un océan à l’autre. En 2024, elle a généré des ventes colossales de 173,4 milliards de dollars, soit un cinquième de tout ce qui se fabrique au pays, selon les données récentes d’Agriculture Canada diffusées en juillet.
Le Québec est un joueur majeur: 3000 entreprises, majoritairement des PME, qui génèrent près de 75 000 emplois avec des ventes estimées de 39.9 milliards de dollars.
C’est aussi cette industrie qui remplit en grande partie les étalages d’épicerie: 80 % des aliments transformés qu’on y retrouve viennent de ses chaînes de production. Elle est aussi le plus gros client des agriculteurs canadiens, achetant plus de la moitié de ce qu’ils produisent.
Davantage d’encadrement
Dans un contexte où la sécurité des aliments est plus cruciale que jamais, Steve Labrie, soulève une question troublante: pourquoi n’existe-t-il pas d’ordre professionnel pour encadrer ceux et celles qui veillent à la qualité de ce que nous mangeons?
«On a un ordre des ingénieurs pour vérifier les ponts, un ordre des comptables pour nos finances, un ordre des nutritionnistes pour planifier les repas à l’hôpital… mais personne ne s’assure que ceux qui certifient nos aliments ont les compétences requises. Pourtant, on mange trois fois par jour.»
— Steve Labrie
Le directeur du baccalauréat en Sciences et technologie des aliments souligne cependant qu’au terme de cette formation, tout dépendant des crédits complétés, les diplômés ont la possibilité de devenir membres de l’Ordre des agronomes ou de l’Ordre des chimistes. «Mais ce n’est pas une obligation», précise-t-il.
Reste que selon lui, le manque de reconnaissance officielle du rôle des spécialistes en transformation alimentaire nuit non seulement à l’attractivité des programmes de formation, mais aussi à la rigueur du système. «On confie à ces gens des postes clés dans les usines pour assurer la qualité des produits», dit Steve Labrie qui plaide pour qu’on établisse des balises claires, avec des actes réservés à des professionnels certifiés, pour protéger le public… et la crédibilité de la profession.
Rien de surprenant puisque ce sont les pays pétroliers qui s’opposent à une entente, car l’argent passe bien avant l’environnement. Et tant pis pour l’avenir de la planète, les riches n’en ont rien à foutre, puisqu’ils pourront plus facilement que le reste de la population, éviter les conséquences négatives de la détérioration de notre l’environnement.
Un fléau
L’humanité produit plus de 430 millions de tonnes de plastique chaque année et ce matériel, dérivé du pétrole, est rendu tellement présent dans nos vies et dans l’environnement que des microplastiques ont même été trouvés dans le placenta de femmes en bonne santé, selon une étude récemment publiée dans le journal Toxicological Sciences.
Avant les négociations qui se déroulent en Suisse, la revue médicale The Lancet a publié un résumé de certaines études selon lequel les matériaux utilisés dans les plastiques provoquent de nombreuses maladies « à chaque étape du cycle de vie des plastiques et à chaque étape de la vie humaine ».
les États pétroliers ont refusé toute proposition d’accord qui aurait tenu compte de l’ensemble du cycle de vie du plastique, y compris donc le niveau de production mondial et l’utilisation de molécules jugées dangereuses pour l’environnement ou la santé humaine. Ils avaient d’ailleurs des alliés sur place, puisque le Center for International Environmental Law a comptabilisé « au moins 234 lobbyistes » de l’industrie des énergies fossiles inscrits comme participants à cette séance de négociation.
Face à eux, les membres de la « Coalition de haute ambition » (70 pays), dont le Canada, l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine et d’Afrique, ont tenté en vain de faire atterrir un projet d’accord suffisamment « ambitieux » pour réduire les effets du plastique pour l’humanité, y compris ses conséquences pour le climat.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) découlant de cette production dépassent déjà les 2,25 milliards de tonnes et devraient grimper, pour atteindre jusqu’à 6,8 milliards de tonnes en 2050. C’est l’équivalent de 1700 centrales au charbon
[…] the study found 354 million people in North America and Europe were exposed to at least one “Canada smoke day” in 2023.
In Canada, the paper says 98 per cent of the population experienced such a day, with an average of 27.1 smoke days per person.
In the United States, the figure was 267 million people. In Europe, it was 47.7 million people, a number larger than Canada’s population, the paper notes.
In Canada, it says hotspots for smoke included the James Bay region of Quebec and large areas of Alberta, Saskatchewan and the Northwest Territories.
Les cas de virus du Nil occidental sont en hausse dans la métropole et l’on dénombre un décès cette année, a signalé mercredi la Direction régionale de santé publique de Montréal. Depuis le début de l’été, 25 Montréalais l’ont contracté, dont 23 en septembre.
Il s’agit d’un bond marqué par rapport à la moyenne habituelle pour ce mois, qui était d’environ neuf cas entre 2010 et 2019. Le nombre record reste celui de 2018, avec 33 cas. Pour toute l’année 2024, un total de 16 cas de virus du Nil occidental avaient été recensés dans la métropole, selon les données québécoises.
La Santé publique montréalaise affirme n’avoir pour l’instant aucun détail au sujet du décès survenu cette année.
La majorité des personnes infectées auraient été exposées au virus dans la métropole même, précisent les autorités sanitaires dans un appel à la vigilance envoyé au personnel médical.
Parmi les 25 cas rapportés cette année, au moins 10 malades ont développé des complications neurologiques sérieuses, telles que l’encéphalite ou la méningite.
Le virus du Nil occidental se transmet par la piqûre de moustiques. Les infections surviennent principalement entre juillet et octobre, avec un pic d’activité en août et septembre. La plupart des personnes n’ont aucun symptôme, mais environ 20 % ressentent de la fièvre, des maux de tête et, parfois, des éruptions cutanées. Moins de 1 % des gens infectés développent des complications sérieuses ; il s’agit surtout de personnes âgées de 50 ans et plus ou atteintes de maladies chroniques.
Le Canada perd son statut de pays ayant éliminé la rougeole
L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) annonce que le pays a officiellement perdu son statut de pays ayant éliminé la rougeole, qu’il détenait depuis 1998.
Publié à 9 h 28 Mis à jour à 9 h 45
La Presse Canadienne
Dans un communiqué publié lundi matin, l’ASPC souligne que le Canada a connu une augmentation des cas de rougeole dans plusieurs provinces, et que l’épidémie persiste depuis plus de 12 mois, « surtout dans les communautés sous-vaccinées ».
Devant cette situation, l’Organisation panaméricaine de la santé a annoncé au Canada qu’il avait perdu son statut, puisqu’une même souche de la maladie s’est transmise de façon soutenue pendant plus d’un an.
Le pays pourra recouvrer son statut lorsque la transmission de la souche associée à l’épidémie sera interrompue pendant au moins 12 mois.
L’agence fédérale rappelle que le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie contagieuse est de se faire vacciner.
« En restant vigilants et en travaillant ensemble pour augmenter la couverture vaccinale contre la rougeole, nous pouvons prévenir les épidémies et protéger nos communautés contre cette maladie évitable », indique-t-elle dans son communiqué.
À L’Organisation panaméricaine de la santé a informé l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) que le Canada n’avait plus le statut de pays ayant éliminé la rougeole, en raison d’une épidémie qui sévit depuis plus d’un an.
Ce statut indique qu’il y a absence de transmission continue de la maladie pendant 12 mois ou plus dans une zone géographique donnée.
L’Organisation panaméricaine de la santé a informé l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) que le Canada n’avait plus le statut de pays ayant éliminé la rougeole, en raison d’une épidémie qui sévit depuis plus d’un an.
Ce statut indique qu’il y a absence de transmission continue de la maladie pendant 12 mois ou plus dans une zone géographique donnée.
Deux autres pays membres de l’OPS, le Venezuela et le Brésil, ont perdu leur statut d’élimination de la rougeole en 2018 et 2019 respectivement. Ils ont retrouvé leur statut cinq ans plus tard, grâce à des efforts pour augmenter les taux de vaccination.
Le Canada, qui avait éliminé la rougeole en 1998, subit sa pire épidémie depuis plus de 30 ans. Depuis novembre dernier, on a dénombré plus de 5100 cas. Il y a eu deux décès signalés au Canada (un en Alberta et un en Ontario)
De 1998 à 2024, il y a eu en moyenne 91 cas de rougeole signalés au Canada chaque année. La dernière grande éclosion remontait à 2011, lorsque 776 cas avaient été recensés au Québec.
Selon l’Agence de la santé publique du Canada, entre 1924 et 1958, 45 000 cas de rougeole en moyenne se sont propagés chaque année.
Cette fois, cette épidémie a commencé en octobre 2024 après un rassemblement au Nouveau-Brunswick. Les cas se sont répandus à l’échelle du pays. L’Ontario comptabilise le plus de cas (plus de 2300). L’Alberta dénote la concentration la plus élevée de cas (près de 2000).
Pour que le Canada retrouve son statut de l’OPS, « nous avons besoin que 80 % des municipalités aient une couverture de 95 % », a précisé le Dr Daniel Salas, directeur exécutif du programme spécial pour la vaccination complète de l’OPS
Au Téléjournal
La rougeole n’est plus considérée comme éliminée au Canada
Le Canada a perdu son statut de pays qui a éliminé la rougeole. C’est l’Organisation panaméricaine de la santé qui a informé l’Agence de la santé publique du Canada de la perte de ce statut.
L’agence canadienne rappelle que le vaccin contre la rougeole est le meilleur moyen de se protéger.
Le reportage de Jacaudrey Charbonneau.
Pour plus d’informations, lisez notre article : Le Canada perd son statut d’élimination de la rougeole | Radio-Canada










