Environnement et protection de l'eau

Suite du dossier de la Presse

Égout privé dysfonctionnel aux Cèdres | Les villes voisines ne savaient rien du déversement sur leur territoire

Les municipalités de Vaudreuil-Dorion et de Pointe-des-Cascades n’avaient aucune information sur le déversement d’eaux d’égout brutes directement dans le ruisseau Chamberry, qui traverse leurs territoires. Elles attendent avec impatience des nouvelles du ministère de l’Environnement à ce sujet.

En amont de ces communautés dans Vaudreuil-Soulanges, Les Cèdres ont commencé dès décembre à déverser les déjections de près de 500 personnes directement dans le ruisseau Chamberry, sans aucun traitement.

Le cours d’eau longe ensuite un golf et des habitations à Vaudreuil-Dorion, du côté nord-est, ainsi qu’un quartier résidentiel à Pointe-des-Cascades, avant de se jeter dans la rivière des Outaouais.

En entrevue, le maire de Pointe-des-Cascades assure avoir eu connaissance du déversement aux Cèdres par La Presse. « C’est une grosse préoccupation parce que des gens peuvent aller se baigner, dit le maire de Pointe-des-Cascades, Peter Zytynsky. Est-ce que l’eau est correcte ? Je ne le sais pas ! »
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Couper le nombre d’inspecteurs c’est diminuer la protection de l’environnement, une attitude hypocrite de la CAQ qui a toujours été un cancre en matière d’environnement.

«Clairement insuffisant»: de moins en moins d’inspecteurs au ministère de l’Environnement

Le nombre d’inspecteurs au ministère de l’Environnement a chuté de 20 % en l’espace de huit mois, affirme le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). C’est «devenu clairement insuffisant» pour assurer une surveillance adéquate de l’épandage de pesticides sur les terrains de golf du Québec, déplore l’organisation.

Selon les données syndicales, le nombre d’inspecteurs en environnement est passé de 301 à 239, entre septembre 2025 et mai 2026.

Ces employés veillent au respect de la réglementation dans plusieurs secteurs, notamment dans les milieux agricoles, industriels et municipaux, de même qu’en matière d’usage de pesticides.

«Ces dernières années, le nombre d’inspecteurs et inspectrices en environnement est devenu clairement insuffisant, dénonce le vice-président du SFPQ, Michel Girard. […] Mais par-dessus le marché, ces derniers mois, le gouvernement de la CAQ a fait des coupes importantes de personnel dans notre ministère chargé de la protection de l’environnement.»

Le ministère ne conteste pas la validité des chiffres fournis par le SFPQ, mais n’a pas voulu transmettre aux Coops de l’information des données précises sur l’évolution du nombre d’inspecteurs à son emploi entre septembre et mai derniers. Les autorités ministérielles soutiennent qu’en raison des «fluctuations» qui surviennent en cours d’année, il préfère se fier à une moyenne annuelle qu’il établit à 274 inspecteurs pour l’année financière 2025-2026.

«Malheureusement, c’est peut-être juste au fil des mois et des années qu’on va se rendre compte que des milieux sont contaminés et que les risques pour la santé publique ou l’environnement ont augmenté à des seuils inquiétants.»
— Michel Girard, vice-président du SFPQ

Résumé

Suivi des pesticides sur les terrains de golf

Selon le SFPQ, la diminution du nombre d’inspecteurs aura un impact sur la surveillance de l’utilisation des pesticides, notamment sur les terrains de golf.

Tous les trois ans, les gestionnaires des terrains de golf doivent soumettre à Québec un plan de réduction des pesticides.

Selon le ministère, plus de 600 interventions ont été réalisées au cours des deux dernières années, afin de contrôler l’utilisation des pesticides sur les allées des quelque 300 terrains de golf de la province.

Des amendes ont d’ailleurs été imposées à certains d’entre eux pour avoir omis de transmettre un plan de réduction ou pour avoir mal entreposé leurs pesticides.

«Quand ce ministère s’en donne les moyens, il peut faire une surveillance rigoureuse de nos règles concernant les pesticides dans les terrains de golf, dit Michel Girard au SFPQ. S’assurer que nos règles en matière de pesticides sont bien respectées, c’est aussi important pour la santé publique que pour l’environnement.»



Le vice-président du syndicat craint également que les plus récentes coupes se fassent sentir dans plusieurs secteurs.

Détecter les produits chimiques

De 2009 à 2011, Québec avait mesuré l’impact des pesticides dans 11 cours d’eau situés près de terrains de golf. Des pesticides avaient été détectés dans neuf d’entre eux.

L’exercice a été répété en 2023, mais l’échantillonnage s’est limité à trois de ces cours d’eau. Selon le ministère de l’Environnement, l’objectif était de cibler les cours d’eau présentant un potentiel de détection intéressant.

Les autorités ont constaté que la fréquence de détection des pesticides s’est légèrement améliorée entre les deux périodes. Les Coops ont pu consulter les données, mais il n’existe pas de rapport englobant l’ensemble des résultats.



Professeur au département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie à l’Université Laval, Martin Pelletier estime que Québec se limite «au minimum» en analysant seulement trois cours d’eau.

Des municipalités plus sévères que Québec

La municipalité de Saint-Lambert, en Montérégie, a adopté une approche plus restrictive auprès des terrains de golf. Ils devront réduire au minimum leur utilisation de pesticides à partir de la saison 2027, mais pourront continuer à se servir de biopesticides.

«Les pesticides, il faut que ce soit vu comme un dernier recours», estime Claude Ferguson, conseiller et président de la commission de l’environnement de Saint-Lambert.

La Ville avait déjà un règlement encadrant l’usage des pesticides, mais les deux terrains de son territoire y échappaient.

«C’est un exercice qui est demandant, sensible, qui, dans certains cas, suscitent les passions, pas toujours pour les bonnes raisons.»

— Claude Ferguson, conseiller de Saint-Lambert

À Montréal, l’utilisation des pesticides sur les terrains de golf est encadrée depuis 2025, mais certaines exceptions sont aussi prévues dans la réglementation.

Le directeur général de l’Association des clubs de golf du Québec, Stéphane Dubé, rappelle pour sa part que le golf représente une industrie touristique majeure au Québec.

«Il y a des enjeux économiques très importants et il y a des enjeux environnementaux qui le sont aussi», dit-il, en plaidant pour un équilibre dans les orientations prises par les municipalités.

Des revendications

En Outaouais, l’organisme Gatineau sans pesticides réclame aussi des règles plus sévères. La Ville de Gatineau a adopté un règlement sur les pesticides en 2024.

«Il encadre les terrains de golf d’une certaine façon, mais pas de la façon dont on le souhaite», estime Monique Bisson, de Gatineau sans pesticides.

À compter de 2027, le règlement gatinois obligera notamment les exploitants de terrains de golf à remettre à la Ville une copie de leur plan de réduction des pesticides, déjà exigé par Québec.

«On trouve que ce n’est pas suffisant», précise Mme Bisson, également cofondatrice de Victimes des pesticides du Québec. Elle souhaiterait, entre autres, que Gatineau précise quels sont les ingrédients actifs permis.

«Du dicamba, c’est aussi néfaste que le glyphosate. Il n’apparaît pas dans la liste des herbicides interdits», déplore Mme Bisson.

Plus loin de nous

Au Danemark, l’utilisation des pesticides sur les terrains de golf a diminué de 95 % par rapport au niveau de 2013, selon une publication de l’Université Guelph en Ontario.

Au Royal Copenhagen Golf Club, les herbicides ont été éliminés en 2003 et les fongicides en 2011. Sur ce plus vieux terrain de golf de la Scandinavie basé sur un site de l’UNESCO, les golfeurs côtoient entre autres des marcheurs et des cyclistes.

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Un total de 19 bélugas ont été trouvés morts en 2025 sur les rives du Saint-Laurent, mais, contrairement aux années passées, les scientifiques n’ont pas recensé de femelles décédées au moment de donner naissance. Le suivi de l’espèce soulève par ailleurs de plus en plus de questions sur les changements qui s’opèrent dans les secteurs du Saint-Laurent fréquentés par les bélugas.

Selon les données publiées par le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM), le nombre de bélugas trouvés morts l’an dernier s’inscrit dans la moyenne des dernières années. En 2025, 10 femelles, 8 mâles et un individu impossible à classifier ont été recensés.

Est-ce que les bélugas modifient leur utilisation du Saint-Laurent dans un contexte de bouleversements climatiques et de changements dans cet écosystème, notamment en ce qui a trait à la disponibilité des proies ? « Les signes se multiplient », résume Robert Michaud. « Il sera important de suivre ces phénomènes. Il est clair que l’estuaire et le golfe changent de façon importante. »

Il faut savoir qu’en vertu de la Loi sur les espèces en péril, le gouvernement fédéral a l’obligation de protéger l’« habitat essentiel » du béluga. Pour le moment, le parc marin couvre à peine 40 % de l’habitat estival du mammifère. Le projet d’expansion de cette aire marine protégée, en cours d’élaboration par Québec et Ottawa, doit permettre qu’elle en couvre la totalité. Cela ne comprend toutefois pas l’habitat essentiel pour le reste de l’année, en plus de ne pas tenir compte des changements récemment observés dans l’occupation du territoire marin.
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Fin d’un système de surveillance océanique

La Maison-Blanche recule

PHOTO TIRÉE DU SITE DE L’OCEAN OBSERVATORIES INITIATIVE

Un caisson de protection contenant un appareil de mesure de l’Ocean Observatories Initiative, au moment d’être retiré du fond marin pour son entretien l’an dernier, dans la mer d’Irminger, une zone de l’Atlantique Nord entre le Groenland et l’Islande

Critiquée par les démocrates et les républicains, l’administration Trump recule et abandonne son projet de démantèlement d’un système de surveillance océanique essentiel à la compréhension des changements climatiques et des écosystèmes marins.

La National Science Foundation (NSF) avait annoncé en mai qu’elle commencerait à retirer dès ce mois-ci des centaines d’instruments sous-marins servant à recueillir des données sur les inondations côtières, les vagues de chaleur marines et d’autres évènements climatiques et météorologiques. L’installation de ce vaste réseau de capteurs appelé Ocean Observatories Initiative a coûté 368 millions de dollars.

Mais la NSF a annoncé jeudi qu’elle suspendait le démantèlement de l’installation et qu’elle convoquait un panel d’experts pour décider de son avenir.

Le Sénat a adopté mercredi une mesure empêchant l’administration Trump d’aller de l’avant avec son projet. Des élus des deux partis jugeaient l’action illégale et estimaient qu’elle constituait une menace pour la sécurité des communautés côtières. L’administration Trump avait tenté à deux occasions de supprimer le financement du programme, mais le Congrès l’avait rétabli à chaque fois.

En mai, la NSF avait annoncé l’envoi de navires pour procéder au retrait des instruments ancrés au fond marin au large des côtes de l’Oregon, de l’État de Washington, de l’Alaska, de la Caroline du Nord et dans la mer d’Irminger, une zone de l’Atlantique Nord entre le Groenland et l’Islande.

Des données essentielles

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Il est plus que temps que la CAQ se réveille après 8 ans au pouvoir face aux importantes pertes en biodiversité de ce lac unique au Québec. Trop peu, trop tard…

Entre Sorel-Tracy et Trois-Rivières

Québec alloue 44 millions pour restaurer le lac Saint-Pierre

(Nicolet) Québec compte déployer 44 millions en cinq ans pour réhabiliter l’écosystème du lac Saint-Pierre.

Situé sur le fleuve Saint-Laurent, entre les villes de Sorel-Tracy et de Trois-Rivières, ce bassin de 500 kilomètres carrés a été désigné comme région de biosphère par l’UNESCO. Son écosystème a toutefois été fragilisé au fil du temps.

Le gouvernement Fréchette a dévoilé, vendredi, son plan d’action 2026-2030 pour le lac Saint-Pierre.

Le plan prévoit notamment une aide financière aux producteurs agricoles pour qu’ils adoptent des pratiques agroenvironnementales durables.

Son rapport a démontré que l’augmentation de la superficie de production de cultures annuelles, principalement le maϊs et le soya, dans la zone littorale a été dommageable pour l’environnement. Elle a contribué, notamment, au déclin de la perchaude et des oiseaux champêtres.

Pourtant, la production de cultures annuelles est en nette progression depuis des décennies. Le rapport indique que 3800 hectares d’habitats fauniques ont été modifiés depuis 1950.

En 1950, les cultures « pérennes » occupaient 80 % des terres cultivées. Cette proportion a chuté à moins de 10 % en 2016.

Le lac Saint-Pierre est l’habitat de plusieurs espèces, dont 288 espèces d’oiseaux et 79 espèces de poissons.

Encore une fois le ministère de l’environnement de la CAQ pratique l’anti-environnement.

Captation et embouteillage d’eau souterraine

Un projet controversé fait des vagues en Montérégie

À Hinchinbrooke, en Montérégie, l’arrivée prochaine d’une deuxième usine de prélèvement d’eau souterraine soulève de nombreuses inquiétudes. Dans un contexte où les pénuries d’eau sont de plus en plus fréquentes dans la région, le débat fait rage : faut-il permettre de nouveaux projets industriels destinés à vendre de l’eau en bouteille ?

Au bout du chemin Powerscourt, à Hinchinbrooke, route de campagne menant à un cul-de-sac, se trouve la frontière entre le Canada et les États-Unis. À moins de 500 m de cette limite géographique, l’usine d’Aquaterra détonne dans ce paysage bucolique. En 2024, l’entreprise a pompé 146 millions de litres d’eau, soit l’équivalent de 292 millions de bouteilles de 500 ml.

Tout juste en face de l’usine d’embouteillage d’Aquaterra, une autre installation doit voir le jour cet été. L’entreprise 2961-4179 Québec inc., qui appartient à Germain Turpin, détient une autorisation du ministère de l’Environnement lui permettant de prélever jusqu’à 160 millions de litres d’eau par année.

Des citoyens, des groupes environnementaux, mais aussi des agriculteurs et des élus sont inquiets de voir Québec permettre de nouveaux prélèvements d’eau dans un contexte où la ressource se fait plus rare dans la région.

Ce n’est pas légitime, c’est même immoral de détourner de l’eau au profit de l’entreprise privée [qui vend de l’eau en bouteille] », lance Éric Lebœuf, président du syndicat local de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Haut-Saint-Laurent.

Son organisation demande au ministère de l’Environnement et à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de revoir les autorisations accordées pour tout nouveau prélèvement d’eau à Hinchinbrooke.

Un moratoire demandé

L’UPA soutient que les deux autorités réglementaires doivent « appliquer le principe de précaution à la lumière des nouvelles données scientifiques [de la Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay] révélant une situation de surconsommation ».

Pénuries d’eau souterraine

Nouvelle étude

Un manque de transparence dénoncé

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Dans La Presse

Restauration de cours d’eau | Québec démantèlera neuf barrages

Québec se lance dans le démantèlement de ses vieux barrages non essentiels afin de remettre des cours d’eau à leur état naturel, emboîtant le pas à une tendance de plus en plus répandue dans le monde.

Une première série de 9 barrages seront démantelés d’ici cinq ans et 32 autres cesseront d’être entretenus pour qu’ils se dégradent naturellement, a annoncé la ministre de l’Environnement, Pascale Déry, dans un communiqué publié jeudi dernier.

L’ensemble du parc de quelque 900 barrages relevant du ministère de l’Environnement sera analysé dans les prochaines années, afin d’identifier tous ceux qui pourraient également être démantelés, est-il ajouté.

« Inspirée des meilleures pratiques internationales, cette initiative permet à la fois d’optimiser la gestion du parc de barrages et de rétablir un régime d’écoulement naturel favorisant la connectivité des cours d’eau, la biodiversité et la santé des écosystèmes aquatiques », indique le texte.
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Québec prépare le retour de la pêche au bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent

Malgré une abondance apparente, l’espèce est toujours sous une interdiction de pêche stricte à l’ouest de Rimouski et de Forestville.

Le bar rayé est interdit à la pêche dans le fjord du Saguenay et dans la rivière à Mars. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Julien Gauthier

Les biologistes du gouvernement du Québec préparent le grand retour de la pêche au bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent, interdite depuis près de deux décennies. Le feu vert devra cependant venir d’Ottawa, où le dossier traîne en longueur depuis pratiquement sept ans.

Le ministère québécois de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCF) annonçait récemment l’adoption d’un “premier plan de gestion” du bar rayé pour la province.

Parmi les objectifs, Québec veut “préparer l’ouverture de la pêche récréative au bar rayé de la population du fleuve Saint-Laurent”, peut-on lire dans le document.

Au cours des prochains mois, les équipes ministérielles détermineront “les modalités qui s’appliqueront”, comme les limites de prise et de taille selon les zones de pêche et l’abondance de la ressource. À terme, on souhaite “limiter les contraintes réglementaires à l’essentiel”.

Indicateurs au vert

Le plan de gestion du Québec tient compte de deux populations distinctes de bars rayés, à savoir celle du sud du golfe du Saint-Laurent et celle du fleuve Saint-Laurent. La pêche sportive n’est actuellement permise que pour la première, notamment en Gaspésie.

La population du fleuve Saint-Laurent est quant à elle frappée d’une interdiction stricte depuis 2007.

Complètement disparu dans les années 1960 en raison de la surexploitation et des perturbations à son écosystème, le poisson n’avait pas été revu dans le fleuve avant sa réintroduction au début des années 2000.

Aire de répartition connue du bar rayé du Saint-Laurent

Photo : Pêches et Océans Canada

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“Pourquoi ne pas passer du « culte du gazon » à celui de la biodiversité, à celui du vivant ? Cette forme d’esthétisme exacerbé de ce marqueur social devrait-elle s’imposer au détriment de l’environnement dont nous sommes partie intégrante et qui est essentiel à notre survie comme espèce ?”

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-07-29/le-culte-du-gazon-ou-l-apologie-de-la-monoculture.php

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A ne pas confondre, ce n’est pas le gazon qui est l’ennemi, mais bien la monoculture notamment en ville. Donc un gazon est relativement facile à entretenir si sa surface est limitée et qu’on ajoute des lits de fleurs ou autres plantes en complément.

Or le problème avec les terrains totalement aménagés avec diverses plantes, c’est qu’ils exigeront beaucoup plus de désherbages, une tâche fastidieuse et parfois éreintante pour plusieurs. Puisque les plantes envahissantes et non désirables s’installent plus facilement si on néglige un bon entretien régulier dans ces espaces urbains.

Je discute souvent avec un bon ami de Québec qui a publié plusieurs livres reliés à la protection de l’environnement.

CLAUDE LAVOIE est biologiste et professeur titulaire à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval. Il est un expert des plantes exotiques envahissantes. Il est l’auteur de Pissenlit contre pelouse et plusieurs autres publications.

Voici trois de ses ouvrages qu’il a bien voulu partager avec moi.



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Algues bleu-vert/ Une résine au secours des lacs du Québec ?

De plus en plus de lacs sont aux prises avec des épisodes d’algues bleu-vert. Au lac Saint-Augustin, près de Québec, une chercheuse teste une technologie novatrice pour retirer le phosphate de l’eau. Il s’agit d’une « étincelle d’espoir » pour le lac pollué. Et d’une piste de solution potentielle pour des dizaines d’autres au Québec.

(Saint-Augustin-de-Desmaures) C’est un matin de juillet particulièrement étouffant à Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec.

Ce genre de matin chaud où une bonne baignade ferait du bien. Mais c’est impossible. La pancarte, bien en évidence au bord du lac Saint-Augustin, est formelle : baignade interdite.

C’est juste à côté de cette pancarte que la chercheuse Céline Vaneeckhaute a stationné, ce matin, un camion chargé d’une étrange machine.

Cette professeure titulaire au département de génie chimique de l’Université Laval pense détenir une piste de solution. Ce n’est pas une solution miracle. Mais il s’agit d’un nouvel outil qui pourrait permettre à des gens de se baigner de nouveau dans ce lac un jour.

« Moi, je suis très positive pour ce projet-là, parce qu’on voit que ça fonctionne en laboratoire », glisse la chercheuse, débarquée avec son équipe de recherche.

Une petite résine au grand potentiel

C’est ici qu’interviennent Céline Vaneeckhaute et son équipe. La directrice du Centre de recherche sur l’eau a développé un concept qui donne des résultats préliminaires intéressants. Il s’agit de faire passer l’eau à travers des billes de résine qui captent les phosphates, ces substances chimiques qui causent une multiplication des algues.

C’est une résine qui est disponible déjà commercialement. Elle est utilisée pour enlever l’arsenic des eaux souterraines, donc plus dans le contexte de produire de l’eau potable.

Mais la résine en question arrive aussi à capter le phosphate. Les tests en laboratoire le confirment. La chercheuse et son équipe ont ensuite développé une petite machine, appelée pilote d’absorption. C’est celle-ci qu’elle est venue installer en ce chaud matin de juillet.

Céline Vaneeckhaute, professeure titulaire au département de génie chimique de l’Université Laval

Vers des îlots flottants

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