Parlant du gars responsable du déneigement à Montréal
à la fin de l’entrevue, Patrick Lagacé a dit : Je vais vous dire une affaire M. Miranda. C’était meilleur avec Philippe Sabourin dans l’ancienne administration »
La première intervention radiophonique entre Patrick Lagacé et Luis Miranda, responsable du déneigement à la Ville de Montréal, a tourné court.
Interrogé sur les difficultés de circulation sur l’artère Robert-Bourassa, M. Miranda a peiné à fournir des détails précis sur l’heure de l’épandage des abrasifs.
Le maire d’Anjou a rappelé que la responsabilité du déneigement relève d’abord des arrondissements et non de son décret personnel.
Écoutez le maire de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, jeudi, au micro de Patrick Lagacé.
«Je ne suis pas celui qui décrète quand on fait un déneigement ou pas. Premièrement, ça relève des arrondissements. »
—Luis Miranda
Responsable du déneigement | «Luis Miranda, c’est le maire le plus arrogant de la Ville de Montréal»
Le maire d’Anjou, qui disait vouloir revenir aux bonnes pratiques à la mi-décembre, fait l’objet de plusieurs critiques en ce début de mandat.
Certains automobilistes ont été incapables de monter sur le boulevard Robert-Bourassa, au centre-ville, en raison de la chaussée glissante jeudi matin.
Sans parler des trottoirs mal déneigés et des pistes cyclables impraticables.
Écoutez la journaliste de Cogeco Nouvelles Any Guillemette faire le point sur la circulation avant le coup de gueule de Luc Ferrandez, jeudi matin.
«Luis Miranda, c’est le maire le plus arrogant de la Ville de Montréal depuis des années. Je peux pas le sentir. Si je le vois sur un trottoir, je change de trottoir […] C’est un gars d’une autre époque, complètement d’une autre époque. Puis avec avec ses citoyens aussi.
Quand j’avais pris la photo, ça fait environ 1 h qu’ils ont passé pour la voie véhiculaire, mais pas encore pour le trottoir et la voie cyclable. Ensuite 30 minutes après, j’avais vu un autre camion passer pour déneiger la voie véhiculaire. Ils passent clairement plus souvent pour la voie véhiculaire que les autres modes, et ce malgré avoir une accumulation assez significative sur la piste et trottoir, dépassant 10-15cm dans certains endroits.
Tout cela est en contraste avec le quartier Villeray, juste au sud de Crémazie. Ils ont mis du sel et on peut voir la chaussée pour la piste et la voie véhiculaire et peu d’accumulation sur le trottoir.
C’est tellement intelligent de politiser le déneigement, Montréal avait tellement besoin d’un élu qui met du sable dans l’engrenage. Tout le monde sait à quel point Luis Miranda n’est pas explosif et pas dû pour la retraite /s
« On a d’abord reçu une neige gorgée d’eau cette nuit. Puis, le front froid est arrivé en pleine heure de pointe. Ça fait que nos équipements, et les saleuses en particulier, ont été pris dans le trafic en même temps que la pointe », s’est justifié jeudi le porte-parole administratif de la Ville, Philippe Sabourin.
Il appelle les Montréalais à être « extrêmement prudents » dans leurs déplacements. En début de journée, les boulevards Robert-Bourassa et Pie-IX étaient particulièrement difficiles, tout comme l’avenue De Lorimier à la sortie du pont Jacques-Cartier ou le chemin de la Côte-des-Neiges.
Et Luis Miranda va probablement se faire parler afin qu’il revoit sa façon de parler dans les médias… Il doit réaliser qu’il n’est pas dans son conseil d’arrondissement où il peut dire ce qu’il veut…
Je vois de l’arrogance da la part du maire d’Anjou, mais aussi de la part du journaliste du 98.5. C’est pour ce que perso, le matin les fois où je mets la radio je préfère le 95.1
«On utilise la meilleure qualité d’asphalte», assure Philippe Sabourin. Il précise ensuite qu’il existe «très certainement» mieux, mais que ça coûterait «encore beaucoup plus cher».
«Lorsqu’on construit la chaussée, on peut mettre plus de polymère ou de fibre pour ralentir l’apparition de nids-de-poule», explique le professeur Alan Carter du Département de génie de la construction de l’École de technologie supérieure (ÉTS).
«C’est un gros investissement, ce n’est pas une approche facile à avoir pour une municipalité qui a des budgets — à écouler dépendant des élections — qui sont renouvelés chaque année», rajoute Jean-Claude Carret.
«À long terme, ce serait plus économique» d’avoir un budget sur plusieurs années pour la voirie, pense aussi Alan Carter.
Je crois que Patrick Lagacé s’est juste tanné du « Je ne suis pas responsable » de Miranda ce matin
Ce que j’en déduis, Miranda veut la responsabilité au sein du Comité exécutif, mais pas l’imputabilité quand ça va mal
J’ai travaillé dans plusieurs grandes organisation où les gens voulaient la responsabilité pour le salaire et prestige, mais ils ne voulaient JAMAIS l’imputabilité et devoir rendre des comptes
Dans les matrices des responsabilités RACI, le « X » à côté de leur nom dans la colonne « A » (accountability) ne veut rien dire, c’est du vent.
100% d’accord mais je pense qu’un journaliste doit se garder un peu de classe et pas le raccrocher au nez.
Dans ces interviews, Patrick lagacé souvent questionne plusieurs invités avec un ton qui rappelle les patrons des années 80-90.
J’espère que les journalistes monteront l’exemple de la courtoisie qu’on veut avoir dans notre société d’aujourd’hui toute en posant les memes questions.
“Par rapport à la même période l’an dernier, le 98,5 FM a perdu presque trois parts de marché sur l’ensemble de sa grille horaire (soit trois points de pourcentage de l’écoute totale, chez l’ensemble des auditeurs). Longtemps la radio numéro 1, grâce entre autres à Paul Arcand, la station parlée de Cogeco Média est aujourd’hui fortement distancée par ICI Première, qui a gagné plus de cinq parts de marché depuis un an.”
Je suis fatigué·e d’être traité comme un·e citoyen·ne de deuxième classe comparé aux chars. Pourquoi est-ce qu’on utilise les trottoirs comme dépôts de neige quand il y a une voie de stationnement juste à côté?
Les trottoirs de cette rue sont souvent bien déneigés quand je me lève, mais quand je quitte le deineigeur passe et pousse toute la neige et la boue sur le trottoir encore, et elles y restent pendant plusieurs jours parce que la Ville pense que les trottoirs sont déjà déneigés.
La première question qui me vient en tête est : aurait-on pu prévoir les choses ?
Les grands bonzes de la Ville, dont le patron du déneigement, Luis Miranda, ont accès au site d’Environnement Canada, si je ne m’abuse. À la limite : à celui de MétéoMédia.
L’administration Martinez Ferrada a nommé Luis Miranda responsable du déneigement. C’est un poste hautement stratégique dans une ville nordique – et congestionnée – comme Montréal.
Il y a tout juste un mois, Luis Miranda a déclaré vouloir revenir « aux bonnes pratiques ». Il a déploré que le lancement des opérations neige relève de « fonctionnaires ». Il ne jugeait « pas normal que moi, j’apprenne à la dernière minute ce qu’on va faire ou pas ».
Comment fonctionnent les opérations de déneigement, alors ?
Elles sont déclenchées par le « Service de la concertation des arrondissements et de l’expérience citoyenne de la Ville de Montréal après une accumulation de 10 à 15 cm de neige ou lorsque l’accumulation crée des conditions aggravantes », m’a indiqué un porte-parole.
La ville-centre établit les « normes de service » pour chaque opération, et les arrondissements peuvent déclencher une opération « locale » si elles le jugent nécessaire, a-t-il ajouté.
Pour résumer, c’est la ville-centre qui « pèse sur le piton » pour faire sortir les déneigeuses et les épandeuses de sel. Et le grand patron de ce dossier, à la Ville, est Luis Miranda.