Auparavant on voulait une plaque verte pour avoir des privilèges. Maintenant on ne veut plus de plaque verte parce qu’elle coûte plus cher…
Bof, elle coûte encore crissement moins chère que de payer de l’essence !
Zone Énergie vient d’installer chez Dupont Ford à Saint-Jean-sur-Richelieu la borne de recharge ultra-rapide de 640 kW la plus puissante en Amérique du Nord — et elle est accessible au public.
Le temps de recharge a longtemps été l’un des principaux freins à l’adoption des véhicules électriques. Même si l’autonomie des VÉ s’est considérablement améliorée ces dernières années, les bornes traditionnelles imposaient encore des temps d’attente difficilement compatibles avec les longs trajets. Zone Énergie, une entreprise québécoise établie à Boucherville, vient de changer la donne en lançant la borne de recharge ultra-rapide la plus puissante d’Amérique du Nord : 640 kW, installée chez Dupont Ford à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Avec cette puissance inédite sur le continent, une recharge complète peut s’effectuer en seulement 15 à 20 minutes selon le modèle du véhicule. C’est une transformation radicale de l’expérience de recharge — une durée comparable à un arrêt classique en route, ce qui rend la mobilité électrique bien plus pratique, autant pour les déplacements professionnels que pour les voyages longue distance.
L’autre grand avantage de cette installation, c’est sa capacité à servir jusqu’à six véhicules simultanément grâce à ses six connecteurs. Fini les longues files d’attente devant une borne occupée. La borne est compatible avec une large gamme de véhicules électriques, qu’ils soient de type grand public ou professionnel, ce qui en fait une infrastructure véritablement polyvalente.
Cette installation est le fruit d’une collaboration entre Zone Énergie et ses partenaires, dont Dupont Ford. Pour Zone Énergie, il s’agit d’un geste concret en faveur de la transition énergétique : en réduisant drastiquement les temps de recharge, l’entreprise contribue à lever l’un des derniers obstacles psychologiques à l’adoption du véhicule électrique. Les conducteurs curieux de vivre l’expérience peuvent d’ores et déjà tester cette borne directement chez le concessionnaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Électrification et modernisation
Au tour d’Ottawa de financer Prevost
Après Québec, c’est au tour du gouvernement Carney d’aider Prevost à maintenir sa vitesse de croisière. Le constructeur d’autocars recevra environ 18,5 millions pour lui permettre d’accélérer sa diversification en matière de nouveaux produits, a pu confirmer La Presse.
L’annonce, qui aura lieu ce vendredi dans les installations de l’entreprise à Sainte-Claire, dans Chaudière-Appalaches, s’effectuera en présence du ministre fédéral des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound.
Ce soutien financier provient du Fonds de réponse stratégique, un programme fédéral visant à épauler les entreprises affectées par les droits de douane de l’administration Trump. Prevost est dans cette situation.
« Cela se veut carrément une réponse aux droits de douane américains et vise à augmenter la productivité de nos entreprises, à aider nos entreprises à se repositionner dans un contexte qui est plus difficile », explique M. Lightbound, dans un entretien.
Cette somme va aussi permettre à Prevost de conserver dans les années à venir plus de 1200 emplois. C’est important.
Joël Lightbound, ministre fédéral des Travaux publics et de l’Approvisionnement
L’été dernier, le constructeur québécois avait obtenu un prêt-subvention de 13 millions auprès d’Investissement Québec, le bras financier du gouvernement québécois. Ensemble, les deux ordres de gouvernement offrent donc plus de 30 millions au spécialiste des autocars.
En territoire québécois, Prevost table sur trois projets d’envergure, soit la modernisation des plateformes H (autocars de tourisme) et X (autocars interurbains) ainsi que l’électrification du modèle interurbain.
« On sait que le secteur public [les agences de transport] va évoluer là-dedans dans les prochaines années », expliquait le président de Prevost et de Volvo Group Canada, François Tremblay, en entrevue avec La Presse en septembre dernier. « Donc on veut se positionner avec un modèle interurbain éventuellement électrifié. »
Prevost fait partie de ces entreprises qui ne peuvent tourner le dos au marché américain, peu importe le contexte. Plus de 80 % de ses ventes s’effectuent au sud de la frontière.
Contexte complexe
(…)
Les bornes de recharge vandalisées pour voler le cuivre ![]()
Le vol de cuivre, un véritable fléau au Québec
Le vol de cuivre est devenu un véritable fléau au Québec. Alors qu’Hydro-Québec déplore le vandalisme de ses bornes de recharge, un artiste et un organisme ont aussi été visés par des vols. Le résumé de Louis-Philippe Arsenault.
La GRC débarque chez Lion Électrique
L’un des symboles de la filière québécoise de l’électrification, Lion Électrique, est ciblé par une perquisition de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), mercredi, à son siège social de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.
Selon les informations que nous avons pu colliger, des véhicules du corps policier sont arrivés aux alentours de 10 heures. Il n’avait pas été possible de savoir ce qui était à l’origine de l’opération.
Les employés ont dû quitter leur poste de travail à l’arrivée de la GRC.
Racheté par un groupe de gens d’affaires québécois en mai 2025, le constructeur d’autobus électriques ainsi que d’ex-dirigeants font l’objet d’une demande d’action collective depuis plus d’un an.
De petits investisseurs estiment avoir été trompés par l’entreprise lorsqu’elle était cotée à la Bourse de Toronto ainsi que sur Wall Street. Lion Électrique s’était tourné vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) en décembre 2024 en raison de sérieuses difficultés financières.
La débâcle avait fait tout perdre aux petits actionnaires du constructeur en plus de coûter plus de 140 millions à l’État québécois.