Électrification des transports

Précisions sur les nouvelles subventions:

Christine Fréchette suspendrait aussi les cibles si elle était PM

Et quand la conjoncture sera-t-elle favorable si on ne tord pas le bras aux fabricants ?! Réponse simple : JAMAIS ! Surtout présentement, avec le prix de l’essence qui diminue, l’appétit pour les gros VUS remontra en flèche !

Ça s’annonce plate comme course à la chefferie s’ils pensent tous pareil !

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Le lobbyisme de l’automobile est très fort, il y a beaucoup de mandats. Ça fait dur quand même.

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Québec va de l’avant avec une révision à la baisse des cibles d’électrification de la flotte d’autobus, comme le réclamaient les sociétés de transport. D’ici deux ans, la subvention provinciale pour l’achat de véhicules hybrides sera quant à elle réintroduite.

Le retour de ce soutien financier « va permettre aux neuf grandes sociétés de transport et à exo de remplacer plus rapidement les autobus qui atteignent leur fin de vie utile », a soutenu le ministre. « Ça va nous permettre ensemble de faire les choix qui s’imposent. Oui on croit toujours à l’électrification des transports, mais on est dans une transition qui considère d’autres éléments. »

À la STM, on salue le geste, mais on demeure prudents. « Il sera important que le ministre autorise rapidement le lancement des appels d’offres nécessaires afin de sécuriser les livraisons de véhicules dès 2028, comme dès 2027, 40 % des bus de la STM auront 16 ans ou plus », a réagi un porte-parole, Renaud Martel-Théorêt. Règle générale, a-t-il ajouté, les bus fonctionnant au diesel sont 78 % plus chers à entretenir et 34 % moins fiables que les bus hybrides.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-02-09/transport-collectif/quebec-va-revoir-ses-cibles-d-electrification.php

https://www.cbc.ca/news/politics/national-charging-infrastructure-strategy-9.7081772

Électrification : la STLévis en voie d’atteindre la cible de 55 %

La flotte de la Société de transport de Lévis devrait être électrifiée à hauteur de 40 % d’ici la fin de 2027. Elle prévoit conclure l’électrification de l’entièreté de son parc d’autobus en 2042.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare

Si diverses sociétés de transport à travers la province peinent à atteindre les cibles demandées en termes d’électrification de leur flotte, la Société de transport de Lévis (STLévis) se trouve dans une situation enviable et recevra ses premiers autobus électriques d’ici la fin mars.

Ainsi, une partie du dépôt d’autobus situé sur la rue Saint-Omer connaît actuellement des rénovations majeures afin d’adapter les équipements pour entretenir et recharger les nouveaux véhicules. Au total, une quarantaine de positions de recharge seront ajoutées aux infrastructures afin de fournir en électricité les 40 autobus à venir d’ici 2027.

Résumé

D’abord, la première affaire à faire, c’était d’opérer le réseau en mode virtuel pour évaluer les besoins en termes d’autonomie, ce qui a été fait en 2018 et 2019. […] Depuis deux ans et demi, on est en commande d’équipements, explique Jean-François Carrier, directeur général de la STLévis.

Ces travaux ont nécessité le renforcement de la toiture du garage en raison du poids de l’important filage électrique et la commande d’équipements divers pour permettre la recharge et l’entretien de ces véhicules.

Le plafond et la toiture du dépôt d’autobus ont été renforcés afin de soutenir le filage électrique qui permet la recharge des véhicules électriques et leur entretien.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare

Le système d’incendie a également dû être adapté. Et l’installation d’une entrée électrique d’une capacité de six mégawatts qui permettra de répondre à la demande en électricité a été requise.

La flotte de la société lévisienne comprend environ 95 véhicules, dont 45 à 50 % sont hybrides. À la fin de 2027, elle sera renouvelée à hauteur d’environ 40 % entièrement électrique. L’organisation vise une électrification complète de ses autobus en 2042. Rappelons que le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) avait, jusqu’à tout récemment, l’objectif d’électrifier le parc d’autobus des sociétés de transport à 55 % d’ici 2030.

Un concours de circonstances favorables

Les astres se sont alignés pour la STLévis lorsque le gouvernement provincial annonçait des subventions à hauteur de 95 % pour l’acquisition d’autobus électriques. La parc d’autobus lévisien arrivait en fin de vie, l’organisation n’avait d’autres options que d’investir.

[Aujourd’hui], notre flotte se situe autour de 12 ans et la durée de vie, c’est 16 ans, en général. Il fallait la rajeunir, on n’avait pas le choix de bouger, assure Jean-François Carrier.

Actuellement, un autobus électrique coûte environ 1,3 millions de dollars, subventionné à hauteur de 95 %.

Jean-François Carrier est directeur général de la STLévis et Jean Leblond est président du conseil d’administration ainsi que conseiller municipal du district Christ-Roi à la Ville de Lévis.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare

De ce montant, ce sont entre 4000 $ et 5000 $ annuellement amortis sur 16 ans qui se retrouvent dans le budget de la STLévis, rapporte Jean-François Carrier.

Passer à côté d’une opportunité comme celle-là, comme gestionnaire, je ne pouvais demander au conseil [municipal] de laisser tomber ce projet-là.

Une citation de Jean-François Carrier, directeur général de la STLévis

De plus, les travaux d’infrastructures dans le dépôt actuel se chiffrent à environ 17 millions de dollars, dont 85 % de la facture est assumée par les différents paliers de gouvernement.

Afin d’atteindre l’électrification complète en 2042, la STLévis devra construire un nouveau dépôt, dont elle a déjà acquis le terrain. Elle travaille actuellement à l’élaboration du programme fonctionnel et technique de ce projet.

Un tout autre portrait

Seules Laval, Saguenay et Sherbrooke se trouvent dans une situation s’apparentant à celle de Lévis. Ailleurs dans la province, l’électrification des autobus de transport en commun est une tout autre paire de manches.

Le constat factuel, c’est qu’on est très loin de l’objectif qu’on s’était donné collectivement, qui était d’atteindre une électrification de la flotte de 4000 autobus au Québec à un niveau de 55 % en 2030. Présentement, on est très, très, très loin de cette cible, d’où l’importance de la démarche qu’on a menée dans la dernière année, c’est-à-dire de sensibiliser le gouvernement sur la non-viabilité de cette cible, déplore Harout Chitilian, directeur général de l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ).

Harout Chitilian, directeur général de l’ATUQ, accueille favorablement la décision du MTMD de réintroduire les subventions pour les autobus hybrides, mais souhaite que les délais d’acquisition des véhicules soient réduits. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Cette sensibilisation semble avoir porté fruit alors que le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, a affirmé mener une révision des cibles d’électrification de la flotte d’autobus.

Bien que M. Chitilian se réjouit des nouvelles avancées dans le dossier, il estime que le gouvernement caquiste aurait dû réviser ses objectifs plus tôt.

Nous sommes, depuis un an, à collaborer avec le gouvernement pour faire la démonstration que la cible n’était pas viable, que la non-introduction des hybrides provoquerait un vieillissement aigu de notre parc à travers le Québec. Et oui, dans un monde idéal, on aurait eu une écoute favorable et on aurait changé notre stratégie au mois de mars 2025, revendique-t-il.

Le directeur général de l’ATUQ estime qu’il est difficile de comparer la situation de chacune des sociétés de transport au Québec, puisqu’elles connaissent des réalités complètement différentes d’une région à l’autre. À titre comparatif, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) retirait l’ensemble des investissements liés à la transition électrique de son Plan d’immobilisations en décembre.

La STLévis s’attend à une réduction importante de sa consommation de carburant dans les prochaines années et explore la possibilité de commercialiser et valoriser sa réduction de gaz à effet de serre.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare

En ce qui a trait à la STLévis, c’est une société qui a les infrastructures conséquentes pour recevoir les bus électriques, les charger, les entretenir et les remiser. Ce qui n’est pas le cas de toutes les sociétés à travers le Québec. L’enjeu présentement, ce n’est pas la volonté des sociétés. […] Tout le monde a développé des projets et, malheureusement, certains projets n’ont pas été retenus par le gouvernement, précise Harout Chitilian.

Une entente qui se fait attendre

Alors que d’autres régions à travers le Canada obtiendront bientôt leur part du Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC), le Québec n’a toujours pas conclu d’entente avec Ottawa.

Dans le FTCC, il y a un pourcentage qui est attribué au Québec. Donc, l’argent est vraiment mis de côté en attente d’une entente. […] Plusieurs sociétés [d’ailleurs au Canada] vont commencer à recevoir des fonds dès avril 2026 alors que nous, de notre côté, on n’a même pas d’entente. C’est assez préoccupant, s’inquiète le directeur général de l’ATUQ.

Harout Chitilian et les sociétés de transport qu’il représente espèrent grandement que cette entente soit conclue entre les deux paliers de gouvernement avant les élections provinciales prévues cet automne.

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Dans la Presse

Québec–Toronto | Vers un corridor de camionnage 100 % électrique

Il y avait déjà un corridor électrique entre Québec et Montréal. Propulsion Québec rêve désormais d’étirer ce trajet jusqu’à Toronto. C’est réaliste, conclut une étude de faisabilité, à condition d’ériger au moins sept stations de recharge pour camions lourds. L’organisme sectoriel se donne deux ans pour le faire.

Une infrastructure de recharge pour véhicules lourds est essentielle pour permettre à ces camions électriques de Classe 7 ou 8 de prochaine génération de parcourir les quelque 800 kilomètres qui séparent les deux villes, indique Propulsion Québec dans un document qu’elle publie ce lundi et qui fait le point sur les résultats de son étude de faisabilité, qui conclut qu’un tel corridor entièrement décarboné pourrait effectivement voir le jour d’ici 18 à 24 mois.

Il existe 71 sites de recharge en bordure de la route qui sépare Québec de Toronto. Il en faudrait sept de plus pour que ce corridor voie le jour, explique le PDG de l’organisme, Alexis Laprés-Paradis. Pour paraphraser Kevin Costner dans son rôle d’amateur de baseball un peu rêveur, construisez-les et ils viendront, dit, en somme, Propulsion Québec.
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Dans la Presse

Filière batterie québécoise | Les actifs de Lithion en route vers les États-Unis

Une entreprise américaine financée par Washington est en position de tête pour transférer au sud de la frontière une importante partie des actifs de Lithion Technologies, dernier maillon de la filière batterie québécoise à se retrouver insolvable, a appris La Presse.

Selon nos informations, obtenues auprès de sources au fait du dossier, mais qui ne sont pas autorisées à en parler publiquement, l’entreprise en question est l’American Battery Technology Company (ABTC).

Établie au Nevada, elle a développé son propre procédé et exploite déjà, à Reno, une usine de recyclage des batteries lithium-ion, que l’on retrouve notamment dans les véhicules électriques. L’entreprise a aussi reçu 144 millions US du département américain de l’Énergie pour faire sortir de terre un deuxième complexe.

Ce n’est donc pas le savoir-faire développé par Lithion – dans lequel le gouvernement Legault a injecté près de 30 millions – qui intéresse ABTC, mais plutôt une partie de l’équipement à l’intérieur de son usine de Saint-Bruno-de-Montarville, en banlieue sud de Montréal, construite au coût de 40 millions.
[…]

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Ottawa mise 17 millions pour développer la « filière phosphate »

PHOTO TOM CORE, ARCHIVES LE QUOTIDIEN

Visite du site du gisement de First Phosphate en 2025

(Ottawa) Les astres sont désormais pleinement alignés pour que le projet de production de phosphore de First Phosphate, à partir du gisement de Bégin Lamarche, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, prenne son envol.

Le ministre des Ressources naturelles, Tim Hodgson, a annoncé lundi une contribution non remboursable pouvant atteindre 16,7 millions de dollars dans ce projet – un vote de confiance de la part d’Ottawa qui aura des échos importants ici et à l’étranger, notamment en Europe.

Le coup de pouce financier du gouvernement fédéral doit permettre d’évaluer les paramètres techniques et d’ingénierie liés à la production de concentré de phosphate qui répond aux exigences de qualité du marché des batteries lithium-fer-phosphate. « En soutenant ce projet, nous contribuons à fournir les minéraux dont le monde a besoin et à assurer la prospérité et la sécurité que méritent les Canadiens », a affirmé le ministre des Ressources naturelles.

Le projet de First Phosphate fait partie d’une trentaine de projets d’exploitation de minéraux critiques au pays qui ont obtenu l’appui fédéral et qui devraient entraîner des investissements de quelque 12,1 milliards de dollars en capitaux au cours des prochaines années.

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Certains des hauts dirigeants de First Phosphate étaient à Toronto afin d’assister à cette importante annonce.

« Cette contribution marque l’arrivée du gouvernement du Canada dans la filière phosphate au Saguenay–Lac-Saint-Jean », a réagi avec satisfaction David Dufour, vice-président exécutif chez First Phosphate. « Avoir l’appui du gouvernement, pour nous, c’est important. Le Canada souhaite développer la filière phosphate comme il l’a fait dans d’autres filières historiquement à travers le Canada. Et pour nous, c’est un signal extraordinaire », a-t-il ajouté, précisant que l’entreprise a déjà des clients en Belgique qui attendent leur première livraison.

Le directeur général de l’entreprise, John Passalacqua, a indiqué que la construction de l’usine de production doit être terminée au plus tard en 2029 et emploiera 300 personnes. Il prévoit aussi une usine de transformation au port de Saguenay, qui devrait employer 400 personnes.

La prochaine étape, on est en train de définir notre ressource et terminer la dernière campagne de forage d’ici quelques semaines. Puis on va terminer l’étude de faisabilité avant la fin de décembre. Et ensuite, il faut obtenir le permis du BAPE. Si tout va comme prévu, l’usine de production devrait être prête et opérationnelle en 2029.

John Passalacqua, directeur général de l’entreprise

David Dufour a précisé que l’entreprise compte aussi construire une usine de transformation au port de Saguenay qui permettrait de produire de l’acide phosphorique – une première au pays. « On a réservé un terrain à port Saguenay pour aussi développer un projet d’usine d’acide phosphorique. Donc, on serait les seuls au Canada à faire de l’acide phosphorique. Ce projet, c’est environ 400 emplois. Donc, en tout, la filière phosphate pourrait devenir génératrice d’emplois autant que l’est éventuellement la forêt dans la région du Lac-Saint-Jean ou autant que l’est l’aluminium un jour », a signalé M. Dufour.

« On est des entrepreneurs canadiens. On n’est pas une entreprise étrangère qui arrive ici. On a fait cela avec les moyens canadiens et québécois. On est très fiers de cela. On n’est pas obligés de venir à l’autre bout de la planète pour développer le Québec du Canada », a-t-il aussi affirmé sur un ton philosophique.

Le président-directeur général du Port de Saguenay, Carl Laberge, était également dans la Ville Reine pour cette annonce qui ouvre toute grande la porte à une forte augmentation des activités au port.

« C’est vraiment intéressant pour nous. C’est un projet qui est majeur et de voir que le gouvernement du Canada appuie ce projet, c’est un signal fort important et ce que l’on veut faire au port. On coche beaucoup de cases dans ce que l’on veut faire dans le dossier des minéraux critiques stratégiques, d’avoir des partenariats à l’international avec Prayon en Belgique », a-t-il commenté.

En coulisses, le Bloc québécois a déployé des efforts afin de convaincre le gouvernement Carney de faire inscrire le phosphate à la liste des minéraux critiques reconnus par Ottawa – une décision qui donne accès à des crédits d’impôt. Le député bloquiste Mario Simard a porté ce dossier à Ottawa.

« Je suis emballé parce qu’on est à un moment où l’industrie forestière éprouve des difficultés profondes. C’est un signal au développement économique du Saguenay–Lac-Saint-Jean, un projet minier d’envergure. […] Ça peut devenir aussi important que l’industrie forestière ou l’aluminium », a indiqué M. Simard.