La GRC débarque chez Lion Électrique
L’un des symboles de la filière québécoise de l’électrification, Lion Électrique, est ciblé par une perquisition de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), mercredi, à son siège social de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.
Selon les informations que nous avons pu colliger, des véhicules du corps policier sont arrivés aux alentours de 10 heures. Il n’avait pas été possible de savoir ce qui était à l’origine de l’opération.
Les employés ont dû quitter leur poste de travail à l’arrivée de la GRC.
Racheté par un groupe de gens d’affaires québécois en mai 2025, le constructeur d’autobus électriques ainsi que d’ex-dirigeants font l’objet d’une demande d’action collective depuis plus d’un an.
De petits investisseurs estiment avoir été trompés par l’entreprise lorsqu’elle était cotée à la Bourse de Toronto ainsi que sur Wall Street. Lion Électrique s’était tourné vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) en décembre 2024 en raison de sérieuses difficultés financières.
La débâcle avait fait tout perdre aux petits actionnaires du constructeur en plus de coûter plus de 140 millions à l’État québécois.