Élections municipales 2025 - Villes de l'agglomération de Montréal

La pub d’élections Montréal roule en boucle sur les écrans du métro :+1:

Fun fact : la Ville de Montréal ne peut pas recevoir directement du financement fédéral. Ça doit obligatoirement passer par Québec.

Là-dessus si le PQ est élu en 2026, ça risque de ne pas être le très grand amour entre SMF et PSPP…

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Ceci dit, à l’intérieur de EM, ils n’ont pas réussi à trouver quelqu’un pour prendre la relève de Coderre. Honnêtement, y’a pas de grands leaders, de gens inspirants. Soraya est bien meilleure que l’ensemble de son groupe. Y’a juste ma mairesse de Montréal-Nord que j’aurais vu là, mais je pense qu’elle n’a pas d’intérêt.
Alors qu’à PM, il y a beaucoup de candidats avec des gros CV. Au-delà des candidatures polémiques, la force de l’équipe, c’est important.

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Au tour de Gilbert Thibodeau d’être au micro de Debra Arbec de CBC News

One-on-one with Action Montréal Leader Gilbert Thibodeau

Action Montréal Leader Gilbert Thibodeau says he wants to make Montreal fun again and would prefer to focus on taxpayers rather than those experiencing homelessness.

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Luc est plutôt un sous-marinier. Il n’est pas du type exorbitant à négocier sur la place publique comme l’a fait Plante.

Il travaille en profondeur, négocie dans le calme. Et quand il fait surface, tu te rends compte du travail qu’il a fait en profondeur. Le dossier de l’institution des sourdes-muettes est un exemple parfait. Perso, j’étais le premier à être incrédule dans ce dossier. Apparement, il y a eu des dizaines d’appels et rencontres où il était personnellement impliqué pour débloquer le dossier à QC.

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Pourquoi cette particularité pour Montréal? Laval a reçu 10M$ du fédéral pour la revitalisation du boul. St-Martin, ce ne serait pas possible à Montréal?

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L’association des propriétaires et résidents de l’Île-des-Sœurs (APRIDS) a tenu une assemblée publique citoyenne le 20 octobre dernier au centre communautaire Elgar. Les deux candidates à la mairie de Verdun pour Projet Montréal et Ensemble Montréal, Céline-Audrey Beauregard et Geneviève Desautels, ont pu débattre et répondre aux questions du public.

M. Versailles a débuté la première section du débat en demandant aux candidates de se positionner sur l’enjeu de la croissance démographique de l’Île-des-Sœurs.

Mme Desautels a répondu qu’elle voulait une densification « intelligente » qui comprendrait le développement « d’infrastructures sportives, de loisirs et d’autres services » en collaboration avec le secteur privé.

« Ça fait trop longtemps que l’Île-des-Sœurs attend après sa piscine, attend après une patinoire, attend après un terrain de soccer de type synthétique », a-t-elle soutenu.

Mme Beauregard, elle, a notamment parlé du Plan d’urbanisme et de mobilité (PUM) 2050 de la Ville de Montréal, qu’elle adresserait « dans les 100 premiers jours » de son mandat, afin de planifier des « milieux de vie [qui] sont complets ».

Une section entière de la soirée était dédiée à la piste à rouleaux de l’Île-des-Sœurs. Mme Beauregard a réaffirmé son intention d’aller de l’avant avec le projet en 2026, tandis que Mme Desautels a dit vouloir le « réévaluer », en raison de son coût, de son emplacement et du fait qu’il divise la population.

La candidate d’Ensemble Montréal n’a pas dit qu’elle abandonnerait le projet, mais elle a situé sa création dans le contexte du déficit de 1,2 millions $ de l’Arrondissement.

Mme Beauregard a indiqué que son parti continuerait d’utiliser le droit de préemption pour acheter des logements et les sortir du marché. Elle a aussi affirmé que son équipe serait « partenaire » de projets de maisons de chambre « dans certains secteurs » et « peut-être » également de bâtiments modulaires. Quant à l’itinérance, elle a soutenu que le démantèlement des campements ne faisait que « déplacer le problème ».

Mme Desautels, elle, a dit qu’elle souhaitait que le projet de 500 logements dans le secteur Hickson-Dupuis avance. À L’Île-des-Sœurs, elle propose qu’un pourcentage de logements sociaux et abordables soit défini, en consultation avec la population, dans la planification de sa densification.

Je ne connais pas les subtilités…ça prend l’accord de Québec. Il se peut que le 10 M$ fasse partie d’un programme fédéral déjà approuvé par le conseil des ministres du Québec.

C’est une loi provinciale, que j’ai liée plus haut, ce n’est pas une particularité de Montréal.

L’argent du fédéral peut se rendre aux villes, mais le fédéral négocie avec Québec pour ces enveloppes, plutôt que de distribuer aux villes.

Parfois, ça se passe moins bien sur la façon de dépenser l’argent (les villes étant une compétence provinciale, et Québec ne veulent pas d’ingérence), et ça retarde les subventions.

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Je suis d’accord avec toi que Soraya est meilleure que son groupe. Les candidates d’Ensemble Montréal dans mon arrondissement et mon district n’auront pas mon vote.

À l’inverse, il faut reconnaître que Luc Rabouin n’est pas LA force de son équipe, comme Plante pouvait l’être.

C’est le paradoxe de la démocratie: les candidats qui manquent de flash sont souvent ceux qui sont les meilleurs leaders, mais c’est difficile pour eux de se faire élire.

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Luc Rabouin me fait un peu penser à un Michael Ignatieff ou un Stéphane Dion. Compétent, intellectuel, dédié à sa cause, assurément efficace, mais sans le charisme nécessaire pour réussir en politique. Les deux ténors fédéraux l’ont appris à leur dépend. Je comprends pourquoi plusieurs militants de Projet Montréal ont été déçus lors de son accession au poste de chef de Projet Montréal. J’en connais personnellement quelques uns qui n’ont pas continué leur militantisme à cause de ça.

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Non … seigneur.

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Je ne le souhaite pas non, t’inquiètes :sweat_smile:

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Absolument, si on a des Trump, on a aussi des Melanchons (je sent que je viens de me faire des ennemis juste en associant les deux).

La différence entre mettons Trudeau et Thibodeau, c’est que on savait qu’il y avait des gens compétents autour de Justin (dans les premiers mandats) et quand je vois l’équipe derrière Thibodeau, je n’en vois pas vraiment. Il y a des conspis et des antivaxs dans le lot.

Je pense que Valérie Plante avait une solide prime à l’urne également, chose que (à mon humble avis) n’aura pas Luc Rabouin.

En 2017, on avait “madame sourire” vs Coderre :upside_down_face:

Mon esprit mathématique me dit que la différence est ruhibo.
:man_facepalming:
ok, je rentre dormir.

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Une petite pointe sur le concept lancé par PM. Du bon marketing, à mon avis.

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Justement en parlant de Mélenchon, je suis tombé sur ceci tout à l’heure.

À mon avis, il n’y a pas que les pistes cyclables comme sujet dans cette élection. Et comme je disais dans un autre sujet de discussion, la politique internationale n’est pas du ressort des villes, mais du fédéral…

Lettre ouverte : Je suis avocate, Montréalaise et juive, et j’ai peur de voir ma ville sombrer dans le chaos.

parLa Métropole

27 octobre 2025

Ces dernières semaines, un collectif s’affichant sur les réseaux sociaux sous le nom « Collectif Montréal, ville contre l’apartheid et le génocide » a lancé une campagne de pression auprès des candidats à la mairie et aux conseils d’arrondissement pour qu’ils signent un « pacte anti-apartheid ». Ironique, puisque ce « pacte », qui prétend lutter contre « le racisme, le sectarisme, la discrimination et l’oppression » selon le site du collectif, vise en réalité à engager la Ville de Montréal à rompre toute relation institutionnelle avec des entités israéliennes : annuler des contrats municipaux, retirer des fonds de pension investis en Israël et boycotter des artistes, chercheurs et athlètes israéliens.

Selon les publications du collectif, des candidats de plusieurs partis, dont Projet Montréal, ont signé. Certains le revendiquent fièrement sur leurs réseaux sociaux.

Soyons clairs. Ce n’est pas un geste symbolique. C’est un appel à institutionnaliser la rupture et à transformer le ressentiment de certains Montréalais.es en politique municipale. Pour celles et ceux d’entre nous qui portent une étoile de David, ce genre d’initiative ne relève plus seulement du débat. Il touche directement notre sécurité.

Une ville n’a pas de politique étrangère

En droit, c’est clair : une ville ne fait pas de politique étrangère. Les compétences municipales sont strictement encadrées par la Loi sur les cités et villes. Montréal n’a aucun pouvoir d’imposer des sanctions à un État ni de mener une diplomatie parallèle. Ces pouvoirs appartiennent exclusivement au gouvernement fédéral. Même le gouvernement du Québec, qui entretient des relations internationales administratives et économiques (culture, universités, commerce), ne peut pas décider de sanctions ou de boycotts étatiques. S’il peut collaborer, il ne peut pas boycotter. Montréal, créature du gouvernement provincial, est donc encore plus limitée.

Au-delà de l’enjeu juridictionnel, aucune institution publique ne peut adopter de politique fondée sur la nationalité. C’est expressément interdit par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Refuser un contrat ou une collaboration parce qu’une personne est israélienne s’apparenterait très fortement à une discrimination institutionnelle. Précision évidente mais importante : mon propos ne vise pas les choix individuels de consommation, mais l’adoption de politiques municipales qui ciblent une origine nationale.

Les paroles de nos politiciens ont des conséquences

Depuis le 7 octobre 2023, les incidents antisémites se multiplient à Montréal : graffitis haineux, menaces sur les campus, agressions dans la rue. Porter une kippa ou une étoile de David suffit pour devenir une cible. Dans ce climat, entendre des candidats municipaux parler de « génocide » à Gaza n’est pas anodin.

Rappelons-le : génocide n’est pas un slogan militant. C’est une notion juridique issue du droit international, née après la Shoah, la machine d’extermination de six millions de Juifs, qui désigne la volonté délibérée et une intention spécifique d’exterminer un peuple. On tente de nous convaincre que l’État juif en est coupable depuis le début du conflit, alors même que la Cour internationale de justice ne s’est pas encore prononcée sur le fond du débat. La situation évolue, mais le droit et le discours de nos politiciens exigent de la rigueur. Crier ce slogan dans les rues ne le rend pas vrai. C’est trahir le sens des mots et banaliser la Shoah, l’événement fondateur du terme.

Une ligne à ne pas franchir

Critiquer un gouvernement étranger, c’est légitime.

Engager une ville dans un boycott fondé sur la nationalité, c’est franchir la ligne qui sépare la liberté d’expression de la discrimination.

Montréal doit rester un espace commun, pluraliste et ouvert à toutes et à tous, pas le prolongement d’un conflit importé. Quand nos institutions commencent à décider quels peuples ou nations sont « acceptables », c’est toute notre société qui se fissure.

Je suis avocate, juive, et profondément attachée à cette ville. Je crois à la justice, et je crois à l’État de droit. L’État de droit, c’est notre rempart. Celui qui nous empêche de transformer ressentiment en exclusion, et exclusion en discrimination de nos minorités.

Nos candidats doivent s’en souvenir avant de signer.

Et nous, les citoyens, avant de voter.

Collaboration spéciale : Par Sarah Ettedgui, avocate avec l’appui des signataires ci-dessous

Signataires

Me Sarah Ettedgui, Barreau 2019, Johanna Elhadad, Barreau 1993, Audi Gozlan, Barreau 1994, Joel Banon, Barreau 1996,

Judith Cohen, Barreau 1998, Alyssa Yufe, Barreau 2003, Jennifer Sabbah, Barreau 2004, Frederick Pinto, Barreau 2005, Patrick Bensoussan, Barreau 2005

Dorith Toledano, Barreau 2007, Leon Benmergui, Barreau 2007, Jason Hadid, Barreau 2007, Saguy Barchichat, Barreau 2007, Steven Kravitz, Barreau 2007

Jennifer Ana Chriqui, Barreau 2008, Andrew Kliger, Barreau 2009, Eva Derhy, Barreau 2010, Raphael Amram, Barreau 2010, Jonathan Cohen, Barreau 2011

Barry Cohen-Olivenstein, Barreau 2013, Michael Elfassy, Barreau 2014, Laurent Gryner, Barreau 2017, Benjamin Dahan, Barreau 2018, Dov Charness, Barreau 2019, Julia Nakache, Barreau 2019

Cory Klumak, Barreau 2021,Daniel Prudkov, Barreau 2021, Joseph-Gabriel Cohen, Barreau 2023, Nathan Cohen, Barreau 2025., Frank Schlesinger, Barreau 1970

Ronald H. Levy, Barreau 1978, Nancy Cleman, Barreau 1983, Gary Rosen, Barreau 1988,

Robert Steinman, Barreau 2009, Virginie Illouz, Barreau 2009David Aronoff, Barreau 2022

Note

Les propos tenus dans ce texte n’engagent que ses signataires à titre personnel et ne reflètent pas nécessairement les positions des organisations, cabinets ou institutions auxquels ils ou elles sont liés.

Je crois qu’autre chose qui aide pas dans cette campagne c’est qu’à New York, Zohran Mamdani a un charisme générationnel et a mené une des meilleures campagnes électorales qu’on ait vu des dernières années. En comparaison, la nôtre est pas super le fun et les candidats assez beiges.

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