Le géant du détail américain Costco Wholesale vient de faire l’acquisition d’un terrain à Laval qui appartenait au Groupe Guzzo, toujours sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.
Avantageusement situé à l’intersection du boulevard Saint-Martin Ouest et de l’autoroute A-13, ce terrain de 934 289pi2 vient d’être acquis par le détaillant pour la coquette somme de 22,8 millions $. C’était le dernier grand actif détenu par la famille Guzzo.
Le Groupe MTY a confirmé un examen stratégique après que son action a bondi de 14 % au cours de la première séance de la semaine sur fond de spéculation entourant une vente possible de l’exploitant montréalais d’enseignes de restauration rapide et à service complet.
La poussée boursière du jour a commencé en début d’après-midi après la publication d’une dépêche par l’agence Reuters relatant que les dirigeants de MTY ont engagé la Banque TD pour étudier la possibilité d’une vente, citant des sources anonymes au fait du dossier.
La direction de l’entreprise a confirmé en fin de journée lundi que son conseil d’administration avait entamé une revue stratégique et mandaté un conseiller financier afin « d’identifier, d’examiner et d’évaluer différentes options stratégiques, dans le but de continuer à accroître la valeur pour les actionnaires ».
Diverses possibilités sont considérées, « notamment la vente de tout ou d’une partie de ses activités, ainsi que la poursuite de son plan d’affaires actuel ».
Les dirigeants ajoutent que rien ne garantit la réalisation d’une transaction et n’ont pas offert davantage de précisions sur ce qui amène cet examen stratégique.
D’ici 2034, la Commission de la construction du Québec veut plus que doubler la présence des travailleurs autochtones sur les chantiers. (Archives)
Alors que des chantiers majeurs se profilent aux quatre coins de la province, la Commission de la construction du Québec (CCQ) souhaite piger dans la manne de travailleurs autochtones, encore sous-représentés, pour répondre aux besoins de l’industrie.
D’ici 2034, l’organisation veut plus que doubler la présence des travailleurs autochtones sur les chantiers. La cible, fixée par la CCQ et l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) dans le cadre du Plan d’action de l’industrie de la construction pour l’inclusion des Premières Nations et des Inuit (PACPNI), se situe à 1 % de main-d’œuvre active issue des Premières Nations et des Inuit.
«En ce moment, on est à l’orée de chantiers majeurs», observe la présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec, Audrey Murray.
«Quand on additionne le plan d’action d’Hydro-Québec […], le Plan québécois des infrastructures, le TGV et les différents investissements, on est dans l’équivalent de 10 Baie-James qui sera construit d’ici 2035. C’est 140 stades olympiques.»
— Audrey Murray, présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec
Et les annonces continuent de s’accumuler. Plus tôt cette semaine, François Legault annonçait la signature de l’entente Wetsok, entre l’Alliance de l’énergie de l’Est, la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk et Hydro-Québec. Le projet, qui prévoit la construction de 200 nouvelles éoliennes dans le Bas-Saint-Laurent, s’inscrit dans la stratégie du gouvernement de doubler la production d’électricité verte au Québec d’ici 2050.
Pour la dirigeante de la CCQ, de telles annonces renforcent l’urgence de faire une place aux travailleurs autochtones sur les chantiers.
Alors qu’ils représentent 1,4 % de la population du Québec, les membres des Premières Nations et des Inuit comptent pour à peine 0,4% des 200 000 travailleurs de l’industrie, chiffre la PDG, qui voit dans ce déséquilibre une opportunité à saisir.
«On a la responsabilité de s’assurer de bien estimer les besoins de main-d’œuvre, les besoins de compétences et d’ouvrir les chemins nécessaires pour répondre à ces besoins-là», résume-t-elle, en entrevue avec Le Soleil.
Travailler sans être diplômé
Plusieurs mesures de la Loi modernisant l’industrie de la construction ont été mises en branle depuis son adoption, au printemps 2024. D’ici la fin 2025, plus de 85 % d’entre elles devraient être implantées, prévoit Audrey Murray.
Mardi, la mise en œuvre d’une nouvelle mesure, annoncée par la Commission de la construction du Québec, s’est ajoutée au lot.
L’ex-chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, et la PDG de la CCQ, Audrey Murray, présentaient, il y a un an, le Plan d’action de l’industrie de la construction pour l’inclusion des Premières Nations et des Inuit. (Stéphane Lessard/Le Nouvelliste)
Dès maintenant, les travailleurs autochtones peuvent obtenir leur certification dès qu’un employeur leur garantit 150 heures de travail sur trois mois consécutifs, «à condition que le bassin de main-d’œuvre visé soit à 30 % ou moins de disponibilité.»
En temps normal, les travailleurs non autochtones de l’industrie n’ont accès à cette mesure que lorsque le bassin de main-d’œuvre visé est en deçà de 10 % de disponibilité. Autrement, ils sont contraints de passer sur les bancs d’école.
La mesure s’accompagne d’une obligation de formation imposée aux travailleurs qui souhaitent conserver leur certification.
Non seulement ce mécanisme, déjà appliqué aux femmes, permettra de répondre aux besoins de main-d’œuvre, mais elle contribuera à faciliter l’intégration des membres des Premières Nations et des Inuit, juge la PDG.
«C’est fondamental. C’est un grand défi pour notre industrie, pour nos entreprises de s’ouvrir davantage à la diversité.»
— Audrey Murray, présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec
«Quand on additionne le niveau d’activité économique gigantesque, la démographie du Québec et qu’on regarde la composition de notre main-d’œuvre actuelle dans l’industrie de la construction, on sait que [le statu quo] n’est pas une option, tranche-t-elle. On va devoir se diversifier. Les bassins de recrutement traditionnels sont en train de changer.»
«Même si la diplomation demeure la voie privilégiée», assure Mme Murray, ce changement règlementaire permet d’inclure davantage les Autochtones, qui ont parfois «des parcours de formation différents».
La mesure annoncée est amenée à «évoluer dans le temps», continue la PDG. «On n’a pas associé l’évolution de cette mesure à l’atteinte de la cible du 1 %», explique-t-elle, laissant la porte ouverte à une adoption durable du mécanisme.
À terme, l’organisation souhaite que plus d’un millier de travailleurs des Premiers Peuples investissent les différents chantiers de la province au cours de la prochaine décennie. «On espère plus que ça», convient Audrey Murray, qui qualifie l’objectif de «conservateur».
«C’est un peu une révolution tranquille que vivent nos Premières Nations en ce moment […] C’est une réconciliation économique […] et on doit être au rendez-vous.»
Le jeton stable, son nom en français, est un membre de la famille hétéroclite des cryptoactifs, dont le plus connu est le bitcoin.
Le premier budget du gouvernement de Mark Carney vient d’ouvrir la porte à la réglementation de ce produit financier plein de promesses.
Le jeton stable canadien promet d’être une vraie solution de paiement, contrairement aux bitcoins et à ses apparentés, qu’on appelle des cryptomonnaies mais qui ne sont pas réellement des monnaies.
Les cryptoactifs comme le bitcoin ne sont ni réglementés ni garantis. Ils servent à bien des choses, mais très peu à acheter des biens et services. À peine 1 % des achats et des virements de fonds étaient réalisés avec des bitcoins et autres cryptoactifs apparentés aux États-Unis en 2024, selon une étude de la Réserve fédérale de Kansas City1.
La principale explication de cette faible utilisation est l’extrême volatilité des cryptoactifs comme le bitcoin qui nuit aux transactions. Comme on l’explique souvent, c’est comme acheter un sandwich avec une action d’une jeune pousse techno. Le temps que le sandwich soit prêt, son prix a déjà changé.
Le jeton stable, comme son nom l’indique, est moins volatil parce que sa valeur est garantie par un actif qui ne varie pas ou varie peu, comme une devise officielle ou des obligations gouvernementales. Ceux qui existent sont le plus souvent adossés au dollar américain, comme le USDC, échangeable en dollars américains à 1 pour 1.
Le jeton stable promet donc d’offrir les avantages de la technologie de la chaîne de blocs, qui permet des transactions rapides, sans intermédiaire et peu coûteuses, sans les risques associés à la fluctuation des cryptomonnaies comme le bitcoin.
Alors que cet outil se développe rapidement partout dans le monde, il n’y a pas encore de jeton stable en dollars canadiens qui a cours légal au pays. Ceux qui existent sont considérés comme des valeurs mobilières et soumis comme tels à la supervision des autorités provinciales des valeurs mobilières.
Un pied dans la porte
Le gouvernement Carney a donné un coup de pied dans cette porte dans son dernier budget en annonçant une loi qui permettra à la Banque du Canada d’entrer en scène. La banque centrale aura la responsabilité de contrôler l’émission des jetons stables et de s’assurer que leurs émetteurs maintiennent des réserves suffisantes pour assurer les échanges.
Il était plus que temps d’agir. La Banque du Canada, comme tout le secteur financier, est d’avis que le Canada prend du retard par rapport au reste du monde sur la réglementation et l’utilisation de jetons stables.
« L’ouverture du Canada aux jetons stables est fortement inspirée de ce qui se fait aux États-Unis », constate Louis Roy, fondateur de Catalaxy et spécialiste des actifs numériques.
L’avantage principal d’un jeton stable réglementé adéquatement réside dans les économies qui résultent de la technologie des chaînes de blocs, c’est-à-dire des transactions sans délai, sans intervention humaine et sans frais exorbitants…
Solide comme quoi ?
Publié à 5 h 00
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C’est très important que le jeton stable soit réellement stable. Et ce que ça signifie, c’est qu’il peut toujours être converti à parité. Parce qu’aussitôt que cette convertibilité est mise en doute, vous aurez une ruée sur le jeton stable qui va devenir très rapidement instable.
Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada
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Il reste encore beaucoup de questions sans réponse. Les autorités des marchés financiers des provinces, qui supervisent actuellement les cryptoactifs, abandonneront-elles leurs pouvoirs sur les jetons stables au gouvernement fédéral et à la Banque du Canada ?
Ce n’est pas certain, même si ce ne serait pas la première fois qu’Ottawa empiète sur les compétences des provinces. Au Québec, l’AMF estime toujours que les jetons stables sont des valeurs mobilières qui relèvent de sa responsabilité.
« L’AMF estime que de manière générale, les cryptoactifs adossés à une valeur, communément appelés stablecoins, répondent à la définition de valeurs mobilières ou de dérivés », a fait savoir son porte-parole Sylvain Théberge.
Les consommateurs ont-ils vraiment envie de magasiner à l’heure de l’apéro la fin de semaine ? Depuis presque deux mois, les détaillants de Laval, de Gatineau et de Saint-Georges peuvent accueillir des clients jusqu’à 20 h le samedi et le dimanche. Or, la plupart d’entre eux ne dérogent pas à leurs habitudes et continuent de fermer leurs portes ou leurs rideaux de métal à 17 h.
Malgré tout, le ministre délégué à l’Économie, Samuel Poulin, qui ne remet pas en question la pertinence du projet pilote, s’est dit ouvert à l’idée de permettre à d’autres villes de tenter l’expérience. C’est ce qu’il a indiqué au cours d’un entretien téléphonique accordé à La Presse.
D’ici là, les détaillants concernés ne cachent pas leur scepticisme. « Si tout le monde suit et qu’il y a un party, on va embarquer dans le party*.* Seuls, on ne sera pas capables de générer assez de trafic. Il n’y a rien de pire qu’un centre commercial où tu ne sais pas si c’est ouvert ou pas. »
D’ici 2027, 240 personnes travailleront à l’usine de Matane. (Photo fournie par TACT)
Après la France, l’Égypte, la Chine et l’Inde, c’est à Matane que la première usine en sol nord-américain de l’entreprise allemande Duravit a été inaugurée, jeudi matin. Une annonce qui rime avec un investissement de 90 millions de dollars et la création de 240 emplois.
Duravit est un fabricant allemand d’équipements de salle de bain en céramique haut de gamme, destinés aux marchés américain et canadien.
L’usine de Matane fabriquera jusqu’à 450 000 pièces du genre par année. (Photo fournie par TACT)
Alimentée à l’électricité
L’usine de Matane a également mis en service le premier four tunnel électrique au monde.
«Normalement ce type d’usine utilise le gaz naturel. Le four de l’usine de Duravit permet de cuire plus de 6000 pièces de céramique par jour à une température de 1260 degrés Celsius. Cette technologie permettra de réduire les émissions de CO2 de 9000 tonnes par année par rapport aux méthodes conventionnelles», ont expliqué les dirigeants de l’usine matanaise, lors de l’inauguration.
Voici un exemple des produits de Duravit. (Duravit)
90 millions de dollars
Déjà, une centaine d’employés sont à l’œuvre à l’usine. Ils seront 240 d’ici 2027.
Au total, le projet a nécessité un investissement de 90 millions de dollars.
Le maire de Matane, Eddy Métivier, a qualifié de «sans précédent à Matane» l’inauguration de cette usine. «C’est l’exemple parfait d’une industrie où développement économique et développement durable peuvent cohabiter sous un même toit! », a-t-il déclaré, très fier pour sa municipalité.
L’usine a nécessité un investissement de 90 millions. (Photo fournie par TACT)
Proximité du fleuve
C’est en 2022 que des dirigeants de l’entreprise ont visité le Bas-Saint-Laurent, et plus spécifiquement Matane, à la recherche d’un endroit où ouvrir sa première usine en Amérique de Nord.
L’accès à un port en eau profonde pour le transport par bateau ainsi que l’énergie propre et abordable sont les deux principaux facteurs qui avaient motivé les investissements à Matane et au Québec, expliquent les dirigeants de Duravit.
«Le fait d’être sur la rive du Saint-Laurent réduit également le coût environnemental du transport pour l’exportation des produits vers le marché nord-américain», a indiqué le directeur général de l’usine de Matane, Christian Gilles.
Les dirigeants de Duravit ont procédé à l’inauguration de l’usine de Matane, jeudi. Sur la photo: Lüder Fromm, directeur marketing de Duravit, Thomas Stammel, directeur des opérations, Gregor Greinert, président du conseil d’administration, Christian Gilles, directeur général de Duravit Canada et Robert Downie, président de Duravit en Amérique. (TACT)
Trois ans plus tard, l’usine, située sur la rue du Parc-Industriel, a été inaugurée en grand, jeudi en avant-midi, en présence des élus et de dirigeants de Duravit. Certains avaient même fait le chemin depuis l’Allemagne pour l’occasion.
Un fonds de 45 millions pour propulser les entrepreneurs autochtones
Résumé
Un fonds de 45 millions pour propulser les entrepreneurs autochtones
Haskan Sioui est directeur général d’Investissement Premières Nations du Québec (IPNQ). L’organisation a annoncé, jeudi, la création d’un nouveau fonds d’investissement destiné aux entrepreneurs autochtones. (Gabrielle Cantin/Le Soleil)
Une série de partenaires autochtones et allochtones joignent leurs efforts pour créer un nouveau fonds destiné à stimuler la croissance économique des communautés autochtones au Québec. «C’est un immense pas vers l’autodétermination.»
La firme d’investissement autochtone Investissement Premières Nations du Québec (IPNQ) a annoncé jeudi la deuxième mouture de son fonds d’investissement IPNQ I. Déployée il y a plus de 20 ans, l’initiative a permis, au fil des années, d’injecter 18 millions dans 35 entreprises.
Aujourd’hui, le directeur général de la firme d’investissement établie à Wendake, Haskan Sioui, voit encore plus grand.
Avec cette nouvelle édition du fonds d’investissement, nommée IPNQ II, l’organisation annonce la création d’une enveloppe de 45 millions de dollars. Le montant «le plus important jamais accordé à des projets de développement économique autochtone au Québec».
Le fonds, lancé en grande pompe à l’Hôtel-Musée Premières Nations de Wendake, concentrera ses investissements dans les secteurs du tourisme, de la construction, des énergies renouvelables ainsi que chez les fournisseurs de services pour l’exploitation de ressources naturelles.
Le gouvernement du Québec, via le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, et le Fonds de solidarité FTQ investissent respectivement 22,5 et 7,5 millions dans le projet.
Des partenaires autochtones, dont font partie l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), la Société de crédit commercial autochtone (SOCCA), le Régime des Bénéfices autochtones (RBA) et la Corporation de développement économique montagnaise (CDEM), financent quant à eux l’initiative à la hauteur de six millions de dollars.
Un organisme à but non lucratif, composé de gestionnaires autochtones et d’un conseil d’administration majoritairement issu des Premiers Peuples, sera nommé responsable de la gestion du fonds.
«Se contenter du minimum»
La firme d’investissement autochtone Investissement Premières Nations du Québec (IPNQ) cherche ainsi à répondre aux difficultés d’accès au capital qui persistent dans les communautés.
Insaisissables, en raison des mesures imposées par la Loi sur les Indiens, les entrepreneurs autochtones sont freinées dans leur volonté de développement. Ces derniers, sans garanties, disposent de peu d’option pour obtenir les prêts nécessaires pour se lancer en affaires.
Maintenant dotés de ressources ajustées à leur réalité, certains de ces entrepreneurs ne seront toutefois «plus obligés de se contenter du minimum», se réjouit le directeur général d’IPNQ, Haskan Sioui.
«Pendant trop longtemps, notre participation économique a été limitée par des structures qui ne reflétaient pas nos réalités. Aujourd’hui, nous affirmons notre droit de choisir, d’investir, et de se développer de manière autonome en fonction de nos priorités », précise-t-il.
À long terme, l’initiative de la société de capital de risque pourrait même contribuer à faire un pas de plus «vers l’autodétermination», juge le chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul, rencontré en marge de l’annonce.
Présent à l’annonce, le chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul, se réjouit de la mise sur pied du fonds d’investissement IPNQ II. (Gabrielle Cantin/Le Soleil)
«L’objectif premier de nos Premières Nations, c’est de continuer cette marche vers l’autodétermination et on ne peut pas [l’atteindre] sans avoir une autonomie financière, tranche-t-il. Il faudra, un jour ou l’autre, se détacher le plus possible de cette dépendance étatique.»
Des secteurs favorables
En entrevue avec Le Soleil, Haskan Sioui explique qu’une vaste étude de marché a permis d’identifier les quatre secteurs visés par le nouveau fonds d’investissement.
«On voulait des secteurs qui étaient en croissance et qui avaient un fort impact pour nos communautés», note-t-il.
Et alors que les annonces de projets structurants se multiplient à travers la province, le ministre des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, constate «un momentum», «une effervescence» dans les industries ciblées par l’IPNQ.
«On a beaucoup de besoins [en construction], donne-t-il en exemple. Les membres des Premières Nations nous ont démontré qu’ils étaient capables de réaliser de très beaux projets à temps et dans les budgets.»
Pour Ian Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, le fonds d’investissement devrait également contribuer à bonifier l’économie des régions, «qui profiteront des retombées des projets». (Gabrielle Cantin/Le Soleil)
Dans le secteur des énergies renouvelables, le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec, duquel découlent différents partenariats entre la société d’État et les communautés autochtones, témoigne de l’étendue des possibilités, souligne à son tour, le chef de l’APNQL.
Non seulement les communautés autochtones s’engagent dans de nouvelles alliances, souligne-t-il, mais les «projets 100% autochtones» sont amenés à prendre «de plus en plus» de place.
«On peut se projeter dans l’avenir, rêve déjà Haskan Sioui. Peut-être que dans quelques années, si on fait bien nos devoirs, on pourra faire un nouveau fonds, identifier d’autres secteurs et cheminer avec les besoins des communautés.»
Il y en a plus, cependant la politique nous noie un peu et il faut fouiller en régions pour avoir un tableau plus réjouissant. Ce que j’essaie de faire.
Canada L’économie surpasse les prévisions avec une croissance de 2,6 %
(Ottawa) L’économie canadienne a dépassé les attentes avec un net rebond au troisième trimestre, grâce à une balance commerciale plus favorable qui a contribué à la reprise après une contraction provoquée par les droits de douane.
Publié à 8 h 44 Mis à jour à 11 h 42
Craig Lord La Presse Canadienne
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 2,6 % en rythme annualisé au troisième trimestre de 2025, selon les données de Statistique Canada publiées vendredi.
Ce résultat est nettement supérieur aux prévisions de la Banque du Canada et d’un sondage auprès d’économistes qui tablaient sur une croissance annualisée de 0,5 % avant la publication des données.
Les chiffres du troisième trimestre marquent également un rebond après une contraction de 1,8 % du PIB réel au deuxième trimestre, alors que les droits de douane américains pesaient lourdement sur l’économie canadienne.
La Banque Laurentienne se scinde en deux. Les services bancaires aux particuliers et PME seront absorbés par la Banque Nationale et Fairstone achète le reste
La Banque Fairstone du Canada a accepté d’acquérir la Banque Laurentienne du Canada pour 1,9 milliard $.
Dans le cadre de cette transaction, la Banque Laurentienne vendra ses portefeuilles de services bancaires aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises, ainsi que son portefeuille de prêts syndiqués, à la Banque Nationale du Canada.
Selon le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, Éric Provost, le rapprochement avec Fairstone permettra de faire croître les activités commerciales spécialisées de la Laurentienne, tout en conservant son image de marque et son siège social à Montréal.
En vertu de l’accord conclu avec la Banque Nationale, les succursales et les employés de la Banque Laurentienne ne seront pas transférés à la Banque Nationale.
La Banque Fairstone versera 40,50 $ en espèces par action de la Banque Laurentienne, tandis que le montant versé par la Banque Nationale sera basé sur les soldes à la clôture.
L’accord avec Fairstone doit être approuvé par une majorité des deux tiers des actionnaires de la Laurentienne.
La Caisse, qui détient environ 8 % des actions de la Banque Laurentienne, s’est engagée à soutenir la transaction sous réserve de certaines conditions, dont le maintien du siège social de la Banque Laurentienne au Québec et le déménagement du siège social de la Banque Fairstone à Montréal.