C’était dans la rue, en fait. 
Ce n’est pas plus objectif d’aller blâmer l’employé par défaut. Bien sûr que j’exprime un doute en rapport avec les conditions de travail, parce que la compagnie a littéralement été coupable de cela par le passé. Que la performance demandée ne permette pas une pause pipi décente, c’est du domaine du possible et du vécu.
Si on veut se garder une réserve à émettre des hypothèses de la sorte, d’accord, mais l’employé a droit au même doute. Ça n’en dit pas plus sur son travail.
Mais bon, tout cela part justement du fait que des gens sentaient le besoin d’en faire plus pour leurs conditions de travail. Visiblement, elles ne sont pas bonnes en partant. Les gens ne sont pas cons et ne font pas des choses sans raison.
J’illustre simplement un rapport de force. C’est ce qui existe sans un syndicat dans beaucoup d’emplois. On ne va quand même pas mettre ces gens sur un même pied d’égalité. Ils ne vivent pas sur la même planète, et on peut dire cela de manière pratiquement littérale maintenant.
Qui a besoin d’une défense ici? La multinationale milliardaire et son propriétaire plus riche qu’un pharaon, ou l’employé qui perd son emploi en étant complètement dans son droit? Je suis confortable à choisir mon camp.
Effectivement, c’est leur fonction. Tu vois cela comme un point négatif, c’est ton droit et je te souhaite toujours les moyens de l’affirmer. Mais personnellement, je crois qu’on devrait respecter le choix des gens de le faire. L’entreprise ne le fait pas, et c’est mon problème.
Je suis d’accord avec ton explication sur la raison, à savoir qu’ils ne veulent pas de ce rapport de force pour dicter les conditions de travail de leurs employés. Mon argument repose sur le même point. J’apporte juste la nuance que cette explication ne devrait pas devenir une excuse pour le geste.
L’employeur n’est définitivement pas plus éthique sur le plan des conditions de travail. Ce n’est pas plus sa job de l’être. On peut reprocher à un syndicat de ne travailler que pour ses membres, une entreprise ne travaille que pour ses actionnaires.
Je crois qu’il faut un rapport de force sain, que ce soit un syndicat ou tout autre moyen (et il y a en a d’autres). Sans cela, c’est une porte ouverte pour les abus. Comme tu dis, les gens tirent la couverture de leur bord.