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Projet majeur sur le site de Nemaska Lithium à Shawinigan

Par Sébastien Houle, Le Nouvelliste

15 décembre 2025 à 16h46|

Mis à jour le15 décembre 2025 à 18h08

Yves Lévesque a visité le site orphelin de Nemaska Lithium, secteur Grand-Mère, au cours de la campagne électorale. (Sébastien Houle/Archives Le Nouvelliste)

Yves Lévesque annoncera mardi matin la concrétisation d’un projet économique majeur sur le site orphelin de Nemaska Lithium, à Grand-Mère. Le nouveau maire de Shawinigan travaillait déjà le projet durant la campagne électorale. Des millions de dollars d’investissements et près d’une centaine d’emplois devraient suivre l’implantation de l’entreprise, en bordure du Saint-Maurice.

La saga Nemaska Lithium, qui avait laissé Shawinigan et des centaines de petits investisseurs en plan, au tournant de 2021, pourrait connaître un dénouement heureux.


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Une entreprise trifluvienne serait sur le point de s’établir sur le site de l’ancienne usine Laurentide, secteur Grand-Mère, où la «phase 1» du projet Nemaska Lithium n’a jamais vu le jour.

Au cœur de la dernière campagne électorale, le candidat Yves Lévesque avait visité le site avec le promoteur du projet. Nous l’avions suivi à cette occasion, sous promesse d’embargo.

Les besoins des uns, les souhaits des autres

Dans la foulée de l’épisode qui a suivi le déménagement du projet de Nemaska Lithium vers Bécancour, l’entreprise est demeurée propriétaire du site, qui couvre une partie de l’ancien terrain de l’usine Laurentide.

Yves Lévesque sur le site de l’ancienne usine Laurentide, en octobre dernier (Sébastien Houle/Archives Le Nouvelliste)

Hormis l’utilisation occasionnelle d’un bâtiment administratif pour fin de réunion, Nemaska Lithium assure depuis la surveillance du site, mais sans plus. Selon nos informations, elle cherchait à se défaire de son bien, qui n’engendre rien d’autre que des dépenses se chiffrant en pertes nettes de plusieurs centaines de milliers de dollars par année.

Avant même d’être élu, Yves Lévesque a ainsi travaillé à joindre les besoins du promoteur et les souhaits du propriétaire pour sceller une transaction «gagnant-gagnant».

Sommairement, le projet serait celui d’une usine de «galvanisation» d’équipement industriel. Le promoteur pense pouvoir combler les besoins d’entreprises œuvrant notamment dans le secteur de l’extraction, selon le peu d’informations qui ont filtré.

La Ville de Shawinigan aurait de son côté interpellé le ministère des Affaires municipales pour boucler le dossier – un changement récent de zonage du site bloquait de façon telle que des délais risquaient de tout faire avorter.

Questionné en octobre sur le dénouement de l’affaire, s’il devait échouer à se faire élire à la mairie de Shawinigan, Yves Lévesque répliquait que «celui qui gagne en profitera». Il semblerait que c’est finalement lui qui pourra procéder à l’annonce d’un premier grand projet sous son règne.

Les médias sont conviés à l’hôtel de ville de Shawinigan, mardi à 13h30, quelques heures à peine avant l’adoption du budget 2026 de la nouvelle administration. Les détails du projet devraient alors être dévoilés.

La Banque du Canada capable de faire sa propre cryptomonnaie

La Banque du Canada est prête à développer sa propre cryptomonnaie stable, si jamais le gouvernement lui confiait cette mission.

La décision de produire ou non une cryptomonnaie nationale revient au gouvernement fédéral, a précisé le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, à Montréal, mardi, lors d’un échange avec la présidente de la Chambre du Montréal métropolitain, Isabelle Dessureault.

« Jusqu’à ce point-ci, les élus ont décidé que le Canada n’était pas prêt, a-t-il répondu. Si ça change, nous sommes prêts.

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2025-12-16/la-banque-du-canada-capable-de-faire-sa-propre-cryptomonnaie.php

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Maxi surpasse Costco dans le cœur des Québécois

Costco est une entreprise chouchou des consommateurs. Ça ne fait aucun doute. Surtout lorsqu’on tente de s’y frayer un chemin jusqu’au comptoir à viande la fin de semaine, avec son gros chariot. Mais, ô surprise, la hausse du prix des aliments nuit à sa cote d’amour sur le sol québécois.

Dans l’ensemble du Canada, Costco peut se targuer de trôner au sommet du classement des meilleurs détaillants en alimentation de la firme britannique Dunnhumby, spécialiste du comportement des consommateurs.

Mais au Québec, et seulement au Québec, Maxi a détrôné Costco.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-12-16/maxi-surpasse-costco-dans-le-coeur-des-quebecois.php

:face_with_raised_eyebrow: Pour moi ça semble indiquer une faiblesse du pouvoir d’achat que d’un amour.

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De tout les détaillants en alimentation Maxi a la pire qualité des fruits et légume frais, Costco est carrément au dessus concernant la qualité , la fraicheur et le goût.

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Ce qui n’empêche pas son succès. Le premier graphique de l’article illustre le fait que c’est au Québec que les consommateurs se soucient le moins de la qualité des produits. Pour eux, le plus important est le prix.

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Je suis étonné quand même de voir que les quebecois accorde autant d’importance au prix.

Personnelement je vais essayer de prendre de la meilleur qualité pour les produits frais sans non plus trop étiré mon budget.

Déja Super C a de meilleurs fruits et legumes que maxi. Et Super C s’en sort quand même bien coté prix.

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C’est généralement pas par choix…

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Alors si je comprend le reste du canada a plus de moyens?

Effectivement. Relativement parlant, c’est ce que je déduis.

Je serais d’accord avec toi si les magasins Costco n’étaient pas aussi bondés au Québec. Parfois, il est même difficile de circuler dans les allées tellement il y a de clients.

N’oubliez pas que Maxi n’est présent qu’au Québec (avec un seul magasin au Nouveau-Brunswick), il est donc impossible qu’ils soient en tête ailleurs. Je pense que tu sous-estimes la stratégie marketing de Maxi, qui a clairement connu un succès majeur ici, au Québec.

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C’est pas moi qui le dit, c’est l’article:

Mais, ô surprise, la hausse du prix des aliments nuit à sa cote d’amour sur le sol québécois.

Maxi c’est No Frills ailleurs, et cette banière n’est pas aussi forte, relativement parlant.

Dominion??? Ca existe encore ca ? Je croyais que metro l’avait acheté et renommé ?

Food Basics ca appartient a Metro. C’est comme leur Super C en ontario.

Il s’agit clairement de facteurs multiples, comme l’indique l’article: « une performance supérieure en matière de prix, de stratégies promotionnelles et d’économies globales ». Ce n’est pas seulement une question de pouvoir d’achat des Québécois, comme vous le suggérez.

Si Maxi a réussi à convaincre les consommateurs que son offre est plus avantageuse que celle de Costco, cela s’explique encore une fois par une stratégie marketing efficace et des prix compétitifs.

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Prix, promotions, économies globales. C’est 3 termes pour désigner la même chose: le prix, donc le pouvoir d’achat.

Bref, on s’entend qu’on ne s’entendra pas.

Costco needs to do what they do in Japan, and that is limit 2 people per membership.
Costco is always a mess here cause people bring their whole family and it pisses me off so much.

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Une stratégie promotionnelle est un plan structuré pour faire connaître un produit ou service, créer de la demande et augmenter les ventes, afin d’attirer et de fidéliser une cible précise en s’appuyant sur une communication efficace (publicité, médias sociaux, etc.) Bref, marketing.

Le seul chose sur lequel je suis d’accord, c’est que tu ne sembles pas capter l’importance et l’impact du marketing. C’est pas pour rien que les entreprises dépensent des millions là-dedans chaque année.

Si tu préfères l’excuse que les Québécois sont juste trop pauvres par rapport aux autres Canadiens et que c’est pour ça qu’on aime moin Costco, eh ben, ça, c’est juste une opinion, mais pas un fait.

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Ya un autre facteur qui peut être expliquer le succes de maxi. La baniere provigo est en train de disparaitre peu a peu. Beaucoup de provigo sont transformé en maxi.

Une promotion n’est pas du simple marketing: il y a incitatif de prix.

Comme quoi, les autres banières, dont plusieurs appartiennent à la même famille Weston, ne connaissent pas les incitatifs de promotion?!

Le Québec est depuis longtemps plus sensible au prix. Voici un autre article qui démontre l’écart:

Environ 16 % des Québécois ont recours aux coupons plus souvent qu’il y a six mois, selon le rapport réalisé en collaboration avec Angus Reid, qui a interrogé 1501 Canadiens au cours du mois de mars. À l’échelle du pays, ce sont 11 % de consommateurs qui se sont présentés plus souvent à la caisse avec un coupon en poche.

https://www.lapresse.ca/affaires/2022-03-18/hausse-du-prix-du-panier-d-epicerie/le-rendez-vous-manque-des-coupons-rabais.php

Pas une excuse, mais un constat observé au fil des divers articles nouvelles. C’est effectivement mon opinion et le l’ai souligné comme tel.

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Projet minier à Notre-Dame-de-Montauban: «Toutes les étoiles se sont alignées»

Par Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local

18 décembre 2025 à 04h04

L’entreprise ES Gold souhaite commencer, l’été prochain, à extraire les minéraux précieux des résidus miniers à Notre-Dame-de-Montauban. (ES Gold)

Trente-cinq ans après leur arrêt, les activités minières devraient reprendre en 2026 à Notre-Dame-de-Montauban.

L’entreprise ES Gold a en effet réussi à rassembler le financement nécessaire pour traiter les résidus miniers laissés à l’abandon il y a plusieurs décennies.

«Il y a encore 18 mois, c’était encore très difficile. Mais dans la dernière année, il y a eu une explosion de l’intérêt dans le domaine minier et le prix des matières aurifères a explosé. La demande est très élevée et tous nos placements ont eu du succès, les uns après les autres. Toutes les étoiles se sont alignées dans les derniers mois», se réjouit Paul Mastanuano, directeur des opérations d’ES Gold (anciennement Secova Metals).



La construction du bâtiment devant accueillir les opérations d’ES Gold a été terminée récemment. (ES Gold)

Il faut dire que le projet d’ES Gold en est un de longue haleine. C’est d’abord DNA Precious Metals qui avait annoncé son intention de donner une seconde vie au site d’exploitation minière, en récupérant et traitant les résidus laissés sur place. Par la suite, ES Gold a pris le relais.

«Pendant cinq ou six ans, la bataille, ça a été de sécuriser les fonds. Notre société n’a eu aucune aide gouvernementale, on n’a bénéficié d’aucun programme. Tous les investissements et les fonds sont privés», souligne M. Mastanuano.

L’entreprise a réussi à recueillir 15 millions de dollars en argent et une marge de crédit de 9 millions de dollars auprès d’un partenaire suisse, précise-t-il.

Avec ces fonds, ES Gold a terminé le mois dernier le bâtiment qui accueillera la machinerie pour traiter les résidus miniers. On reçoit cette semaine deux génératrices et les pièces d’équipement spécialisé arriveront vers la fin février.

«Notre objectif, si tout va bien, qu’on n’a pas de délais anormaux, c’est de commencer au mois d’août», mentionne le directeur des opérations.

De l’or, de l’argent et du mica

Pourquoi le site de Notre-Dame-de-Montauban est-il aussi intéressant aux yeux de l’entreprise? C’est que le million de tonnes de résidus miniers sur place contient encore des minéraux précieux, soit environ 12 000 onces d’or et 950 000 onces d’argent.

Du mica, un matériau qui sert notamment à l’isolation thermique, est encore présent dans les résidus miniers à Notre-Dame-de-Montauban. (Matthieu Max-Gessler/Le Nouvelliste)

Les résidus contiennent également beaucoup de mica, une matière première aux multiples usages.



«On peut en faire de la poussière qui est utilisée dans le maquillage et les plus gros flocons sont utilisés dans le domaine aérospatial, pour l’isolation thermique. Dans les automobiles, on utilise des feuilles de mica derrière le tableau de bord, ça sert d’isolant anti-feu», illustre M. Mastanuano.

ES Gold veut également devenir un pionnier de l’économie circulaire dans le domaine minier. Une fois le minerai extrait de la roche, celle-ci pourra servir de matériau de remblai.

«On peut même créer un polymère qui servirait de lien entre les résidus. Si on l’expose à une température entre 19 et 21 degrés, il devient solide, encore plus que le ciment. On est alors capable de faire des blocs de béton, des briques, plein de produits. Le but est de le faire classifier et certifier comme matériel de remblai, on ne pourrait pas avoir meilleur produit pour les routes du Québec. Ça pourrait aussi servir de matériel de fonds pour les tuyaux d’aqueduc», affirme M. Mastanuano.

Possibilité d’une seconde phase

Le traitement des résidus actuels prendrait environ trois ans et créerait entre 30 et 40 emplois. M. Mastanuano dit avoir confiance de pouvoir trouver cette main-d’œuvre à Notre-Dame-de-Montauban ou dans les environs.

Or, le projet pourrait se poursuivre dans une seconde phase, lors de laquelle on relancerait les opérations d’extraction minière. Le sous-sol semble en effet loin d’avoir été complètement exploité.



ES Gold profitera des prochaines années pour étudier plus en profondeur le potentiel encore inexploité du sous-sol. (ES Gold)

Si cette avenue s’avère toujours prometteuse dans quelques années, le nombre d’emplois pourrait alors presque doubler.

«À ce moment-là, ça demanderait du monde plus spécialisé. Mais à Montauban, il y a déjà des gens qui ont de l’expérience dans le domaine minier, parce que leurs parents ou leurs grands-parents ont travaillé là-dedans. Il y a beaucoup de ces gens qui sont partis à Val-d’Or ou dans le nord du Québec pour continuer à travailler dans le domaine. On a reçu beaucoup d’appels de gens qui nous ont envoyé leur CV, ils attendent juste que ça ouvre pour revenir chez eux, pour ne plus avoir à voyager. Et c’est sûr que notre priorité va être d’engager les gens localement. On est pas mal sûr qu’on va être capable de combler les besoins localement», souligne M. Mastanuano.

Rencontre jeudi à Notre-Dame-de-Montauban

Le maire de Notre-Dame-de-Montauban se réjouit évidemment de cette nouvelle dont il attendait la venue depuis plusieurs années.

Marcel Picard, maire de Notre-Dame-de-Montauban. (Jacinthe Lafrance/Archives Le Nouvelliste)

«Ça va être bon pour la Municipalité, ça va nous faire des revenus supplémentaires. Ça va nous apporter de belles redevances», mentionne Marcel Picard.

Le premier magistrat est également heureux de la création d’emplois que va entrainer le projet d’ES Gold. Il doit par ailleurs rencontrer des représentants de l’entreprise jeudi, avec la direction de la Municipalité et d’autres membres du conseil municipal.

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