Démographie, densité et étalement urbain

Fun fact, c’est un amélioration du bilan depuis l’an passé, où l’on parlait de 201 000 personnes pour la période 2025-2030, dans la dernière prédiction. Maintenant c’est 167 000.

10 « J'aime »

Des graphiques comparatifs par Radio-Canada

par région administrative

et par RMR

1 « J'aime »

Comment est ce qu’il y a 10% de variation entre le dernier région en croissance et le premier en décroissance? Sa semble étrange

Si tu parles du graphique pour les RMR, c’est plutôt une différence de 22 points de pourcentage. La RMR de Québec connait une forte croissance démographique, notamment parce que c’est beaucoup plus abordable que Montréal. Drummondville, quant à elle, est beaucoup plus abordable que Sherbrooke ou Trois-Rivières et a un bon marché de l’emploi.

Pour ce qui est de Saguenay, c’est la région qui devrait connaître le plus important vieillissement de la population parmi les RMR du Québec. La région n’attire pas suffisamment de gens pour remplacer les décès.

Ce graphique est assez nul. Ça donne faussement l’impression que le reste du Grand Montréal aura à terme environ le double de la population de l’île.

12 « J'aime »

Je sais qu’un axe ne commençant pas à 0 est un des éléments souvent cités pour les graphiques trompeurs, mais je pense que cela manque de contexte. Dans des contextes populaires comme des annonces, où les graphiques sont présentés brièvement, sans contexte et parfois sans graduation, c’est une mauvaise chose.

Dans un article long en bonne et due forme, on peut espérer que les lecteurs auront le temps de lire le texte et d’analyser le graphique plus que sommairement. Ici, les détails qu’on veut voir sont beaucoup plus clairs avec ce choix d’échelle. Je ne mettrais peut-être qu’un petit rappel « l’échelle ne commence pas à 0 » en-dessous du titre, puisque les lecteurs ne sont peut-être pas tous habitués à cette possibilité.

5 « J'aime »

J’ai bcp de doutes quant à ces prévisions. D’abord, le simple fait d’en parler stimule déjà des réflexions chez les acteurs de la Métropole. Des mesures sont en marche, ainsi que des projets immobiliers, pour lutter contre la pénurie de logements et contre l’abordabilité. Deuxième chose importante : les prévisions sont basées sur les chiffres actuels d’immigration. Or, ceux-ci entraîneront une diminution du poids du Qc dans le Canada, et donc de son pouvoir d’influence, sans parler des problèmes structurels et économiques liés au vieillissement!. Plus on parlera de ça, plus on sera incités à augmenter de nouveau les niveaux. À ce moment, les tendances changeront encore.

Il est vrai cela dit que le problème de l’abordabilité est crucial : si ce n’est pas réglé, ou substantiellement amoindri, la fuite de Montréal se poursuivra et les conséquences seront mauvaises. On ne dira pas assez dans les années à venir à quel point il est fondamental de s’y attaquer.

PS : je connais plusieurs immigrants (de par mon travail) qui vivent en région. Ils n’e détestent pas ça. Certains préfèrent y être. Mais dans mes conversations nombreuses, je vois bien que plusieurs, sinon la majorité, aimeraient être à Montréal, ou tout près. Si c’était plus accessible. C’est pourquoi j’ose prévoir que si jamais Mtl devient plus accessible, il pourrait y avoir un mvt éventuel de migration de ces ‘‘immigrants’’, voir leurs enfants, vers la métropole. Ça n’a rien de scientifique cela dit. Juste un feeling fort.

6 « J'aime »

Le genre de prévision qu’on aime lire mais qui s’avère plus souvent qu’autrement…fausse. D’ailleurs, le plus cocasse c’est que la journée que La Presse publie cet article, juste après il y a une prévision qui ne c’est pas avérée.

Il dit aussi que les nouvelles demeures vont aider avec l’entretien des infras d’eau puisque ces nouveaux logements c’est également de nouvelles taxes foncières

Samuel Poulin devrait regarder les vidéos suivantes :

5 « J'aime »

Chronique de Maxime Bergeron

Il donne l’exemple du déménagement de Brasseur de Montréal pour parler de la perte de population de Montréal, sans mentionner que c’est en raison d’un projet de construction de plusieurs centaines de logements :woman_shrugging:t2:

Perte de terrain au profit des régions | Bye, Montréal : « ça ne me manque pas »

L’entreprise brassera son houblon en banlieue, ou peut-être même en Ontario. Ses bières-phares, comme la Griffintown, la Petite-Bourgogne ou la Sainte-Catherine, n’auront plus de montréalais que le nom[1].

Une autre tuile pour Montréal, après le départ de l’usine de Molson Coors vers Longueuil en 2021.

L’essentiel de la baisse projetée est lié à l’immigration.

Ottawa et Québec ont fermé le robinet aux travailleurs étrangers temporaires, après des années de forte croissance. Ceux qui réussissent encore à immigrer s’installent davantage en région, et moins à Montréal.

Ce repli de la population survient alors que le tissu social de la métropole vit déjà de grandes transformations. Les jeunes familles la quittent en masse pour s’installer en banlieue ou en région. Elles sont deux fois plus nombreuses à s’exiler hors de Montréal qu’à s’y implanter depuis un quart de siècle3.

Au premier rang des coupables se trouve l’immobilier, prohibitif. Bien des jeunes ménages ont du mal à projeter leur avenir à Montréal, et je les comprends.
[…]


  1. Lisez l’article « Déménagement forcé : Brasseur de Montréal devra brasser ses bières à l’extérieur de Montréal » ↩︎

7 « J'aime »

Quelqu’un devrait vraiment venir expliquer que ce que l’ISQ fait, ce sont des projections tendancielles. Ce ne sont pas des scénarios du futur, mais des aproximimations dans le temps des impacts des tendances actuelles, tendances qui peuvent et vont changer. Donc très peu de chance que ça se produise tel quel.

15 « J'aime »

Je viens de lire cet article. C’est effectivement n’importe quoi :open_mouth:!!! Ce journaliste a toujours l’écriture Montréal bashing assez facile . De dire que les Brasseurs quittent à cause de statistiques projetées pour 2051 … c’est absurde et en plus on sait très bien pourquoi cette brasserie quitte cet emplacement. Et d’interviewer une pseudo Marie Ève qui a quitté Montréal parce que ça la rendait presque malade et qu’elle a trouvé le paradis sur Terre , je décroche. Et 2051 c’est loin et je parie que tout ces scénarios apocalyptiques seront très différents. Et dire que Montréal a perdu son statut COOL: Come on !!!Tout cela moi , ça ne me ferait jamais déménager à St Jérôme ou à Trois Rivières , Montréal a toujours beaucoup plus à offrir.

9 « J'aime »

Personnellement, je trouve toujours qu’on est dur avec certaines chroniques, parce que ça tient de l’opinion. Et souvent, l’opinion est simplement contraire à la nôtre. Mais ici, je suis extrêmement déçu, effectivement.

Comme mentionné, Brasseur de Montréal se fait mettre dehors pour construire un gros projet immobilier. Franchement, j’ai l’impression que si la raison n’est pas mentionnée, c’est pour justement ajuster ce fait à la narrative négative. Ou encore, c’est de l’ignorance, ce qui n’est pas mieux. Je m’attends à ce que même une chronique soit précis sur les faits. Ce n’est clairement pas “une tuile”.

Pour le cas de la Brasserie Molson, au moins on peut argumenter que l’entreprise aurait pu rénover sur place les installations, un geste absurde quand on regarde la réalité du coin, et le potentiel de développement, mais il y a ça.

Ensuite:

Montréal perd du terrain au profit des régions périphériques. Et la suite n’a rien de rassurant : 167 000 habitants pourraient quitter l’île d’ici 2030

C’est dit comme si 167 000 personnes allaient quitter Montréal pour aller en périphérie. C’est faux, c’est l’entièreté du bilan démographique prévu.

Plus loin dans le texte, on dit enfin que la raison est l’immigration. Mais ce n’est pas ce qui est en citation en gras dans le texte. D’ailleurs, cette même immigration met un frein aux régions périphériques de Montréal, comme Laval, qui aussi avait une croissance alimentée par cette entrée. Rien n’est magique. S’il veut faire un point sur les déplacements interrégionaux, qu’on utilise cette statistique. Peut-être que la baisse après le sommet récent n’est pas assez percutante.

Il y a ensuite les mêmes opinions que l’on entend depuis des décennies sur Montréal. Si l’offre se développe dans les banlieues, c’est parce que Montréal est mauvaise. J’argumenterais que cela ne fait qu’être normal quand il y a 1 million + personne sur les deux rives. Mon quartier ne voit pas son offre se détériorer, au contraire.

Le taux de chômage est censé être une tendance nouvelle? Ce n’est plus la concentration plus importante de jeunes adultes sur le marché du travail et la forte part de l’immigration dans la population?

La métropole a perdu de son « incontournabilité ». Son charme « cool » n’opère plus pour bien du monde, y compris pour des Montréalais pur jus.

Celle-là, j’y crois, parce qu’il parle visiblement pour lui, et c’est son droit. Qu’il projette peut-être trop, à mon avis.

Elle a pu y acheter un grand condo de quatre chambres à coucher, sur deux étages, pour 475 000 $ – le prix d’un trois et demie à Montréal.

Les prix sont plus élevés à Montréal alors qu’elle est moins désirable? Viens un moment où il faut respecter l’intelligence des gens. Les gens qui peuvent payer de l’immobilier plus cher sont parfaitement en moyen d’acheter… Moins cher.

Les cafés branchés et restos abondent dans son quartier, en marge du centre-ville. Sa qualité de vie est splendide.

Québec est une très belle ville, mais elle n’est pas parfaite, et connait certains problèmes endémiques de Montréal, aussi. D’ailleurs, si la population y augmente de 16%, il faudra voir comment va se comporter l’abordabilité. Montréal a connu un boom de population immense dernièrement. On n’en parle jamais comme d’une chose positive. Simplement la crise du logement qui a suivi.

L’insécurité, la congestion chronique et la malpropreté dans les rues rendent aussi Montréal moins désirable.

Ce n’est pas faux que ce sont des choses à régler. La crise de l’itinérance, le sous-investissement chronique en infrastructures, et le manque de discipline de certaines personnes. On peut parler de ces points sans trouver des “tuiles” maladroites, sans tout mélanger des phénomènes divers et complexes.

Bref, plutôt que d’être constructif, posé et ciblé sur les façons d’améliorer les choses, on répète les mêmes opinions creuses et peu rigoureuses des dernières décennies. On aurait pu lire cette chronique n’importe quelle année en changeant quelques mots.

Comment affronter ça avec une population qui stagne, voire décline ? Je me le demande…

C’est très simple: on va avoir le Montréal de la lointaine année de 2017, en termes de gens. L’époque où Montréal n’était qu’un champ désert, il faut croire.

12 « J'aime »

Une des problèmes avec le taux de chômage est que le lieu de travail n’est pas pris en compte

Le taux de chômage est le nombre de personnes au chômage divisé par le nombre de personne actives d’une ville.

Donc, si une personne travaille à Montréal et habite la banlieue, elle n’est pas cosidérée comme personne active à Montréal, mais de la banlieue.

2 « J'aime »

Point de vue intéressant! Moi ce qui m’inquiète surtout c’est la perte de jeunes familles… Il faut renverser cette tendance.

1 « J'aime »

Moi aussi, la rétention des familles est une des choses plus importantes.

En fait à Montréal, le nombre de familles avec enfant(s) est grosso-modo stagnant, ça a augmenté, mais beaucoup moins vite que la population ces dernières années.

Une ville qui peut accueillir plus de familles, c’est juste une ville plus en santé. Personnellement, ça c’est un enjeu à décortiquer. Mais ça n’a rien à voir avec une salle de spectacle qui ouvre à Laval, on sort littéralement le même argument depuis 20 ans dans ces chroniques. On peut passer à autre chose de concret et de pertinent.

C’est difficile de ne pas voir un simple “Montréal bashing” dans des textes sans argumentation constructive. On trouve des raisons pour dire que Montréal est mauvaise à gauche et à droite. Et il n’y a jamais de réflexion sur la qualité ou les défauts des autres régions urbaines, d’ailleurs.

4 « J'aime »

C’est vrai qu’il ne donne pas de pistes pour renverser la tendance, mais c’est aux administrations et dirigeants de la ville de le faire.

Si on prend le point de vue d’une personne moyenne, elle veut voir le résultat, pas nécessairement le quand/comment/qui/quoi/où. Aujourd’hui, il y a un sentiment de sécurité qui décline. Il y a eu un laissez-faire assez marquant dans le métro notamment pendant plusieurs années. Ça devient très difficile de changer les impressions des gens une fois que celles-ci sont solidifiées. C’est la même chose pour la propreté ou la congestion. Pour une personne qui ne se déplace pas à vélo, il y a eu une nette augmentation des temps de transports, que ce soit en TEC ou en voiture. Si on considère que c’est une minorité de personnes qui sont cyclistes, ça veut dire que la majorité des gens passe plus de temps à se déplacer. Il y a aussi l’enjeu des campements qui sont de plus en plus nombreux et où la ville prône la tolérence. Encore une fois, pourquoi une famille devrait “tolérer” une situation de ce genre quand elle pourrait simplement partir? Personne ne veut voir de la souffrance, peu importe de quel type elle est. Évidemment, c’est égoïste comme vision, mais si j’avais une famille, son bien-être serait la chose la plus importante à mes yeux.

Pour la densité, bien que ce soit un mal nécessaire, c’est difficile à justifier pour une personne qui a le choix entre moins de densité pour sensiblement le même prix et services que davantage de densité. Est-ce qu’on peut vraiment dire que la personne qui habite à CDN a davantage de services que celle qui habite à Brossard? Les délais de construction sont aussi incroyablement longs, que ce soit du côté de l’émission des permis que du côté des travaux réalisés au nom de la Ville, comme des parcs, rues ou trottoirs. Ce n’est pas normal que des parcs prennent >2 ans à construire + un nombre fou d’années de planification. C’est sans compter le nombre incroyable d’aménagements temporaires qui finissent par durer >10 ans.

2 « J'aime »

Le problème, c’est que ce n’est pas dans leurs compétences. Difficile d’apporter de vraies solutions quand tu n’as pas tous les leviers

La cour également prône la tolérance: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2255564/protocole-campement-itinerance-viaduc-van-horne-cohabitation

Je m’attends à ce qu’une chronique de La Presse soit à la hauteur. Celle-ci ne l’est pas. Ce n’est pas à Ferrada de m’écrire une chronique. Du journalisme, par un chroniqueur, ça cible un problème et ça fait des recherches dessus.

D’ailleurs, ta réponse ici cherche à expliquer l’opinion du chroniqueur. Tu fais un peu sa job :wink: . Il n’y aurait pas besoin d’apporter des explications sur tous les points, s’ils étaient correctement développés dans le texte.

C’est un jugement personnel. Ultimement, la densité augmente ma qualité de vie, parce qu’elle me donne des services conséquents. Mon quartier n’a aucun équivalent en densité de services en banlieue, ce n’est même pas proche. Oui, j’ai pas mal plus de services que du monde à Brossard, simplement parce que je ne pourrais absolument pas vivre comme je le fais là-bas.

D’ailleurs, comment la densité pourrait exister sans personne pour souhaiter y vivre?

Enfin, pendant ce temps, nos banlieues accumulent des tonnes de problèmes, et on passe cela pour le paradis. C’est définitivement un biais, ou un angle mort dans notre perception urbaine.

Tu as raison, mais ce n’est pas de la responsabilité des citoyens non plus. Pourquoi subir une situation désagréable quand la solution est disponible pour plusieurs (partir)?