Démographie, densité et étalement urbain

  1. La décroissance naturelle démographique est un phénomène global, et corrélé au niveau de développement. Ce niveau de développement est en soi corrélé avec la participation des femmes sur le marché du travail. veut/veut-pas, il n’y a que 24h dans un jour.
  2. Une des questions à se poser, selon moi, serait: avons-nous trop de services publics pour notre économie? L’écart en soi n’est pas à sens-unique.

Si on regarde le contexte dans lequel les mesures d’aide à la petite enfance et plus généralement d’aide à la famille ont été implantée (c-à-d la fin des années 90 et le début des années 2000), ça n’a eu qu’un effet très modeste sur le taux de natalité, effet qui s’est vite estompé d’ailleurs.

Le vrai effet de ces mesures se retrouve dans le taux de participation des femmes au sein du marché de l’emploi. Le taux de femmes ayant un emploi a fortement augmenté suite à ces programmes.

Plus généralement les taux de fécondités sont en baisse constante depuis les années du baby-boom et si on exclus cette génération, ils sont en fait en décroissance constante depuis l’industrialisation.

Il y a beaucoup de causes en jeu dans cette équation et la dernière que j’avais vu mettais en cause l’augmentation des inégalités comme un facteur de plus en plus déterminant.

On voie aussi que le nombre de naissance est stable, c’est le nombre de décès qui augmente rapidement (normal vue le vieillissement de la population)

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La Ville de Québec permet les UHA depuis juin 2024 sous certaines conditions et travaille sur un élargissement du règlement

La Ville de Québec lancera ce printemps des consultations afin d’élargir son règlement sur les logements accessoires. Ainsi, l’ajout d’une « maison de jardin » ou d’un logement additionnel, actuellement réservé aux propriétaires de maisons unifamiliales, pourrait s’étendre à d’autres.

La responsable de l’aménagement du territoire au comité exécutif explique qu’elle souhaite que les modifications réglementaires soient adoptées avant l’été, « pour permettre à ceux qui vont se lancer dans cette réflexion d’avoir les outils pour le faire le plus rapidement possible ».

Il y a un an, l’administration Marchand a dévoilé son règlement pour permettre une densification douce des terrains résidentiels à Québec. Depuis son entrée en vigueur en juin 2024, la Ville a reçu 8 demandes de permis et en a approuvé 6.

Avec l’élargissement, Marie-Pierre Boucher espère que d’autres propriétaires iront de l’avant, ce qui pourrait dans une certaine mesure aider la Ville à atteindre son objectif de voir 80 000 nouveaux logements construits sur son territoire d’ici 2040.

Le Québec s’attend à une pause de croissance de sa population d’ici 2027

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Le gouvernement du Québec prévoit un net ralentissement de la croissance de la population dans les prochaines années, marquant un revirement important par rapport aux scénarios démographiques précédemment envisagés. Dans son budget 2025-2026, le ministère des Finances anticipe une quasi-stagnation de la population dès 2026, une première depuis des décennies.

Publié à 15 h 33

Suzanne Colpron La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/suzanne-colpron)

Après une hausse record estimée à 2,4 % en 2024, la croissance démographique devrait chuter à 0,5 % en 2025, pour ensuite plafonner à 0,0 % en 2026 et remonter à peine à 0,3 % en 2027.

Autrement dit, le nombre de résidants au Québec passera de 9,1 millions en 2025 à seulement 9102 millions en 2027. Une tendance qualifiée de « ralentissement marqué » dans le document budgétaire.

Ce changement s’explique principalement par des décisions politiques récentes, tant à Ottawa qu’à Québec.

Le gouvernement fédéral a annoncé une réduction progressive des cibles d’immigration permanente à compter de 2026, tandis que Québec a resserré l’admission de travailleurs temporaires et suspendu certains volets des programmes d’immigration économique, comme le volet « diplômés » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Changement de cap

Ce nouveau scénario démographique tranche avec les prévisions formulées à l’automne 2024.

À l’époque, le ministère des Finances s’attendait à ce que la croissance de la population demeure vigoureuse, portée par la poursuite des niveaux élevés d’immigration temporaire. Ces prévisions ne tenaient toutefois pas compte des virages politiques annoncés en début d’année.

Selon le budget 2025-2026, ces nouvelles projections tiennent compte des récents changements apportés aux politiques migratoires, notamment la réduction du nombre de résidents non permanents et la révision de certains programmes d’immigration. Ces mesures visent à arrimer l’accueil de personnes migrantes aux capacités d’intégration du Québec, en matière de logement, de francisation et de services publics.

Parallèlement, dans un contexte de vieillissement accéléré de la population et de ralentissement de la croissance démographique, le gouvernement oriente sa stratégie de relance économique vers l’innovation, la productivité et l’investissement, plutôt que vers une croissance soutenue de la population.

Un coup de barre

Ce nouveau contexte démographique implique des choix économiques concrets, notamment pour les entreprises québécoises. Stéphane Paquet, PDG de Montréal International, estime que les marges de manœuvre seront limitées sur le plan de l’emploi.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Stéphane Paquet

On n’a pas le choix, dit-il. Il faut investir en productivité. Ça nous prend des projets d’intelligence artificielle. Ça nous prend des projets avec de la technologie d’information, avec des robots. Sinon, on va frapper un mur. Nos entreprises vont frapper un mur.

Stéphane Paquet, PDG de Montréal International

M. Paquet y voit une illustration directe de l’effet des décisions politiques récentes sur le terrain :

« Quand on dit aux entreprises qu’il faut que vous investissiez dans votre productivité, voici un exemple concret. Parce qu’on n’aura pas, ou à peu près pas, de nouveaux emplois. On n’aura pas le monde. Il va falloir donner un méchant coup de barre. »

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-03-27/le-quebec-s-attend-a-une-pause-de-croissance-de-sa-population-d-ici-2027.php

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Un autre excellent vidéo de Global Cycling Network. Cette fois-ci, Simon Richardson, qui avait fait le vidéo sur l’autonormativité, parle du sophisme de la fluidité routière moderne. C’est la meilleure explication du phénomène de la demande induite que j’ai entendu. En gros, il montre que le temps de transport des personnes en voiture se situe toujours autours d’une heure, même si la capacité routière entre leur maison et leur travail est augmentée, ce qui veut dire que plus la capacité routière augmente, plus les gens vont l’utiliser la route qui est à leur disposition et que peu importe le gain en temps engendré par un élargissement routier, il ne bénéficiera pas aux utilisateurs en termes de temps. Je pense que ce modèle explique aussi bien comment l’étalement urbain a un peu tué les petits commerces locaux.

Je ne pouvais pas croire que ce vidéo n’avait pas encore atterri ici. Je pense que ça va en intéressé quelques uns ici!

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Intéressante analyse démographique des 343 circonscriptions fédérales

Concernant Montréal, Laurier–Sainte-Marie est la circonscription avec grand ratio hommes-femmes au Canada

Ratio hommes-femmes

Il y a plus de femmes que d’hommes au Canada, si on se fie au sexe auquel se sont identifiées les personnes qui ont participé au recensement de 2021. Pour chaque tranche de 1000 Canadiennes, on ne compte que 971 Canadiens, un écart de 29 en faveur des femmes. On ne trouve que 74 circonscriptions où la situation est inversée (plus d’hommes que de femmes), mais nulle part ailleurs le déséquilibre entre les sexes n’est plus grand que dans Laurier–Sainte-Marie. Dans cette circonscription montréalaise qui comprend le Village, on trouve 1163 hommes pour 1000 femmes. Il s’agit d’un écart cinq fois plus important que la moyenne canadienne.

https://www.lapresse.ca/elections-federales/2025-04-16/portraits-du-canada-en-343-circonscriptions/un-pays-qui-vieillit.php

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Vidéo de About Here sur la taxation des nouvelles constructions et qui paie la facture des infrastructures nécessaires pour augmenter la densité des nouveaux quartiers au Canada. Ça répond un peu aux statistiques de mauvaise foi de l’Institut du développement Urbain qui disent qu’il y a moins de constructions à Montréal.

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Nouvelle vidéo de Ray Delahanty / CityNerd : Densification vs étalement urbain pour régler la crise du logement

Density vs. Sprawl: A Spicy Top 10 List

According to a recent New York Times piece, suburban sprawl is the answer to our housing crisis. Today we’re going to dig into pro-sprawl arguments, review the state of urban density in North America, and…we’ll fit in a top ten list, just to stay on brand.

ou sur Nebula pour ne pas voir la publicité : Density vs. Sprawl: A Spicy Top 10 List | Nebula

L’article du New York Times en question

https://www.nytimes.com/2025/04/10/magazine/suburban-sprawl-texas.html

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La Rive-Sud se prépare à un boom dans les secteurs de l’immobilier et de la construction, d’après des acteurs majeurs de l’industrie. Mais entre la crise du logement, la pénurie de main-d’œuvre et l’instabilité des prix des matériaux, les professionnels du secteur anticipent de nombreux défis.

Jeudi, plus de 700 professionnels du milieu de la construction, de l’habitation et de l’immobilier ont participé à un sommet sur le futur de l’industrie au complexe Plaza Rive-Sud, à La Prairie. Et le choix de cette adresse n’a rien d’un hasard.

« On sait que les 10 à 15 prochaines années vont être majeures [sur la Rive-Sud de Montréal] », partage Jean-Paul Mouradian, vice-président chez Covico Construction et organisateur de la journée, en entrevue avec La Presse.

Évidemment, la proximité avec la grande métropole explique en partie cet engouement, selon M. Mouradian, qui est également l’entrepreneur derrière JPM Solutions Marketing.

Mais on ne cesse de le répéter : depuis la pandémie et l’implantation massive du télétravail, les Montréalais – ou ceux qui travaillent partiellement à Montréal – se dirigent de l’autre côté du fleuve. Et pour cause : le Réseau express métropolitain (REM) y joue un grand rôle malgré les pépins des derniers mois.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-04-25/sommet-sur-la-construction-au-quebec/l-avenir-est-sur-la-rive-sud.php

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https://www.lapresse.ca/actualites/2025-05-08/bilan-demographique-du-quebec/croissance-migratoire-elevee-fecondite-a-son-plus-bas.php

Reportage au Téléjournal

Les Québécois n’ont jamais fait aussi peu de bébés

L’espérance de vie au Québec reste parmi les plus élevées au monde. Les Québécois vivent en moyenne quatre ans de plus que les Américains.

Parallèlement, la croissance migratoire est demeurée élevée au Québec en 2024, mais la natalité a atteint un creux historique, selon révèle le Bilan démographique de la province, publié jeudi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Voici le reportage d’Aimée Lemieux.

Pour plus d’informations, consultez notre article web : La croissance migratoire reste élevée au Québec, mais la fécondité est à son plus bas | Radio-Canada

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-05-09/bilan-demographique-2024/population-en-hausse-fecondite-en-baisse.php

L’intérêt renouvelé pour la vie hors des grands centres depuis la pandémie continue de créer des remous dans les Laurentides. À Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, haut lieu de villégiature, le maire ambitionne de revitaliser complètement son village, alors que la ville voisine d’Estérel appuie sur la pédale de frein du développement. Le conflit entre ces deux approches pourrait même se transporter devant les tribunaux.

Gilles Boucher montre une feuille de papier blanche où il a listé toutes ses ambitions pour sa municipalité. Le maire de Sainte-Marguerite y a écrit à l’encre noire au moins une douzaine de projets avec des montants associés qui dépassent tous les 100 000 $.

Il parle de transformer une forêt avoisinante en érablière avec une cabane à sucre et une dizaine des refuges, pour une facture de 3,5 millions de dollars. Il souhaite remplacer les 93 lampadaires de son village pour la somme d’un peu moins d’un million, mais une réception du projet passablement difficile par ses concitoyens l’a fait reculer. Il planifiait aussi de construire un nouveau centre culturel au cœur de la municipalité, en plein dans l’axe de la rue principale, ce qui aurait eu pour effet de bloquer l’une des plus belles vues sur le lac Masson. Cette idée n’a pas manqué de relancer le mécontentement de citoyens, qui s’en sont plaints vertement lors des séances du conseil municipal. « Ce n’était qu’une consultation », se défend le maire.

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Cette dualité se retrouve dans plusieurs villages où il y a de la villégiature. Il y a toujours des frictions entre les habitants locaux, l’entrepreneuriat local, et les gens qui ont des chalets qui ne veulent rien savoir du développement dans leur région.

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Après une période de croissance spectaculaire, le Québec a perdu des habitants ce printemps. La baisse s’explique surtout par le départ de nombreux résidents temporaires, notamment des étudiants étrangers, et par un nombre de naissances trop faible pour compenser les décès. Selon les projections, la poussée démographique des dernières années est bel et bien terminée.

Une tendance brisée

Depuis 2021, la population du Québec grandissait à un rythme sans précédent, avec des hausses pouvant dépasser 50 000 personnes en un seul trimestre. Mais au printemps 2025, la tendance s’est inversée : la province a perdu 1013 habitants, une première depuis la pandémie. « Le Québec ne fait pas figure d’exception », explique Patrick Charbonneau, chef au Centre de démographie de Statistique Canada. « L’Ontario et la Colombie-Britannique ont aussi observé une situation similaire. »

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-06-19/population-du-quebec/en-baisse-pour-la-premiere-fois-en-cinq-ans.php

Un article de Bloomber/CityLab sur la densification vs l’étalement urbain : Sprawl Is Still Not the Answer

Il semble qu’aux USA, de plus en plus de personnes font la promotion de l’étalement urbain pour régler la crise du logement

A chorus of critics insist that building on undeveloped land is the only way out of the US housing crisis. But the environmental costs of unrestrained growth are overwhelming.

Urban sprawl is having a moment.

Sick of the lack of progress in addressing the US shortage of 4.5 million homes, a whole new set of advocates are subscribing to an approach best described as “just build houses everywhere.”

Résumé de l’article en 3 points générés par l’IA de Bloomberg :arrow_heading_down:

  • Pro-sprawl arguments propose building houses everywhere to address the US housing shortage, but this approach fails to address the root cause of the problem and introduces negative side effects, such as environmental degradation.
  • Urban sprawl is a significant contributor to greenhouse gas emissions, loss of natural land cover, and deforestation, with the global average emissions associated with deforestation estimated to be 30,000 to 40,000 tons of carbon dioxide-equivalent per square kilometer.
  • Instead of promoting sprawl, increasing housing density in urban areas through infill development and upzoning can help address the housing shortage while minimizing environmental impacts and preserving natural land cover.
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L’article fait une erreur que moi j’aime pas et que je vois beaucoup trop souvent.

Sprawl =/= greenfield développement. Tout le monde semble confondre ces deux. Le plateau été un développement greenfield, ainsi que Manhattan et en fait l’entiereté du monde bâti. L’expansion du périmètre urbain est en effet un réponse au crise de logement, par contre il ne faut pas gaspiller ces nouveaux terres avec l’etalement urbain. Il faut construire dense, intelligemment, avec des services.

Dans les faits, “Infill development” pis “densification” c’est plus long a faire que l’expansion sur des terres vide en banlieue, ca a toujours été le cas et ca va toujours l’être. C’est pour ca que je suis énormément content avec les projets comme Urbanova, Solar Uniquartier, le nouveau quartier de 2000 logements aux promenades par exemple.

Ya quelques année j’etait un militant pour la ceinture verte en ontario et la protection des terres agricoles au Quebec. Maintenant, je trouve que c’est beaucoup plus nuancer comme enjeu. Pendant qu’on milite pour proteger les terres agricole à Laval et Mississauga, il y a chaque anner des terres cultivable qui sont abandonner au Lac-Saint-Jean, Bas Saint-Laurent, Estrie, Abitibi, Eastern Ontario etc. Plutôt qu’un protection rigide des terres en milieu urbain, je pense qu’il faudrait plutôt compenser les pertes a cause du développement par la réactivation des terres abandonner en région (prêts du gouvernement, support par les taxes ou des actions direct par les développeurs). Non seulement ca maintien un niveau de production agricole interessant, mais c’est un transfer de richesse direct entre les grandes villes et les régions beaucoup plus pauvre.

Also, the article makes a strange comparaison.

One study found that between 1992 and 2015, global urban land expanded by 380,000 square kilometers (about 146,700 square miles) — and as a result, somewhere between 410,000 and 670,000 kilometers of natural land cover was lost.

We are clearly talking about solving housing issues in the developed world in this article, but here this figure is clearly related to the developing world. No where in western countries has agricultural land increased in the last 30 years, everywhere it has fallen. Just because in the last 30 years Brazil has opened up hundreds of thousands of hectares of amazon forest to be farmed does not mean it’s the consequence of an expanding urban area in Rio or Los Angeles. In North America you could probably compensate all new sprawl with reactivating abandoned fields for a decade before you need to cut down 1 tree that wasn’t cut down by an ancestor before you.

Ont le fait déjà dans quelques régions.
Des terres agricoles, abandonnées depuis des décennies, de nouveau cultivées | Radio-Canada

Petit visualisation: A la densité de logements du quartier UMANO à Levis (environ 6,000 logement / km2) on pourrait construire 40000 logements dans ce carré à Québec (un nouveau brossard entier, sur 1/3 du surface).

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Je ne dirais pas que la valeur d’une friche est strictement agricole et qu’elle n’a d’intérêt que si cultivable…

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Ces terres sont vraiment moins productives que celles de la plaine de Montréal, en raison du nombre plus faible de degrés-jours de croissance, de la topographie, de la qualité des sols. Ça renforce justement l’argument de la protection des terres agricoles du sud du Québec face à l’étalement urbain.

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