Démographie, densité et étalement urbain

Cet article mentionne des secteurs avec gens à faible revenu qui me surprend énormément!

«On note aussi que les familles en sont affectées, particulièrement dans certaines zones de Brossard. «Les communautés locales Quartier DIX30, Industriel, Domaine-de-la-rive-sud, Parc Radisson, Bord-de-l’eau et Sainte-Alphonse détiennent notamment une concentration élevée de personnes à faible revenu, selon la mesure de faible revenu», relève-t-on. »

Il me semble que les secteurs PortoBello, Sacré-Coeur, Panama et Marie-Victorin serait aussi des secteurs avec une concentration élevée de personnes à faible revenu plus que ceux au sud :man_shrugging:
Domaine-de-la-rive-sud c’est les Mega McMansions des joueurs de hockey :upside_down_face:

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Et une carte de l’indice de seuil de faible revenu


https://infogeo.education.gouv.qc.ca/public/Atlas_Defavorisation/

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Ces données contredisent l’article du Courrier du Sud.

Montreal is betting big on a denser urban future, transforming empty lots, old industrial sites and parking spaces into walkable neighbourhoods packed with thousands of stacked housing units, parks, schools and transit.

At least that’s the plan under outgoing Mayor Valérie Plante’s administration.

But the city’s bold vision faces delays, rising costs and resistance to dense living — raising doubts about whether Montreal can deliver livable, lasting neighbourhoods that discourage car use and keep families in the city.

Some of the more recent projects include Molson, Bridge-Bonaventure and Place Versailles.

https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/montreal-dense-neighbourhood-planning-1.7577948

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Comme si Valérie Plante était responsable de tous ces nouveaux développements. Je félicite souvent CBC pour la qualité de reportage neutres, mais là on repassera

At least that’s the plan under outgoing Mayor Valérie Plante’s administration.

Autant je n’aime pas Mme Ferrada et je n’aimais pas M Coderre comme maire, je ne peux même pas penser qu’ils n’auraient pas donné le feu vert pour les quartiers denses.

whether Montreal can deliver livable, lasting neighbourhoods that discourage car use and keep families in the city.

Dans le même article, le journaliste décide de citer les délais pour délivrer les permis pour expliquer la hausse des coûts de construction!? C’est pas mal un ou l’autre.

Since 2017, the Plante administration has planned six major projects aimed at adding roughly 75,000 housing units

C’est une demi-vérité cette planification vient d’une réponse à des demandes de promoteurs immobilliers. L’administration Plante n’a pas créé ces projets ad-hoc. De surcroit, c’est la mairie qui fait les PPU et équivalents. Cette nuance est importante parce que le but, c’est de ne pas sur-politiser les projets de développements immobiliers pour donner des assurances aux promoteurs immobiliers que les consignes ne changent pas toutes à chaque 4 ans.

[Richard Shearmur, ] a professor of urban planning at McGill University and has published studies on the annual exodus of Montrealers looking for lower-density housing outside the city to raise families with backyards for barbecuing and garages for their Ski-Doos.
In 2020–21, Montreal saw a 60 per cent spike in residents leaving — more than 40,000 people during the pandemic as people adopted remote work. That number was less dramatic in 2023–24. According to Statistics Canada, Montreal had a net loss of 21,901 residents.
But that was much higher than 2018–19, when Montreal’s net loss was approximately 14,117 residents, with most staying in the province.

Je n’ai qu’une réponse à ça: Montreal, Canada Metro Area Population (1950-2025) | MacroTrends
Ville de Montréal - Montréal en statistiques - Population totale

Je vais donner le bénéfice du doute au journaliste. Il a peut-être eu une incmprehension sur les conclusions de M Shearmur qui écrit sur son blog:

Il ne semble pas y avoir d’exode urbain au Québec, mais l’exode “rural” est bel et bien révolu et Montréal ne peut plus compter dessus!


That vision is logical, but there are too many hurdles for developers, said Aref Salem, head of the Official Opposition at city hall.
He cited the Hippodrome in the west end as an unrealized housing development. The land is owned by the city, but a billion dollars in municipal infrastructure is needed to get it going.

On en a déjà parlé maintes fois ici. Personne ne veut payer ces frais. Valérie Plante n’est pas la responsable. Le coût est rebutant pour n’importe quelle administration qui gère ses fonds de manière responsable.

Même dans le PPU Assomption Nord, les buildings approuvés ne sont pas tous encore en chantier. J’ai l’impression qu’il y a une partie des projets qui ne verront pas le jour parce que les promoteurs n’y voit pas la possibilité de faire un profit en ce moment.

[Aref Salem] said it takes too long to get projects approved and permits are expensive. Developers are instead leaving Montreal to build on the North or South shores, avoiding the red tape and costs of meeting the 20-20-20 regulation.
“This is really another issue that we have with this administration that we never saw before the last eight years here in Montreal,” said Salem.

C’est littéralement ce que l’IDU dit. :man_facepalming: C’est une manière de framer les choses. Il ne mentionne pas les développeurs qui restent volontairement assis sur leurs terrains pendant des années volontairement en attendant que la valeur monte. Aussi, la barre est moins haute en banlieue à cause que la valeur inférieure des terrains et des garanties que les contracteurs doivent déposer.

La ville va probablement être plus viable quand sa cheffe va avoir enlevé les piste cyclable…

(Je n’ai pas repris les citations de Robert Beaudry, parce que je trouve qu’il est bien cité dans l’article)

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Et c’est très correct ainsi, aux bons endroits. Celui-ci en est un, à mon sens, surtout si les tours sont plus en fond de lot vers le chemin de fer.

Des tours de 25 étages, quand c’est bien fait, ce n’est pas si dénaturant dans un quartier qui en est dépourvu à la base. Juste à voir dans certains quartiers des villes que tu as mentionné, l’intégration est plutôt bien réussi (pas partout, mais prenons donc les meilleurs exemples!)

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Ce sont des quartiers de “quelques Plex” qui font la densité montréalaise, une densité élevée qui demeure agréable.

Un bâtiment de 10, 15 étages par ci par là, pour remplir un trou, avec une implantation réduite, c’est une chose. Un cluster de tours culminant à 25 étages, c’en est une autre.

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Après qu’on dépasse ~12 étages, je trouve que la hauteur ne change pas beaucoup l’expérience par terre. C’est hors vu quand on se promenade.

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Avez vous des exemples de densité non agréable à Montreal?

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Il semble alors que cette densité montréalaise « élevée » (comparativement élevée au reste de la région plutôt) est aujourd’hui jugée insuffisante par une pluralité spécialistes, une part croissante de la population, et le politique.

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Je crois que vous avez tout faux ici. C’est jugé insuffisant par des membres de forum spécialisés et des promoteurs. Et quelques politiciens.

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Citoyen.es lambda, universitaires, agences publiques et société civile peuvent réclamer la construction d’un volume de logements colossal, un réel défi à accomplir à travers ce modèle hérité de densité montréalaise, mais vous jugez que ça ne peut pas être autrement que la position de promoteurs, de membres de forums spécialisés et de quelques politiciens. Je doute que cette conversation puisse aller plus loin si c’est à ça que vous réduisez l’enjeu, ou parlez en absolus. J’aurais autrement bien aimé discuter avec vous des moyens d’atteindre nos besoins collectifs en habitation à travers différents modèles et outils.

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C’est un débat dans lequel il y a beaucoup de sophismes. Les promoteurs veulent bâtir des tours sur des gros terrains sans donner de redevance parce que c’est ce qu’il fait le plus d’argent. On entend cette opinion à la radio et à la télé parce que des lobbys paient pour que ce soit le “bon sens” général. Ils veulent leur version de la densité, mais ce n’est pas exactement la seule. Mettre pleins de tour en grappe, ça fait du désagrément à cause des vents et des îlots de chaleur. Il faut donc qu’elles soient assez éloignées les unes des autres, ça fait que ça donne des ensemble moins intéressants pour les piétons. Les moyennes bâtisses peuvent être plus collées et donner une échelle intéressante pour la mobilité active, mais ça rapporte moins.

Je n’ai pas tant l’impression que c’est la densité qui dérange, mais les types de quartiers. Les tours amènent plus un certain type.

PS: Je viens de voir le projet auquel vous vouliez faire référence, j’avoue qu’avec une bonne volumétrie, une tour peut s’intégrer dans le paysage. Il faut juste qu’elle ait un aménagement extraordinaire pour se faire aimer :slight_smile:

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Nouvelle vidéo de Oh the Urbanity! sur les NIMBYs de gauche

The Problem With Left-Wing NIMBYism

This video is about left-wing NIMBYism — “not in my backyard” opposition to new housing that appeals to language of affordability and inclusivity or skepticism of markets and capitalism.

The idea is that market-rate housing, especially expensive new builds, doesn’t help the housing crisis and might even hurt. Real affordability comes from social or non-profit housing, mandating affordability in private projects, and rent control on existing units.

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Le mec typique du Plateau ou du Mile-End qui dit avoir peur que son quartier se gentrifie, tout cela depuis son 4 1/2 valant 1 million de dollar. Je caricature mais ça me fait toujours sourire. Ok j’abuse 600k. Le prix d’un Plex entier ya pas si longtemps.

Comme quoi il n’y a aucun riche qui se considère riche (je ne parle pas des multi-milliardaires ici). Chacun regarde au dessus et pointe l’autre du doigt.

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Une baisse de population de 200 000 habitants pour l’île de Montréal d’ici les 5 prochaines années, c’est majeur ! L’impact de cette baisse démographique risque d’être énorme sur l’économie locale, notamment sur l’immobilier et la construction.

Ce qui est incroyable c’est que cet ajustement brutal est essentiellement provoqué par des décisions politiques. Si la CAQ avait des sièges en jeu à Montréal, je suis persuadé qu’ils tiendraient davantage compte des impacts économiques de renvoyer chez eux autant de résidents non permanents ( - 161 000 en 5 ans, selon les projections de l’ISQ).


https://statistique.quebec.ca/fr/document/projections-de-population-regions-administratives-et-regions-metropolitaines-rmr/publication/montreal-projections-demographiques

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Des logements pourront être construits à 30 mètres de voies ferrées (avant, 300 m), ou 300 mètres (avant, 1000 m) d’une cour de triage

Le gouvernement Legault allège ses exigences pour la construction de nouvelles habitations le long des chemins de fer. Des balises entrées en vigueur l’an dernier avaient pour effet d’interdire des projets résidentiels à moins de 300 mètres des voies ferrées, qui traversent pourtant de nombreuses municipalités au Québec.

Ces nouvelles normes figuraient dans un document de huit pages destiné à limiter les nuisances et les risques à proximité de voies ferrées.

Dans sa version initiale, publiée l’automne dernier, on demandait aux MRC d’interdire tout nouvel usage sensible à moins de 300 mètres d’un chemin de fer. Cela comprend notamment les logements, les écoles ou les établissements de santé, par exemple.

Ces directives gouvernementales avaient soulevé un tollé dans la classe politique municipale. Plusieurs élus ont accusé Québec de freiner le développement de projets résidentiels avec des orientations trop rigides. Avec ces balises, le gouvernement voulait limiter les nuisances à proximité des voies ferrées, comme le bruit et les vibrations.

Après des mois de critiques, le ministère des Affaires municipales a publié la semaine dernière un nouveau cadre normatif bien plus permissif. La zone de restriction est passée de 300 à 30 mètres pour les voies ferrées, et de 1000 à 300 mètres pour les gares de triage.

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J’étais certain que le 30 mètres était déjà la norme. Je me rappelle on en parlait sur le sujet du projet d’UTILE sur Saint-Hubert au sud des voies.

reportage de Radio-Canada

Bâtir près des chemins de fer

Québec assouplit ses règles pour la construction de logements près des voies ferrées. De nouvelles directives qui interdisaient toute construction à moins de 300 mètres des rails en raison du bruit avaient provoqué la colère d’élus municipaux. Les explications d’Édouard Beaudoin.

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