Concepts politiques - Philosophie et pensées

Le problème avec cette idée c’est qu’on assume que chaque arrondissements aurait patte blanche pour agir comme il le souhaite et que chacun pourrait donc innover comme il le veut pour arriver aux meilleurs résultats.

Malheureusement, ce n’est absolument pas le cas, puisque tous les arrondissements ou la ville, et même toutes administrations publiques en réalité, sont soumis à un cadre légal qui peut drastiquement limiter leur marge de manœuvre. Le problème quand on compare le public et le privé c’est qu’ont les compares sur un pieds d’égalité, comme si les deux pouvaient faire les mêmes actions, mais non les deux n’ont absolument pas les mêmes libertés et marge de manœuvre.

Je ne pense pas que la ville de Longueuil veut absolument payer 1 million pour remplacer un feu de circulation comme le dénonçait Catherine Fournier, mais au contraire, il s’agit de règles mis en place par des lois que les villes et autres administrations ne peuvent contourner.

C’est comme avec la situation du REM et du PLB, la caisse avait son propre capital, une loi voté spécifiquement voté pour elle qui lui donnait d’immenses pouvoirs, un support politique et surtout elle n’était pas du tout soumise au même cadre légal par rapport aux lois du conseil du trésor. Je ne dis pas ça pour renier l’exploit, ni pour libérer la STM de toutes critiques, qui peuvent être faite sur certains choix, mais ça ne peut être complet sans la compréhension du cadre derrière qui lui dépends du politique.

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Je suis bien conscient de cet aspect et c’est pour ça que ça tient que du rêve.

Pour la STM, le REM et le PLB, c’est différent je te l’accorde aussi. Il demeure néanmoins que la STM n’est pas parfaite et des lois, ça se change. Il faut être capable d’influencer le pouvoir politique, ça fait partie des qualités que tout bon dirigeant d’une telle organisation devrait avoir.

Oui effectivement et là on peut être d’accord!

Par contre, ce n’est pas la compétition qui va changer grand-chose à la situation, au mieux tu vas déboucher sur deux méthodes de faire amenant au même résultat si le cadre n’est pas changé.

Mais il est vrai que les politiciens pourraient êtres plus proactif sur l’enjeu comme Bruno Marchand et Catherine Fournier.

Il est vrai aussi que des choses pourraient êtres pour améliorer l’efficacité, mais tant qu’on ne change pas fondamentalement comment on approche la fonction publique pour la traiter comme une chose importante il n’y aura pas d’amélioration.

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Je suis d’accord là-dessus! Tout le long que j’écrivais mon long post, je me disais ils vont me brandir le SRB Pie-Ix :joy:. Même si je suis super content qu’on fasse un SRB, on s’entend pas mal tous ici pour dire que c’était un projet qui montre l’innéfficacité étatique. C’est pas mal un résultat d’une mauvaise culture d’administration et plusieurs politiques mal adaptées aux réalités de Montréal d’aujourd’hui. Québec a fait plusieurs audits sur les transports en communs et rien qui a du bon sens comme utiliser du préfabriqué ou réviser les priorités aux lumières pour économiser sur le gaz est sorti là-dedans. Ça va prendre beaucoup de courage à changer. Je ne suis pas certain que les gens en dehors d’ici vont reconnaître l’amélioration.

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Même là, selon son affiliation politique, on peut tourner le SRB de la façon qu’on veut. Il déplace plus de gens qu’avant (mais moins rapidement), ça coûte moins cher qu’un tramway (mais c’est pas un tramway), etc.

Je pense aussi qu’un des problèmes fondamentaux est la durée des mandats politiques. Quatre années, c’est bien peu pour avoir des résultats probants. On favorise donc des gestes qui ne sont pas nécessairement les meilleurs pour la société à long terme, mais des gestes qui apportent des résultats “visuels” à l’intérieur du mandat afin de justifier qu’ils ont fait un bon travail et qu’ils méritent d’être réélus. Faire une refonte des services administratifs et de gestion de la ville, au-delà du visuel absent pour les voteurs, ça prend >4 ans avant d’en tirer profit.

Au risque que de me faire lancer des roches, une autre faiblesse du politique comparativement au privé est l’absence d’actions de l’organisation. Comme la plupart des PDG ont des actions qui sont restreintes, les intérêts des dirigeants sont alignés avec ceux de l’organisation vers des décisions payantes à moyen-long terme (lorsque les actions pourront être vendues) plutôt qu’à court-terme.

C’est de la grosse, grosse théorie, en réalité ce qu’on voit, c’est que les dirigeants justement parce que le CA/actionnaires détiennent le gros bout du bâton on prends des décisions qui souvent ne vont faire qu’augmenter les profits sur le court terme pour les actionnaires.

Aussi, les intérêts de l’organisation ne veut aucunement dire l’intérêt de la société dans son ensemble ou des employés. Je veux dire si vraiment les entreprises privés étaient pour le long terme il ferait tout pour empêcher le réchauffement climatique ou se focaliserait sur des actions qui vont protéger les profits à long terme même si ça diminue les profits dans l’instante.

Au contraire, ce qu’on voit, c’est que la majorité des plus grosses entreprises dès que des actionnaires rentrent en jeu se tournent exclusivement sur les profits à court terme pour donner un maximum aux actionnaires. Ça l’a rendu été pire depuis les années 90 où on a permis à une entreprise de racheter ces actions augmentant drastiquement la spéculation et conduisant souvent les aides qu’ont donnent aux entreprises finir dans cette dernière avec les entreprises qui rachètent leurs actions pour augmenter leur valeur au lieu de l’investir pour créer des emplois.

Intérêts d’une organisation =! de la société au complet. Ça dépend de la planification et de la définition du “long terme”. Si c’est 20 ans, on prend des décisions qui sont différentes de 50 ou de 100, etc.

Pour le reste, ça devient un peu votre interprétation. Le rôle d’une entreprise ce n’est pas de créer des emplois. Si on reste sur le politique, le long terme c’est au maximum 4 ans, d’où ma critique.