A Montreal, ils ne le font que sur le réseau artériel. Ils ne scellent pas les fissures sur les rues locales (source: rapport du BVG hier)
Le réseau local est une honte absolue à bien des endroits. Sur ma rue ils viennent de d’installer des dos d’âne (on est contents) mais sans toucher à la rue qui est pourtant pleine de trous mais vraiment.
Si je me souviens bien, les budgets des arrondissements ont soit été coupés ou la ville centre a décidé de ne plus payer pour le réseau local. Ce qui revient au même.
En tout cas ça empire à vue d’œil.
La moyenne me semble assez basse pour l’arrondissement du Sud-Ouest, il doit y avoir des secteurs en très bon état qui viennent remonter le tout. Les rues locales dans Saint-Henri et Ville-Émard sont bien plus démolies que le tableau ne le laisse croire.
Pour MHM, par-contre, le chiffre semble exact. C’est détruit égal partout ![]()
Cela ferait un bel engagement électoral de la part des partis de s’attaquer de manière drastique à l’entretien du réseau.
Les arrondissement de Projet Montréal sont clairement surreprésentés aussi. Which is not a good look.
Bof je ne sais plus à quel point les gens y croient encore…
D’après moi c’est plus le reflet que dans les arrondissements périphériques l’entretien du réseau local est une priorité plus partagé par les électeurs. Alors que dans les arrondissement plus centraux il y a beaucoup d’électeurs qui n’ont pas de voiture et qui vont prioriser davantage que les fonds soient dirigés vers d’autres priorités.
C’est plus une question de choix d’allocation des ressources, que de compétence de gestion d’un parti X ou Y.
Ce sont aussi les arrondissements centraux, où les travaux sont plus nombreux et complexes.
Ce sont aussi les rues les plus sollicitées, tout en ayant le même transfert par km que les quartiers périphériques moins sollicités (en tout cas c’était le cas avec la réforme du financement de Coderre).
Incidemment, ces quartiers sont probablement moins pires que ce chiffre, vu la grande proportion “d’artères” (genre la moitié des rues).
C’est surtout en raison du chantier de l’échangeur Turcot… toutes les rues locales des alentours ont servi de détours officiels ou non ![]()
L’arrondissement n’a pas le budget pour refaire la couche d’asphalte de toutes ces rues. Il faut y aller par priorité
Il faut rapporter les nids-de-poule au 311.
Une rue locale dans un quartier central qui reçoit 1500 à 2500 véhicules/jour + camionnage de transit (interdit) ne peut se comparer à une rue excentrée avec 500 véhicules/jour et - sans grand débit de véhicule lourd.
Mais les arrondissements centraux ont aussi plus de contribuables, plus de commerces, plus de revenus etc etc. Donc normalement ça devrait suivre.
Ahuntsic, sans être un secteur aussi sollicité que le plateau où Rosemont a beaucoup beaucoup de rues dans un état lamentable.
Non justement, ça ne suit pas la formule de financement. Les arrondissements n’ont pas un transfert selon la densité ou l’utilisation.
C’est ma grosse critique de la formule de financement des arrondissements.
Ah oui okok ça explique certaines choses. Dans ce cas là faut revoir tout ça. C’est pas normal.
Les nids de poule s’agitent un mesure de modération de trafic montréalais! ![]()
Dans tous les cas, ne nous leurrons pas. Quiconque voudra re-surfacer plus de rues, devra expliquer pourquoi “on réouvre la rue alors qu’on vient de l’asphalter il y a à peine 1 an”.
En général, le 1 an “perçus” par le commun des mortels, est en fait 2-3 ans en réalité.
In finé, ça va couter plus cher aux contribuables, donc faudra couper ailleurs.
Ce que la Ville fait aujourd’hui, est de se concentrer sur les rues à re-tapper pour en faire l’asphaltage. Une stratégie qu’on peut critiquer, mais qui est la plus optimale en termes de responsabilité financière.
Je ne crois pas que quiconque s’attende à ce que toutes les rues soient repavées dans l’immédiat, mais il est sûrement possible d’en cibler certaines pour, au minimum, refaire un pavage bien simple. Si on attend toujours les travaux d’infras, on pourrait devoir endurer une rue pourrie longtemps.
Il y a des programmes en ce sens: le programme complémentaire de planage-revêtement (PCPR) et le programme de réhabilitation des chaussées par planage-revêtement (PRCPR).
Il y a des gens plus calés que moi pour les expliquer, mais le but est de justement refaire un pavage simple pour augmenter la durée de vie de la rue.
Mais bon, si on veut bonifier cela, il faut plus de cônes oranges, plus de travaux, plus de chantiers à gérer au même moment, plus de détours, et surtout plus d’argent. C’est une priorité complètement légitime, personnellement j’ai pas de misère avec des chantiers si on voit des résultats, mais bon… La ville avait mis le frein sur ces interventions à cause de la grogne, ironiquement.
AJOUT : il y a aussi un programme de maintien des infrastructures routières (PMIR) (entretien ponctuel des infrastructures de voirie), on dirait!
Et le PRR ( programme de réfection routière)
Le resurfaçage, je ne pense pas que le monde soit contre. À Laval, ça prend 2 jours de travaux, un pour retirer l’asphalte et le 2e pour faire la nouvelle couche. Les voitures peuvent circuler dès le 3e jour.
Un PCPR peut se faire en 24 heures si tout est bien coordonné en amont. Ça a été le cas pour la rue du Shannon dans Griffintown pour nuire le moins possible aux riverains incluant le quai de livraison du supermarché Adonis et de la SAQ